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Édition Semaine n° 33 / Août 2017

 

De Thessalonique

à Halkidiki

 

©Lexnews

 

Préambule

i les images de Grèce surgissent subrepticement avec leur cortège de mer azuréenne, de marbre blanc et de plages baignées de soleil, il est d’autres lieux plus secrets au nord de ce pays où mythologie et histoire se confondent et où l’accueil et le bonheur de vivre restent préservés des affluences touristiques. Ce diamant caché, ainsi qu’on le présente souvent, n’est pourtant qu’à moins de trois heures d’avion de la France, et ne demande qu’à émerveiller de ses facettes multiples les amateurs d’histoire, d’art, de gastronomie et de convivialité. En ces lieux, Poséidon a abandonné son célèbre trident qui s’est métamorphosé en trois doigts que forme la Chalcidique, et qui a non seulement vu naître le célèbre Aristote, mais protège encore de nos jours les moines du Mont Athos. Plus au nord, l’art byzantin a posé ses plus beaux jalons dans l’antique Thessalonique dont les fières basiliques rythment encore la vie urbaine du XXI° s. ville qui a également vu arpenter dans ses ruelles l’infatigable saint Paul avec ses fameuses lettres aux Thessaloniciens… Omniprésence également d’Alexandre le Grand avec ces belles plaines encore riches de cultures fruitières. Ici, le temps a cessé d’égrener ses secondes et les armées du conquérant laissent encore résonner le bruit de leur marche fière, prête à faire tomber l’idée même de frontière, rêve éternel de l’humanité… Mais cette région attire également pour la beauté de son paysage, entre vignes, cultures fruitières, et collines escarpées autour desquelles se nichent ici ou là des monastères d’une austère beauté. C’est une autre Grèce à laquelle invite Thessalonique et sa région, partons à sa découverte, pour un voyage singulier et pluriel à la fois.

Promenade au cœur de Thessalonique

 

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Peut-être faudrait-il commencer pour ressentir le pouls de cette ville singulière, faite de contrastes diurnes et nocturnes, par une promenade le long du quai qui borde la ville comme un ourlet ouvert sur les ondes. Nulle digue, nulle barrière entre terre et mer, les Thessaloniciens savent depuis la création de ce port antique que ces deux éléments sont matriciels et ne peuvent être séparés. Le soleil éclatant rend encore la mer plus bleue, des embarcations à la mesure des ambitions humaines troublent les règles de la perspective par leur gigantisme.

 

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La statue d’Alexandre le Grand, le Théâtre Melina Merkouri, la fameuse Tour Blanche se succèdent avant cette longue enfilée d’immeubles de l’avenue Nikis, face à la mer, pour la plupart nés au XX° s., à l’exception de ces quelques rescapés du terrible incendie de 1917 qui prennent l’allure de vénérables ancêtres… Oui, c’est en marchant, au rythme des vagues qui terminent leur course à nos pieds que l’on remonte le temps, que l’on imagine ce port de commerce, rival de la grande Constantinople. Aujourd’hui encore, ce port, omniprésent lors de cette promenade, jette tels de fiers étendards ses grues vers le ciel. Rien n’a changé, ou presque…

 

 

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Pour plonger dans ces racines historiques et culturelles évoquées, deux musées s’imposent. Le musée archéologique de Thessalonique tout d’abord. Remarquable par son parcours didactique et l’esthétique de son architecture, œuvre de Patrocle Karantinos, il est d’ailleurs classé monument historique. Tout est fait en ce lieu pour replacer dans son contexte ce port antique appelé à de grandes destinées. De la Macédoine préhistorique jusqu’au trésor de l’or des Macédoniens, un riche parcours initie le néophyte et passionne le spécialiste sur l’émergence de la Macédoine et l’importance croissante de Thessalonique au fil des siècles.

 

 

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C’est aussi la Grèce antique, ses héros et ses dieux, ses mythes et sa vie quotidienne qui défilent dans des vitrines idéalement présentées par une muséographie claire et passionnante. Au terme de ce vertigineux parcours, alors que l’on pense avoir tout vu, une surprise attend le visiteur, un véritable trésor, les ors de la Macédoine présentés dans la pénombre pour un feu d’artifice d’orfèvrerie inimaginable.

 

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Le musée de la culture byzantine est l’autre musée incontournable pour comprendre la ville et ses richesses culturelles. A quelques pas du musée archéologique, c’est une autre expérience qui attend le visiteur, un musée tout aussi original et conçu selon des principes muséologiques modernes. À la manière du palais de Knossos, et en un labyrinthe conçu par l’architecte Kyriakos Krokos, le musée invite à découvrir ses riches collections du christianisme antique – saint Paul prêcha dans la ville – la période byzantine ou postbyzantine avec la mise en valeur des sites de ville de Thessalonique et de la Macédoine.

 

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C’est un livre d’histoire vivant qui défile sous nos yeux en une présentation claire et avenante, chaque espace étant séparé par une montée progressive dans ce labyrinthe. De merveilleuses icônes, des céramiques jaunes et vertes, sculptures fresques et mosaïques font revivre, ici, ce passé glorieux de la ville et de la région.

 

 

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Avec ces évocations à l’esprit, il faudra alors déambuler au gré des ruelles et des grandes artères telle la rue Egnatia du nom de la célèbre voie romaine qui, jadis, traversait la ville et tous les Balkans. Au hasard de ses découvertes, le visiteur de Thessalonique réalisera combien cette ville est un musée à ciel ouvert avec ces précieux témoins de la période romaine, byzantine et ottomane.

Hagios Demetrios est certainement la première église à visiter, tout d’abord parce qu’elle est le sanctuaire du saint le plus important de la ville, Demetrios, un soldat romain converti au christianisme et martyrisé avec son compagnon Nestor au début du IV° s.

 

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C’est depuis toujours un lieu de pèlerinage important et il suffit de voir avec quelle vénération ce pope que nous croiserons fera plusieurs fois le tour des reliques du saint pour prendre conscience qu’Histoire et sainteté ne font qu’un en ces lieux.

 

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La Rotonda ou église Saint-Georges invite elle aussi à remonter le temps et à retrouver ce passé romain qui la reliait à l’arc de Galère, qui n’était d’ailleurs non pas un arc de triomphe ainsi qu’on le croit souvent, mais une porte, ou tétrapyle, distant de là de quelques pas. Galère la voyait comme son futur mausolée, elle sera vidée de son passé païen et deviendra une église sur décision de Constantin.

 

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Les traces de ses antiques mosaïques émerveillent encore le regard tout en haut de cette voûte immense et laissent deviner quelques lointains témoins sous la forme d’oiseaux brillants de leurs tesselles multicolores… Un minaret attenant rappelle le passé musulman de la ville, entrecroisement des cultures, avec toujours cette même élévation des prières vers le ciel.

 

L’église Sainte Sophie offre encore une autre ambiance, celle de ses murs sombres d’un vert antique où la patine laissée par les bougies de cire d’abeille et les encens ajoute au charme des lieux. C’est l’un des lieux de culte le plus ancien de la ville, VIII° s., une première église ayant été fondée au même endroit au IV° s.

 

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Elle n’a pas cessé d’être l’enjeu des religions qui ont jeté leur dévolu sur ces travées. Catholique, byzantine, de nouveau catholique, mosquée et enfin orthodoxe depuis 1912… La riche décoration de ses chapiteaux intérieurs, ses mosaïques, et surtout la sérénité qui se dégage de ses voutes, font de cette basilique un havre de paix en plein cœur de la ville et de sa canicule.


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L’Église de l’Acheiropoiètos est l’occasion d’une autre expérience. Née sur d’anciens bains romains dont les traces sont encore visibles sous les vitres de la nef nord, peu d’éléments restent de sa splendeur si ce n’est d’admirables chapiteaux corinthiens qui à eux seuls vaudraient la visite si les mosaïques qui les jouxtent ne rivalisaient leur beauté sur les arcades.


Nombreuses sont encore les découvertes à faire à Thessalonique, longer l’ancienne agora romaine, flâner sur l’incontournable place Aristote au charme suranné, construite après le terrible incendie de 1917 par l’architecte français Ernest Hébrard, et aujourd’hui encore point de rencontre de toute la ville ; Peut-être certains entendront-ils encore Aristote, dont la statue trône, y enseigner l’éthique à Alexandre ?

 

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Il faut également se perdre dans les méandres du Marché central, l’agora Modiano, qui laisse l’impression d’entrer au cœur de l’orient, sans oublier bien entendu la ville haute dont l’ascension est une épreuve par temps de canicule avec sa citadelle imprenable qui offre une vue inoubliable sur la ville.


Pour conclure, une visite insolite au musée du judaïsme ouvrira les portes d’un passé révolu de manière tragique, celle de la présence des Juifs depuis les premiers temps de la ville jusqu’à cette année terrible de 1943 où une communauté de 53 000 Juifs de Thessalonique sera balayée par le vent impitoyable de l’Histoire, et dont le musée fait revivre la présence de manière émouvante.

L’hôtel Hyatt Regency Thessaloniki

havre de paix au cœur de la modernité

C’est une bien agréable impression qui saisira l’hôte du Hyatt Regency Thessaloniki. À peine arrivé dans cet hôtel distant de quelques minutes seulement de l’aéroport international de Thessalonique, il aura le rare bonheur en plein cœur de la vie moderne d’être immergé dans un ilot de verdure et de tranquillité où le chant des oiseaux concurrence en volume celui des cascades d’eau.

 

 

Dans ce vaste ensemble, il trouvera partout de petits et grands espaces où s’isoler, pour le travail comme pour le repos, à l’intérieur comme à l’extérieur. C’est à peine si l’on remarque en ressortant les zones industrielles, un système de navette gratuite reliant l’hôtel chaque jour au centre de la ville en très peu de temps. Mais avant d’explorer la richesse culturelle de la grande ville portuaire, l’hôte du Hyatt Regency Thessaloniki aura bien du mal à s’extraire de ce petit paradis où la luxuriance de la végétation s’associe partout à une décoration sobre et raffinée avec cette touche Hyatt bien spécifique de modernité urbaine.

 

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Dès l’entrée, le hall de réception donne cette impression favorable des grandes maisons, canapés et fauteuils confortables, hauts plafonds, éléments de décoration invitant des artistes grecs réputés, et, omniprésent, un sourire affiché pour un accueil irréprochable. Nous sommes accompagnés à notre suite après avoir parcouru de longs couloirs bordés de vitres donnant sur la vaste piscine et le parc de l’hôtel où la végétation luxuriante fait partie du décor.

 

 

La suite spacieuse donne directement sur une terrasse privative extérieure où il fait bon de se reposer sur un transat ou autour d’un verre, bordée de larges pelouses assurant une fois de plus ce calme olympien où il fait bon de se reposer sur un transat ou autour d’un verre (...)

(...) La suite est équipée des toutes dernières technologies de la communication et un WiFi disponible à tous les endroits.

 

 

À peine ressorti, c’est l’immense piscine qui surprendra le regard et cette curieuse cascade surgissante de rochers dignes des Titans que l’on dirait tout droit issu de la mythologie grecque !

Fraîcheur, ombrages, et espaces retirés permettent de profiter de la baignade sans les inconvénients d’une trop grande promiscuité alors même que transats et parasols s’alignent dans un savant garde-à-vous. Un personnel jeune et prévenant vous apportera un verre d’eau aux heures les plus chaudes de la journée, à moins que vous ne préfériez prendre une collation légère au grill qui borde la piscine. Envie de soins du corps ?

 

 

Le Club Olympus porte bien son nom et offre également tout ce que l’on peut rêver en un seul espace : une large piscine intérieure, jets hydromassage, sauna et hammam, soins, salle de fitness…

 

À l’extérieur, ce sont des courts de tennis et de squash qui s’offrent aux plus sportifs. Idéal pour les familles avec des enfants en bas âge en raison de la priorité donnée à la sécurité, idéal aussi pour le business alliant vastes espaces de travail suréquipés dans un cadre idyllique ou en étape relais vers, notamment, la côte d’Halkidiki et ses environs, les hôtes de l’hôtel Hyatt Regency Thessaloniki apprécieront le degré d’excellence du service, la qualité de sa restauration, la prévenance de son personnel et surtout ce calme absolu qui y règne à si peu de distance de la ville ou de l’aéroport !

 

 

 

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Soirée idyllique au restaurant Ambrosia

du Hyatt Regency Thessaloniki

L’Oceana - Hyatt Regency Thessaloniki

 

Dans un cadre enchanteur dominant l’ensemble de la vaste piscine de l’hôtel, nous prenons place à une table joliment dressée près de l’impressionnante cascade et rochers dignes d’Encelade… Musique d’ambiance, ciel immaculé avec un soleil enfin déclinant après une journée caniculaire, fraîcheur des embruns de la cascade et des chants d’oiseaux omniprésents composent le tableau offert par l’ équipe dynamique du restaurant Ambrosia du Hyatt Regency.

 

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Nektarios Pochos, le prévenant et sympathique maître d’hôtel, nous accueille avec un très agréable Spritz ; nous prenons notre temps et découvrons avec curiosité la belle carte méditerranéenne proposée par le chef Apostolos Altanis originaire de Thessalie. Nous commencerons par un carpaccio de poulpe, parfaitement assaisonné de crème de fèves de Santorin, câpres, radis et œufs de poisson, et par une salade de quinoa et persil plat aux grosses crevettes, tomates et gelée de citron ; des entrées idéalement choisies et proposant une palette de saveurs élégantes faisant écho au décor luxuriant de palmiers, pins, oliviers…

La terrasse de l’Ambrosia est comble ce soir en raison du temps estival, de la prévenance du service et de la générosité de la cuisine. Avec ces mets Nektarios a judicieusement retenu un Sauvignon blanc Alpha Estate Kthma du nord-ouest de la Macédoine doté d’un bouquet floral et d’une finesse au palais, idéal avec la gastronomie proposée. Nous découvrirons également ce crémeux risotto aux courgettes, safran et citron avant de déguster une savoureuse Moussaka, avec un bœuf mitonné en ragoût fondant associé au fromage Metsovone.

 

 

Tout est équilibré en ces lieux, ambiance festive et intimité, un service d’une rare gentillesse, et ce cadre inoubliable avec dorénavant la nuit environnante ne laissant percevoir que l’éclairage turquoise de l’immense piscine qui nous fait face, alors que la cascade, elle-même illuminée, rafraîchit l’atmosphère. Le chef Apostolos Altanis excelle également dans la cuisine des poissons avec cette délicieuse fricassée de maigre accompagnée de salade cuite, purée de racine de céleri et sauce citron, équilibre et justesse des saveurs. L’instant des desserts sera également une belle expérience gustative avec des douceurs sucrées inventives faisant appel à tous les sens. L’esprit de citron et celui de pêche sont déclinés à partir de fruit reconstitué avec une coque en chocolat blanc et fourrée d’une mousse au fruit complétée de yuzu pour le citron et d’abricot pour la pêche, un régal !

Nous prolongeons encore cet instant de bonheur avec un café grec, un digestif Mastika de Chios décliné en version doux ou sec selon les goûts, lors de cette soirée rêvée sous le ciel étoilé de Thessalonique…

Bordant l’agréable et belle piscine de Hotel Hyatt Regency, et avec sa large pergola protégeant des ardeurs du soleil grec à l’heure du déjeuner, l’Oceana est l’endroit où se rendre pour une restauration légère et savoureuse à la fois, à partir de menus et recettes élaborées et supervisées par le chef Apostolos Altanis.

 

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Après une matinée passée entre lecture, baignade et bronzage autour de la piscine extérieure de l’hôtel, une petite table sous les ombrages offrira rafraichissements et collations légères n’excluant pas pour les plus gourmands une gastronomie plus opulente. C’est ainsi qu’en débutant par un frais Tatziki parfaitement préparé accompagné d’un jus d’orange fraîchement pressé et de pain grec tout chaud fait maison, le regard se pose et se repose sur cette nature environnante qui fait oublier que nous ne sommes pourtant qu’à quelques kilomètres de la grande ville de Thessalonique, et moins encore de son aéroport.

 

 

 

Un service jeune et prévenant vous apportera un poulpe tout juste grillé des cuisines ouvertes visibles de la terrasse, accompagné d’olives, tomates, salade pour un régime méditerranéen sain et savoureux. Les plus gourmands jetteront leur dévolu sur cet impressionnant Hamburger maison avec son steak de première qualité, ses assaisonnements à la carte et ses grosses pommes frites…

 

 

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Quelques fruits frais, un café turc et l’heure de la sieste sous un parasol compléteront ce farniente idéal au cœur de l’Hôtel Hyatt Regency Thessaloniki !

 

 

Hyatt Regency Thessaloniki
13 kilometres Thessaloniki-Perea
Thessaloniki, Greece, 57001,
Tel: +30 231 040 1234
https://thessaloniki.regency.hyatt.com

 

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Dîner traditionnel au restaurant Rouga

au cœur de Thessalonique

A celui qui souhaiterait s’immerger au cœur de la ville de Thessalonique et se dépayser en quelques instants lors d’un dîner, on ne peut que recommander de se diriger vers la rue Karipi, un labyrinthe de ruelles marchés antiques, artisans et restaurants. Tout semble en effet cohabiter ici harmonieusement, vestiges de l’antiquité, splendeur byzantine, influence ottomane, sensibilité du judaïsme dont l’émouvant musée n’est qu’à quelques pas…

 

 

Il faut avouer que l’on a l’impression un peu d’entrer dans un décor de cinéma, il ne manquerait presque que l’ordre intimé « Action ! » par un réalisateur invisible pour que nous nous croyions les acteurs d’un jour, d’une soirée d’ailleurs particulièrement chaude et dont les nuages annonciateurs d’éclairs ajoutent au charme. Dans la rue Karipi, c’est un spectacle étonnant qui attend les visiteurs, une rue piétonne de petites échoppes de tissus d’antan reconverties en restaurants où des collections de volières sont suspendues par un fil entre les maisons dont les corniches sont habitées par de bien curieuses figurines tels des étendards de l’excentricité.

 

 

 

Tout cela compose une ambiance festive, décalée, propice aux découvertes et notamment celle de Rouga, une adresse bien connue non seulement des Thessaloniciens, mais également des touristes internationaux qui ont inscrit ce restaurant dans leur programme. Le souriant Giannis nous accueille avec sa mère qui n’hésite pas parfois à prendre le fourneau, surtout lorsqu’il s’agit de perpétuer la tradition. On vous sert en amuse-bouche une généreuse anchoïade avec deux boules de pain blanc pour ouvrir l’appétit. Il faudra après déguster ces mezzés typiques qu’offrent les lieux pour comprendre la palette de gouts et de textures de la cuisine grecque traditionnelle : savoureuses Ntolmadakia, ces célèbres feuilles de vigne, une Marathopita, galette fine d’épinards, de fenouil et oignon…

 

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Alors qu’un coup de tonnerre au loin lance le « la », deux musiciens font leur apparition. Bouzouki et guitare entament alors des accords parfois légers, parfois sombres, une déclinaison d’émotions fidèle au cœur grec qui bat au rythme de la vie dans ces lieux. Nul folklore cependant, mais un souci de partage sincère, apprécié tant par les touristes – toutes les langues se parlent en cette soirée – que par les habitants de la ville qui aiment à se donner rendez-vous chez Rouga.

Comment venir au Rouga et ne pas déguster cette fameuse Moussaka maison dont la recette est léguée de génération en génération dans cette famille, avec une onctueuse béchamel préparée à l’instant, et où viande, aubergine et pommes de terre composent un plat généreux que l’on déguste dans son pot de terre cuite à peine sorti du four… Les cuisines offrent également de beaux plats de crustacés et fruits de mer avec ces calamars grillés et assaisonnés aux herbes fraiches, ces monumentales assiettes de fritures de grosses crevettes, poulpes, calamars…

 

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Une pluie bienvenue tombe pour rafraichir l’atmosphère, il en faut plus pour décourager les convives qui s’en amusent avec les musiciens en verve cette soirée. Le temps encore d’un café grec, d’une dernière conversation entamée avec Giannis, et cette soirée restera gravée dans nos mémoires comme celle d’une expérience sincère et fidèle à l’âme de Thessalonique.

 

Karipi 28, Thessaloniki 546 24, Grèce
Téléphone : +30 231 024 1727

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Danaï Beach Resort

au cœur de la nature égéenne

 

Après avoir quitté l’urbanisme actif de Thessalonique, en se dirigeant plus au sud entre plaines et montagnes, des paysages arides alternent avec des cultures fruitières, rythmées ici où là par des éternels oliviers, leitmotiv de la Grèce et de la Méditerranée… Camaïeu d’ocre sur fond de ciel d’un bleu azur immaculé, nous traversons ces paysages qui ont vu naître le Stagirite, ce philosophe plus connu sous le nom d’Aristote alors que notre voiture choisit le « doigt » du milieu, Sithonie, parmi les trois promontoires qui forment la Chalcidique.

 

 

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Mer Égée, pins et rochers forment maintenant un écrin, paysage de rêves encore préservé de la main redoutable de l’homme et béni des dieux, nombreux en ces lieux proches de l’Olympe, montagne voisine à vol d’oiseau. Un vaste portail que garde un vigile que l’on dirait sorti de la fameuse guerre de Troie s’ouvre comme par magie. Au Danaï, tout a été pensé de main de maître pour que la nature serve les rêves les plus doux des hommes et qu’en échange, ces derniers la servent sans l’asservir.

 

 

 

L’hôte de ce vaste ensemble réalisera alors que ce sont des amoureux de la terre et de la région qui ont patiemment, en famille, réuni des lots pour en former un tout cohérent, à l’image d’un village grec. Ici, ruelles et petit centre villageois alternent avec de beaux immeubles ne dépassant pas quelques étages afin que la vue sur la mer ne soit jamais contrariée. Plusieurs niveaux suivant la pente naturelle des lieux ajoutent à la variété et à l’intimité.

 

 

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L’accueil est, ici, dans la grande tradition de l’hospitalité grecque, avec coupe de Champagne et serviette rafraichissante à l’abri d’une vaste terrasse donnant droit sur la mer, un accueil comme un prélude… Les Suites, vastes et fraiches, donnent également pour la plupart sur la mer à perte de vue, seuls quelques pins et autres végétations méditerranéennes ponctuent le paysage de touches de couleur autre que le bleu omniprésent.

 

 

 

Tout a été fait et pensé au Danai pour que le repos des hôtes soit maximal : vaste literie confortable, marbres blancs, mobiliers raffinés et œuvres d’art aux murs composent un ensemble à la fois harmonieux et discret pour ne pas s’imposer aux éléments naturels d’une rare beauté.

 

 

 

Le silence est impressionnant en ces lieux pourtant visités par des familles avec enfants. Nul cri, nul tumulte ou tapage mais le calme des flots et des éléments seulement interrompu par quelques cigales ou oiseaux. On serpente parmi les chemins pour se rendre invariablement vers la plage qu’service irréprochable aménage chaque jour avec transats, parasols ou encore vastes tentes, et s’enquière avec un naturel désarmant de vos préférences sans aucune affectation.

 

 

 

Lorsque les rayons dardent un peu trop, il sera alors temps de regagner quelques mètres plus haut la restauration du Sea Horse Grill pour de beaux plats légers et savoureux, réservant pour la soirée la table enchanteresse de l’Andromeda. Bar, piscine extérieure, salle de fitness, Spa et bien d’autres activités sont prévues au Danaï, cet havre de paix où les éléments naturels attirent le regard et les sens pour une expérience inoubliable.

 

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Interview Kimon Riefenstahl - Managing Director
 

 

Quelle est l’histoire de votre hôtel ?

"C'est une affaire de famille qui a commencé il y a plus de 30 ans. Ma mère a, en effet, commencé par construire quatre appartements. Puis, c'est un peu par hasard que tout cela commencé. Alors que des amis étaient venus et ont été charmés par l'endroit, elle a décidé d'ajouter quatre autres chambres. Et, ainsi, chaque année, de nouvelles constructions ont eu lieu. Notre famille a fait l'acquisition, progressivement, d'arpents de terre selon les opportunités. Aujourd'hui, nous comptons 60 chambres & suites et 145 membres du personnel. Nous avons la chance d'avoir une grande diversité de suites et de chambres car ma mère est architecte de formation et a donc veillé personnellement à l'ensemble des constructions et décorations".
 

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Vous avez cherché semble-t-il à reproduire l'esprit d'un village dans votre complexe hôtelier ?

"Absolument, c'est exactement ce que nous avons cherché à réaliser. Nous avons installé des boutiques, une cave à vin célèbre dans la Grèce entière, tout a été fait pour que nos hôtes retrouvent cet esprit de la Grèce concentrée ici dans ces ruelles que nous arpentons.
(Notre hôte nous ouvre la porte de la vieille cave et nous donne une bougie allumée en raison de la faible lumière pour ne pas déranger les vins)
Dans cette cave ou nous nous trouvons, vous pouvez remarquer que nous avons installé une table à laquelle sont invités nos hôtes pour des repas au cours desquelles ils pourront découvrir les plus belles bouteilles que cet endroit recèle. Les champagnes millésimés les plus connus sont rangés d'un côté, d'un autre côté reposent les vins les plus précieux du monde entier, un autre protège les Bourgognes rouges alors qu’un peu plus loin un endroit est réservé aux vins grecs, notamment aux beaux vins de Chalcidique".

 



La décoration de vos chambres et suites a à la fois une grande diversité et en même temps trouve son inspiration en une source commune.

"Oui, nous avons tenu à cet effet afin d'éviter une impression d'éclectisme. De même, nous avons tenu à préserver l'intimité de chacun nos hôtes. Un grand nombre de personnalités viennent ici se reposer, aussi nous avons dû tout mettre en œuvre pour les préserver de toute intrusion dans leur vie privée. C'est pourquoi vous pourrez trouver ici un grand nombre d'espaces clos par des murs végétaux ainsi que ces petites villas qui peuvent être totalement privatisées. Certaines villas, comme celle que je vous montre, peuvent voir leur toit entier s’ouvrir pour profiter pleinement de la nature (avec une télécommande les rampants du toit se mettent alors à s’actionner immédiatement…). Vous voyez que la décoration est ici encore différente avec ces touches de brun foncé alternant avec le blanc immaculé. Cette villa sera d’ailleurs privatisée ce soir pour un client russe fortuné tenant à être à part du reste de nos clients. Nous organisons régulièrement ce genre d’évènements tels des diners privés aux chandelles sur la plage, des visites au Mont Athos ou encore des sorties en mer…"

 


Quels sont vos projets pour le Danaï Beach Resort ?

"Le secteur dans lequel nous nous inscrivons est très compétitif et évolutif. C’est pourquoi nous travaillons sans cesse à de nouvelles idées étroitement associées aux attentes de nos clients, la moitié d’entre eux étant des familiers de l’hôtel. Nous avons tout d’abord rénové un grand nombre de suites et de villas depuis deux ans, afin de leur donner une allure plus moderne et dynamique, avec des nouveautés comme le fait d’introduire des baignoires dans les chambres et plus seulement dans les salles des bains. Deuxièmement, il y a une grande attente de nos clients pour une expérience individuelle personnalisée. Nous offrons par exemple la possibilité d’avoir une privatisation totale d’une partie de la plage avec accès exclusif à la mer, nous organisons également des expériences de sorbet à la plage réalisés en direct en présence de nos clients ou encore des expériences musicales au petit-déjeuner pour varier les expériences vécues. Au début de la saison, nous offrons même des petits déjeuners directement sur la plage avec une dizaine de tables installées sur le sable, une expérience inoubliable…

 

 

Nous faisons également venir des chefs gastronomiques régulièrement dans nos murs pour des évènements sur mesure. Nous donnons enfin une priorité à notre cave avec quatre sommeliers en charge d’une collection de vins variée et attractive. Les clients de nos villas nous demandent de plus en plus de services individualisés directement dans leur lieu de résidence en toute intimité. Nous venons de mettre en place un nouveau bar qui s’appelle le Philosophy Bar car, comme vous le savez, Aristote est né non loin d’ici et notre chef barman est une encyclopédie sur la question !"

Diner à l’Andromeda

du Danai Beach Resort

Saveurs grecques traditionnelles

au Sea Horse Grill - Danai Beach Resort

Nous descendons la ruelle bordée de boutiques et d’arbres taillés, évocation d’un petit village grec traditionnel, pour nous rendre au restaurant Andromeda, du nom de l’épouse de Persée qui la sauva dans la mythologie grecque du monstre marin qui devait la punir de l’affront fait au dieu Poséidon par sa mère Cassiopée. Une superbe terrasse ourlée d’une balustrade d’un blanc immaculé et ombrée de vénérables pins surplombe la mer d’un bleu azur. Face à nous, un yacht a élu résidence pour quelques jours, quelques acteurs célèbres y font une pause discrète, nous les comprenons.

 

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Une équipe souriante et efficace se met en place, vous apporte une coupe de champagne, quelle autre boisson conviendrait à un lieu si divin ! Nous commencerons ce repas avec le soleil déclinant sur l’horizon et un velouté de chou-fleur avec crevettes grillées et pistaches, suivi d’une salade aux tomates cerise du jardin du Danai même, mozzarelle fumée et pistou, comme un rappel de cette Méditerranée qui s’offre à tous nos sens. La température est estivale, sans excès, l’ambiance sereine, pas un bruit de voiture, seul le ressac de la mer accompagne une légère brise bienvenue. Le chef sommelier Apostolos Plahouras a retenu pour accompagner ce repas un vin grec Estate Kyr-Gianni Gianakohori 1995, un vin délicat qui au nez développe un large éventail de fruits rouges et noirs, avec des notes de vanille et chocolat. En bouche, c’est une puissance nuancée par des arômes subtils de fruits pour une belle longueur en bouche.

 

 

Un saumon grillé sur la peau est idéalement présenté sur un lit de crème d’avocat, fenouil sauvage et radis, avec quelques notes d’agrumes pour égayer les papilles et souligner la fraîcheur du poisson. Le filet d’agneau préparé aux artichauts de Jérusalem, avec ses fines galettes de pain et sa sauce aux raisins et pommes vertes est également, quant à lui, un régal de saveurs sucrées salées. La nuit est maintenant tombée sur Halkidiki, seules les bougies et une magnifique lune éclairent en un paysage romantique la terrasse du restaurant Andromeda. Un dessert grec avec un gâteau au citron, crème yuzu, pastilles de citron et glace au yaourt terminera cette soirée.

A l’heure où le soleil est à son zénith et que la mer n’a pas pris une ride dans son bleu manteau, quelques cigales guident nos pas vers le Sea Horse Grill, le restaurant qui borde la plage du Danai Beach Resort pour une pause gourmande.

 

 

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Une équipe élégante propose en ces lieux une large variété de mets traditionnels grecs à l’heure où les transats sont tournés vers la mer. Assis à l’abri du soleil sous une tonnelle, c’est un spectacle enivrant que de contempler cette palette de bleu qui se décline sous vos yeux et chaque heure renouvelée par les effets de la brise et la position de l’astre lumineux. Tatziki, caviar d’aubergine, moussaka, houmous, petites sardines marinées et autres marinades de tomates renouvellent le plaisir simple et savoureux des mézés grecs. Un verre de vin Papaioanou Estate Nemea – Region Mikroklima accompagne agréablement ces mets, un vin tannique et rond.

 

 

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Le régime méditerranéen a fait ses preuves et le Sea Horse Grill privilégie des produits frais et sains où fromage de chèvre, olives, tomates et pain rappellent cette nourriture qui était celle des héros de l’Iliade. Encore un gratin d’aubergine au fromage, de petits beignets d’épinard et pour finir un café grec à l’abri de la tonnelle face à la mer, il n’en faut pas plus pour rêver aux héros et dieux de la mythologie…

 

 

63088 Nikiti
Sithonia – Halkidiki – Greece
Telephone: +30 23750 20400
www.danairesort.com

Exécutive Security Services

Transport Limousine Thessalonique

 

 

 

Exécutive Security Services est la société de transport en limousine incontournable pour tous les déplacements à Thessalonique et en Macédoine. Créée et dirigée par Gregoris Moisiadis, cette société repose sur une expérience acquise depuis de nombreuses années dans le transport de personnes, allant des VIP, affaires, artistes, athlètes ou encore touristes exigeants et désireux d’obtenir un transport fiable et informé sur les destinations incontournables de la ville et de la région.
Exécutive Security Services offre une flotte de véhicules de berlines de luxe régulièrement renouvelée ; ses chauffeurs sont formés non seulement à une parfaite maîtrise des destinations courantes ou plus originales, mais également à l’accueil et à la communication avec les clients. D’une ponctualité remarquable notamment pour les transferts aéroportuaires, la conduite est également l’objet de toutes les attentions afin de privilégier la découverte de la ville et de ses environs.

Les services ne s’arrêtent pas au transport, mais incluent également de nombreux conseils sur les lieux à visiter, les références culturelles et gastronomiques incontournables afin de ne pas passer à côté de ce qu’il faut voir dans cette région décidément très riche. Exécutive Security Services réalise régulièrement des voyages dans l’ensemble de la Macédoine et même au-delà en Bulgarie, Turquie ou encore dans les Balkans.

 

 

La gentillesse et la dimension humaine au cœur de l’expérience d’Executive Security Services ont valu à cette dynamique société la reconnaissance de nombreux clients internationaux qui gardent précieusement cette adresse pour leur voyage à Thessalonique et en Macédoine.


E.S.S – Executive Security Services & V.I.P Transportation
30, Sahtouri str. – P.O BOX 1140
570 01 Thermi, Thessaloniki, Greece
Mobile: +30 6932 470151 & +30 6941 646017
Website: www.executive-security.gr
e-mail: info@executive-security.gr 

 

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Genève

Sur les pas de la Réforme

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Sur les pas de la Réforme avec le Musée international de la Réforme,

la Fondation Genève Tourisme et la Ville de Genève

 

 

L’image de Genève serait certainement très différente aujourd’hui si la Réforme n’avait pas eu lieu au XVIe siècle, le rayonnement des idées de Luther ayant en effet profondément marqué non seulement la spiritualité, mais également l’identité, l’architecture, l’économie de la cité de Calvin.

C’est ce vent nouveau du XVIe siècle au sein de l’Europe que cherche à mettre en relief aujourd’hui, en cette année du 500e anniversaire de la Réforme, la ville de Genève, la Fondation Genève Tourisme et le Musée international de la Réforme grâce à un parcours remarquable au cœur même de la ville, ponctué d’étapes instructives et en même temps divertissantes.

 

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Ainsi, est-il possible de se plonger dans la Réforme comme au cœur de Genève et d’en comprendre l’esprit au sein de la « Rome protestante » en suivant le plan réalisé par la ville et le MIR et retenant 10 lieux clés. Tout d’abord, l’admirable Musée international de la Réforme (lire notre chronique), puis la visite de la Cathédrale Saint-Pierre qui la jouxte.

C’est, en effet, dans cet édifice érigé aux XII et XIIIe s. que Calvin prêchait deux fois par dimanche et tous les jours ouvrables une semaine sur deux devant un auditoire de plusieurs centaines de fidèles ; sa chaise demeure encore visible au pied d’un des piliers de la cathédrale !

 

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A quelques pas de là, il faut marquer un arrêt à l’Auditoire Calvin, lieu où les Réformés de langues étrangères fuyant les persécutions se rassemblaient pour célébrer leur culte. John Knox y prêcha et décida de traduire la Bible en anglais, la fameuse Geneva Bible. A peine plus loin, toujours dans la vieille ville, l’Église luthérienne et le Collège Calvin sont également des symboles de l’action de la Réforme sur la diversité des sensibilités entre culture luthérienne et calviniste et sur l’importance donnée à l’éducation.

 

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Nombreuses seront encore les découvertes autour de la ville de Genève tel l’incontournable Mur des Réformateurs adossé à l’ancienne enceinte de la ville avec ses dix statues dont celles de Guillaume Farel, Jean Calvin, Théodore de Bèze et John Knox, figures essentielles de la Réforme à Genève et dans le monde.

Pour plus d’informations et découvrir le dépliant avec le plan des étapes
https://www.geneve.com/fileadmin/Univers/Reformation/MIR-depliant-tourisme-FR.pdf

PRINT ! Les premières pages d’une révolution
Exposition interactive pour le 500e de la Réforme
jusqu'au 31 octobre 2017

Musée international de la Réforme

 

A l’occasion de l’anniversaire des 500 ans de la Réforme, le Musée international de la Réforme de Genève a conçu une exposition originale et interactive dénommée PRINT! permettant de découvrir les pages d’une révolution et proposant un regard croisé entre notre époque et ces 500 ans de la Réforme luthérienne. « Le parallèle que nous avons trouvé entre ces deux époques est l’urgence de la diffusion de la pensée au temps de Luther et de nos jours » souligne Gabriel de Montmollin, directeur du MIR et commissaire de l’exposition. La « presse » de ce XVIe siècle avec le développement de l’imprimerie a été, bien sûr, le principal catalyseur et amplificateur de la pensée de Martin Luther ; aujourd’hui, un même rapprochement peut être établi avec l’univers digital, omniprésent dans nos sociétés. « Comme exemple emblématique de cette dimension, nous avons posé des affiches dans tout Genève, affiches sur fond noir en référence avec l’encre de l’imprimerie ainsi que cette typographie de caractères accumulés renvoyant aux premiers temps de l’imprimerie » précise encore Gabriel de Montmollin.

 

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Le jour du vernissage, le titre également emblématique de cette exposition PRINT! a été sérigraphié en direct sur toutes les affiches préalablement collées dans les différents emplacements, événement relayé sur la page Facebook du musée comme illustration de la diffusion de l’information en temps réel mais toujours avec le papier.
C’est grâce, en effet, à l’essor de l’imprimerie que les idées de Luther ont pu connaître en Europe une telle diffusion, phénomène entrevu par Luther, mais qui l’a cependant largement surpris par son ampleur. Cette véritable révolution inattendue de la presse avec l’imprimerie a ainsi permis cette autre révolution que fut la Réforme. « On peut sans exagérer dire qu’il s’agit de la première campagne de presse réussie de l’Histoire ! » souligne avec humour le directeur du MIR. « Nous avons choisi comme angle de vue pour cette exposition l’aspect mécanique de la Réforme et la réflexion sur le rôle de la communication dans la diffusion des idées. Pour illustrer cette dimension, nous avons eu l’idée de construire une presse grandeur nature selon les modèles de l’époque de Gutenberg pour imprimer une Bible, un des fondamentaux de la Réforme. Il faut savoir qu’il s’est vendu un million de Bible dans les cinquante premières années du XVIe siècle, un record de best-sellers si l’on songe à cette époque ! », précise encore Gabriel de Montmollin.

C’est dans cet esprit que le MIR a choisi d’imprimer sur toute la durée de l’exposition, à raison de quatre pages par jour, une Bible complète à partir de la version récente (2002) établie par de grands écrivains et parue aux des éditions Bayard, et ce, afin de garder cette idée d’un genre littéraire plus actuel.

 

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Parallèlement à la construction de cette presse sur le modèle de celle-là même de Luther pour l’impression des pages, l’exposition a également entendu replacer cette révolution de l’imprimerie ayant favorisé la Réforme dans une sorte de « galaxie Gutenberg ». Cette « galaxie » permet une mise en relief de la Réforme dans son contexte littéraire, philosophique et scientifique avec la présentation d’ouvrages anciens les plus célèbres édités en ce XVIe siècle, salle dont la scénographie savamment pensée a été confiée en qualité de directeur artistique de cette exposition au zurichois Juri Steiner. Cette seconde salle introduit ainsi une « capsule de temps » selon les mots mêmes de Juri Steiner, à l’image de la Bible éclairée par la reproduction de vitraux conçus par l’artiste allemand Sigmar Polke au Grossmünster de Zurich, un clin d’œil au réformateur Zwingli contemporain de Luther. Dans une pénombre éclairée par ces seuls vitraux, le visiteur pourra découvrir les trésors de l’édition du temps de Luther : le Nouveau Testament de Luther, La Cité de Dieu de saint Augustin déterminant pour les Réformateurs, les livres mis à l’index dont Luther (!), un psautier omniprésent dans les familles protestantes, ainsi qu’une sélection de livres très diffusés en ce siècle dont l’Eloge de la folie d’Erasme, le Pantagruel de Rabelais ou encore Les Essais de Montaigne…

 

 

 

 

Un dernier panneau donne enfin l’état de la progression de l’impression de la Bible du Musée Internationale de la Réforme qui se doit donc d’être achevée d’ici le 31 octobre 2017. Comme le XVIe siècle illustré par de grands peintres tels Cranach ou Holbein, Juri Steiner, souligne combien il était important de donner également aujourd’hui, en cet anniversaire de la Réforme, une dimension artistique à ce projet en invitant des artistes contemporains à illustrer cette Bible du 500e anniversaire. Ainsi, John M Armleder, Marc Bauer, Vidya Gastaldon et Mai-Thu Perret, reconnus internationalement et ayant un lien avec Genève ont-ils été sollicités et proposeront une soixantaine d’illustrations qui s’inscriront et viendront s’intercaler dans cette Bible célébrant le 500ième anniversaire, justifiant ainsi pleinement le titre de l’exposition PRINT!
 

 

Musée international de la Réforme

4 Rue du Cloître CH-1204 Genève

Martin Luther Œuvres Tome II Trad. de l'allemand et du latin par Matthieu Arnold, Jean Bosc, Albert Greiner, Franck Gueutal, Hubert Guicharrousse, Frederic Hartweg, Gustave Hentz, Pascal Hickel, Pierre Jundt, Charles Kohser, Georges Lagarrigue, Nicole de Laharpe, Annemarie et Marc Lienhard, Daniel Olivier, Patrice Veit et Michel Weyer. Édition publiée sous la direction de Matthieu Arnold et Marc Lienhard avec la collaboration de Jean Bosc, Albert Greiner, Franck Gueutal, Hubert Guicharrousse, Frederic Hartweg, Gustave Hentz, Pascal Hickel, Pierre Jundt, Charles Kohser, Georges Lagarrigue, Nicole de Laharpe, Annemarie Lienhard, Daniel Olivier, Patrice Veit et Michel Weyer, Bibliothèque de la Pléiade, n° 622, 1216 pages, rel. Peau, 105 x 170 mm, Gallimard, 2017.


En cette année du 500e anniversaire de la Réforme, la parution du second volume des œuvres de Martin Luther dans la collection de La Pléiade offrira au lecteur un éventail remarquable de la création de ce jeune lettré, critique de l’Église de son temps et qui eut l’importance que l’on sait. Si l’acte contestataire est bien connu, il mérite néanmoins d’être rappelé, même si certains doutent de son authenticité exacte : ainsi, le 31 octobre 1517, Martin Luther affichait sur les portes de l’église de Wittenberg pas moins de 95 thèses critiquant l’Église romaine. Du débat religieux, le niveau des discussions est très rapidement passé au stade politique et international, pour aboutir aux terribles guerres de religion qui marqueront tout le XVIe siècle et conduiront à la séparation définitive entre catholiques et protestants. (...)

(...) Pour ce second volume, la période couverte part de son installation au cloître de Wittenberg, le lieu même où il poursuivit ses études théologiques après son ordination, jusqu’au 18 février 1546, date de sa mort. Après avoir violemment critiqué les activités lucratives de l’Église et plus particulièrement avec véhémence les indulgences, Luther ira plus loin encore et soutiendra qu’un croyant ayant commis un péché n’est pas pardonné et racheté en raison de ses bonnes œuvres – c’est-à-dire par tout ce qu’il pourrait faire et surtout payer pour obtenir le pardon – mais seulement par le don de Dieu directement, une grâce née de la foi seule ; Luther signe ainsi la rupture définitive avec Rome. Les thèses de Luther se diffusent en France dès 1520 et le protestantisme se développe dans le royaume enflammant l’Europe. Pendant 36 années, pas moins de huit guerres de religion vont se succéder, du massacre de Wassy en 1562 jusqu’au fameux édit de Nantes en 1598, sans oublier l’épisode le plus tristement célèbre avec les massacres de la Saint-Barthélemy le 24 août 1572.

Et pourtant, le protestantisme survit, se déploie et se ramifie ce dont témoignent ces écrits réunis. Passé la tourmente initiale, il s’agit pour Luther d’établir dans la durée ce qu’il a initié. Le théologien n’écarte pas les questions temporelles, et notamment celle de l’autorité politique dans des textes engagés tel celui De l’autorité temporelle. Il s’avère également impérieux de gérer au quotidien les églises évangéliques et leur bon fonctionnement, sujet qui intéresse bien évidemment Luther dans ses lettres et missives qui développent des thèmes allant du service divin à l’ordre de la messe, sans oublier les questions cruciales de l’instruction et de l’éducation, chères à l’universitaire (Appel à ouvrir des écoles chrétiennes). Sa Lettre sur l’esprit séditieux souligne combien ce n’est que par la paix et l’évangélisation que le théologien entend développer sa pensée, et non par une action révolutionnaire sociale à la Müntzer qu’il réprouvait.

Les textes présents dans ce second volume révèlent également des aspects moins connus du penseur, empreint de considérations éthiques, qui rejoignent parfois celles de nos contemporains, notamment l’attitude à adopter face à la mort… (Si l’on peut fuir devant la mort). Luther révèle enfin dans ce volume une âme de poète avec ses trente-six Cantiques, des cantiques familiers aux amateurs de Bach, ce dernier les ayant mis en musique, et dont le plus célèbre, Ein feste Burg ist unser Gott, est encore aujourd’hui traditionnellement chanté le 31 octobre, le jour de la fête de la Réformation.

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Hôtel Métropole – Genève

Au 34 Quai du Général-Guisan, sur la rive gauche du Léman, se tient une institution qui porte fièrement son siècle et demi d’existence dans l’hôtellerie de luxe depuis 1854 : l’Hôtel Métropole. À qui parvient jusqu’au seuil de cette vénérable demeure érigée face au lac, seul dans sa catégorie de palace de luxe au pied la vieille ville, est réservé un accueil digne de l’héritage de ces siècles qui ont vu et voient passer têtes couronnées et célébrités du monde entier tels Edouard VII, la reine Isabelle d’Espagne, Richard Wagner, Franz Liszt et bien d’autres encore jusqu’aujourd’hui…

 

 

Élégance, prévenance et naturel président à cet hôtel récemment rénové et ayant changé de philosophie (lire notre interview du directeur Philippe Rubod). Alors que nous regardons encore le Jardin Anglais avec sa célèbre horloge fleurie et dans son prolongement le non moins célèbre Jet d’Eau en ligne de mire, nous sommes invités à gravir le perron intérieur et à nous diriger vers la réception avant de gagner les étages. Colonnades, corniches, pierres de taille et candélabres témoignent de la noblesse des temps, une noblesse allégée par une décoration moderne qui en atténue la rigueur avec ces tonalités de rouge sombre notamment son élégant bar attenant où touristes, hommes d’affaires et Genevois se donnent rendez-vous.

 

 

Sourires et accueil personnalisé sont de mise, et c’est à l’étage que nous découvrirons les chambres récemment décorées faisant face au Léman en un angle inhabituel sur sa longueur et non face au Mont Blanc. Ces chambres lifestyle sont les toutes dernières créations de l’Hôtel métropole avec une inspiration manifeste d’ambiance alpine revisitée par la modernité de papiers peints uniques réalisés spécialement pour l’hôtel par le fabricant de textile Suisse Jakob Schlaepfer, une entreprise de soie et de broderie de renommée internationale, fournissant en tissus d’exception les créateurs de haute couture comme Chanel, Louis Vuitton ou Vivienne Westwood. Literies confortables avec possibilité de personnaliser les senteurs de vos oreillers, salle de bains en mosaïque avec douche hammam ou baignoire Jaccuzi, et technologies avancées notamment pour le contrôle centralisé des lumières, et autres connectiques modernes font d’un séjour à l’hôtel Métropole un instant de tranquillité avec toutes les commodités d’un palace moderne.

 

 

Il faudra à tout prix également grimper aux étages et découvrir cette étonnante terrasse qui a doublé de surface et s’étend aujourd’hui tout en largeur face au Léman, unique point de vue de ce côté-ci du lac et permettant de découvrir un paysage extraordinaire, surtout lorsque le soleil rayonne sur l’onde. Le petit-déjeuner est également une expérience réussie de confort et de qualité, le tout avec un sourire omniprésent, point d’orgue de tout le personnel de l’hôtel Métropole.

 

À l’heure du déjeuner

la Cantina del Gusto

Hotel Métropole


 

 


C’est en milieu de journée, à Genève, qu’il faudra se rendre pour une pause gourmande et légère à la Cantina del Gusto, une adresse qui porte bien son nom car selon les humeurs de la météo, la terrasse extérieure de l’Hôtel Métropole ou sa discrète et confortable salle intérieure en contrebas, accueilleront les heureux visiteurs qui auront retenu cette table. Il fait très chaud à Genève ce jour-là, et nous choisirons la salle intérieure pour des instants de fraîcheur avec ce concept de libre-service haut de gamme où un choix varié de salades et d’antipasti a été disposé avec élégance sur un large buffet accessible. À volonté, il sera loisible de déguster des salades de poulpes et pèche, quinoa associé au saumon et chèvre, crevettes et tomates séchées…

 

 

Le service d’un hôtel de luxe, celui de l’Hôtel Métropole, est là toujours présent pour conseiller un vin adéquat et choisi sous la houlette de Laurent Neel, le sympathique sommelier qui connaît cette maison depuis des lustres et saura notamment vous recommander un rosé de Pinot Noir Domaine des Graves Soleil de Plaisir 2015, idéal pour accompagner en légèreté ces entrées. Des plats chauds sont également proposés tels ces gratins de penne au parmesan et d’aubergines fondantes qui laissent l’impression d’avoir traversé la frontière et de se trouver en Italie ! Saveurs et élégance sont en cette Cantina conjuguées pour offrir une restauration de qualité accessible. Un plat de poisson ou de viande est chaque jour également proposé au menu. De petits gâteaux feuilletés et des fruits frais complètent ce tableau idéal pour un repas rapide, léger mais de qualité.

Interview Philippe Rubod – Directeur Hôtel Métropole.
 

 

L’hôtel Métropole a une véritable dimension historique pour la ville de Genève, propriétaire de ses murs.


Philippe Rubod : "Au milieu du XIXe siècle, en plein cœur de la révolution hôtelière suisse, des financiers, entrepreneurs, architectes visionnaires se sont lancés dans des projets très importants pour l'époque avec de véritables monuments hôteliers que ce soit dans les grandes villes de Suisse ou vers des destinations alpines. Et ce jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, soit plus d'un siècle d'hôtellerie générant un important retour sur investissement. À ce tableau s'ajoute une clientèle qui ne demandait qu'à être éblouie et divertie.

 

 

C’est dans ce contexte qu’est né notre hôtel, une naissance due au rêve d'un financier allemand Christian Frédéric Kohler. Pour réaliser ce rêve, il s'adjoint les services d'un architecte genevois, Joseph Collard, pour construire le premier établissement de cette envergure sur la rive gauche du lac alors que tous les autres palaces étaient installés de l'autre côté. Notre hôtel à l’époque se nommait le Grand Hôtel de la Métropole. C'est le seul établissement de cette catégorie, encore aujourd’hui, sur la rive gauche à offrir à ses hôtes cette vue imprenable sur le lac dans toute sa longueur ; c’est ce qui a fait sa spécificité et en fait encore aujourd’hui sa renommée. La première pierre est posée en 1854 et l'établissement ouvrira ses portes en 1857. L'architecte a retenu une inspiration néoclassique dont les volumes sont très équilibrés et géométriques. En 1942, le comité international de la Croix-Rouge résidant dans ces murs doit trouver de nouveaux locaux et la ville de Genève décide alors d'acheter l'hôtel pour des bureaux. Ce n'est qu'après la guerre que l'hôtel retrouvera sa vocation initiale.

 

 

Notre hôtel a toujours été à la pointe de la modernité ; Ainsi, a-t- il été l'un des tout premiers à être équipé d'un éclairage au gaz qui a succédé à l'éclairage aux bougies. Le prix de ces dernières était d'ailleurs autrefois facturé aux clients et dépassait souvent le montant même de la chambre ! Le Métropole a été également l'un des tout premiers à être équipé de sonnettes dans les chambres qui permettaient d'appeler le personnel. Étonnamment, à cette époque, vous n'aviez pas de salle de bains pour chaque chambre mais celles-ci étaient parfois partagées pour 5, 6 ou 7 chambres. En revanche, les chambres étaient le plus souvent équipées de salons annexes. Il faudra attendre le début du XXe siècle pour qu'il y ait cette adéquation entre une chambre et une salle de bains".

 


L’hôtel Métropole aujourd’hui a à cœur de préserver cet héritage et offre un visage intégrant la modernité.


Philippe Rubod : "Depuis juillet de l’année dernière, la ville a décidé d’abandonner la concession de l’hôtel Métropole à une marque pour lui préférer une réappropriation par les Genevois. Un nouvel axe de positionnement a ainsi été posé avec un hôtel qui se doit exprimer l'essence de l'hospitalité genevoise et être la vitrine de l'Histoire de la culture et des talents de la communauté genevoise.

 

 

Il y a également le souhait de mettre en avant un hôtel de luxe certes, mais aussi lifestyle dans lequel le design, la cuisine sont plus créatifs avec des technologies plus développées que la moyenne ; un établissement au luxe décontracté et un peu plus fun comme nous avons commencé à le faire avec notre terrasse au dernier étage donnant sur le lac Léman qui a doublé de taille ou notre Cantina del Gusto également très accessible".

 

La qualité immédiate s'inscrit semble-t-il dans le service à tous les niveaux de l’hôtel.


Philippe Rubod : "Nous avons cherché à faire un mix entre les membres du personnel qui portent la continuité et la mémoire de l'hôtel dans de nombreux secteurs clés tels les restaurants, le bar, la réception, et toute cette génération qui est venue ces dernières années et qui apporte une fraîcheur et un vent nouveau.
Le monde des affaires est très présent dans vos murs.
Effectivement, le cœur même de Genève bat sur sa rive gauche puisque Genève est né sur cette petite colline au pied de laquelle l'hôtel se trouve. Par sa situation géographique, l'Hôtel Métropole est le plus proche du quartier traditionnel des affaires de Genève ainsi que du quartier commerçant et du shopping avec la route du Rhône et ces rues basses où se mélangent activités de commerce mais aussi le trading, les finances et métiers d’avocat. On oublie souvent que Genève est la première place de trading mondial. Nous sommes donc un point de rencontre absolument central et naturel pour tous ces univers".

Restaurant Gusto

Hôtel Métropole

Le goût italien est au rendez-vous pour ce dîner au restaurant de l’Hôtel Métropole le Gusto qui peut être découvert dans l’élégante salle à l’étage ou sur cette agréable terrasse de la place Métropole, choix que nous retiendrons, l’été genevois ayant déjà décidé de s’imposer en cette période printanière.

 

 

Le sommelier Laurent Neel avec sa bonne humeur communicative suggère un vin Franciacorta Domaine Ziliani de Lombardie, une bien joyeuse manière de commencer la soirée sous d’agréables auspices italiens. Une monumentale sculpture de l’artiste Jean-Pierre Perusset intitulée « La paix » (1970) domine une fontaine éclairée qui dispense une fraîcheur agréable alors que la pénombre gagne timidement en ce lieu discret et pourtant déjà bien fréquenté en cette soirée.

 

 

Il faut, par beau temps, choisir ces grillades gourmandes du soir avec cette réputée tagliata de bœuf sur os 6 semaines, un régal servi avec sa roquette, parmesan et dont on choisit la sauce – une béarnaise légère en l’espèce, accompagnée de pommes frites et artichauts italiens.

La pêche du jour – une truite de mer – fait également merveille, grillée avec sa sauce Vierge de légumes croquants à l’huile d’olive pour des saveurs préservées et accompagnée d’artichauts de Toscane, un équilibre parfait de préparation et de fraîcheur qui ravit le palais.

 

 

Pour accompagner ces saveurs, un vin rouge Suisse Noir Combe 2015 Domaine des Graves Genève fera merveille avec la truite alors que la valeur sûre du Valpolicella Superiore Monte dall’Ora 2013 sera idéale avec le bœuf préparé à la mode toscane…

 

 

 

La nuit est maintenant tombée sur Genève, la température demeure élevée et c’est avec un plaisir renouvelé que nous découvrirons les desserts créatifs du Restaurant Gusto de l’Hôtel Métropole, tels ce Tiramisu revisité avec sa glace et pistaches ou encore ce Délices d’agrumes déclinant le citron en crème et en meringue en de doux accords gourmands. Nous prolongerons encore délicieusement cette expérience tard dans la soirée, une invitation partagée lorsque l’heure du café accompagné d’une Grappa rappelle que Genève et l’Italie sont encore plus proches au Gusto de l’hôtel Métropole !

Hotel Metropole

34 Quai General Guisan, 1204 Geneva, Switzerland
hotel@metropole.ch
www.metropole.ch

Déjeuner en terrasse

au restaurant Hôtel du Parc des Eaux-Vives

Quelle surprise ! Celle qui attend le visiteur de la table du Parc des Eaux-Vives surtout s’il découvre pour la première fois ce lieu enchanteur à quelques pas du cœur de Genève. Il pensera s’être trompé d’adresse, déranger un descendant de Voltaire ou de Madame de Staël tant les lieux ont gardé la noblesse de leurs années.

 

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Un parc se déroulant vers les ondes du Léman jette un décor somptueux rehaussé par la majesté d’arbres séculaires, d’une collection non moins remarquable d’hortensias, sans parler des nombreuses dépendances qui évoquent subrepticement le souvenir de ces propriétés du Siècle des lumières où la pensée moderne émergeait des plus beaux esprits que comptait l’Europe.

 

 

 

C’est dans ce décor enchanteur que nous serons accueillis par Jérémy Biémont, le manager de salle et que nous prendrons place en terrasse sous de vastes parasols à une table face au Léman, entre deux rangées d’arbres vénérables. Il faut cependant quitter des yeux quelques instants ce décor féerique pour découvrir, sous la direction du chef Julien Schillaci, une carte inventive et fraîche de ses promesses de fin de printemps avec cette soupe de melon et focaccia de jambon fumé ou encore ce tofu grillé avec ses asperges vertes printanières déclinées cuites et crues en émincé, quinoa et pois frais.

 

L’élégance de la cuisine des Eaux-Vives vient en écho par une juste réminiscence de ces heures grandioses que l’on devine des siècles passés, ce que confirme un succulent carré d’agneau de la ferme du plateau de Vessy rôti à la fleur de thym en cocotte avec ses pommes Ratte confites, thym et petits légumes printaniers ; un plat généreux qui satisferait bien deux convives s’il n’était aussi réussi, un régal gourmand et gourmet !

 

 

Le poisson est également à l’honneur à la table des Eaux-Vives avec cette daurade et son duo de carottes et riz basmati, un plat élégant dont les saveurs enchantent le palais par son équilibre sans artifices. Une brise légère rafraîchit et irise la surface du lac de multiples reflets, quelques petits nuages blancs tempèrent la monotonie du bleu, on dirait l’un de ces tableaux accrochés au musée des Beaux-Arts de Genève…

 

 

Le service toujours prévenant vous conseillera agréablement pour terminer ce déjeuner de beaux desserts avec notamment ce délicieux chou citron accompagné de sa meringue ou encore cette tartelette de crème de pistache et framboise, ode aux saveurs d’antan.

 

 

Avec ce repas élégant, une carte de vins de la région offrira un beau voyage dans les vignobles suisses tels ce Chardonnay, domaine du Nant d’Avril Genève ou encore ce Pinot gris, domaine Dugerdil Genève qui accompagneront idéalement le souvenir de ce déjeuner enchanté en terrasse au restaurant Hôtel du Parc des Eaux-Vives de Genève.

Restaurant du Parc des Eaux-Vives
Quai Gustave Ador, 82 CH- 1211 GENEVE Tel : +41 22 849 75 75
info@p-e-v.ch http://parcdeseauxvives.ch

Mandarin Oriental Geneva

L’Histoire fait date tout autour de l’Hôtel Mandarin Oriental installé entre le Pont de la Machine et celui de la Coulouvrenière en ce lieu si paisible face au Pont de l’Île, et pourtant nous sommes bien en plein cœur de la ville de Genève. C’est en ce même lieu que Jules César en 58 av. J.-C. détruisit ce moyen de rejoindre les deux rives, édifice qui sera reconstruit par la suite, preuve de la ténacité de ses habitants et début d’une longue prospérité commerciale pour toute l’Europe. Un château fort fut par la suite érigé au cœur même de l’île au Moyen-Âge, et c’est encore aujourd’hui une de ses tours qui témoigne de ce passé si riche des lieux.

 

 

Au numéro 1 du Quai Turrettini se dresse l’Hôtel Mandarin Oriental, et de ses fenêtres, le Rhône, le lac Léman, les chaînes montagneuses des Alpes et la vieille ville en ses hauteurs composent un paysage idyllique rappelant les grandes heures de la ville. À tout moment de la journée et du soir, nous comprenons ce sentiment évoqué par Franz Liszt citant Byron : « Je ne vis pas en moi-même, mais je deviens une part de ce qui m’entoure » (extrait de Childe Harold) et qui inspira au musicien ses fameuses Cloches de Genève, pièce pour piano de ses Années de Pèlerinage consacrées à la Suisse. À qui prend le temps d’écouter les bruits de la ville le soir tombé, ces cloches ponctuent tel un métronome l’air cristallin de Genève alors que l’un des plus beaux palaces ouvre ses portes au visiteur d’un jour.

Le luxe est sobre et discret en ces lieux, la priorité étant donnée à l’accueil dès votre arrivée, et les sourires et regards sont francs, aimables et directs, du portier au chasseur, de la réception jusqu’au bar…

 

 

 

 

Aux étages, avec cette vue imprenable sur la vieille ville et les cimes montagneuses, une chambre confortable et spacieuse nous accueille où cuir et tissus choisis composent un décor raffiné avec ces camaïeux de beige et d’ocre, ses épaisses moquettes et sa salle de bain exclusivement décorée de marbre ocre en écho aux cimes lointaines… À tout moment, la tranquillité est de mise au Mandarin Oriental et même en pleine saison alors que l’hôtel est complet, le calme règne au point de pouvoir dormir les fenêtres ouvertes…

 

 

Le petit-déjeuner en terrasse ouverte lorsque le temps le permet ou à l’intérieur offre un choix varié et savoureux de pains, viennoiseries, gâteaux, buffet salé et autres choix personnalisé pour commencer sous les meilleurs auspices sa journée. Tout est fait pour qu’un séjour dans cet hôtel soit une expérience, comme une promesse d’y revenir… bientôt !

 

 

Un verre au Mo Bar

de l’Hôtel Mandarin Oriental

 

 

A l’heure de l’apéritif, lorsque la journée se termine ou pour prolonger une douce soirée lorsque les couleurs deviennent miellées aux abords des ponts et sur les quais du Rhône, laisser vos pas vous guider vers le MO Bar, le bar chic et sélect de l’hôtel Mandarin Oriental Geneva. Lieu sympathique et agréable avec sa terrasse ouverte sur le quai, on s’y repose ou discute autour d’un verre idéalement préparé par l’équipe du Mo Bar dans un cadre élégant et confortable. Un pianiste talentueux officie en ces lieux, les fauteuils et canapés invitent à la détente et l’accueil réservé est digne des grandes maisons. Vincent nous présentera la carte des cocktails et nous retiendrons un Sprintime in Geneva, bien nommé en raison de la saison et parfaitement équilibré avec de l’apérol, du vin rosé, du pamplemousse amer et Champagne… Pour de la couleur et des accords de fruits rouges, on retiendra le cocktail Mandaritini idéal avec cette association de vodka, chambord, framboises fraîches, feuilles de menthe et jus de canneberge. Avec ces boissons, des petits sandwichs à partager à la viande de grison, au saumon, fromage blanc et tomate animeront gaiement les conversations feutrées et l’art discret et élégant de ce pianiste-chanteur qui envoute la salle par son suave charisme… Un nom le MO Bar, un lieu, une adresse à noter dans son carnet !

Interview Lars Wagner General Manager Mandarin Oriental Geneva
 


Comment s’inscrit historiquement et géographiquement le Mandarin Oriental au cœur de la ville de Genève ?


Lars Wagner : "L'hôtel a été construit en 1950 et s’appelait alors l’Hôtel du Rhône, une adresse bien connue à Genève. C'était un bâtiment à cette époque très moderne ayant un emplacement stratégique en ville avec un accès très direct aux banques et aux commerces. Il faut reconnaître que nous bénéficions d'une situation un petit peu à part avec cette tranquillité toujours appréciée face au bord du Rhône qui vous permet de dormir fenêtres ouvertes… Il faut souligner également que la ville a fait de gros efforts pour aménager tous ces espaces et notamment les quais, ce qui ajoute à la fluidité et l'accessibilité des lieux. En 1999, la chaîne Mandarin Oriental a acquis cet hôtel et l'année 2000 a vu l'ouverture de cet établissement.

 

 

Entre 2008 et 2012, toutes les chambres ont été rénovées par le fameux architecte parisien Sylvie de Margerie ainsi que les espaces communs de l'hôtel par Adam D.Tihany, le talentueux designer new-yorkais bien connu pour ses boiseries laquées… Je suis rentré dans les murs le 1er janvier 2013 et nous poursuivons les rénovations notamment les couloirs de l'hôtel, ainsi que celle de la suite présidentielle et des salons de banquet…"

 

Confort et chaleur de l’accueil sont au cœur de vos priorités. Comment cela se traduit-il dans les différents services que vous proposez à vos hôtes ?


Lars Wagner : "Je tiens beaucoup à cette dimension et je dois vous avouer que c'est une de nos premières priorités lorsque nous faisons des entretiens d'embauche. Je dis souvent que j'embauche un sourire, surtout pour les postes à contacts visibles. J'aime citer l'écrivain Antoine de Saint-Exupéry avec cette image des cœurs qui se parlent. Nous tenons à cette chaleur humaine, et de même qu'entre amis lors d'une fête, les sourires et les regards sont naturels, j'aime à ce qu'il en soit ainsi également dans notre hôtel. Je ne tiens pas à ce qu'il y ait un service guindé et trop strict mais plutôt un service qui vient du cœur et naturellement. Nous sommes une petite famille de 220 employés ayant tous pour priorité d'anticiper les attentes des clients afin qu'ils se sentent à l'aise, chez eux. Genève est cher, il y a une offre nombreuse, et la seule vraie raison pour qu'un client revienne, vous savez, c'est la qualité et la reconnaissance du service".

 


La restauration au Mandarin Oriental est réputée à Genève avec une option exotique qui correspond à l’identité Mandarin Oriental, pouvez-vous nous en parler ?


Lars Wagner : "Notre chaîne Mandarin Oriental met en avant toute une déclinaison de services où la restauration est, en effet, très importante. Nous avons mis en place ici à Genève, il y a trois ans, des promotions culinaires internationales avec les chefs réputés Pierre Gagnaire, Thierry Marx et bientôt Emmanuel Reynaud de Genève. Fin septembre, ce sera même une équipe de cuisiniers de Bangkok ! La semaine prochaine, nous allons créer un restaurant éphémère pop-up sur le thème du Moyen-Orient, et en hiver pour la troisième fois, nous mettrons en place notre chalet, un vrai chalet en bois… Le Rasoi est le fruit d’une coopération avec le chef Vineet Bhatia depuis sept ans avec un réel succès pour un restaurant complet presque tous les soirs. Nous tenons à ce que notre restauration soit ouverte sur la ville et non exclusivement réservée à notre clientèle. Nous avons par exemple invité dans nos murs les ventes aux enchères de Sothebys pour cinq ans, nous sommes également partenaires avec le bal de la Croix-Rouge avec le chef Marc Veyrat… Je tiens véritablement à ce que cet hôtel soit ouvert à la ville et à ses habitants et non un lieu fermé et snob".

 

 

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L’Inde au bord du Léman avec le restaurant Rasoi

Mandarin Oriental Genève

Etonnant voyage culinaire que celui proposé par le restaurant Rasoi au Mandarin Oriental Genève. Toute la richesse de l’Inde est ici réunie dans un écrin de la haute gastronomie genevoise, fruit d’une heureuse rencontre entre le Chef Vineet Bhatia et le très bel hôtel Mandarin Oriental de Genève. Au numéro un du quai Turrettini, le promeneur exotique croit traverser l’espace et parcourir en quelques fractions de seconde des milliers de kilomètres. Les évocations de palais de Maharadja cèdent aussi facilement à ces rêves de longues processions où encens, chants et ferveur religieuse esquissent un tableau saisissant pour l’Occidental béotien.

 

L’Inde est ici, par ses senteurs et ses saveurs, ces premières impressions de tout voyageur débarquant sur ce vaste continent. C’est ce rêve qui est suggéré au restaurant Rasoi avec une cuisine née de la terre et dont les épices ouvrent à de nouvelles expériences gustatives. Tout est en effet finesse dans les associations réunies par le chef Baskar Chakravarty officiant dans les cuisines du Rasoi. Pour commencer, un cocktail maison donnera un avant-goût de la rencontre entre Orient et Occident : un Champagne rosé délicatement mélangé à un jus de litchi avec un bâtonnet de cannelle, prenant allure de bois flottant remué par les bulles… La nuit tombée, le Rasoi est une véritable ruche où le Tout-Genève se réunit dans cette ambiance rouge sombre et chaleureuse avec ses panneaux de bois laqué noir. En ces lieux, le palais ne sera jamais agressé, et l’usage raisonné des plus belles épices de l’Inde exige un savoir-faire et une écoute des mets et de leur cuisson. C’est à cette condition que les épices vont servir les saveurs et non les détruire. Un savoureux flétan aux piments frais qu’accompagne une purée de chou rouge ouvre le palais à des saveurs nouvelles, chaudes et rondes. L’harmonie des couleurs n’a pas en ces lieux magiques qu’une seule valeur esthétique, mais tisse des liens immédiats avec la profondeur des saveurs, un leitmotiv enrichissant nous entraînant à des redécouvertes de ce que l’on pensait acquis.

La salle est chaleureuse et les hôtes – tables d’affaires ou repas privés – sont à la fois curieux de ces belles découvertes et enjoués par une cuisine rassérénante. Mais il est un plat incontournable au Rasoi qu’il faut avoir goûté, ce Homard grillé avec sa polenta « Masala » et son écume d’encre de seiche, un plat à l’équilibre parfait où les épices soulignent la fraicheur du noble crustacé. Le Tandoori de suprême de volaille aux olives et tombée d’épinards joue également les accords orient-occident avec subtilité accompagné de sa gaufrette de tomate et sauce blanche à l’eau de tomate. Tout est affaire de nuances et de délicatesse en ces lieux de gastronomie indienne. Un sorbet melon et poivre, caviar de melon et champagne pour faire reposer les papilles, et c’est une noisette d’agneau fumé au gingembre et ses légumes Bhaji de Chowpatty qui fait une fois de plus la démonstration de la qualité de la cuisine pratiquée au Rasoi. En fermant les yeux et en humant toutes ces odeurs, les palais des Maharadjas ne semblent qu’à quelques pas, en les rouvrant, c’est le Rhône qui s’étire à vos pieds !

 

 

Qu’ajouter à ce beau voyage en terre indienne ? Les desserts doux et onctueux qui prendront encore la forme d’une déclinaison heureuse de saveurs originales avec ces entremets à la noix de coco et pomme verte, son petit clin d’œil d’un kulfi sous la forme d’un Lego à la citronnelle et gel de pomme et ganache chocolat pour un éventail frais et doux de saveurs.

La tâche n’est jamais aisée pour un sommelier avec une cuisine si riche en saveur, et il faudra tout le savoir-faire et le talent du Chef Sommelier Fabien Mene pour s’acquitter à merveille de sa tâche en suggérant de beaux vins de pays tels cette Petite Arvine, Valentina Andrei Combe de Nutze 2015 du Valais, La Colombe Noire, Raymond Pacot La Côte, 2013 Vaud et ce Merlot Diasca, Gialdi 2013 Ticino.
 

Quai Turrettini 1 1201 Geneva, Switzerland
Telephone +41 (22) 909 00 00 Email mogva-reservations@mohg.com
www.mandarinoriental.fr/geneva

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Restaurant Le FLORIS - Genève

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À l’écart du bruit de la ville et des trépidations du trading international, un espace préservé de la frénésie moderne résiste à l’air du temps et cultive un art légué par les siècles, celui du partage d’une gastronomie heureuse et bienveillante. Bonheur et bienveillance ne sont effet pas de vains mots au restaurant Le Floris, mais bien des réalités tangibles se manifestant dès votre arrivée par des sourires sincères et des regards présents.

 

 

À peine assis à sa vaste terrasse que l’on pourrait qualifier d’Éden si le mot n’était pas tant galvaudé, un paradis sur terre où l’élément aquatique est aussi omniprésent avec Le Léman, vous aurez la chance de recevoir les salutations du Chef Claude Legras. L’homme a beau être honoré par pas moins de cinq étoiles tout au long de son riche parcours dans la plus haute gastronomie, il n’a pas perdu sa simplicité ni cette sincérité de cœur qu’il partage volontiers avec vous dans un paysage idyllique pour des agapes non moins divines dont la réputation a franchi les Alpes et bien d’autres contrées.

 

 

Le Floris cultive sous l’inspiration de son Chef une cuisine capable des plus grandes hauteurs, en gardant toujours ce fil ténu qui la rattache aux sens et aux émotions sans heurts. Des mises en bouche élégantes donnent le "la" de cette dégustation, un cannelloni de carotte fourré de crème de potimarron avec son émulsion de noisette accompagné d’un Champagne rosé de la maison Gosset pour un accord de couleurs et de saveurs. Les douceurs océanes qui suivent offrirent une rare expérience de saveurs équilibrées avec ce crémeux de langoustines à boire et servi en papillote avec sa paille, ce tartare de bar et huitres, et ce ceviche de daurade aux coquillages, caviar et mangue où chaque saveur répond aux autres en un dialogue enrichissant de songes océanes.

 

 

Sans heurts et tout en offrant d’autres suggestions gustatives, un soufflé de brochet en cannelloni de courgettes avec écrevisse du Léman ravira les palais les plus exigeants en un bonheur enveloppant qui restera gravé dans notre mémoire gustative. La cuisine de Claude Legras opère en effet cette magie de suggérer des réminiscences gustatives par des associations subtiles et choisies, une cuisine qui prend soin de votre enfance…

 

Encore une belle découverte, locale avec l’omble chevalier pêchée dans Le Léman même, un poisson d’eau douce froide, proche du saumon et de la truite, qui réserve toute la délicatesse de ses saveurs lorsqu’elle est ainsi préparée avec une écume à l’ail des ours accompagnée d’une asperge blanche.

 

 

A l’image de ces grands maîtres zen dont un seul geste suffit à résumer l’art, le Chef du Floris sait concentrer en quelques traits bien des richesses de la gastronomie comme ce remarquable Grenadin de lotte confie, un poisson dont les tranches sont parfaitement parées et émulsionnées d’une sauce aux herbes fraîches accompagnées d’une galette azuréenne aux légumes de saison, beauté et saveurs confondues… La cuisine du Floris réserve encore bien des surprises pour les amateurs de viande avec ce Duo de bœuf filet couvrant un bourguignon fondant, un duo en un bouquet gourmand qu’un Bourguignon ne renierait pas !

 

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L’heure des saveurs sucrées est maintenant venue, le Léman dispense toujours tel un miroir les reflets de ses petits nuages, un bateau fait retentir sa sirène, une buse tournoie au-dessus de nos têtes comme pour rappeler que c’est bien ici que règne le bonheur. Un rocher au chocolat au lait – Suisse oblige ! – avec son sorbet à la fraise, puis un majestueux Dôme rose associant rhubarbe, citron vert et fraise gariguette en des accords délicatement acidulés et sucrés, font leur entrée comme des desserts d’antan…

 

 

Le Floris invite à découvrir également de beaux vins locaux, dont les vignes ne sont distantes que de quelques centaines de mètres, baignées par le soleil lémanique, tel cet élégant Pinot Blanc 2015 « Domaine des Ménades », ce Chardonnay en Barrique 2015 « Villard & Fils » ou encore ce Merlot remarquable de la même maison « Villard & Fils » 2015.

 

Décidément, le restaurant Le Floris imperturbable dans ce siècle réserve toujours à ses hôtes, avec la générosité et le bonheur partagé de son chef Claude Legras, de bien belles surprises gourmandes et gourmettes !

 

 Le Floris
287 route d'Hermance 1247 Anières
+41 (0)22 751 20 20
www.lefloris.com

Restaurant La Bottega - Genève

La Bottega est le restaurant valeur montante des saveurs italiennes à Genève. Récompensée d’une étoile, cette adresse séduit immédiatement pour sa cuisine inventive et près du cœur par la poésie gastronomique déclinée en ces lieux par le talentueux chef Francesco Gasbarro. Au numéro 21 de la rue de la Corraterie, tout proche du Grand Théâtre et au pied de la Vieille Ville, il faut avouer que les lieux ont tout pour plaire que l’on vienne du lac ou de la belle promenade de la Treille avec ses charmants marronniers, un soir de printemps… Avec ses ruelles anciennes environnantes, l’hôte de La Bottega a immédiatement le sentiment de dîner dans l’âme de la ville.

 

 

À l’intérieur, le design contemporain chaleureux vous accueillera avec ces matériaux recyclés et cette touche inimitable du design italien : briques rouges, tables et chaises en bois clair ; une ambiance décontractée invitant à se concentrer sur l’essentiel, sur une gastronomie inventive et originale. À peine installé, on vient vous avertir qu’ en ces lieux, les menus sont élaborés par le chef en fonction des goûts, des envies, et qu'ils sont réalisés en direct de la cuisine ouverte donnant sur la salle du restaurant. Cette partition libre répond à des critères stricts d’une cuisine reposant sur les bases incontournables de la cuisine italienne mais revisitée par une inspiration débridée et moderne.

Une mise en bouche légère et aérienne de crème d’œufs et de fromage rehaussée de lardons présentée dans sa coquille d'œuf débute les agapes, suivie de chips de pommes de terre avec une crème de Cabillaud et pistache idéales pour éveiller la curiosité des papilles !

 

 

Le gastronome averti sera séduit par ces filets de rouget idéalement cuits par le seul contact d’une huile bouillante afin de préserver leurs saveurs soulignées d’une crème de petit pois et de pousses de scarole.

La salle est presque comble et l’activité est digne des enseignes italiennes avec ces accents transalpins conjugués aux différentes langues internationales des convives. L’art de la pasta est fièrement honoré par le chef Francesco Gasbarro avec ses raviolis d’agneau légèrement fumé alors que les gnocchis au pecorino et aux fèves révèlent tout leur fondant. Des associations délicates conjuguées avec gaieté.

 

 

La cuisine de La Bottega est décidément créative sans pour autant enfreindre les codes des racines italiennes ce que confirme d’ailleurs ce Risotto de gambas rouges, orange et basilic. Peut-on encore être surpris à La Bottega ? Oui, avec cet étonnant turbot associé à la menthe et aux courgettes, une association audacieuse, mais réussie qui témoigne de la maîtrise des cuisines de La Bottega. Nous terminerons cette expérience gastronomique par un dessert curieux et original où un crumble de cacao, câpres et raisins secs revisite une fois de plus des saveurs connues en des déclinaisons novatrices, un leitmotiv gourmand à La Bottega, pour le plus grand plaisir de ses convives.
 

 

La Bottega accorde également une priorité à la carte des vins avec des suggestions idéales mets/vins qui se font l’écho des plats créés en cuisine. Ainsi, l’hôte de La Bottega pourra-t-il passer agréablement d’un vin du Frioule Delfino della Marchesa floral et minéral à un puissant et raffiné vin de Bordeaux Agape Chateaux L’Escart, sans oublier ce vin du Jura plein de noblesse Les Clous, Domaine de L’Aigle à deux têtes, et ce mémorable Sangiovese l’Alberaia, Paolo Caciorgna.

Rue de la Corraterie, 21 – Geneve (Suisse)
info@labottegatrattoria.com – +41 (0)22 736 1000
www.labottegatrattoria.com

6000 ans de réceptacles, la vaisselle des siècles par Michel Butor
musée Barbier-Mueller Genève
jusqu'au 31 janvier 2018

C’est un anniversaire quelque peu nostalgique qui est proposé au musée Barbier-Mueller, situé au centre de la vieille ville de Genève, avec la disparition récente le 22 décembre 2016 de Jean Paul Barbier-Mueller, lui-même, président-fondateur de la Fondation. Triste absence qui se double par la disparition également récente de Michel Butor, décédé quelques mois avant, le 24 août 2016, et qui avait été sollicité pour fêter les 40 ans du musée. Cette belle et émouvante exposition, « 600 ans de réceptacles », qui se tient actuellement à la fondation, est donc bien plus qu’un anniversaire, mais bien un très bel hommage rendu tant au poète et romancier, Michel Butor, qu’au collectionneur Jean-Paul Barbier-Muller, tous deux épris d’humanité.

 


Michel Butor avait choisi cent pièces majeures à partir de ses affinités électives, un choix où singularité, sensibilité et poésie tissent un dialogue intime. Un dialogue partagé avec les visiteurs, presque comme un murmure, autour d’une scénographie naturelle et remarquable. Le thème du réceptacle a été choisi avec un plaisir évident par cet amoureux de la langue et des idées recueillies par la mémoire, comme ces objets recueillent les actions des hommes depuis l’aube des temps.

 

 

À la fois fruits de nos projections et invitations à interroger l’au-delà et l’indicible, ces vases, plats, carafes, boîtes et autres situles parlent au visiteur en écho aux murmures qu’a bien voulu laisser sous la forme de poèmes Michel Butor en vis-à-vis de ces témoins de l’humanité.

Alors même que ces pièces proviennent des quatre coins de la planète et des temps les plus reculés de notre histoire, Michel Butor les a classés en « rayons » selon l’inspiration qu’il reçut de leur forme, histoire, matériau, et surtout du message qu’ils ont bien voulu transmettre au poète.

 

 

De cette rencontre que l’on devine secrète et intime sont nés un véritable partage et une ode d’amour ou d’humanité, mais pour Michel Butor, ce poète à la sensibilité à fleur de peau, c’est presque un synonyme, une tautologie. Avec le recul, on se dit bien entendu que c’est un testament, la prescience que bientôt il pourrait poursuivre ces conversations après sa vie terrestre, prémices à une communion parfaite avec l’humanité. Le visiteur passe d’une salle à l’autre, littéralement inspiré par ces fonctions des réceptacles qui suggèrent, présentent, versent, conservent ou donnent encore…

 

 

Antiquité et artistes contemporains s’entrecroisent aux détours de l’Afrique, de l’Océanie ou des Amériques. Les frontières de la création s’étiolent, le souffle vital qui a animé ces témoins, et les anime encore, se renforce, ce qu’a bien compris Michel Butor. Chaque objet est expliqué dans son contexte et ses utilisations, mais c’est dans l’entrecroisement de leur rencontre que se niche - grâce à l’acuité de Michel Butor et à la scénographie du musée - la fertilité de ces découvertes.

Musée Barbier-Mueller
Rue Jean-Calvin, 10
1204 Genève

Du Rhône Chocolatier

Genève

 

Du Rhône Chocolatier compte assurément parmi les meilleurs chocolatiers genevois ; un nom qui appartient non seulement à l’histoire de la ville mais qui a su également se positionner à la pointe de la créativité. C’est en 1875 que Monsieur Pertuiset installe sa chocolaterie au 2 rue du Rhône, le début d’une belle histoire d’amour entre ce passionné de la fève de cacao et la société genevoise toujours plus pressée depuis lors de découvrir les saveurs créées par cet établissement à la renommée croissante. Au XXe siècle, c’est dans le monde entier que la renommée de Du Rhône se fait connaître, même si depuis 1976, le célèbre chocolatier a certes déménagé au 3 rue de la Confédération, rien ne change, ni le célèbre nom ni sa renommée jamais démentie. En 1986 les frères Alexandre et Lorenzo Marangoni ont pris la direction de cette adresse incontournable de Genève où vous pourrez régulièrement rencontrer le très sympathique Federico Marangoni, Directeur Général Du Rhône Chocolatier.

 


Que ce soit le General de Gaulle, Grace Kelly, J.F. Kennedy, Maurice Chevalier, Colette, Dwight Eisenhower, Winston Churchill et bien d’autres personnalités, tous ont un jour ouvert la porte de cette célèbre institution pour y déguster, le Coline, une ganache noire intense avec 70 % de fèves de cacao du Brésil et de Papouasie-Nouvelle-Guinée et pour lequel le chocolatier a obtenu le 1er Prix du salon international des chocolatiers de Genève en 2011, et, bien entendu, le plus que fameux Mocca Glacé, le secret le mieux gardé du chocolatier depuis plus d’un siècle et pour lequel il a également obtenu le Prix Gault & Millau…
Les prix internationaux décernés, année après année, témoignent de la qualité irréprochable des créations réalisées par ce Maître chocolatier et cet artisanat de luxe. Le choix des meilleurs produits, avec une fine sélection des fèves, un contrôle et un soin de la plus haute exigence apportés à toutes les étapes de la production ont valu à cette célèbre enseigne chocolatière la reconnaissance d’une fidèle clientèle tant genevoise qu’internationale. Au titre de cette haute exigence, le refus ferme du chocolatier Du Rhône d’incorporer des additifs chimiques et autres agents conservateurs dans ses créations, une garantie de qualité et de fraîcheur de plus en plus rare malheureusement ! Les fins connaisseurs ou les amoureux et gourmets ne s’y trompent pas et tous ont en mémoire gustative la célèbre enseigne.

 

 
Dans les chocolats noir, l’amateur averti retiendra assurément également L’Impérial, l’accord parfait entre une ganache noire 70% de fève bio de la République Dominicaine aux deux thés, Earl Grey et Chine non fumé, chocolat noir ayant été primé au salon International des chocolatiers de Genève en 2012, ou encore le noir Helène, un massepain salé très légèrement avec sa ganache fine de caramel enrobée de chocolat noir ou encore le Citrus, une association subtile d’une ganache noire et du citron vert.

Mais, le choix pourra également se porter sans hésitation sur des « clairs » ou chocolats au lait tels que Le Divin, l’association, digne de son nom, d’une ganache lait avec une pointe de subtilité de pâte de cacao, Le Marie-Galante pour son accord fondant cacahuète et caramel au beurre salé ou encore L’exotique, une ganache lait aux fruits de la passion.
 

 

Pour les gourmands et les amoureux impénitents de pralinés, leur choix pourra se porter sur le classique et non moins délicieux Malakoff, un authentique praliné lait noisette réalisé à l’ancienne ou Le Délicat, un praliné noisette clair en feuillantine sans oublier le doux et délicat Aveline lait, un praliné lait aux amandes de Provence.
Chaque chocolat que cela noir ou « clair » signé Du Rhône fait l’objet d’une réalisation entièrement « fait main », fruit d’une création soignée par le maître chocolatier Jean-Pascal Sérignat et son équipe. L’excellence du chocolat où créativité, originalité et tradition sont à chaque fois interrogées pour émouvoir le palais et susciter ces réminiscences de l’enfance retrouvée…. Pour cela, le chocolatier Du Rhône privilégie cette émotion toujours renouvelée de l’onctuosité et de la fraicheur de ces chocolats aux fèves de première qualité avec une répartition idéale de la ganache, une découpe adaptée des pralines et un enrobage équilibré.

 


A noter que pour cette année 2017, le célèbre chocolatier surprend encore agréablement sa fidèle clientèle avec sa toute nouvelle création de chocolats noirs « de printemps/été », de subtiles associations de ganache avec une pâte ou gelée de fruit et aromates telles que fraise-basilic, abricot-thym ou framboise-citron vert sous un joyeux habillage aux couleurs « ethniques », léopard, rose, vert…qui raviront petits et grands gourmands ! Les alliances sont subtiles, les associations les plus complexes ne saturent jamais le palais mais au contraire l’émerveillent et le rassurent. Ce grand art est présenté dans des écrins raffinés et sobres, signe des meilleurs enseignes d’antan.

 


Le gourmet trouvera encore mille et une autres saveurs ou surprises dans ce paradis du chocolat tels ces sachets de grains de café pour accompagner cette même boisson ou ces extraordinaires pâtes de fruits où le sucre s’efface pour privilégier le souvenir du fruit sans oublier les marrons glacés qu’il faut à tout prix découvrir pour cet art équilibré du fruit et du sucre.
Du Rhône Chocolatier a depuis longtemps déjà acquis ses lettres de noblesse dans l’art du chocolat et de la confiserie, une maîtrise toujours renouvelée et qu’il faudra découvrir lors d’une visite gourmande à la célèbre enseigne 5 rue de la Confédération à Genève ou par correspondance sur le site de la célèbre marque.

Du Rhône Chocolatier
Rue de la Confédération 3 P.O. Box 5241 1211 Genève
Tél +41 (0) 22 311 56 14 info@du-rhone.ch
www.du-rhone.ch

 

Histoire de Genève

 

Histoire de Genève. Coffret Mathieu Caesar, Corinne Walker, Olivier Perroux, Editions Alphil, 2015.

 

 

 


Mathieu Caesar est spécialiste d’histoire médiévale et sa thèse de doctorat a porté sur la communauté de Genève aux XIV° et XV° siècles. C’est le fruit de son travail universitaire ainsi que d’un attrait porté à la région de Genève et de la Savoie qui se trouvent réunis dans le premier volume de ce coffret de trois tomes consacrés à l’Histoire de Genève. Un coffret incontournable pour les amoureux de cette ville ! Le premier volume, La Cité des Evêques (Ive-XVIe siècle), débute par les premiers temps de la ville à la fin de l’Antiquité, époque du IV° siècle qui voit les frontières de l’Empire romain vaciller sous les assauts du monde barbare qui l’entoure.

 De ces structures persisteront comme en Gaule, la puissance ecclésiastique et Genève sera rapidement La Cité des Évêques,une ville forte de par sa position stratégique au cœur de l’Europe et de ses voies de communication. Le deuxième volume, intitulé « De la Cité de Calvin à la ville Française (1530-1813)», et rédigé par Corinne Walker, également historienne et spécialiste de Genève sous l’Ancien Régime, s’attache pour sa part à analyser la cité de Calvin avec les profondes transformations imposées par la Réforme. Commerce et négoce vont également venir renforcer le poids d’une bourgeoisie présente, bourgeoisie qui réclamera de plus en plus de pouvoir. Mais, derrière l’aspect bucolique de son paysage, Genève est aussi l’objet de convoitise et de stratégies à la veille de la Révolution française et qui mèneront quelques années après sa réunion à la France. De cette période demeureront de nombreux traits culturels que Corinne Walker met en évidence et qui permettent de mieux comprendre l’esprit de la ville. Olivier Perroux, historien ayant analysé dans sa thèse de doctorat les élites bourgeoises au XIX° siècle, signe enfin avec « De la création du Canton en 1814 à nos jours » le troisième volume de ce coffret consacré à l’histoire de cette étonnante ville de Genève. La création du canton dans un contexte industriel marqué par l’emprise importante de l’horlogerie, une identité à la fois marquée par un repli sur soi et une ouverture au monde extérieur, c’est en effet une société faite de contrastes qu’il revient au lecteur de découvrir pour mieux parfaire sa connaissance de cette cité bordant le Lac Léman grâce à ces trois ouvrages de fond richement agrémentés de cartes et d’illustrations.

Pour tous ses déplacements à Genève et autres directions à partir de la ville suisse, Ambassador Limousine a gagné une réputation d’efficacité et de ponctualité lui donnant une place privilégiée dans les transports haut de gamme de personne. Depuis plus de vingt ans, en effet, cette société dynamique est devenue la société de référence pour tous les trajets dans la ville bordant le lac Léman.

 

 

 

 

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Florence

gemme de la Toscane

 

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Ouverture

 

La Toscane a revêtu, en ces jours, sa livrée de printemps. Le vent fait ondoyer la richesse des prés en une déclinaison de verts, tendres ou profonds, céladon ou fugaces selon les effets du soleil. À l’approche de la ville aux pierres et briques antiques, les vibrations de l’air trahissent l’accumulation de la mémoire. Celle des hommes et des générations qui ont converti cette richesse en abondances architecturales, œuvres d’art passées à la postérité, long fleuve qui a pour nom Arno et dont les teintes ocre s’harmonisent avec les palais qui le bordent, à moins que cela ne soit l’inverse…
Au pied des Uffizi, des antiques demeures et de ses majestueuses églises, les pas sont comme amortis par les ruelles florentines, le bruit assourdissant des visiteurs s’estompe au gré des heures, il y a toujours un lieu pour s’isoler à Florence et renouer avec l’Histoire qui chuchote à chaque coin de ruelle. C’est l’instant rêvé pour être l’invité de cette ville, c’est le moment délicieux pour se perdre et se retrouver dans ses enchevêtrements de palais, de basiliques et de chefs-d’œuvre. Le promeneur croit avoir entendu quelques réflexions chuchotées par Dante en revenant de Santa Croce, ce n’était semble-t-il qu’un vol de martinets enjoués par le printemps. Des pancartes composent un jeu de piste pour retrouver les traces de ces illustres ancêtres, mais il suffit de prêter l’oreille à tous les possibles pour qu’entre fracas opposant Guelfes et Gibelins, nous continuions tranquillement notre chemin dans cette cité au cœur de lys et y découvrir ce qui nous importe. Giotto croise votre regard lorsque vos yeux s’élèvent au sommet du majestueux campanile qu’il conçut, nous qui le pensions occupé à la seule représentation des sourires des anges. Florence oscille entre les hauteurs majestueuses de l’art et de la foi, entre le foisonnement de ses ruelles ou son fameux Ponte Vecchio qu’un long fleuve traverse suivant les siècles en un jeu de lumière incessant.

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Hôtel St Regis

point de vue unique sur l’Arno…

L’hôtel St Régis compte très certainement parmi les résidences d’exception ayant vue directe sur l’Arno. Légèrement en retrait de l’afflux touristique, il est pourtant au cœur du centre historique.

 

 

L’environnement architectural n’est qu’Histoire en ces lieux, sur cette place Ognissanti, sur laquelle le fameux architecte Brunelleschi reçut commande de la famille Giuntini d’y bâtir, il n’y a pas moins de quatre cents ans, une résidence dont le St Régis a hérité et fait sienne depuis. D’importants travaux ont eu lieu, il y a peu, afin de redonner à cette superbe résidence tout le style et le panache les plus proches de la construction initiale. Sur cette même place de l’hôtel se dresse également, discrètement, une belle église franciscaine, la Chiesa di Ognissanti. Connue des amoureux de l’art pour son célèbre crucifix réalisé par Giotto au XIVe siècle, récemment restauré, ses très beaux portraits de saints, celui de Jérôme peint par Domenico Ghirlandaio à la fin du XVe siècle et celui de saint Augustin par Botticelli, l’église demeure également connue pour y renfermer la sépulture du même Botticelli et de son fameux modèle Simonetta Vespucci. Nous sommes ainsi en plein cœur de la Renaissance et c’est avec ces références que nous découvrons le St Regis, palace cinq étoiles célèbre pour le raffinement de sa décoration, perceptible dès le hall d’entrée franchi.

 

 

Chasseurs et réception privilégient un accueil chaleureux, tourné exclusivement vers la satisfaction du client qui bénéficiera tout au long de son séjour d’un service de butler à l’ancienne, avec carte de visite et appel toujours possible pour régler les moindres détails. L’esprit des lieux inspire l’amoureux des beaux objets avec une décoration se faisant écho de l’humanisme florentin de par sa bibliothèque, ses œuvres d’art choisies avec goût, ainsi qu’un mobilier associant style et objets contemporains dans une douce harmonie. Inspiré des demeures patriciennes d’antan, le St Régis parvient à cet équilibre subtil d’un raffinement confortable, un style praticable et habitable et non d’apparats malgré les nombreuses tentures, dorures et fauteuils de style qui en font sa griffe inimitable. Pour toutes ces raisons, le St Régis reçoit depuis deux siècles les plus grands noms attirés par le calme, le charme du lieu, et sa vue imprenable.

 

 

Un bel ascenseur vous mène à votre suite spacieuse donnant directement sur l’Arno et disposant d’un généreux balcon où l’on pourra prendre agréablement une collation en cherchant à discerner les infimes variations des reflets du ciel sur l’onde… Les hauts plafonds éclairés par des lustres étincelants, un lit royal à baldaquin trône au milieu de la pièce aux accords de violine et de gris. Et face à lui, surprise, une baignoire à l’ancienne avec son miroir sur pied permettant de prendre un temps de repos tout en regardant le Ponte Vecchio, luxe suprême… Gravures et miroirs aux encadrements généreux, parquets à chevrons ajoutent à l’opulence des lieux. De confortables canapés, fauteuils et une pléiade de tabourets et petites tables ajoutent à ce confort classique aisance et plaisir.

 

 

Une fois écartées les lourdes draperies, vous découvrirez le spectacle de l’Arno étendant son cours sous vos yeux. La tranquillité est de règle ici et aucun bruit ne parviendra à vos oreilles tant les portes sont lourdes et isolées. Envie d’un SPA ou d’une limousine pour un achat en ville ? Tout est prévu en ces lieux enchanteurs pour qu’en quelques instants les meilleurs soins vous soient apportés. Au matin, le petit-déjeuner au balcon de l’immense salle du restaurant offrira tous les délices souhaités, pains, viennoiseries, gâteaux, omelettes et autres céréales, tout cela servi dans de la porcelaine avec élégance et prévenance. Un séjour passé au St Régis perpétue cette tradition de l’excellence florentine sous les auspices bienveillants de l’Arno !

 

Diner au Winter Garden By Caino à l’Hôtel St Régis de Florence…


C’est sous les lustres de la grande salle du restaurant de l’Hôtel St Régis de Florence que nous sommes accueillis par le responsable de salle Andréa qui orchestrera de main de maître cette découverte de la cuisine du chef, Michele Griglio, en partenariat avec la chef Valeria Piccini associant traditions culinaires de Toscane et cuisine internationale pour un restaurant étoilé au Michelin.
 


L’immense salle du restaurant évoque immédiatement ces fêtes fastueuses d’antan, un transport des décennies en arrière, à une époque où la magnificence était chose courante. Malgré le gigantisme du lustre, l’ambiance en ces lieux charmants n’est pas écrasante, bien au contraire, il y règne une douce intimité renforcée par la pénombre et la lueur des bougies que fait danser le piano enjoué de ce musicien au répertoire vintage du meilleur effet. L’équipe de salle se met en branle et tournoie autour de vous, maître d’hôtel, sommelier et chef de rang, toute cette équipe étant chargée de traduire et de transmettre l’art du Chef qui œuvre en ces lieux, le jeune et dynamique Michele Griglio, originaire de la région de Turin.

Nous débutons ce dîner par un magnifique homard légèrement cuit à la vapeur et servi sur un gaspacho de tomate et d’avocat en une jolie présentation florale, une fraicheur printanière bienvenue après les froidures de l’hiver. Une autre préparation régale le palais avec cette rascasse rôtie et préparée de manière originale dans une fleur de courgette et accompagnée d’une crème de courgette. Les accords sont tendres et délicats, la saveur des poissons soulignée par une préparation subtile des légumes.

 

 

Les accords de musique ajoutent au charme de ces instants, le pianiste anticipe les attentes et égrène des airs familiers propices au bonheur partagé. À la manière d’une valse oubliée, difficile de ne pas songer à toutes ces tables qui naguère ont dû entendre elles aussi des accords vibrants aujourd’hui disparus, mais l’heure n’est pas à la nostalgie, place aux instants festifs et à l’art de la pasta honoré de main de maître en ces lieux avec des raviolis « gnudi » à la ricotta, parmesan et herbes finement hachées pour un accord crémeux sans artifices. Les tortelli de rouget sur une crème de pois cassés et de poutargue sont également un régal avec leur préparation antique et précieuse à base d’œufs de mulet.

 

 

Les espaces sont déjà bien occupés en cette soirée, certains préférant les lumières de l’imposant lustre alors que d’autres convives ont recherché l’intimité des petits espaces protégés tout autour de la salle. L’équipe talentueuse valse autour de vous dans de belles livrées d’un blanc parfait, vos plats disparaissent et de nouvelles assiettes les suivent en un tourbillon de porcelaine et de cristal… Encore de belles découvertes avec ce loup de mer préparé à l’acqua pazza avec sa sauce tomate, une préparation originaire du sud de l’Italie et dont les apparentés avec une soupe légère de poissons sont manifestes, une belle manière de mettre en avant la fraicheur du poisson. L’échine de porc est braisée à très basse température avec du fenouil, framboises et un délicieux crumble de Finocchiona, le salami toscan explorant les associations subtiles sucrées salées.

 

 

L’heure est encore à la fête avec les desserts notamment cette tarte au citron déstructurée avec sa meringue ferme accompagnée de sa version plus moelleuse alors qu’une crème de citron et une glace du même agrume composent un ensemble équilibré. Une belle grappa, un café et des mignardises tentatrices prolongeront longtemps encore ces heures précieuses passées au restaurant Winter Garden by Caino avant une promenade nocturne au bord de l’Arno en direction du Ponte Vecchio, ce fidèle compagnon nocturne…
 

(Vin conseillé par le sommelier : Alto Adige Pinot Nero DOC “Barthenau Vigna S. Urbano” 2012 - Hofstätter
un vin 100% pinot noir d'un rouge intense, tanique frais et aromatique idéal avec les mets proposés)

The St. Regis Florence Piazza Ognissanti 1, Florence, 50123, Italie

Téléphone: (39)(055) 27161

www.stregisflorence.com

Gallery Hotel Art

Lungarno Collection

L’expérience Lungarno Collection est une occasion unique de goûter au savoir-vivre italien et à celui de l’excellence cultivée depuis des décennies par l’univers Ferragamo. Avec des hôtels et des suites de luxe, c’est en effet une manière de vivre raffinée ou excellence rime avec confort qui est proposée dans toutes ses déclinaisons par Ferragamo et Lungarno Collection.

 

 

Avec le Gallery Hotel Art, un boutique Hotel tout orienté vers l’art, c’est la culture et le luxe discret qui est offert en une version intimiste. Michele Bönan, l’architecte florentin renommé, a présidé à la conception de ce lieu tendu vers l’art, la mode et l’élégance, éléments indissociables de la marque Ferragamo. Le style et le design ont ainsi été dans les priorités pour la conception de cette résidence élégante à cent mètres du célèbre Ponte Vecchio tout en étant légèrement en retrait de la foule incessante qui sillonne l’une des merveilles les plus connues de la ville. De nombreux vernissages et évènements de la mode ont ainsi lieu en ces murs, l’Hôtel étant en effet connu pour abriter des expositions de renommée internationale et dont les vernissages connaissent un succès où les people sont nombreux…

 

 

Et, en ce moment, vous aurez le privilège de prendre votre petit-déjeuner en compagnie d’œuvres originales d’Andy Warhol et de Steve Kaufman son ami, l’exposition Andy Warhol Forever présente en effet seize des œuvres les plus iconiques du célèbre artiste du pop art américain provenant de la Rosini Gutman Foundation. Imprimant dans ces clichés passés à la postérité les profonds changements de la société américaine avec la consommation de masse, la reproductibilité des images et leur multiplication, l’artiste a immortalisé le portrait de Marilyn Monroe au destin tragique dont deux sont accrochés aux murs de l’hôtel ! D’autres œuvres célèbres également figurent dans les espaces de la réception et les couloirs menant à la bibliothèque telle la série Ladies and Gentlemen avec ses drag queens d’un club de New York ou encore ces fameuses représentations des conserves de soupe Campbell. L’exposition sera également l’occasion de découvrir certaines œuvres de l’artiste Steve Kaufman, ami et assistant de Warhol qui le surnommait SAK et qui a su dans cette même inspiration poursuivre et développer une narration et un style personnel.

 

 

Le Gallery Hotel Art place l’art de vivre au premier plan avec des suites d’une sobre élégance aux matériaux nobles, lin, cachemire, boiseries asiatiques et pierres de Toscane telle la Penthouse San Miniato. L’hôte pourra découvrir cette belle et agréable suite à l’équilibre parfait alliant raffinement des décorations, aménagement des espaces et cette impressionnante terrasse privée donnant sur la ville entière au dernier étage de l’hôtel ; Une suite qui offre l’expérience rare de vivre Florence à l’écart des bruits tout en profitant des monuments qui l’ont rendu célèbre. De jour comme de nuit, le Duomo, le Palazzo Vecchio, le Bargello, toutes les églises de Florence s’offrent en ce haut lieu à la contemplation des hôtes, et il n’est pas un clocher jusqu’à la lointaine San Miniato al Monte, ayant donné son nom à la suite, qui ne soit observable.

 

 

Il faut avoir fait également cette expérience unique d’un feu d’artifice, un soir de 25 avril, jour de la Libération italienne, bien confortablement installé dans son fauteuil pour comprendre que le Gallery Art Hotel privilégie toute une gamme d’émotions, à jamais gravées dans sa mémoire. Envie de repos et d’intimité, nous descendons dans la vaste chambre où tout a été prévu pour un confort maximal : grand lit, bureau, minibar, dressing, et salle de bain permettant de prendre une douche tout en regardant les toits de ville jusqu’à la fameuse coupole de Brunelleschi sans être vu ! Les expériences seront nombreuses au Gallery Art Hotel et la non moindre d’entre elles sera assurément la prévenance et la gentillesse de son personnel, disponible et souriant, à toute heure de la journée ou de la nuit…

Restaurant Caffè dell'Oro Lungarno Collection avec vue sur l’Arno…

Le Caffè dell'Oro est l’un des rares restaurants à donner directement sur le si célèbre et beau Ponte Vecchio et l’Arno, les emblèmes de la ville les plus connus. Lorsque la pénombre gagne, les petites édifications qui rythment le pont laissent l’impression d’une création de conte de fées lorsque la couleur miellée de ses façades laisse ressortir l’âge vénérable de ses boutiques. Nous prenons place à l’une des tables élégamment dressées de la marque Lungarno Collection du groupe Ferragamo propriétaire de cet établissement. Invariablement, les yeux s’attardent sur l’onde qui reflète fidèlement l’architecture de cet édifice construit au XIVe siècle et siège de la joaillerie depuis la Renaissance.

 

 

 


L’aménagement intérieur des lieux est à la fois urbain et privilégie un agréable confort avec ces fauteuils tapissés de beige et ces tables généreuses. Tapis et boiseries viennent apporter une touche de chaleur aux briques blanches. En ces lieux urbains, le nouveau chef étoilé Peter Brunel en collaboration avec le chef résident, Gilberto Vannini, qui officie également au restaurant Borgo San Jacopo de l’autre côté de la rive laisse une large part à la créativité italienne réinterprétée afin de satisfaire une clientèle internationale. Une mise en bouche raffinée sous la forme d’une mousse de pommes de terre associée à des œufs de poisson accompagne un Americano, bien venu, alors que le regard demeure rivé sur le point de vue unique du Ponte Vecchio.

 

 

 

 

Un carpaccio de bœuf très finement préparé avec ses mini artichauts, noix et olives fait la preuve d’une cuisine à la fois simple et raffinée avec ces associations héritées de l’antique tradition culinaire méditerranéenne aux accents internationaux, tout comme ce délicieux saumon fumé à l’aneth relevé d’une moutarde à l’orange en billes de couleur parsèment l’assiette.

 

 

 

La salle est comble en cette soirée de weekend et les accents du monde entier se conjuguent pour donner un air d’insouciance à cette ambiance festive. Les touristes ne cessent de faire crépiter le flash de leur appareil photo, ajoutant aux scintillements des lumières sur l’antique pont. Un poulpe grillé aux cèpes et aux pommes de terre ravit le palais par ces associations réussies terre – mer alors que les raviolis au potiron et parmesan jouent la carte crémeuse d’une préparation généreuse.

 

 

 

Le service est prévenant, francophone de surcroît, et a à cœur de conseiller de beaux vins italiens tel ce Sauvignon Winkl Terlan du Trentin-Haut-Adige au nord-est de l’Italie ou encore ce Vernaccia di San Gimignano Panizzi, un vin équilibré avec une belle acidité. Il restera encore des découvertes à faire au Caffè dell'Oro avec des desserts gourmands tel ce Tiramisu réinterprété avec ses traditionnels gâteaux secs Amaretti ou encore ce chessecake aux agrumes et aux châtaignes pour ajouter au charme de cette fin de soirée en compagnie du Ponte Vecchio !

 

Vicolo dell’Oro, 5 50123 - Florence
Téléphone ++39 055 27263 gallery@lungarnocollection.com
www.lungarnocollection.com

L’Hotel Brunelleschi

ou l’Histoire de Florence vécue…

Nous ne sommes qu’à quelques dizaines de mètres d’un des lieux les plus célèbres de la ville de Florence, le fameux Duomo et son Baptistère, et pourtant il règne un calme olympien dans cette toute petite Piazza Santa Elisabetta où nous avons rendez-vous avec l’Histoire !

 

 

 

 

Le cœur historique bat en effet en ces lieux à plein régime. L’hôtel Brunelleschi est installé dans l’ancienne tour byzantine de la Pagliazza construite au milieu du VIe s. et de l’église San Michele in Palchetto. Dans les fondations antiques de la tour, aujourd’hui visibles en un petit musée privé accessible aux hôtes de l’hôtel, on a retrouvé un bain datant de l’époque romaine… Nul étonnement alors que le célèbre romancier Dan Brown ait fait de ce lieu non seulement sa résidence lors de ses séjours dans la ville, mais surtout qu’il l’ait cité à deux reprises dans ses best-sellers mondiaux le Da Vinci Code et Inferno.

 

 

 En ces lieux chargés d’histoire, c’est un dédale de couloirs, de vieilles pierres admirablement restaurées en une association harmonieuse avec éléments modernes et design réussi qui accueillent avec chaleur les hôtes. Les éléments anciens du précédent hôtel ont été réhabilités avec goût et élégance en des jeux de miroirs accrochés aux murs, des éléments placés ici ou là pour un effet charmant, à nul autre lieu pareil. Malgré ce passé le plus ancien omniprésent dans ces murs, la modernité est partout dans les 96 chambres et suites équipées de tout le confort moderne d’un hôtel de luxe : télévision par satellite, WiFi, minibar… « Notre priorité est de permettre à nos hôtes de vivre en ces lieux uniques une expérience humaine et artistique authentique » souligne Claudio Catani, le dynamique General Manager de l’Hôtel Brunelleschi. « Nous sommes convaincus du caractère essentiel d’une authenticité du service et non d’un standard de base. Pour cela, nous aimons donner à notre équipe la liberté de prendre des décisions en ce sens, une latitude exclusivement orientée pour cette expérience née de ce rapport humain ».

 

 

Et toute personne ayant séjourné à l’Hôtel Brunelleschi pourra témoigner que ce ne sont pas là que vains mots. Qu’il s’agisse du responsable de la réception qui prendra la responsabilité d’un changement de chambre pour une meilleure adéquation de l’attente des clients, ou du responsable du restaurant établissant avec rigueur et prévenance un repas dans les règles de l’art, tout est en effet orienté vers une prévenance et personnalisation du service. Lorsque l’hôte du Brunelleschi empruntera les différents ascenseurs pour grimper au sommet de l’hôtel et atteindra la Pool Suite, une surprise l’attendra. En effet, située au plus haut, en duplex, cette généreuse Suite offre tout d’abord un salon décoré avec goût et une vaste salle de bains avec une immense baignoire – jacuzzi en marbre.

 

 

Une fois l’escalier intérieur du duplex gravi, d’autres ravissements l’attendent encore avec cette chambre donnant sur le Duomo quasi à portée de mains et cette terrasse privée équipée d’une baignoire hydromassage extérieur… Il sera difficile de quitter ces lieux après une telle expérience, observer de nuit le Duomo avec sa fameuse coupole qui a donné le nom à l’hôtel est un songe qui restera gravé à jamais dans la mémoire.

Osteria della Pagliaza - Hotel Brunelleschi

 


C’est encore une rencontre avec l’Histoire que propose l’Osteria della Pagliaza de l’Hôtel Brunelleschi située dans une ruelle toute florentine à deux pas du Duomo. Niché au cœur d’une antique tour byzantine dont les fondations remontent à l’époque romaine, cet élégant restaurant propose une cuisine aux accents italiens interprétée avec raffinement dans ce cadre unique où vieilles pierres et mobilier tendance font bon ménage. Alessandro, le serveur, saura vous accueillir comme dans les meilleures maisons avec une distinction et une prévenance appréciées.

 

 

Il pourra vous conseiller - en français ! – cet œuf poché irréprochable avec sa crème de parmesan et truffe, idéalement proposé avec un verre de Champagne Perrier Jouet Brut… Grand classique de la cuisine italienne, le poulpe est ici rôti à basse température sur un lit d’épinards et une sauce tomate accompagné d’un Chianti classico tanique et fruité sans excès. De notre place, nous pouvons observer cette petite place où la terrasse de l’hôtel a disposé ses parasols et ses petites tables dont profitent ses hôtes. Peut-on imaginer avec une telle tranquillité qu’à quelques mètres de là seulement, le fameux Duomo et son non moins illustre baptistère sont assaillis par une horde de touristes internationaux ?

 

 

 

 

Nous goûtons à cette tranquillité avec ces murs vénérables, cette histoire florentine omniprésente en pensant que Dante a foulé cet endroit à maintes reprises, suivis en cela par tout ce que l’histoire de l’art compte d’artistes prestigieux… Il faut avoir également dégusté, en ces lieux privilégiés, l’ombrine à la ligure avec ses tomates séchées, fruits de mer et ragout d’aubergine pour apprécier toute la saveur de la cuisine de l’Osteria della Pagliaza avec cet équilibre idéal entre saveurs franches de la tradition méditerranéenne et notes inventives.

 

 

Les desserts seront au diapason de ce repas, un fondant Tiramisu – Italie oblige – avec ses biscuits Amaretti et des cubes de gelée au Vermouth pour une touche moderne ou encore ce délicieux gâteau aux cantuccini et poires cuites au Vino Santo viendront conclure idéalement ce repas passé au cœur intimiste de la Florence médiévale.

Alessandro saura également vous conseiller un beau voyage avisé parmi les vignobles italiens lors de votre repas avec un Chianti Classico 2015 Peppoli Estate by Antinori Sangiovese Toscana, un Pinot Bianco 2014 by Villa Russiz Friuli Venezia Giulia et un Bruciato 2015 Bolgheri DOCG by Guado al Tasso.

 

HOTEL BRUNELLESCHI FIRENZE Piazza Santa Elisabetta, 3 Firenze 50122

Tel. +39 05527370 info@hotelbrunelleschi.it

www.hotelbrunelleschi.fr

© Lexnews

L’Enoteca Pinchiorri

ou le Paradis de la gastronomie florentine…

Au numéro 87 de la Via Ghibellina, à Florence, se tient l’une des adresses mythiques de la ville, emblème de la haute gastronomie italienne et internationale. En effet, c’est, ici, au cœur de la ville ayant connu le célèbre poète Dante Alighieri, de cette rue chargée d’Histoire et d’histoires arpentée par les plus grands artistes de la Renaissance italienne que se tient fièrement l’Enoteca Pinchiorri.

 

 

C’est un superbe palais qui abrite ce restaurant trois étoiles au Michelin avec ses fenêtres protégées d’antiques ferronneries et ses deux piliers en marbre qui entourent la vénérable entrée. Par ce début de soirée et avec la douceur printanière, un parfum de légèreté règne sur Florence et l’accueil dès les marches franchies est celui des grandes maisons, dirigée ici même par le Chef Annie Féolde, première dame à avoir reçu les célèbres trois étoiles en Italie, et de Giorgio Pinchiorri dont la renommée de la cave a fait le tour du monde. Cette cave est un moment d’émerveillement pour qui a eu le privilège de sa découverte.

 

 

Sa notoriété tient aux choix sûrs opérés par son propriétaire Giorgio Pinchiorri bien avant que l’économie mondiale ne s’y intéresse. Véritable mythe, nous comprenons pour quelles raisons cet endroit fait écarquiller les yeux de tout amoureux de vin à sa seule évocation. Alors que des trésors se trouvent à portée de main, vous ne savez plus où donner de la tête. Les vins les plus renommés Pétrus, Mouton-Rothschild, Lafite, Romanée-Conti sont non seulement présents mais très souvent dans des échelles de dates vertigineuses. L’Italie et la France sont au banc d’honneur bien entendu, mais d’autres pays du monde entier y ont également une ambassade de choix.

 

 


Mais le ravissement gagne aussi dès que nous rejoignons notre table dans cette belle salle carrée à la décoration classique. Une carte des eaux occupe votre attention alors que le chef de salle vient s’enquérir de vos préférences. Nous commençons cette dégustation par un loup de mer associé à une crème de pommes de terre mimosa, une sauce persil rehaussée d’échalotes, avec un équilibre immédiat des saveurs. Le Saint-Pierre préparé avec une pâte à l’encre de seiche et ses pousses d’épinards accompagné d’une sauce Béarnaise et d’une gelée de camomille est également un régal de saveurs gourmandes où chaque produit fait écho aux autres associations.

 

 

 

Notre repas commence décidément sur une note élevée et le service est en parfait accord avec ce haut degré de maîtrise culinaire. Tenue et maintien irréprochables, prévenance et élégance sans affectation.

Toutes les tables des salles de ce restaurant prestigieux sont, bien sûr, réservées et les convives souriants demeurent surpris par cette alchimie entre perfection du service, cuisine de très haut niveau accessible aux sens et cette douceur toute italienne dans les attentions.

 

 

Italie encore dans l’art de la pasta ici pratiqué de haute volée avec ces tagliatelles aux scampis et herbes aromatiques, haricots verts et pancetta. L’onctuosité et la rondeur de la préparation réserveront bien des surprises aux convives de l’Enoteca ! Préparation singulière et raffinée encore avec ces Agnolotti fourrés de polenta blanche accompagnés de son ragoût de « chiocciole vignaiole », une variété locale de petits escargots. Les conversations dans toutes les langues du monde vont bon train dans cette salle désormais complète, les vins et la gastronomie dans cette alliance impeccable ajoutent au charme du lieu, et signent une indéniable réussite.

 

 

Il faut avoir également dégusté ce porcelet cuit sur la broche avec ses racines de persil en papillote, sauce verte et citron pour apprécier toute la rigueur et l’équilibre des mets associés, chaque plat étant, en ces hauts lieux, une surprise en soi. La cuisine d’Annie Féolde rassure par ses réminiscences d’une gastronomie ancestrale toujours gratifiante mais n’hésitant pas par son audace parfaitement maîtrisée à sortir des sentiers battus. Les surprises sont loin d’être terminées à l’Enoteca Pinchiorri avec cet original semifreddo de gorgonzola qui clôt, et en douceur, les saveurs salées en anticipant la part sucré du repas.

 

 

Un nuage de blanc de neige et de meringue en prédessert suivi d’un inoubliable baba au citron, limoncello et lait d’amande et de verveine atteint des niveaux de légèreté sans excès de sucre. Puis viendront encore le plateau de chocolats déclinés dans toutes les versions pour accompagner joyeusement un café et une vieille grappa, un rêve qui ne s’arrête jamais, même une fois le seuil du restaurant passé, pour de longs souvenirs inoubliables…
 

 

Pour accompagner ce repas, nous découvrirons ce gemme méconnu en France d’un Leonia Rosè 2012, un vin inspiré d’un séjour en Champagne au XIXe siècle avec un vin de pinot noir remarquable avec les hors d’œuvre alors que nous restons toujours en Toscane avec ce vin de la même maison Frescobaldi, un Gorgona 2015 marqué par les embruns marins proches et une belle minéralité et une longueur en bouche remarquable. Nous franchissons les Alpes avec ce mémorable Clos de la Roche 2009 DomainePonsot, un vin d’une toute petite superficie, noble et robuste à la fois. Retour en Toscane avec ce vin D’Alceo 2008 Castello di Rampolla avec une association moins familière en France de Cabernet et Petit Verdot qui offre un vin à la force tempérée par ce dernier raisin.

Enoteca Pinchiorri
Via Ghibellina, 87, 50122 Firenze, Italie
Téléphone : +39 055 242757
https://enotecapinchiorri.it

Cibréo

ou le bonheur gastronomique partagé

C’est une belle promenade dans la Florence de la Renaissance auquel invite l’entrelacs de ruelles pour rejoindre le restaurant dénommé Cibréo, cette adresse incontournable bien connue des gastronomes avertis. Situé non loin de Santa Croce, la maison de Michel-Ange, les marchés colorés de Sant-Ambrogio et son église du même nom dont les origines remontent jusqu’au V° siècle, c’est toujours un plaisir que de s’y rendre.

 

 

En ces lieux règne en effet une belle et haute institution dirigée avec sourire et générosité par le grand chef Fabio Picchi. Parmi les différentes adresses gastronomiques que propose Cibréo, le restaurant est certainement le phare et l’expérience incontournable à faire lors de son séjour à Florence. Vous aurez peut-être la chance de croiser le maître des lieux Fabio Picchi à la barbe fleurie ou bien sa compagne et comédienne Maria Cassi qui arpente souvent les lieux entre deux tournées internationales. Giulio, son fils, vous accueillera également probablement, et vous ne le regretterez pas, sauf si vous êtes d’humeur morose, tant la bonne humeur alliée à la générosité, à l’humour et à la bienveillance président en cet endroit magique, plein de surprises et de découvertes !

 

 

Le décor est planté, le meilleur reste à venir… Dès les premiers instants, Giulio s’assiéra à votre table car, ici, nulle carte mais des suggestions proposées en fonction des saisons, du marché et surtout de vos envies et attentes ; fin psychologue, Guilio établira avec vous d’un commun accord le menu après quelques précisions et suggestions, une belle manière humaine du partage et combien plus parlante qu’un menu de papier… Alfonso, francophile élégant et prévenant, commencera alors à disposer tout autour de vos assiettes, en une valse toute de légèreté gourmande, une multitude de petits antipasti qui vous feront écarquiller les yeux à la manière d’un enfant le matin de Noël. En ces lieux bénis de traditions, de savoir-faire et de générosité, tout est appétissant, coloré, savoureux… flanc de yaourt au citron, toast de foie de volaille, salade de fèves fraiches, carottes marinées, crème d’amande, mie de pain et huile d’olive, artichauts marinés avec lesquels Consuelo, la sympathique sommelière, vous proposera un mémorable Franciacorta « Freccia Nera » 2012, en accord parfait.

A qui souhaite déguster une véritable soupe de poissons dans les règles de l’art, qu’il vienne découvrir celle du Cibréo où chaque ingrédient est dosé, nulle surcharge d’épices ou autres artifices, mais ces saveurs rares de réminiscences…

 

 

Même impression avec ce Minestrone qui renouvelle l’art de cette soupe traditionnelle en de belles émotions de légumes idéalement préparés. Décidément, tout est affaire de générosité aux cuisines du Cibréo, cette dernière se transmettant joyeusement et instantanément dans les assiettes et le contentement des convives. Le carpaccio d’Ombrine avec sa purée de céleri et son huile d’olive vierge ravit également le palais par la fraicheur de beaux produits. Arrive encore une surprise des fourneaux du Cibréo, d’étonnants artichauts renversés sur un œuf poché avec sa purée de pommes de terre et une belle chicorée de Trévise. Tout n’est qu’équilibre et raffinement accessibles aux sens et à l’expérience.

 

 

Les desserts prolongeront encore cette même expérience de partage avec ce cheese-cake au fromage blanc fermier et sa marmelade maison d’oranges amères, cette tarte aux framboises printanières et panna cotta, sans oublier ce gâteau au chocolat… Tout au long du repas Consuelo vous suggéra avec attention de beaux vins italiens pour accompagner ces mets : un Vermentino « Montalti » 2015, un Chardonnay « Castello di Ama » 2014 et un Cabernet Sauvignon Merlot « Di Vajra » 2015 avant une dernière grappa tout aussi remarquable que ne fut ce délicieux déjeuner.

 

Cibrèo ristorante Via del Verrocchio, 8r Firenze
Tel. : 055 234 11 00 e-mail : info@cibreo.com
www.cibreo.com

Dîner au restaurant Boccanegra

sur un air de musique…

En plein cœur de Florence, dans une rue où la proximité du Teatro Verdi offre l’animation d’un endroit enjoué, il est un lieu où la restauration est érigée en art… sur un air de musique… À la nuit tombée, alors que tous les Florentins s’apprêtent à sortir par cette belle soirée printanière, nous découvrons une adresse dont le nom ne peut qu’attirer le mélomane amoureux de l’opéra italien « Simon Boccanegra », titre d’une œuvre de Verdi composée pour la Fenice d’après l’œuvre du poète espagnol Antonio García Gutiérrez.

 

 

Le décor de ce lieu par son seul nom empli déjà de promesses se révèle plaisant avec ce mobilier ancien, cette patine des temps qui ajoute au charme du décor du Palazzo Salviati-Quaratesi, un palais datant du XIVe siècle. Nous débutons ce repas par un flan d’artichauts accompagné de foie de volaille, un accord subtil entre ces saveurs qui aiment s’associer.

 

À la manière d’un flanc onctueux à base de Pecorino di fossa, une autre préparation gourmande nous est servie associée à des pêches cuites au Sangiovese et à un chutney d’oignons. Avec un verre de Chianti Castello dei Rampolla 2014 Classico, un accord de fruits rouges et un équilibre en bouche…

 

 

La morue en croute avec ses pistaches et ses haricots verts primeurs est également un moment de cuisine équilibrée, aux associations inspirées pour un plat rassérénant. Plus enlevé, le risotto à la chicorée et crème safranée joue la carte de l’audace avec ses saveurs plus acidulées.

La salle est déjà bien occupée en ce début de semaine, les lieux sont réputés pour sa carte et de sa cave. Les desserts offrent également de belles découvertes telle cette tarte aux oranges fraiches et nappée d’un sabayon et de chantilly. Le temps passe trop vite au Boccanegra et cafés et digestifs tenteront de retenir encore quelque temps ces instants passés en ses murs.

 


Via Ghibellina, 124/R - 50122 -

Tel 055 200 10 98
www.boccanegra.com

 

La Cucina del Garga

une atmosphère à nulle autre pareille

La Cucina del Garga n’est qu’à quelques pas de San Lorenzo et c’est dans un restaurant aux allures de galerie que vous entrerez, accueilli en personne par le Chef Alessandro Gargani, maître des lieux, de retour au pays après huit années passées à New York ou par sa mère Sharon , une sympathique Canadienne qui est elle-même cuisinière et n’hésite pas à transmettre son art à son fils notamment pour les desserts...

 

 

 

 

 La disparition de son père et le mal du pays ont eu raison de ses expériences internationales, et depuis quelques années déjà, c’est aux cuisines de son excellent restaurant italien qu’il a donné toute sa priorité, priorité partagée avec les nombreux liens tissés avec les artistes de Florence et de l’étranger qui exposent chez lui et viennent chaque semaine partager leur expérience autour d’une table généreuse !

On le voit, ici, l’ambiance est à la communication et à la bonne humeur, sa cuisine inventive et stimulante gagne chaque année en renommée.

 

 

Partout des œuvres d’art, des tableaux les plus abstraits s’exposent au milieu des nombreux témoignages d’amitié et d’enthousiasme laissés par des clients. Ici, pas de tra-la-la, les convives ont plus le sentiment de dîner chez des amis que dans un restaurant classique.

 

 

Mais, nulle équivoque, chacun sait aussi qu’il y découvrira chaque jour une cuisine savoureuse préparée à partir d’ingrédients frais et rigoureusement choisi par le Chef en personne à 5 heures du matin au marché local tels ces artichauts sautés à l’huile d’olive et au citron ou cette soupe traditionnelle toscane, la Riboletta avec ses légumes cuits longtemps à feu doux pour des saveurs généreuses. Le Chef Alessandro excelle dans l’art de la pasta, un incontournable en ces lieux, bien sûr, avec cette généreuse assiette de spaghetti maison aux scampis et aux calamars …

 

 

Autre saveur, autre bonheur également que ces tagliatelles aux asperges vertes et truffes pour des accords subtils parfaitement équilibrés. Viendra l’heure des desserts avec le fameux Chesse-cake de Sharon accompagné de sa crème de mascarpone et framboises pour terminer ce dîner aux notes italiennes joyeuses et légères.
 

La Cucina del Garga Srl
Via San Zanobi 33-R 50129 Firenze
Tel 055 475 286 info@lacucinadelgarga.it
www.garga.it

Pandemonio

ou l’art de la Trattoria

Véritable immersion dans l’art traditionnel culinaire italien, Pandemonio est une affaire de famille où tout commence toujours par un accueil chaleureux avec cette agréable impression d’être, ici, entre amis. Les lieux sont d’ailleurs fréquentés principalement par des familiers, habitués fidèles de ce restaurant tout en longueur, très animé le soir avec une clientèle à la fois florentine et de touristes.

 

 

Pandemonio offre au déjeuner une ambiance plus calme, entre deux visites à la si célèbre Cappella Brancacci de l'église Santa Maria del Carmine, voisine à quelques pas de là. Les fresques de Masolino, Masaccio et Filippino Lippi occupent encore tous vos sens lorsque vous entrez par cette longue enfilade de salles vers le patio, logeant les multiples témoignages d’une clientèle fidèle depuis des décennies à cette institution locale. L’accueil est familial et la patronne de la maison, Giovanna, que tout le monde nomme la « Mama », veille avec énergie et attention à ce que l’ensemble du service soit voué à la satisfaction du client, ce que nous constaterons avec le soin apporté à ces petits gestes qui relèvent de la tradition.

 

 

Pour commencer, il faut à tout prix avoir gouté à ces antipasti maison avec assortiments de charcuteries locales, ces délicieux toasts de foie de volaille, et son tendre jambon…

Comment résister à ce médaillon d’aubergine confite à la tomate et généreusement accompagné de pecorino ? à eux seuls, ils pourraient bien constituer un repas savoureux ! Mais ce serait faire injure à la maison Pandemonio et à la spécialité florentine de la Taglietta servie ce jour avec ses artichauts de saison, une viande parfaitement préparée et gouteuse.

 

 

La cuisine italienne s’estime avec des plats simples comme ce risotto idéalement préparé avec ces premières asperges vertes de saison et parmesan. Aucune saveur inutile, pas d’artifices faciles, de beaux produits, une manière de les associer et de les préparer irréprochables. Encore des tentations avec ces desserts faits maison tel ce cheese-cake avec son coulis de fraises, ce Tiramisu fondant ou encore ce gâteau au chocolat.

 

 

Avec cet excellent repas, l’hôte de Pandemonio aura à cœur de découvrir les vins italiens retenus par la maison tel ce vin de Toscane Il Bruciato Guado al Tasso idéal avec la qualité de la viande proposée. Pandemonio est sans conteste une adresse qui perpétue une belle tradition culinaire italienne, généreuse à partager avec le plus grand nombre.
 

Trattoria pandemonio
via del Leone 50/r 50124 Firenze Italia

tel +39 055/224002
www.trattoriapandemonio.it

Promenade

musées & églises de Florence

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Florence rime avec art et beauté, c’est un fait entendu. À qui fait l’expérience – tôt dans la matinée – de gravir les marches des Offices, ce palais bâti par Vasari au XVIe s. et consacré à ce que la peinture italienne a de plus précieux, c’est assurément la promesse d’une succession de découvertes en redécouverte de chefs-d’œuvre infinis. Avec, bien sûr, la toute nouvelle présentation aujourd’hui retenue par les Offices des si célèbres Botticelli en une salle plus lumineuse et aérée, mais aussi les premières sections consacrées aux Primitifs toujours trop rapidement survolées lors d’une première visite, quelle profusion de chefs-d’œuvre, quelle joie !…

 


La cour intérieure du Bargello est à elle seule également une œuvre d’art avec son incontournable musée, le temple de la sculpture renaissance avec les œuvres éternelles de Donatello, Michel-Ange, Verrocchio…

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Le Palazzo Pitti avec la Galerie Palatine est aussi toujours un enchantement avec ses salles d’un autre âge, des accrochages à l’ancienne où de grands maîtres se retrouvent comme coincés dans des angles, presque relégués alors que les cartels se succèdent avec des noms illustres : Raphaël, Titien, Rubens, Pierre de Cortone, Caravage… Une découverte encore dans ce même musée à

l’étage supérieur (Galerie d’art moderne) avec les œuvres du XIX° siècle italien et notamment des maîtres de l’école Macchiaioli tel le talentueux Cristiano Banti.

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Surprise, et parenthèse avec l’art classique, pour le remarquable musée du Novecento, ouvert en 2014, donnant sur la piazza de Santa Maria Novella, un lieu très agréable dans cet ancien palais reconverti et aujourd’hui consacré aux œuvres du XX° s. avec Chirico, Severini, Casorati, Venna, Magnelli, jusqu’à l’art contemporain.
Saut vertigineux dans l’Histoire avec la visite du musée étrusque et égyptien, calme et à l’écart des foules.

 

L’art étrusque a une place de choix dans la capitale de la Toscane qui correspond à l’antique établissement de cette civilisation qui a tant donné aux Latins vainqueurs. Nombreux témoignages tels la Chimère d’Arezzo, L’Arringatore (ou l’Orateur), les centaines de bronzes, sans oublier la partie consacrée à l’Égypte antique avec des pièces issues des fouilles de

Champollion et de fragiles tissus coptes protégés de notre lumière du XXIe siècle dans des tiroirs presque secrets que l’on se doit d’ouvrir soi-même !

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À quelques pas de là, l’incontournable et toujours si émouvant Couvent San Marco avec ses cellules de moines toutes décorées des fresques de l’Angelico, notamment celle de Savonarole avec quelques souvenirs de son séjour en ces murs. Éblouissement toujours avec la petite salle au RDC qui regroupe une vingtaine d’œuvres lumineuses sur fond d’or de Fra Angelico dont la fameuse ronde des Anges lors du Jugement dernier.

Autre lieu, autre éblouissement avec Santa Maria Novella pour la Croix de Giotto, La Trinité de Masaccio, et tant d’autres chefs-d’œuvre qui en font un musée à part entière, sans oublier ses deux cloîtres un peu plus austères, il est vrai,…

 

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L’Église de Santa Croce pourra sembler

quelque peu plus souriante avec ses fresques de Giotto dans la chapelle Bardi, le crucifix de Cimabue, les tombes de Machiavel, Galilée, Michel-Ange, Rossini, Vasari, Ghiberti, Vittorio Alfieri et Niccolò Ugo Foscolo, sans oublier le cénotaphe de Dante Alighieri. Le cloître et les salles avoisinantes recèlent également des trésors où il est agréable de déambuler.

 

 

Plus intime et à l’écart du monde, il faut absolument entrer également dans l’Église d’Ognissanti avec sa célèbre Croix de Giotto, Ghirlandaio et saint Jérôme ou encore le saint Augustin de Botticelli ; le Maître italien repose ici en toute discrétion, non loin de la noble Simonetta Vespucci, célèbre pour sa beauté et qui lui

 inspira tant de ses œuvres…

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La visite du Duomo (Santa Maria del Fiore) s’impose, bien sûr, avec, sous l’immense coupole édifiée par Brunelleschi, les fresques du Jugement dernier peintes par Giorgio Vasari et Federigo Zuccaro sur 4 000m², une véritable Bible tout en peinture.
La Galleria dell’Accademia compte parmi les hauts lieux de la sculpture et de la peinture avec son fameux David de Michel-Ange et ses fascinantes sculptures non finito… Les salles de l’étage supérieur sont à tort souvent négligées lors des visites éclair alors même qu’elles recèlent une profusion de trésors de peintres primitifs italiens, notamment ces magnifiques fonds d’or de Lorenzo Monaco.

 

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Mais, la palme cette année revient très certainement et sans hésitation au nouveau Museo dell’Opera dirigé par son talentueux directeur Mons. Timothy Verdon ; un musée tout récemment rouvert après une refonte complète de ses espaces et de son parcours et qui met en valeur, par une scénographie soignée et réfléchie, sa riche statuaire (d’origine du Duomo) placée en « situation réelle » sur une façade reconstituée, sans oublier la Piéta de Michel-Ange tellement plus agréablement présentée…

 

A devouvrir le Museo dell'Opera :

 

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Florence Transfer Chauffeur Service

Florence Transfer Chauffeur Service assure tous types de transport en limousine, transferts aéroport et d’organisation de voyage en Toscane depuis de nombreuses années avec une satisfaction clientèle maximale. Créée en 1994 et dotée d’un portail performant sur le Web, Florence Transfer Chauffeur Service offre une large palette de services. Une ampleur géographique tout d’abord puisque cette agence n’est pas seulement spécialisée dans la ville de Florence, certes première destination touristique en Toscane, mais est également à même d’organiser toutes sortes de voyages vers d’autres destinations, qu’il s’agisse de Pise, Sienne ou encore vers les plus beaux vignobles de la campagne environnante…

 

 

 

 

Cette société dotée d’une flotte de véhicules haut de gamme (Bentley, Mercedes Class S et Viano Mercedes…) propose également, bien sûr, des transferts plus classiques de et vers les aéroports de Florence et de Pise, des courses avec chauffeur privé dans Florence et villes de Toscane ainsi que des tours dans les fameux vignobles du chianti…

Florence airport shuttle garantit une qualité des transferts où pour chaque déplacement le conducteur est à l’avance sur le rendez-vous avec pancarte signalétique, chauffeur polyglotte qui n’hésitera pas à vous donner toutes les informations quant aux lieux visités, l’histoire de la région et ses spécialités. Courtoisie et prévenance sont également au rendez-vous dans tous les services proposés par Florence Transfer Chauffeur Service , un chauffeur pouvant même vous attendre à la sortie d’un spectacle ou d’un restaurant en soirée ou bien organiser une visite impromptue de ce tout petit village toscan dont vous avez toujours rêvé…

 

 

Contrairement à bien des transferts improvisés, Florence Transfer Chauffeur Service possède une licence permettant à tous ses véhicules de rouler dans le centre historique de Florence pour parvenir à votre hôtel, aux musées ou aux plus belles églises de la ville, un point non négligeable à ne pas sous-estimer. Cette société décidément dynamique a même mis en place une excursion express à partir du port de Livourne pour les croisières faisant halte dans ce port, une manière de profiter de la découverte de Florence dans les meilleures conditions. Pour chaque rendez-vous pris avec Florence Transfer Chauffeur Service, une réponse est envoyée dans les 24 heures avec tous les détails afin d’organiser en toute tranquillité votre voyage en Toscane.


www.transfercs.com  transfercs@gmail.com

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Crète

entre cimes élevées et plages idylliques

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Ouverture

 

À peine arrivé en Crète, impossible à qui a découvert le roman de Nikos Kazantzakis « Zorba », et le film éponyme, de ne pas penser à ces plages où le narrateur et son turbulent personnage communiaient à l’immensité étoilée. L’âme et le corps dansent au rythme chthonien et stellaire chez l’un des plus grands poètes de l’âme crétoise, regardent le monde des pointes des pieds et embrassent les complexités de cris sauvages qui rappellent les temps immémoriaux où seuls les corps exprimaient les émotions. Effusion des sens qui brûle les cœurs les plus glacés, la Crète a bravé la modernité. Mais ces regards tendres et farouches à la fois demandent à gagner leur confiance, parallèlement à l’incontestable hospitalité crétoise. Position paradoxale d’insulaires amenés aux échanges et aux brassages, volontaires ou plus souvent subis, les Crétois aiment leur singularité, celle de leur cuisine, de leurs danses et de leur musique, même l’Église crétoise est indépendante de celle de Grèce… Et pourtant, tous les effluves de l’orient, les épices comme les accords de musique trahissent une curiosité vers l’étranger, une écoute que les ardeurs du soleil ne parviennent pas à estomper. Pays de contraste entre cimes élevées et plages idylliques. À l’image d’Ulysse évoquant son Odyssée chez Homère, toute âme sensible reconnaîtra qu’« Au milieu de la vaste mer est la belle et féconde île de Crète », un éternel labyrinthe duquel on ne souhaite jamais s’échapper.

 

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Elounda Gulf Villas & Suites

 

 

Après avoir sillonné entre ciel et mer, montagne et rive éternellement bleue, nous parvenons en un lieu paradisiaque qui a pour nom Elounda Gulf Villa, un ensemble de résidences de luxe face à la fameuse baie d’Elounda. L’impression première qui domine une fois franchi le portail de l’enceinte de cet ensemble hôtelier né d’une passion familiale est celle d’un havre de paix où nulle voiture ne circule, si ce n’est de petits véhicules électriques comme ceux utilisés sur les parcours de golf. Seuls les échos de la mer, du vent parfois, et de la nature toujours, parviennent à nos oreilles alors qu’un rafraîchissement accueille les nouveaux arrivants que nous sommes sur ce site lové entre montagne et mer.

 

 

Une de ces fameuses petites voitures nous transporte jusqu’à notre villa qui domine le vaste domaine et offre une vue imprenable sur la baie et cette mer d’un bleu entre turquoise et azur. Dès la porte ouverte, les espaces de ce lieu unique sont remarquables. Un vaste séjour-cuisine décoré avec goût et élégance donne sur une piscine à débordement avec jacuzzi attenant à l’usage exclusif des occupants de la villa et une vaste terrasse privée. Transats, table de jardin en teck, pergola pour s’abriter lors des heures les plus chaudes composent un décor que l’on dirait irréel tant le raffinement et le soin apporté aux détails enchantent.

 

 

Avant de se laisser tenter par un bain avec la mer Égée comme unique voisine. Nous descendons d’un étage, découvrons une salle de sport avec tapis de course et un appareil de musculation, une vaste salle de spa avec sauna, hammam, grand jacuzzi et salle de bains, tous ces soins étant séparés par des cloisons et une fois de plus exclusivement réservés à la villa. Une vaste chambre, suivie d’une seconde, complète ce cadre idyllique et l’on se dit secrètement qu’il sera bien difficile de s’échapper d’un tel paradis… Après avoir pris un bain avec ce vis-à-vis unique sur la mer Égée et la fameuse baie d’Elounda d’un turquoise presque irréelle, si une petite faim vient à pointer, un numéro à composer, un choix à faire sur la carte laissée près de l’appareil et quelques minutes après la sonnerie retentit à la porte de la villa.

 

 

Un jeune crétois, dynamique et stylé dresse une table sur la terrasse sous la pergola, présente de généreuses salades crétoises, sandwichs clubs et autres saveurs méditerranéennes avec un de ces vins dont la Crète a le secret et qui réchauffe le cœur, même si la température est déjà plus que généreuse… Ce n’est que le point de départ d’expériences innombrables, il faut imaginer cette même terrasse à la nuit tombée, lorsque la pénombre a gagné et que le ciel crétois laisse apparaître une voûte constellée d’étoiles, un verre au bord de la piscine éclairée et qui perpétue ce bleu azur même en plein cœur de la nuit. Il faudra bien de temps à autre quitter ce havre de paix, pour découvrir ces petits chemins qui couvrent l’ensemble du domaine et qui, en toute tranquillité et sécurité, permettent à toute heure du jour et de la nuit de découvrir les essences méditerranéennes dont le parfum enivrant dépayse les hôtes d’Elounda Gulf Villa. En cours de promenade, nous verrons les espaces consacrés au Spa et à la salle de Gym, l’espace surveillé spécialement dédié aux enfants, un peu plus bas, autour d’une vaste piscine, les salles des restaurants qui, du petit-déjeuner au dîner, offrent une cuisine raffinée à partir des plus belles expériences de la gastronomie crétoise.

 

 

Si l’on se décide finalement à quitter l’enceinte du complexe hôtelier, d’autres surprises attendent les hôtes de ces lieux rêvés : une plage privée distante de quelques kilomètres est réservée aux hôtes d’Elounda Gulf Villa. Un transport en voiture est disponible à tout moment et vous dépose sur une plage privée où tout à fait l’objet ici également d’un aménagement raffiné, mobilier de plage, parasol, bar à cocktail, tout est prévu pour que ce séjour se poursuive selon le même degré d’excellence.
 

 

Interview Anthi Kadianakis, Directrice Elounda Gulf Villas & Suites

 

 

Comment Elounda Gulf Villas & Suites est-il né ?


Notre hôtel a une origine familiale et l’a conservée depuis. Nous sommes originaires d’Héraklion mais très tôt mes parents sont tombés amoureux de cet endroit. Cela a été le point de départ de cet hôtel qui est devenu depuis un Small Boutique Hotel avec 18 villas et 15 Suites. Ma mère s’est chargée de la décoration et mon père, qui était un ingénieur civil, a veillé à la construction des espaces. Chaque membre de la famille a à cœur d’être présent pour accueillir et rencontrer nos hôtes durant leur séjour. Notre hôtel a donné la priorité aux services personnalisés grâce à sa petite taille. C'est un point essentiel car nous veillons à connaître chaque hôte séjournant chez nous afin de répondre le mieux possible à ses attentes. Il n'y a pas d'anonymat et à chaque niveau du personnel, nous demandons à ce que cette dimension personnelle soit respectée. Nous souhaitons que nos hôtes aient le sentiment d'être chez eux, sentiment renforcé par la fameuse hospitalité crétoise. Dès que vous avez un Resort de très grande taille, cette dimension est quasiment impossible à atteindre. Le meilleur signe de cet état d'esprit et que nous avons un très grand nombre de personnes revenant année après année dans notre hôtel et parfois même jusqu'à deux fois par an !

 

 

Comment s’organise un séjour dans votre hôtel et quels sont les services que vous mettez en avant ?


Notre clientèle vient des Etats-Unis, de France d’Angleterre et de Russie notamment. En raison des attentats en Europe et des arrivées d’immigrants en Grèce, la Crète a bénéficié d’un nombre important de réservations en raison de la sécurité et de la tranquillité de notre île. Nous offrons parallèlement à des villas et des suites très intimistes, les services d'un hôtel de luxe cinq étoiles. Nous avons ainsi un club pour enfants dont le design a été réalisé par une compagnie internationale anglaise bien connue et pouvant accueillir des enfants allant de quatre mois à douze ans permettant ainsi aux parents de profiter des installations sans avoir à se soucier de leur progéniture.

 

 

Nous avons aussi deux restaurants, l'un pour lequel nous cherchons à privilégier un menu crétois très recherché par notre clientèle, la cuisine crétoise étant connue internationalement pour ses bienfaits. Nous faisons en sorte de proposer des produits locaux choisis pour leur fraîcheur et leurs saveurs. Nous avons également un autre restaurant Le Daphné, plus gastronomique et international avec une dimension fusion. Nous veillons également à ce que le petit déjeuner soit particulièrement soigné avec différents espaces et options allant des traditions internationales aux spécialités crétoises les plus locales. Le séjour de nos hôtes varie entre une à deux semaines, parfois même un mois, nos villas étant particulièrement bien aménagées pour accueillir une famille tout entière durant leurs vacances.

 

 

Qui plus est, les lieux sont très sécurisés avec une surveillance permanente, ce qui est rassurant pour les familles arrivant avec de jeunes enfants. Notre spa permet également de profiter de soins personnalisés avec cette possibilité unique d'avoir ce service sur place dans votre villa. Pour nos hôtes ayant choisi une suite, une grande piscine est également disponible près du restaurant, les villas ayant, quant à elles, chacune leur propre piscine privée. Nous avons enfin une belle plage privée donnant directement sur la mer avec toutes les installations nécessaires pour profiter d’un bain de mer dans cette baie réputée dans le monde entier. Il y est possible de pratiquer toutes les activités nautiques et de louer un bateau pour profiter de la mer.

 


Votre hôtel a également une position idéale sur le plan géographique.


Oui, ce qui caractérise en effet notre hôtel, c'est également son incroyable situation géographique. Quel que soit l'endroit où on se trouve, l'ensemble de la côte et de la mer est visible à tout moment. Notre positionnement géographique dans un des lieux les plus réputés de la Crète permet à notre clientèle de rayonner à partir d’ici vers tous les centres touristiques ayant rendu fameux notre pays. Le petit village d’Elounda, qui est tout proche, permet d’avoir une idée de ce que pouvait être un village de pécheurs traditionnel crétois autrefois. Il y a également de nombreuses tavernes typiques qui pratiquent une excellente cuisine traditionnelle. Agios Nikolaus est également célèbre pour son lac et les promenades au bord de mer.

Restaurants Elounda Gulf Villas

Elounda Gulf Villas cultive l’art de l’excellence dans toutes ses variations. La gastronomie a une place de choix avec cette attention portée aux plus beaux produits, alliant tradition et modernité, décontraction et style. Trois déclinaisons sont offertes aux hôtes d’Elounda Gulf Villas : le restaurant Argo, le restaurant Daphni qui s’inspire de la cuisine crétoise en une réinterprétation plus gastronomique et enfin l’expérience inoubliable d’organiser un déjeuner ou un dîner privé dans sa villa…

 

 

Argo a fière allure avec ses tables disposées tout autour de la piscine avec vue sur la fameuse baie d’Elounda, un rêve de carte postale à la nuit tombante, où l’azur se fond dans les teintes violacées d’un soleil couchant qui ne cesse d’attirer le regard. C’est bientôt l’azur de la piscine qui prend le relais au pied des tables sobrement dressées avec des bougies pour seul éclairage intimiste. Certaines soirées, c’est un ensemble discret de musique traditionnelle qui fera entendre les mélodies de la musique crétoise immortalisée par le fameux Míkis Theodorákis. Le service prévenant vous apporte selon votre choix un ouzo, ou une liqueur de mastic, à moins que les préférences ne se portent vers les cocktails internationaux également proposés.

 

 

Une brise légère fait virevolter les flammes des bougies alors qu’un délicieux risotto de homard au basilic et tomates bio est présenté en une généreuse assiette, la présence vénitienne n’étant jamais loin dans ce pays qui a connu ses influences sur une longue période. Influence italienne encore avec ces fondants raviolis à la sauge et mousse de parmesan en un équilibre délicat des saveurs. L’ambiance est feutrée, les tables suffisamment écartées pour préserver l’intimité de jeunes couples en voyage de noces ou encore celle de convives d’un âge plus avancé goûtant l’excellence et la douceur des lieux. Le filet de saumon avec ses légumes en carpaccio démontre combien la cuisine de l’Argo privilégie les beaux produits avec un poisson goûteux et des légumes retenus pour leur saveur gagnée au soleil de Crète. Le filet de porc cuit à basse température offre quant à lui une délicieuse expérience sucrée salée avec cette association miel et purée d’aubergine où l’Orient n’est, lui aussi, jamais loin non plus en Crète… Le service apporte toutes les informations souhaitées sur l’origine des mets et des vins tel ce remarquable cru de Santorin Thalassatis à la belle minéralité.

Le dîner se poursuivra tard encore avec un chaud-froid au chocolat et glace vanille, une agréable manière de prolonger encore cette soirée sous les accords de bouzouki, de lyra et de luth sous la voûte étoilée qui invite au rêve des épopées homériques avant de regagner sa villa pour une douce nuit crétoise.

Daphni invite à l’excellence d’une cuisine crétoise réinterprétée selon des inspirations internationales.

 

 

Une salle élégamment décorée avec ses teintes miellées surplombe la piscine. En ces lieux un délicieux thon rouge délicatement mariné est présenté avec art en une émulsion moléculaire alors que des Saint-Jacques sont également proposées avec une truffe d’été et une émulsion de betterave. L’élégance et la fraîcheur sont invitées à cette table qui, sans dénaturer de beaux produits, sublime leur excellence en une réinterprétation dynamique. D’exquis spaghettis au homard qu’une sauce légèrement citronnée vient relever offrent d’inoubliables instants de douceur à cette table décidément inspirée. Il faut également avoir goûté ce loup de mer grillé accompagné d’un gratin de blettes pour réaliser combien la cuisine du Daphni a atteint un bel équilibre entre tradition et novation, sans jamais oublier ce qui fait l’âme de la cuisine crétoise avec des poissons d’une fraîcheur remarquable, des légumes offrant en retour tout ce que le soleil crétois leur a donné.

 

 

La douceur de la nuit accompagnera encore les convives tard dans la soirée avec ces desserts gourmands et gourmets sous la forme d’un crumble déstructuré à la pomme et à la cannelle accompagné de glace et de raki au miel.
Déjeuner ou dîner en privé dans sa villa est à tout instant possible à Elounda Gulf Villas. Un appel téléphonique et quelques instants après la sonnette de la porte de la villa retentit. Un jeune homme discret et sympathique vient dresser selon votre souhait votre table à l’intérieur ou sur la terrasse au bord de votre piscine surplombant la baie d’Elounda en un décor de rêve. Bougies, couverts et nappe composent une douce atmosphère idyllique que viennent renforcer des plats allant de la gastronomie la plus simple avec ces généreuses salades crétoises ou ces sandwichs grecs jusqu’aux préparations plus sophistiquées préparées dans les cuisines du restaurant. Une bougie, un verre de champagne et des mets de qualité concourent à une soirée inoubliable, pour vous seuls.

72053 Elounda, Crète, Grèce +30 2810.227721
info@eloundavillas.com
www.eloundavillas.com

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St. Nicolas Bay Resort Hotel & Villas

On parvient à l’hôtel St. Nicolas Bay Resort Hotel & Villas après avoir longé la fameuse baie de Mirabello et le petit village de pêcheurs d’Agio Nikolaos, réputé pour son lac dont la profondeur fut longtemps inconnue. Ici règne une atmosphère estivale où tous les éléments convergent vers la nature, montagne, mer, soleil, azur sans taches. Le moindre regard porté sur le paysage laisse l’impression d’une carte postale, les couleurs mêmes semblent accentuées par une main invisible. Et pourtant, à peine franchi l’imposant portail d’entrée, jouxtant l’une des plus anciennes chapelles orthodoxes de Crète, c’est bien à un univers réel mais tout aussi enchanté auquel nous sommes conviés.

 

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St Nicolas Bay (traduction anglaise d’Agio Nikolaos), est un vaste domaine patiemment élaboré depuis des années, et sans cesse amélioré par son directeur, Costas Sp. Zarbalas, un homme élégant, au regard bienveillant qui a connu bien des générations d’hôtellerie. C’est grâce à cette expérience que le domaine offre immédiatement cette impression de naturel, d’espace ayant déjà vécu, et propice à cet abandon et douce détente crétoise. La riche végétation soigneusement entretenue dévoile un véritable village crétois à part entière avec ses Suites et chambres, sa plage aménagée privée avec services de bain, sa piscine surplombant la mer Égée, son spa, ses nombreux restaurants et terrasses-bar, et même sa petite chapelle…

 

 

Nous découvrons notre Suite, sous la forme d’un ensemble de vastes pièces, une terrasse avec seulement quelques marches, donnant accès directement sur la mer. Quel émerveillement, à peine éveillé que de plonger dans cette eau toujours tempérée et tonique, aucun bruit de voiture, seuls le vent, le soleil comme compagnons. Le St Nicolas Bay a résolument opté pour cette découverte d’une nature généreuse, connue depuis des millénaires pour offrir ses bienfaits non seulement au corps, mais également à l’esprit, et indéniablement quelques journées au St Nicolas suffisent à dissiper tracas et soucis, et à remettre à leur juste place les complexités de la vie. Il faut dire que pour offrir cette insouciance, et parfois même indolence, toute une équipe a été mise en œuvre pour que chaque maillon de la chaîne hôtelière soit optimal.

 

 

Un petit-déjeuner en terrasse, sous les oliviers donnant sur la piscine, et au-delà, la mer, avec son buffet rassasiant toutes les envies possibles, locales ou internationales, son service impeccable et souriant, un sourire et une efficacité que l’on retrouvera également sur la plage privée comme au bar pendant la journée ou lors d’une langoureuse soirée. Envie de Spa, c’est alors une expérience haut de gamme au Poseidon Spa qui est également proposée tout au long de la journée dans des espaces remarquables, à l’esthétique épurée et raffinée, par un personnel formé tout spécialement à cet effet. Un massage relaxant aux huiles essentielles qui se conclut avec une vue idyllique sur l’étendue bleue de la mer restera longtemps en mémoire, perpétuant ainsi ses bienfaits. Une belle salle de sport équipée, saunas, hammam et bien d’autres soins du corps complètent ces gammes de soins toujours possibles en ces lieux où l’on se réconcilie avec soi-même.

 

 

En se promenant dans les chemins serpentant tout au long du domaine, nombreuses seront encore les découvertes, outre les trois restaurants et terrasses-bar, ici, un petit musée des arts populaires et traditionnels crétois où l’on pourra librement découvrir ces instruments agraires heureusement préservés de l’oubli, ces tapis et ces cruches rescapés d’avant la modernité, là une galerie de bijoux et de créations contemporaines, un peu plus loin encore un espace dédié aux enfants. Les expériences seront nombreuses encore au St. Nicolas Bay Resort Hotel & Villas mais la plus précieuse d’entre elles sera cette expérience humaine faite de générosité et de bienveillance, que l’on rapportera dans sa mémoire, aussi fidèlement que ces heures de sérénité passées dans ce lieu unique.
 

 

Interview Costas Sp. Zarbalas, General Manager du St Nicolas Bay Resort Hotel & Villas

 

 

Quel est le parcours qui vous a mené à la direction de cet hôtel ?


Après avoir fait une école hôtelière en Angleterre, puis à Lausanne, et après mon service militaire dans la marine, j’ai commencé à travailler à Athènes dans une compagnie hôtelière qui appartenait à la Banque Nationale de Grèce. On m’a proposé alors de reprendre la direction d’un hôtel en Crète, ce qui me paraissait un peu à l’époque comme un exil pour un jeune homme travaillant dans la capitale. J’ai accepté malgré tout, mais en demandant que le contrat initial n’excède pas une année. Je suis alors arrivé en Crète pour diriger le Minos Beach Hotel, et finalement, j’y suis resté 15 ans !

 

 

 

Comme directeur général du Minos Palace qui se situe tout à côté d’un autre hôtel Héraklion. J’ai ensuite dirigé un hôtel au nord de la Grèce pendant quatre ans avant de travailler sur le site même où nous nous trouvons le St Nicolas Hotel. Mon ami, George Alexandrakis, architecte et propriétaire, m’avait proposé de le rejoindre et de travailler avec lui sur un petit hôtel…petit hôtel qui allait devenir le St Nicolas Bay d’aujourd'hui où nous nous trouvons. Nous avons établi ensemble un plan sur 15 ans, lui avec ses compétences en architecture, moi avec mon expérience hôtelière. Nous avons commencé par 16 chambres et un tiers de la réception existante. Chaque année, pendant l’hiver, nous avons ajouté cinq à six chambres, et nous avons achevé pour l’an 2000 tout ce que vous voyez aujourd’hui !

 

Quel type d’hôtel souhaitiez-vous réaliser ?


Nous avions à cœur de réaliser un hôtel grec sur une île grecque, et non un ensemble hôtelier selon des standards internationaux. Tout ce que vous voyez ici a été dessiné par mon ami George et nous avons fait appel à l’artisanat local. À partir des années 2000, nous avons ajouté un Spa, les nouvelles technologies dans les chambres, etc. en gardant toujours à l’esprit la priorité donnée à la dimension humaine et en employant des gens du pays. Nous avons toujours pensé qu’il était important d’impliquer les personnes sur leur propre terre, à donner le meilleur d’eux-mêmes, et en même temps d’offrir le meilleur miroir de la Crète à nos hôtes internationaux. Nous avons réussi à créer un esprit d’équipe qui a pris conscience de ce que nos clients attendaient de leur séjour ici. Pour vous donner un exemple, quant à la cuisine, nous avons établi un rang de préférence allant des ingrédients locaux de Crète, et à défaut de Grèce, avec des produits frais. Mais pour certains produits comme le bœuf par exemple, nous retenons que ce qu’il y a de meilleurs, et dans ce cas hors de Grèce avec l’angus. Nos plats évoluent avec les saisons et nous avons même introduit les sushis avec du poisson grec du jour. Les pains, les gâteaux sont tous faits dans nos murs, tout cela a été établi en concertation avec notre Chef Anastasio qui travaille avec moi depuis 11 ans. Nikos, le chef de réception, travaille avec moi depuis 38 ans… Tout cela répond à une relation de confiance sur la longue échelle comme vous pouvez le constater !

 


Cette dimension humaine semble au cœur de votre métier et de votre hôtel.


L’hôtellerie est selon moi la combinaison de connaissances, de discipline et d’organisation. Mais il faut savoir composer avec les mentalités, et ici, en Crète, le facteur personnel est essentiel. Vous apprenez à vous faire respecter non pas parce que vous êtes le directeur, mais en fonction de votre propre valeur. Dans ce même esprit, nous avons cherché à être autonomes financièrement, c’est pourquoi nous avons fait des tranches de travaux, étape par étape. Cela a peut-être un peu ralenti, certes, les choses, mais cela nous a également grandement servis avec la crise financière grecque qui sévit depuis des années.


Vous avez une clientèle de plus en plus internationale et variée.


Auparavant, les clients d’hôtel de luxe avaient beaucoup plus de la cinquantaine, depuis une dizaine d’années, les choses ont changé avec une clientèle également jeune et qui voyage à l’international. Lorsque j’ai commencé mon métier dans l’hôtellerie à Athènes, les clients des cinq étoiles étaient des princes, des rois, de richissimes hommes d’affaires, de nos jours tout le monde est roi et réclame cette même attention !


Vous avez alors à proposer cette expérience unique au plus grand nombre.


Absolument. En tant qu’hôtelier, vous devez proposer une expérience dans un endroit de rêve, au bord de l’eau, dans une île grecque, avec du personnel grec et une générosité et disponibilité sans réserve. C’est l’attitude demandée à tous les membres de notre équipe, du jardinier au plus haut responsable. Nous avons de plus en plus de clients venant d’Asie sans oublier ceux des pays arabes, russes… Ce sont à chaque fois des mentalités différentes. Nous essayons, dans la mesure du possible, de leur faire connaître des choses qu’ils ne connaissaient pas de la mentalité et de la culture crétoise.

Restaurants St. Nicolas Bay Resort Hotel & Villas

Le St. Nicolas Bay Resort est un univers à part entière aux multiples facettes et la gastronomie se décline au pluriel en ces lieux enchanteurs. Pas une expérience ne sera identique ici tant les différentes suggestions de lieux et de cuisine renouvelle l’art de la gastronomie crétoise en autant de déclinaisons inspirées.
Parmi les nombreuses propositions, le restaurant Minotaure est sans conteste le choix gastronomique par excellence grâce à l’expertise et à l’art du fameux chef Anastasio qui connaît bien la France pour y avoir travaillé auprès d’Alain Ducasse.

 

 

Le cadre est idyllique avec sa piscine d’azur sur fond de soleil couchant avec à l’arrière-plan les petites lumières de la ville d’Ágios Nikólaos. La mer compte également parmi les invités, celle-ci ayant quitté le turquoise de la journée pour revêtir un bleu d’encre à cette heure de la soirée. Nous prenons place à l’une des petites tables dressée avec goût au bord de la piscine éclairée. Un personnel élégant et efficace suggère une coupe de champagne rosé et des mises en bouche inventives sous la forme de câpres fraîches en tempura, fromage de chèvre crétois et tomates fondantes. La soirée est comme un rêve, les lumières tamisées, la température idéale, les couleurs chatoyantes composent un écrin idéal pour les suggestions gastronomiques du Minotaure, un labyrinthe dont on aimerait ne jamais sortir. Nous débuterons les agapes par des papillotes de crevettes en tempura présentées avec des petits légumes croquants, savoureuses à souhait. La cuisine d’Ágios Nikólaos cultive également les arts gastronomiques de l’Asie avec de savoureux makis auxquels il sera difficile de résister tant leur fraicheur et leur saveur poussent la gourmandise à finir cette assiette pourtant plus que généreuse…

 

 

Y avait-il une musique de fond d’Henry Mancini ou avons-nous rêvé après coup ? Peu importe, les hôtes du Minotaure sont bercés de toute manière par une douce mélodie, celle de l’excellence d’une cuisine et d’un service parfait ainsi qu’en témoigne ce délicieux bœuf black angus cuisiné élégamment avec une sauce au vin, pommes de terre sautées et légumes grillés à la crétoise qu’accompagne un Cabernet Sauvignon Aspros Lagos Douloufakis, un vin tannique long en bouche. Ce restaurant honore également les produits de la mer avec la pêche du jour pour ce loup de mer grillé et servi avec ses légumes vapeur pour une cuisine saine préservant les saveurs des produits, idéal avec ce Moschato Spinas Rous Estate. Le restaurant du Minotaure met les petits plats dans les grands avec un service de plats sous cloche et sauces servies dans des aiguières en argent, l’élégance avant tout préside en ces lieux qui sait également préserver l’art des traditions. Encore quelques délices sous la forme d’un café renversé avec une glace vanille et caramel, encore quelques regards portés vers la voûte céleste et la piscine avant de regagner sa suite après une promenade dans les jardins au charme crétois enchanteur du St. Nicolas Bay Resort.

 

 

 

Autre esprit, autre cuisine avec le restaurant Kafenio situé à quelques centaines de mètres seulement du Minotaure. C’est en effet dans l’esprit d’une taverne typiquement crétoise que ce charmant lieu a été conçu. Tout a été réuni ici avec goût pour proposer dans ce cadre idéal une cuisine locale, comme la Crète a su et sait encore l’offrir dans ses petits villages. Une chapelle minuscule et encore active, de beaux arbres, un four à pain qui servira de cuisine pour les grillades, des murets blanchis à la chaux et de petites tables en bois peintes de toutes les couleurs, rien ne manque pour cette promesse d’une soirée crétoise enchantée. Nous prenons place à l’endroit le plus romantique qui soit bordant la corniche surplombant la petite plage.

Une petite table éclairée par une bougie pour ajouter au charme des lieux, la mer, les vagues, les cigales, quelques accords de musique traditionnelle et un apéritif composent ce décor de rêve.

 

 

 

Le Kafenio a beau être le lieu d’une restauration plus traditionnelle, la qualité du service est ici, comme au Minotaure - au rendez-vous avec cette prévenance et élégance qui caractérisent le St. Nicolas Bay Resort Hotel & Villas. Nous commencerons cette soirée crétoise par une généreuse assiette de mézés : fattouche, hommous, tabboulé, kébbé, caviar d’aubergines et autres feuilles de vigne, un ravissement de mets plus savoureux les uns que les autres. Pour les accompagner, outre les accords de bouzouki, un généreux vin rouge du monastère de Toplou à Sitia. L’heure est à l’insouciance sous le ciel crétois constellé d’étoiles. Les lampions se reflètent sur les flots, une brise légère atténue la chaleur estivale, tout est propice à l’évasion. Encore des mets traditionnels avec cette aubergine farcie et gratiné au four à bois, un régal de saveurs fondantes ou encore ce poulpe grillé accompagné d’une savoureuse crème de fèves fraîches.

 

 

La musique rythme discrètement les conversations intimes jusque tard dans la nuit, le temps de profiter d’un café grec et de pâtisseries traditionnelles où miel, amandes, sésame et autres douceurs invitent à prolonger encore ces heures précieuses… Un cocktail au Bonaccia Bar au bord de l’eau. Pourquoi ne pas prolonger la nuit crétoise encore un peu ? C’est ce à quoi invite avec bonheur Yannis, Poséidon des temps modernes, et responsable de ce bar idyllique avec ses pieds dans l’eau avec ses transats, ses fauteuils et canapés confortables bordant la plage du St Nicolas Bay Resort. Ici, la générosité n’a d’égal que le professionnalisme de celui qui sait suggérer des cocktails selon la personnalité de ses hôtes, un art souvent ignoré et pourtant loin d’être si aisé. Dans le même esprit, Nikos le Dj’ rythmera la soirée en fonction de l’âme des personnes présentes, tour à tour tendance ou vintage selon les âges. Et pourquoi ne pas commencer, par exemple, cette agréable soirée aux promesses délicieuse avec un Mai tai avec ce savant mélange de rhum, de Cointreau, de citron vert et d’orgeat, une boisson fraîche avec du corps qui évoque ces horizons lointains d’où fut ramené cet alcool tiré de la canne à sucre.

 

 

Pour les amateurs de café, Yannis excelle dans l’Espresso Martini en un délicat dosage de vodka, de liqueur de café et café, idéal comme digestif. Le barman a un cœur d’ange dans un corps de colosse aussi ne sommes-nous pas surpris de voir voltiger un plateau avec ce Morhito Strawberry alliant la force du rhum cubain à la douceur de la fraise, une expérience inoubliable qui fait danser les étoiles jusqu’à tard dans la nuit…Une équipe et un bar, à la hauteur du St. Nicolas Bay Resort.

 

Thessi Nissi P.O. Box 47, Gr-72100 Aghios Nikolaos Crete, Greece
Tel. +30 28410 90200 Reservations@Stnicolasbay.Gr
www.stnicolasbay.gr

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Minos Beach art hotel

Le Minos Beach art Hotel offre l’expérience exceptionnelle d’une rare proximité avec les éléments naturels, le soleil, la mer, le ciel éternellement bleu sur cette île de Crète bénie des dieux. À peine franchi le seuil de la vaste demeure faisant office de réception avec ses œuvres d’art multiples qui seront un fil directeur tout au long du séjour, nous découvrons un vaste domaine de plusieurs hectares aux jardins luxuriants parsemés de suites, de recoins abritant plages et rochers.

 

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Après avoir été accueillis par le sympathique directeur Manolis Giakoumakis et un agréable rafraîchissement, un petit véhicule électrique nous emporte vers notre villa en bordure de mer… Nous y découvrons une piscine privée, une terrasse avec sa tonnelle ombragée pour les heures les plus chaudes, chaises longues, tables, tout a été prévu pour un repos face à la mer et à cette baie où l’eau s’ingénie à reproduire les nuances turquoise les plus incroyables.

 

 

Une cigale a même été prévue au programme, elle nous accompagnera de son chant tout au long du séjour. L’intérieur offre des espaces décorés avec sobriété dans des teintes écrues. En ces lieux, tout a été conçu pour n’offrir que des heures de repos et de détente, aucun vis-à-vis, si ce n’est les pins, la mer, et notre cigale décidément bien bavarde.

 

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Envie de fraîcheur ? Une tête dans la piscine ou, à quelques pas de là, trois marches à descendre pour se baigner dans la mer Égée, un rêve accessible à toute heure du jour et de la nuit, petit rocher aménagé de parasol et de chaises longues qui n’attendent que vous. Lorsque le repos est atteint, l’hôte du Minos Beach art hotel réalisera combien cet hôtel ne porte pas ce nom innocemment.

 

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C’est une véritable galerie d’art à ciel ouvert qui a été en effet disposée, çà et là, selon le bon goût et le talent de la propriétaire, Gina Mamidakis, également présidente de la G. & A. Mamidakis Foundation. Cette fondation depuis de nombreuses années œuvre pour promouvoir l’art et la culture en Grèce avec le concours des meilleurs artistes internationaux.

 

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Persuadée, avec raison, que la Grèce est au carrefour des civilisations, elle n’a eu cesse de réunir une collection dont une partie est exposée à ciel ouvert au Minos Beach art Hotel. Ainsi, l’hôte des lieux pourra à toute heure du jour et de la nuit être au contact d’œuvres d’art contemporain réalisées par des artistes reconnus internationalement et qui prennent une dimension radicalement autre dans ce cadre idyllique.

 

 

Nulle barrière, nul surveillant, chacune des œuvres peut être vécue, admirée et méditée à chacun de ses passages, une véritable réussite. Le rocher jaune hérissé au bord de la jetée de Carlo Ciarli, l’étonnant séchoir métallique de Giogos Kypris, sans oublier l’étonnant moulin revisité par Theodoros deviennent alors les compagnons silencieux de notre séjour, ou encore cette œuvre récente Hanging Gardens et Lost Ears de Kostas Ioannidis qui prend la forme d’une oreille immergée dans la mer près de l’hôtel avec des effets sonores sous-marins, une idée porteuse pour être à l’écoute de la nature…

 

 

Les expériences seront nombreuses au Minos Beach Art Hotel où bar et de nombreux restaurants accueillent les autres avec cet excellence d’un art de recevoir à la crétoise.

 

 

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Restaurants Minos Beach Art Hotel

Au Minos Beach Art Hotel, la restauration se décline au pluriel selon les envies d’un soir ou du jour. Tour à tour gastronomiques ou traditionnelles, les envies ne tarissent pas dans ces diverses propositions renouvelées au quotidien.

 


Le restaurant La Bouillabaisse offre une gastronomie raffinée du haut d’une terrasse qui surplombe la baie d’Agios Nikolaos. Les éléments naturels prédominent dans cette nature offerte à étendue de vue. Les déclinaisons de bleu vont à l’infini au fur et à mesure du soleil couchant alors que la ville d’Agios Nikolaos s’éclaire en autant de petits lampions. Nous prenons place à l’une des tables dressées sur cet éperon de verre qui domine la mer. La cuisine inventive et créative débute par une mise en bouche fraîche et agréable avec cette verrine de potiron et de mangue. Suivent de petits calamars et moules marinés et une tapenade de roquette savoureuse avec ces pains crétois faits maison.

 

 

L’ambiance est feutrée avec ces petites tables alignées dans la pénombre crétoise et qu’éclairent de petites bougies favorisant l’intimité des conversations. Le restaurant honore bien son nom avec une bouillabaisse réinterprétée où les plus beaux poissons et crustacés sont réunis en une soupe légère et goûteuse. Encore un beau produit de la mer avec ce poulpe mariné avec des fèves fraîches, un régal avec ce sorbet à la poire qui l’accompagne. La lotte fait également l’objet d’une préparation raffinée avec cette crème de potiron, ces champignons et oignons sucrés et une purée à l’encre de seiche. La viande est également à l’honneur avec un agneau tendre et savoureux pour cette préparation avec purée d’artichauts, potiron et brocolis. La mer est omniprésente en cette soirée crétoise et le pianiste qui distille quelques notes nostalgiques a fort à faire avec la force tranquille des flots qui nous font face. Cette soirée se conclura par une assiette de douceurs aux accords de glace au yaourt sur un lit de crème de myrtille accompagnées de petites éponges sucrées que l’on dirait tout droit sorties de la mer crétoise…

Autre restaurant du Minos Beach Art Hotel, L’Ambrosia qui cultive l’art d’une gastronomie crétoise revisitée dans le cadre enchanteur d’une terrasse bordée d’arbres anciens. A la tombée de la nuit, face à la piscine de l’hôtel, les tables de l’Ambrosia sont appréciées pour l’hospitalité à la crétoise et la cuisine généreuse qui y est proposée. Nous débuterons par une soupe crétoise froide, idéale par cette chaleur estivale. Puis la carte du jour suggère de belles crevettes grillées à la sauce huître, un régal de fraîcheur pour ces produits de la mer de première qualité.

 

 

Les tables sont toutes occupées en cette soirée où les hôtes du Minos Beach Art Hotel ont décidé de profiter de ces instants de quiétude méditerranéenne. Encore une spécialité grecque avec ces triangles farcis aux épinards et au fromage de chèvre, saveurs de cette cuisine préparée avec des légumes mûris au soleil de Crète. Il faut également découvrir ces poissons de roche proposés en une cuisson gardant toutes leurs saveurs avec cette sauce citronnée et ces petits légumes. L’Ambrosia a fait le choix d’une cuisine élégante tout en rappelant les classiques de la cuisine crétoise, un choix habile au regard des suggestions proposées. La soirée ne se terminera pas de sitôt si l’on s’arrête à ce buffet de desserts qui réjouira les plus gourmands avec ces gourmandises locales, tiramisu et autres tartes au citron…

 

 


 

Autre expérience encore, et autre lieu au Minos Beach Art Hotel avec le Terpsis Cretan restaurant qui, comme son nom l’indique, cultive l’art de la cuisine crétoise traditionnelle. Avec un choix quotidiennement renouvelé de salades crétoises, buffet méditerranéen, spécialités locales, et plat du jour, le Terpsis Cretan restaurant est l’endroit idéal pour se restaurer légèrement entre deux bains de mer juste à quelques mètres avec cette merveilleuse baie d’un bleu céruléen que l’on dirait décidemment irréel.

Ag. Nikolaos, 72 100 Crete, Greece T. +30 28410 22345 – 9
E. info-minos@bluegr.com
www.minosbeach.com

Sur les flots crétois

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Angelos, avec son père Petros, ont à cœur depuis des années de perpétuer l’antique tradition maritime crétoise en proposant de faire découvrir les trésors du golfe de Mirabello avec la fameuse île de Spinalonga sur l’un de leurs bateaux.

 

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Avant même de poser le pied dans l’embarcation, c’est déjà d’aventures et d’évasion dont il est question en rencontrant les deux hommes dont le regard et les sourires en disent long sur ces années passées sur l’onde crétoise, au plus près des éléments. Gentillesse, prévenance, respect président en ces lieux. Nous embarquons avec notre pilote, George, un homme qui apprend à vous découvrir avant même que vous ayez commencé à engager la conversation.

 

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Il commencera par vous faire découvrir les incontournables de cette baie incroyable avec cette eau dont la transparence étonne au point d’apercevoir du bateau le fond marin à plusieurs mètres de profondeur. Les amateurs d’endroits secrets, à l’écart des flux touristiques, seront ravis car George vous emmènera dans ces endroits cachés, ensoleillés ou à l’abri des vents, d’une beauté parfois époustouflante, et le plus souvent gardés précieusement secrets.

 

 

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www.spinalonga-windsurf.com

 

 

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Outre, bien entendu, la fameuse île de Spinalonga, occupée depuis la plus haute antiquité et surtout connue pour avoir abrité l’une de dernières léproseries (elle ne fermera qu’en 1957) à l’endroit de la puissance forteresse vénitienne construite au XVIIe siècle, le bateau filera vers les horizons crétois où, après avoir dépassé ce triste témoignage de souffrances et de relégation, la nature reprend ses droits avec une mer qui s’étend à perte de vue, alors que les falaises abruptes de la côte sauvage ne laissent apparaître qu’une nature indomptée, calme par cette belle journée d’été, mais que l’on imagine sans peine déchaînée par grands vents.

 

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Impossible de ne pas penser à l’Odyssée d’Homère, à ces navigateurs des temps antiques qui se réfugiaient dans des endroits semblables et qui ont résisté à l’usure de la modernité. George est un guide comme on en fait rarement, avec les mots justes, les silences encore plus évocateurs. Qu’il s’agisse de l’étonnante île des oiseaux où il est interdit d’accoster afin de préserver leur habitat protégé ou de cette cité engloutie d’Olous, un des ports les plus importants de Crète et disparu sous les eaux après l’éruption du volcan de Santorin, Georges naviguera ainsi entre flots, mythes et beautés secrètes.

 

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Nous apercevons sous les flots cristallins encore les restes de ce qui fut une cité prospère, bel exemple d’impermanence… Encore une trace avec un reste de temple, une religion qui ne s’est pas étrangement pas totalement éteinte, et dont le héros du roman de Nikos Kazantzakis garde encore de nos jours quelques disciples en ces temps pourtant de modernité exacerbée. Quel dépaysement, découvertes de la Crète et de son histoire… C’est à un beau voyage qu’invite cette société de navigation s’adaptant également aux demandes individuelles (location sans chauffeur de bateau et location de plus petites embarcations) ; Assurément, l’un des meilleurs moyens de découvrir l’âme crétoise, vue côté mer, vue côté cœur !

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Lato Boutique Hotel Héraklion

Le Lato Boutique Hotel jouit d’une position imprenable sur le port et la mer d’Héraklion, à l’image de la forteresse vénitienne de la ville qui lui fait face. À peine installés dans l’une des Suites récemment rénovées, nous ne pouvons que profiter de cette vue imprenable sur l’un des ports les plus anciens de la Méditerranée. Il est peu d’endroits en effet en ces lieux où l’on puisse avoir un tel panorama, de jour, comme de nuit, à partir de notre terrasse.

 

 

Quel bonheur en effet de pouvoir de celle-ci à loisir contempler cette forteresse vénitienne, un des points cardinaux de la Crète. Il faut avouer que la construction impressionne immédiatement, de loin, comme de près, avec ces puissantes édifications chargées de résister aux éléments comme aux invasions incessantes depuis le Moyen-Âge, qu’il s’agisse des Byzantins, des Arabes, Vénitiens ou Ottomans. La forteresse de Koules datant du XVIe siècle a été conçue par l’architecte maniériste de l’école véronaise Michele Sanmicheli (1484-1559) et la robustesse n’est pas la dernière de ses qualités si l’on en juge l’épaisseur des murs de ses remparts.

 

 

De la chambre spacieuse et agréablement aménagée, c’est également toute la vie du vieux port qui s’offre à l’hôte du Lato Boutique Hotel, un verre d’ouzo à la main à l’heure de l’apéritif. Et par une belle nuit d’été, il sera peut être possible de profiter d’un concert de musique traditionnel où lyra et Iaouto rivalisent avec les voix humaines entraînantes, avec en prime un feu d’artifices sur le rempart…

 

 

 

Les expériences ne manquent pas en ces lieux où la mer prédomine avec un horizon sans fin d’azur et de flots confondus d’où seul de temps à autre un ferry surgit tel un monstre des mers pour accoster au port. Cela fait plus de 35 ans que le Lato Boutique Hotel offre ce spectacle tous les jours de l’année à ses hôtes avec un accueil à la crétoise.

 

 

Il faudra également découvrir le restaurant Herbes du Jardin sur le toit du Lato Boutique Hotel pour son point de vue panoramique unique sur l’ensemble du vieux port et de la forteresse et sa cuisine crétoise proposant poissons locaux, viandes savoureuses et légumes de saison. Qu’il s’agisse d’une soupe de potiron aux noix de cajou et parfumé au thym, d’une poêlée de calamars à l’huile d’olive vierge et basilique ou de poulpes marinés présentés avec une crème de fèves fraîches, la cuisine du restaurant Herbes du Jardin cultive le goût des associations savoureuses et simples, sans sophistication excessive. Un morceau d’agneau préparé avec une sauce au vin et thym accompagné d’une purée d’aubergine ou un loup de mer grillé au poivre de Madagascar avec sa purée de fève et citron offrent des instants de sérénité inoubliable à la nuit tombée que les petites lumières des bateaux du vieux port égayent dans la chaleur de la nuit crétoise.

 

 

 

 

 

15 Epimenidou, 712 02, Héraklion, Crète, Grèce.
Phone : +30 2810 228103 www.lato.gr

A la découverte des vestiges de la Crète antique

du musée archéologique d’Héraklion à Cnossos…

 


Incontournable lors de son séjour en Crète, la découverte du Musée archéologique d’Héraklion. Ce célèbre musée est à lui seul une visite dans l’histoire non seulement de l’île, mais de celle de la Grèce et de toute la Méditerranée antique. A découvrir de préférence avant sa visite du site de Cnossos pour une meilleure compréhension. Le musée se trouve au cœur même de la ville, à quelques pas du port, et a bénéficié d’une entière rénovation dans la présentation de ses collections. Installées dans le superbe bâtiment créé à la veille des années quarante du siècle dernier par l’architecte Pátroklos Karantinós dans le style Bauhaus, les collections couvrent sept millénaires de l’histoire grecque jusqu’à l’époque romaine.

 

© Heraklion Archaeological Museum

 

Le cœur du parcours réside bien entendu dans les collections spécifiquement minoennes et notamment les fresques mondialement connues de Cnossos, celles visibles sur le site étant des reproductions. Qu’il s’agisse de la fameuse Parisienne ou de la fresque « Prince aux lys » reconstituées avec une interprétation plus que personnelle par Gillieron, ces objets tant vus en reproductions se trouvent, là, face au visiteur pour lui raconter une partie de leur histoire et de leurs confidences.

 

© Heraklion Archaeological Museum

 

La déesse aux serpents est également présente, envoûtante si l’on pense aux témoignages si vivants de ces divinités chtoniennes parvenues jusqu’à nous… Que l’on flâne au gré des salles, nombreuses, de cette histoire antique ou de manière plus systématique, le fameux disque de Phaistos, contesté par certains, ou encore cet athlète sautant sur un taureau font partie de la conscience collective crétoise et on ne demande qu’à rêver devant eux, avec eux...

 

© Heraklion Archaeological Museum

 

http://heraklionmuseum.gr

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C’est avec ces témoins en mémoire que l’on pourra se rendre sur le site de Cnossos distant du centre d’Héraklion que de quelques kilomètres. Le milieu de journée est propice à un site moins visité mais à un thermomètre plus élevé…

 

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L’impression générale est celle d’une présence plus figurée que réelle tant les reconstitutions demandent parfois un peu d’imagination. Que l’on adhère ou que l’on critique le travail réalisé par Arthur Evans, le site reste cependant incontournable pour qui aime l’Histoire antique. Le parcours libre permet de se faire une idée - après la visite du musée d’Héraklion – de ce que pouvaient être les dimensions et les usages du plus important palais minoen jamais découvert.

 

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Autrefois capitale de la Crète, le site est associé au mythe du roi Minos, fils légendaire de Zeus et d’Europe, du terrible Minotaure et du fameux labyrinthe pour le perdre. Mythologie et histoire s’entrecroisent donc sur cette terre brûlée par le soleil crétois alors que le paysage d’oliviers et de collines proches laisse l’illusion d’une nature presque inchangée, éternelle. Et si les reconstitutions imaginées par Arthur Evans peuvent laisser parfois dubitatifs, les pierres encore présentes parlent pour elles et offrent un parcours généreux pour qui sait l’accepter.

 

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Le meilleur de l'olive

Crete Olive est une jeune société créée en 2012 et qui a acquis ses lettres de noblesse depuis en privilégiant l’excellence des produits proposés à partir d’un choix drastique de partenaires. Nikos est un des cofondateurs de l’entreprise et sait à merveille parler de ces trésors qui ont fait la réputation de la Crète depuis des millénaires.

 

 

À partir de 800 oliviers retenus pour la qualité exceptionnelle de leurs olives, les récoltes sont réalisées selon des méthodes traditionnelles afin de ne pas blesser les arbres. Il faut savoir qu’à peine récoltées, les olives sont pressées dans les trois heures afin de garantir une qualité optimale de l’huile, une pratique qui se perd et pourtant garantie d’excellence. Avec Crete Olive, c’est la qualité qui est privilégiée sur la quantité. Il suffit d’ailleurs d’avoir eu le plaisir de converser avec cet homme de passion pour comprendre rapidement ce qui distingue une huile courante d’une huile extra-vierge telle que Crete Olive la propose à la vente à l’international. Sa couleur d’un vert doré profond laisse déjà augurer le meilleur pour les amateurs éclairés, son nez fruité et frais annonce un produit naturel où seul le meilleur de l’olive a été retenu. Mais c’est au palais que la différence est flagrante, avec ce petit gout de noisette, cette légère amertume et un arrière-goût légèrement poivré pour une huile à la belle acidité, critère de qualité. Crete Olive est à l’initiative d’une idée originale et écoresponsable en proposant d’adopter un olivier !

Il faut en effet savoir que ces arbres requièrent un entretien et des soins réguliers pour produire le meilleur de leurs fruits. Nombreux sont les oliviers abandonnés nécessitant tailles et traitements pour leur redonner une nouvelle jeunesse, certains d’entre eux pouvant atteindre plusieurs centaines, voire un millier d’années. En adoptant un olivier, c’est au départ un pack de bidons de 500ml d’huile extra-vierge AGNO, un pot de délicieuses olives Koroneiki qui accompagneront de beaux apéritifs et un pot de miel à la couleur ambre et aux saveurs de thym incomparables qui vous seront immédiatement envoyés ; puis pendant l’année d’adoption, deux autres bidons d’huile seront adressés, au printemps et à l’automne.

 

 

Le coffret esthétique envoyé peut être une belle idée de cadeau à offrir en sachant que quelque part en Crète, à Krista, un olivier bénéficie de soins et produit ses fruits grâce à votre participation. Une belle initiative qui honore la tradition grecque initiée par la déesse Athena qui offrit à l’humanité l’olivier en récompense duquel Zeus conféra à la déesse la région de l’Attique. Un joli mythe pour un produit savoureusement irremplaçable et des idées de cadeaux…


http://creteolive.gr

Tel +30 6936 10 79 17 email in info@creteolive.gr

Transfers Crete

pour vos déplacements dans toute la Crète

 

Transfers Crete est une société dynamique qui assure tous les déplacements possibles dans l’île de Crète. Dès l’arrivée à l’aéroport à Héraklion, le conducteur vous attend avec une pancarte à votre nom pour vous emmener en toute tranquillité à votre hôtel ou lieu de résidence choisi pour votre séjour dans l’île.

Conduite rassurante, sourire de mise et accueil à la crétoise sont au rendez-vous avec cette société qui mise sur la fiabilité de ses services, une exigence qui lui vaut un taux de satisfaction clientèle de 99 % dans un domaine où les déconvenues sont toujours fâcheuses. Avec Transfers Crete, aucune inquiétude, le véhicule, qu’il s’agisse d’une limousine ou d’un minivan, arrive toujours à l’avance et transporte ses passagers avec confort et une conduite irréprochable.

Le conducteur n’hésitera pas, si vous le souhaitez, à engager la conversation et à vous faire partager l’amour de son île. Transfers Crete assure non seulement tous les transferts de ou vers l’aéroport mais aussi vers les ports pour prendre un ferry ainsi qu’une gamme variée de tours ou excursions permettant de découvrir les beautés de la Crète, qu’il s’agisse du palais de Cnossos, des plages de Preveli ou encore des gorges de Samaria.

 

 

 Transfers Crete est assurément le partenaire tranquillité incontournable pour tous ses déplacements en Crète.


www.transferscrete.com

Aegean Airlines

La compagnie aérienne pour la Crète

 

Cela fait trente années déjà, en 1987, qu’Antonis et Nikolaos Simigdalas décidèrent de créer la première compagnie aérienne privée grecque répondant tout d’abord au nom d’Aegean Aviation. Après s’être associée au groupe des compagnies Vassilakis, elle deviendra Aegean Airlines en 1999 avec des vols Athènes / Héraklion et Athènes / Salonique.

 


Ce sera alors pour cette compagnie dynamique une avalanche de prix récompensant la plus forte croissance de son activité sur le marché européen, des récompenses complétées par un nombre important de reconnaissances au titre compagnie favorite des passagers. Rejoignant en 2010, la Star Alliance, puis en 2013 en se portant acquéreur d’Olympic Air, Aegean Airlines étend ainsi ses réseaux et ses destinations notamment vers les îles grecques. Aegean Airlines a toujours eu à cœur de réduire les distances afin de mieux faire découvrir la variété et les richesses offertes par la Grèce à un plus grand nombre, le tourisme en Grèce ne cessant de se développer.

 

 

Qualité également essentielle, le taux de ponctualité compte parmi les plus élevés, récompensé en 2013, et qui ne cesse de s’améliorer année après année. En 2015, un réseau de 134 destinations (100 à l’international dans 42 pays et 34 en Grèce) et une croissance de places disponibles de 2,4 millions de plus qu’en 2014, traduisent à eux seuls son dynamisme face au développement touristique en Grèce dans ces périodes internationales troublées.

 

La compagnie s’honore d’avoir l’une des flottes les plus récentes d’Europe avec 61 avions, dont une récente acquisition de 7 Airbus A320 au début de l’année 2016. Skytrax World Airline a récompensé en 2016 pour la 7e fois Aegean Airlines comme la meilleure compagnie aérienne régionale européenne ; ce que confirme l’expérience d’un vol à bord d’un avion d’Aegean Airlines, une expérience de confort et de tranquillité du départ jusqu’à l’arrivée.

 

Le salon privé Star Alliance garantit une attente dans les meilleures conditions avec consommations chaudes et froides à volonté, un buffet particulièrement garni à l’aéroport d’Athènes avec un accueil attentionné et discret. A bord, le service en Classe Affaires est également des plus réussis avec un personnel de bord irréprochable n’hésitant pas à répondre à la moindre question. Une boisson de bienvenue, des serviettes chaudes présentées à deux reprises et un repas servi font l’objet de toutes les attentions en privilégiant une gastronomie grecque ainsi que des vins de pays, le tout servi sur une nappe en tissu…

 

 

 

Le vol se déroule dans le plus grand confort sur ces sièges de cuir confortables et dont le siège du milieu demeure, en classe affaires, toujours libre pour plus d’aisance. Grâce à ce souci de tous les détails, Aegean Airlines est devenu le partenaire incontournable de tous les voyages vers ou en provenance de la Grèce. A noter qu’une ligne relie directement pendant la saison touristique (du 10 avril au 23 octobre 2017) Héraklion en Crète depuis l’Aéroport de Deauville, une agréable manière de voyager avec les conditions d’un embarquement d’un aéroport à taille humaine.


http://fr.aegeanair.com 
France: (+33) 170 031323

 

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Avec vue sur Rome

 

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Palazzo Manfredi

Vue imprenable sur le Colisée

Le Palazzo Manfredi est l’unique palace cinq étoiles situé à proximité directe du Colisée, l’un des monuments les plus connus de la ville éternelle, avec cette vue imprenable sur ce dernier distant seulement de quelques mètres de vos yeux…. Difficile d’être plus proche – à moins de souhaiter d’être au cœur de l’arène – car à chaque heure du jour et de la nuit, son auguste présence se fait sentir dans ces lieux habités par temps d’histoire. La Rome antique est à nos pieds, ce qui n’est par un euphémisme car les fondations mêmes de l’hôtel reposent sur les anciennes casernes de gladiateurs construites tout près du Colisée et dont l’une d’entre elles a été dégagée au pied même de l’hôtel.

 

 

Le « Ludus Magnus », ancien gymnase des gladiateurs, découvert en 1937 entre la Via Labicana et la Via San Giovanni in Laterano se trouve littéralement dans le prolongement de l’hôtel. Rêve fou, séjourner au Palazzo Manfredi, c’est vivre à chaque instant les plaisirs de la Rome antique dans le luxe et le raffinement d’un palace cinq étoiles du XXIe siècle. Et c’est bien cette expérience qui attend les hôtes de cet hôtel unique à Rome, lui-même vestige de l’Histoire romaine puisqu’au XVIe siècle on y trouvait le Casino Guidi, un pavillon de chasse des jardins Guidi. C’est en 2002 que ces murs ont donné naissance au Palazzo Manfredi après une restauration remarquable supervisée par le Comte Goffredo Manfredi lui-même.
Mais le Palazzo Manfredi n’offre pas que cet atout, et son élégant et sympathique directeur Bruno Papaleo, polyglotte et parfait francophone, aura le plaisir de vous accueillir personnellement soucieux de garder cette agréable dimension humaine que privilégie cet établissement du luxe romain.

 

 

L’hospitalité à l’italienne n’est pas un vain mot en ces lieux et les hôtes ne tarissent pas d’éloges sur l’accueil et les services fournis par un personnel jeune et généreux. Les chambres récemment rénovées offrent, quant à elle, le plaisir d’une décoration discrète et élégante où des notes claires et autres camaïeux mettent en valeur des matériaux nobles avec quelques touches d’antique. Calme et confort président à cet hôtel dont l’expérience d’un petit-déjeuner raffiné et idéalement proposé face au Colisée reste indélébilement gravé dans la mémoire.

 

 

L’hôtel a réussi cet équilibre entre ancien et moderne avec cette décoration à la fois recherchée et sobre. De profonds canapés Chesterfield font bon ménage avec de majestueuses consoles rocaille alors que votre chambre laissera l’auguste monument accaparer votre regard. Du rez-de-chaussée jusqu’à la splendide terrasse à son sommet auquel on accède par son bel ascenseur, le Palazzo Manfredi a bien entendu réservé ses ouvertures à ce monument romain incontournable et devenu en ces lieux inoubliable lorsqu’on a eu le rare privilège de dîner en sa compagnie à la nuit tombée sur la terrasse de l’Hôtel.

Alors que les touristes ont déserté en soirée ses abords, l’antique édifice gagné par la pénombre laisse l’impression étrange de murmurer certains de ses souvenirs. Les pierres ont-elles une mémoire ? Le débat est ancien, mais l’expérience d’un séjour au Palazzo Manfredi convaincra qu’elles savent réserver le meilleur accueil à l’hôte du XXIe siècle.

Interview Bruno Papaleo, General Manager Palazzo Manfredi

 

 

Votre hôtel 5 étoiles est le seul palace romain à donner directement sur le Colisée. En ces lieux l’Histoire est omniprésente, de l’antiquité jusqu’à nos jours.

 

Le Palazzo Manfredi est le seul hôtel cinq étoiles à bénéficier de cet emplacement unique face au Colisée au cœur même de Rome. Aucun immeuble ne vient s’intercaler entre le célèbre monument et notre hôtel, et seuls les vestiges de l’ancienne école de gladiateurs nous séparent du Colisée visité par des millions de touristes, tout en étant suffisamment en retrait pour ne pas être gêné par cette affluence. De la terrasse, le Colisée est à portée de vue.

 

 

Votre hôtel allie le charme d’un lieu unique et d’un service personnalisé. Quels ont été vos priorités pour donner cette identité au Palazzo Manfredi ?


Notre priorité est essentiellement axée sur nos hôtes. Tout repose en effet sur cette idée d’assistance et d’accueil depuis le moment de la réservation d’une chambre jusqu’à l’instant du départ après un séjour passé chez nous. Nous tenons beaucoup à un accueil personnalisé et d’une grande disponibilité. Tous les membres de l’équipe du Palazzo ont à cœur de donner leur maximum pour faire en sorte que ce séjour passé dans nos murs soit le souvenir le plus mémorable possible.

 

Vos suites et chambres bénéficient d’une décoration raffinée et qui ont fait l’objet récemment de rénovations.


Nous avons entamé la rénovation intégrale de nos chambres depuis trois ans, et chaque année nous changeons des éléments de chaque chambre. Je suis très attentif à l’harmonie des lieux, tant des couleurs et meubles composant les chambres que des salles de bain. Le choix d’une lampe, la forme d’un fauteuil beau et confortable restent essentiels. J’ai à cœur que la décoration et l’aménagement reflètent ce souci d’excellence que nous avons ici au Palazzo Manfredi.

 

 

 

 

La restauration a acquis une solide réputation internationale depuis la consécration d’une étoile au Michelin.

Notre restaurant Aroma est vraiment l’endroit où diner lors de son séjour à Rome avec cette vue unique sur le Colisée. Depuis que nous avons été gratifiés d’une étoile au Michelin, la réputation de notre restaurant s’est encore élargie à l’international, ce dont nous sommes très fiers. Une vue imprenable, une carte agréablement saluée et appréciée, je ne peux que conseiller de venir le découvrir !

Aroma Ristorante – Palazzo Manfredi

Nous sommes au dernier étage du Palazzo Manfredi, ici, même le verre de la véranda du restaurant Aroma ne parvient pas à arrêter le regard du convive qui a le privilège de prendre place à l’une des tables intimistes et joliment dressées de ce restaurant prisé de Rome qui a récemment gagné une étoile.

 

 

Le Colisée qui nous fait face en est l’hôte de marque des lieux, surtout à la nuit tombée lorsque les stigmates des siècles s’estompent pour ne laisser admirer que sa façade miellée dans la pénombre. Nous sommes face à l’Histoire, nul ne peut y échapper, tout parle dans ces évocations silencieuses et il faudra tout le talent du jeune chef Giuseppe Di Iorio pour détourner pensées et regards fixés sur cet édifice connu du monde entier. Une terrine de chevreuil aux pistaches est soulignée d’une émulsion au miel et groseilles rouges du plus bel effet gustatif. Un ceviche de loup de mer mariné au Fragolino et accompagné de petites chips de maïs offre, quant à lui, une douceur qui est en parfait accord avec l’ambiance feutrée de la salle de restaurant éclairée par de petites bougies de table afin de ne pas faire de l’ombre à l’auguste monument distant d’une centaine de mètres…

 

 

Les conversations sont feutrées, presque confidentielles tant l’ambiance est propice à la sérénité. Une équipe discrète et habile parvient à ne pas troubler le charme en se faufilant entre les tables comme un souffle et c’est avec style que nous sont présentées ces spaghettoni délicieux au homard et brocolis de Sicile qui honorent la belle tradition italienne de la pasta, présente même sur les tables étoilées de la péninsule.

Cuisson al dente parfaite, association douce et heureuse des légumes et du noble crustacé, la cuisine de l’Aroma sait à merveille maîtriser des accords classiques dans l’excellence. Le risotto vert mérite aussi d’être cité au titre des plats traditionnels, ici, décliné en beauté à l’Aroma avec cette association de caille et de Parmesan vieilli. La joue de bœuf servie avec la betterave tiédie qui l’accompagne figure également au rang des plats à l’élégance raffinée avec cette réduction de pamplemousse et ces chips de riz au curry.

Nous parviendrions même à oublier le noble édifice tant la cuisine du chef Giuseppe Di Iorio sait subrepticement attirer à elle toutes les attentions signe de son excellence.

 

 

Si nous tournons le regard et portons notre attention sur la droite du restaurant, c’est le parc de la Domus Aurea de l’empereur Néron qui nous fait face alors qu’au pied de l’édifice, ce sont les vestiges de l’antique école de gladiateurs qui s’étirent jusqu’au Colisée, autant de trésors archéologiques sont rarement réunis au pied d’un restaurant étoilé… Les desserts seront à la hauteur de ce beau repas avec un soufflé Grand Marnier dans la belle tradition accompagné de sa glace vanille, un régal de légèreté souligné par les arômes de la liqueur. Autre douceur sucrée que cette sphère de chocolat blanc fourré d’un crumble au thé Matcha et accompagnée d’un biscuit à l’huile d’olive douce nappé d’un sauce au caramel salé, une association crémeuse et fondante qui clôt agréablement cette soirée mémorable. Décidément, le Restaurant Aroma mérite bien sa belle réputation, tout y devient inoubliable.

 

Palazzo Manfredi - Aroma Ristorante

Via Labicana, 125 - 00184 Rome
Tel. +39 06 77591380 - Fax +39 06 7005638
info@hotelpalazzomanfredi.it

www.palazzomanfredi.com

Grand Hotel Ritz Rome

Au nord de la capitale italienne, à l’endroit où de nombreuses ambassades égaient un quartier résidentiel, se tient fièrement le Grand Hotel Ritz depuis le début des années 60, époque des années de prospérité où ce lieu était prisé de la Dolce Vita. Nous sommes seulement qu’à quelques pas du Maxxi museum et du Parco della Musica dessiné par le fameux architecte Renzo Piano, et à quelques centaines de mètres au nord du parc de la villa Borghèse.

 

 

 

 

Le Grand Hotel Ritz Rome qui a su préserver la tradition de l’hôtellerie à taille humaine, donne sur la piazza Euclide où trône fièrement l’imposante basilique du Sacré-Cœur Immaculé de Marie érigée en 1923 par l’architecte Armando Brasini. Dans ce quartier de Parioli, un lieu qui fut associé en son temps avec la bourgeoisie aisée de Rome tel que l’illustre le célèbre film Il sorpasso (Le fanfaron) de Dino Risi avec le jeune étudiant Roberto, un « pariolino » interprété par Jean-Louis Trintignant en 1962.

 

 

 

 

En ce quartier règne la tranquillité romaine, à l’écart de l’effervescence de la capitale, tout en pouvant rejoindre très rapidement le centre en un taxi ou avec la navette gracieusement mise à disposition par l’hôtel. L’intimité et la discrétion sont au cœur de cet hôtel qui a opté pour une décoration classique faite de boiseries, de canapés et fauteuils clubs en cuir, laiton et tableaux anciens.

 

 

 

 

Le confort et la qualité de l’accueil sont les priorités de cet hôtel qui ne ménage pas ses efforts pour répondre aux attentes de ses clients. Les espaces sont nombreux ici pour discuter et échanger à toute heure du jour et de la nuit, petits salons-bar et même un boudoir fumeur composent un ensemble perpétuant la tradition héritée de ses débuts. Les chambres confortables et claires ont-elles aussi opté pour une décoration classique avec boiseries, tentures et meubles classiques.

 

 

 

 

Au petit-déjeuner, les hôtes apprécieront la salle du restaurant au dernier étage avec terrasse et une vue étendue sur tout le nord de Rome avec un buffet répondant à toutes les exigences internationales. Le soir, au restaurant Le Roof, c’est une tout autre ambiance, plus feutrée, grâce au talent du grand chef Gaeteno Costa, atout phare du Grand Hotel Ritz !

Interview Filippo Tomaselli, General Manager Grand Hotel Ritz, Roma.


 

Mr. Tomaselli General Manager entouré de Mrs. Kiki

et Mrs. Desirée Puccini, copropriétaires du Grand Hotel Ritz.


L’hôtel que vous dirigez a une histoire ancienne qui est étroitement liée à une famille.


Absolument, il s’agit d’une histoire familiale puisque l’hôtel a été construit en 1960 par Monsieur Puccini, un homme d’affaires. Cet hôtel a été conçu pour l’ouverture des Jeux Olympiques de cette époque qui se déroulaient à proximité. Aujourd’hui, l’hôtel appartient toujours à cette famille. A son origine, l’hôtel était le plus important de cette région de Rome, l’un des premiers à avoir occupé le nord de la capitale qui a toujours été une zone résidentielle avec un grand nombre d’ambassades. Notre hôtel était alors un point central pour la vie de ce secteur de Rome. Les espaces dans lesquels nous sommes en train de parler fourmillaient de personnalités importantes de cette époque de la Dolce Vita. Nous avions l’un des salons de thé les plus réputés de Rome, notamment dans les années 60 et 70. À la fin des années 80, les propriétaires ont décidé de louer cet hôtel à un important tour operator pendant une dizaine d’années. En 2012, la direction a décidé finalement de récupérer la gestion directe de l’hôtel. Il y a eu alors quelques années de fermeture pour une restauration complète de l’hôtel, et le Grand Hotel Ritz a rouvert en 2014.


Est-ce que la distribution des emplacements et l’esprit de l’hôtel ont changé ?


L’hôtel a complètement changé avec une réduction du nombre des chambres, la construction d’un executive floor au 6e étage où nous avons deux luxury suites et deux Presidential suites, ce qui nous a permis d’être classés dans la catégorie des hôtels cinq étoiles en 2015. Cela a été bien entendu un nouveau challenge, et presque une nouvelle réouverture, que nous ne regrettons pas. Notre hôtel accueille aujourd’hui une grande diversité de personnes, qu’il s’agisse de notre clientèle de touristes ou bien celle liée au monde des affaires en raison des salles de conférences dont nous disposons.

 


Quelles sont vos priorités dans les services que vous proposez ?


Notre salle de restaurant, nos salles de réunion ainsi que le Wellness Area sont des choses classiques que nous partageons avec les autres cinq étoiles de Rome. Notre priorité est centrée sur les services car nous sommes persuadés que la différence réside dans la dimension humaine que notre équipe peut transmettre à notre clientèle. C’est la valeur la plus importante quant à la réussite de notre hôtel.


Vous avez gardé une décoration classique dans la grande tradition des hôtels du siècle dernier.


Cela a été un souhait de la direction avec des règles très strictes que nous avons dû respecter car les lieux sont classés en façade extérieure. Il aurait été illogique de garder une façade classique avec un intérieur très moderne, c’est pourquoi nous avons retenu ce style classique faisant une large part au bois, cuir, laiton que vous releviez. Nous offrons néanmoins, bien entendu, toutes les dernières technologies et progrès correspondant à un hôtel cinq étoiles !


Votre hôtel est très proche du grand Museo nazionale delle arti del XXI secolo ou Maxxi ainsi que de l’Auditorium Parco della Musica fameux pour ses concerts ?


Nous avons en effet une collaboration étroite avec le musée Maxxi ainsi que l’Auditorium Parco della Musica. Ils organisent régulièrement de très grands événements et la plupart de leurs clients séjournent dans notre hôtel. Nos suites présidentielles sont souvent requises pour les grands chefs d’orchestre qui viennent donner des concerts à l’Auditorium. Il faut d’ailleurs noter que nos suites de prestige portent le nom de grands musiciens italiens tels Puccini, Verdi, etc. et que nos hôtes sont accueillis lors de leur arrivée avec la musique de ces mêmes compositeurs.

Le Roof Gaetano Costa / Grand Hotel Ritz di Roma

Le Roof Gaetano Costa ou « Le Roof » comme il conviendra de le désigner à l’avenir, en tant qu’enseigne à faire parler d’elle, est né de la rencontre d’un chef et d’un lieu, Gaetano Costa napolitain de cœur mais amoureux de la capitale romaine depuis ses années de jeunesse, jeunes années où il décida de mettre tout son talent au service de l’art culinaire. Son rêve d’accéder au statut de chef d’un palace romain se réalisera enchaînant des collaborations avec les meilleures enseignes de la ville romaine. Amoureux des arts et apôtre du lien et du dialogue, l’homme a une personnalité attachante et discrète, les feux de la scène n’étant pas sa priorité.

 

 

 

 

Son restaurant « Le Roof » est installé au 7e étage du Grand Hotel Ritz di Roma, avec un panorama digne de la tradition de la Dolce Vita que connurent les lieux dans les années 60. Surplombant la Piazza Euclide et la massive basilique du Sacré Cœur de Marie construite dans les années 20 par l’architecte Armondo Brasini. Avec un panorama donnant sur le quartier de Parioli, l’immense baie vitrée et la terrasse du Roof offre depuis son ouverture des moments inoubliables de convivialité et de partage animés par la prévenance et la gentillesse de son directeur veillant personnellement à tous ces détails de la belle gastronomie indispensable à un repas réussi.

 

 

Les tables joliment dressées dans une ambiance raffinée faite de blanc, de noir et de vert sont suffisamment espacées pour garantir la confidentialité des conversations. La lumière tamisée est accompagnée de bougies sur les tables pour ajouter au charme et à l’intimité de l’instant. Ainsi installé, il faudra à tout prix découvrir cet œuf de Gaetano, mollet sur son lit d’épinard et généreusement râpé de truffe blanche avec ses petites galettes fines de pommes de terre pour apprécier toute la douceur d’une cuisine habilement maîtrisée dans ses assaisonnements et associations.

 

 

Impression de douceur et de finesse également avec ce carpaccio de bœuf salé sur son lit de mâche, artichauts, et oignons de Tropéa confits. Le service est élégant, digne des grandes tables. C’est encore une impression de belles associations que nous relevons avec ce homard croustillant où aubergine et basilic soulignent avec une fine sauce corail de Saint-Jacques un plat aussi fin que généreux.

Parmi les classiques du chef Gaetano Costa figurent également ces fondus de poulet en « paupiette » aux scampis sur lit d’épinards braisés. La sérénité des lieux, la prévenance du service, cette tranquillité cultivée invitent assurément à prolonger ces temps précieux que nous terminerons par un savoureux tiramisu aux pistaches et amandes au chocolat qui confondra le plus impénitent gourmand par son onctuosité ou cette toute aussi délicieuse crème de fruits de la passion avec ses croquants. Encore un verre, un café, quelques mots échangés avec le sympathique chef Gaetano appelé à rencontrer un beau succès avec ce lieu à réserver lors de son prochain passage à Rome !

 

 

Grand Hotel Ritz - Le Roof Gaetano Costa
Via Chelini 41, 00197 Roma (Italy)
Phone : +39 06 802291 - info@grandhotelritzroma.com
www.hotelritzrome.com

L’hôtel Atlante Star

le Vatican a portée de main…

Lorsque nous parvenons à l’Hôtel Atlante Star, après avoir traversé le Tibre, une présence s’impose immédiatement, visible et omniprésente, celle de la basilique Saint-Pierre et de l’ensemble du Vatican devenus subrepticement presque irréels parce qu’à portée de main, à quelques centaines de mètres de vous…

 

 

Étrange impression que de poser ses bagages si proche de cette institution connue du monde entier par sa célèbre coupole, ses gardes suisses comme surgis de manière impromptue du moyen âge, un autre univers en plein XXIe siècle. C’est cela la magie offerte par l’unique hôtel de luxe ayant vue directe sur la Basilique Saint Pierre et la Cité du Vatican.

À peine arrivé, on ne peut résister à l’attraction majeure des lieux, à savoir le dernier étage où se trouve l’un des restaurants les plus appréciés de Rome pour sa vue inoubliable sur l’ensemble du Vatican avec à l’étage supérieur une terrasse offrant aux hôtes un panorama d’une vue sur l’ensemble de Rome à 360°, même si tous les yeux sont rivés sur le plus petit État du monde…

 

 

 

 

Cela fait plus de 40 ans que l’établissement appartient à la même famille et les années n’ont rien changé à l’affaire, la relation personnelle demeure au cœur du service offert, les propriétaires tenant à cette identité en venant notamment chercher gracieusement leurs hôtes à l’aéroport.

Les lieux sont recherchés bien évidemment pour la proximité du Saint-Siège et lors des grands évènements, l’hôtel sert souvent de QG à la presse internationale, et au monde de la politique et religieux qui en apprécient le calme et les nombreuses installations permettant d’y travailler dans les meilleures conditions.

 

 

Il faut choisir les Suites donnant sur le Vatican afin d’apprécier de jour, comme de nuit, l’une des plus belles vues de Rome. Et pourtant les lieux sont d’un calme propice au repos dans des chambres préservant une intimité à quelques mètres de la concentration touristique la plus importante de la capitale.

 

 

 

Le matin, c’est également au sixième étage dans la salle du restaurant Les Étoiles que l’on pourra prendre son petit-déjeuner avec cette vue panoramique décidément irrésistible ! Mais, c’est surtout à la tombée de la nuit qu’il faudra réserver une table, de préférence le plus près de la grande baie vitrée, pour goûter à un spectacle inoubliable, le dôme de la basilique éclairé laissant deviner dans la pénombre les appartements pontificaux…

 

Restaurant Les Etoiles – Hotel Atlante Star Roma

Inoubliable expérience que celle d’emprunter l’ascenseur de l’hôtel Atlante Star pour monter au dernier étage et découvrir cette immense baie vitrée donnant sur la presque intégralité de la ville éternelle à la nuit tombée… Bien évidemment, le regard se portera en premier et essentiellement sur le Vatican distant seulement de quelques dizaines de mètres seulement et que l’on croirait irréel éclairé ainsi par ces multiples projecteurs dans la douceur d’une nuit romaine.

 

 

Nous prenons place à une table agréablement dressée face à ce spectacle étonnant. La vitre de verre ne parviendra pas à troubler ce rêve éveillé, diner en compagnie de l’une des plus vieilles institutions religieuses d’Europe, si ce n’est du monde. Et si les petites lumières des appartements pontificaux au troisième étage ne sont plus éclairées signalant la présence du pape, le souverain pontife François ayant préféré contrairement à ses prédécesseurs la compagnie de ses cardinaux dans la résidence Sainte-Marthe, que d’âmes parlent dans le silence de cette nuit où les étoiles ont été convoquées sur la voute céleste, comme pour rappeler le nom du restaurant où nous dinerons…

 

 

 Nous commencerons notre repas par des ballotines de mozzarelle au saumon qu’un trait de vinaigre balsamique vient agréablement souligner, un plat frais et croustillant qui éveille les papilles.

Italie oblige, nous sacrifierons bien volontiers au rituel des spaghettis faits maison aux œufs frais où tomates et bar composent une association gourmande.

 

 

Rien ne vient troubler cette douce soirée romaine où les échanges reviennent invariablement à notre fière voisine qui accapare décidément tous les regards. L’ampleur de la basilique voulue par le pape Jules II della Rovere en remplacement de l’antique basilique constantinienne au début du XVIe siècle ne cesse d’interroger ; Un filet de bar en croute de pistaches fraiches accompagné de pommes de terre au four fait la démonstration des agréables associations et préparations des produits de la mer au restaurant Les Étoiles avec un plat d’une belle légèreté.

 

 

Des desserts classiques et savoureux sont également à la carte du menu avec une crème caramel à l’anis préparée à l’ancienne ou encore un moelleux au chocolat tout autant fondant. Il sera difficile de quitter ces lieux où le regard aimanté par les prestigieux édifices refait une histoire vieille de deux mille ans et l’on ne pourra que conseiller aux convives du restaurant Les Étoiles de grimper encore de quelques marches pour découvrir tard dans la soirée sur la terrasse extérieure une vue nocturne également imprenable sur Rome à 360° !

Hotel Atlante Star, Restaurant Les Etoiles
Via Vitelleschi 34, Roma 00193, Italia Hotel
Tel +39 066873233 info@atlantehotels.com
www.atlantestarhotel.com

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Stazione di Posta

Ristorante Open Palazzo delle esposizioni

 


Le nouveau restaurant Stazione di Posta ouvert sous les auspices du chef Pino Cau offre une expérience gustative à l’image des lieux qui l’abritent et situés dans ce quartier romain toujours surprenant qu’est le Testaccio. En ces lieux, la modernité industrielle a encore laissé quelques traces qui appartiennent dorénavant à l’archéologie contemporaine : un ancien abattoir où le restaurant a aménagé un vaste espace à la décoration urbaine chic, une gare qui naguère résonnait de locomotives à vapeur, une époque dont seules les photos en noir et blanc évoquent le bruissement de toute une activité aujourd’hui disparue. De nos jours, ce sont de nombreux restaurants et musées – le célèbre Mamco n’est qu’à quelques pas d’ici – qui occupent tous ces espaces près de la célèbre colline d’amphores dénommée le Testaccio. Étrange impression que de déambuler dans ces espaces de transition, avec ce sentiment d’appartenir à une époque qui cherche ses repères…

 

 

Toujours est-il que Stazione di Posta a dorénavant bien assis son concept avec une décoration intérieure aux grands volumes, un décor sombre et noir de pavés et piliers d’origine que vient égayer un design moderne et des œuvres d’art contemporain. Cette ambiance post-industrielle abrite également une cuisine raffinée à base de produits biologiques et imaginative tenue par le talentueux chef Luigi Nastri qui de sa côte amalfitaine natale est passé par Paris pour enrichir la palette de sa cuisine. Nous commencerons les agapes par de belles mises en bouche à base de mozzarelle bufflonne et tomates cerise confites, une petite tranche de thon dans un bouillon dashi ou encore ce délicieux rouleau de bœuf cru qu’assaisonnent moutarde et fromage blanc, le tout accompagné de chips de radis et betterave tiède en une belle décoration florale.

 

 

Autre plat haut en couleur et en saveurs avec cette carotte élégante coupée en deux cuisinée avec de la chicorée braisée et salade de quinoa, une préparation idéale pour redécouvrir le goût des vrais légumes. Le risotto est une réussite avec cette préparation à base de fromage Tête de moines, provolone, citron et oignons braisés pour un final très onctueux. Il faudra aussi déguster ces Fusilloni aux abats de poulet avec leur sauce à la crème qui confère à l’ensemble une saveur fondante et gourmande. Les desserts ne sont pas en reste à Stazione di Posta avec un riz au lait et chocolat râpé aux noisettes grillées ou ce baba au rhum qui viennent terminer agréablement cette belle halte à la Stazione di Posta.

 

Largo Dino Frisullo, Città dell’Altra Economia
(Zona Macro – Testaccio), Roma.
Info e prenotazioni: 06 57 43 548
www.stazionediposta.eu

 

 

C’est un bain de lumière qui accueille l’hôte du restaurant Open Colonna à l’heure du déjeuner en plein cœur du Palazzo delle esposizioni. A quelques pas du Quirinale et de la Présidence de la République, l’endroit est déjà devenu un lieu incontournable pour la pause déjeuner où monde des affaires, politique, artistique se mélange en un joyeux brouhaha autour du concept de buffet bistronomique inventé par le célèbre chef Antonello Colonna en ces lieux. Il faut avouer que le site ne manque pas de panache avec cette immense verrière lumineuse qu’il laisse l’impression de déjeuner à l’extérieur même lorsque les intempéries guettent le ciel romain. Après être montés à l’étage et avoir pris place à l’une des nombreuses tables blanches agrémentées d’orchidées aux couleurs éclatantes et disposées autour d’un immense buffet, nous sommes conviés à prendre notre plateau et à découvrir autour de quatre espaces les différents mets préparés et offerts en libre-service.

 

 

La première table est consacrée aux entrées avec cet art consommé en Italie de l’antipasti. Un luxe de petits plats mitonnés offre un choix varié de salades de blé, salades grecques, légumes variés marinés à l’huile d’olive, semoule safranée au poulet… A elles seules, ces entrées pourraient bien valoir repas si une deuxième table ne proposait de délicieuses viandes cuites sous la forme de poulet rôti, rôti de porc, agneau, morue panée, pommes de terre au four, cardons et autres légumes variés. La cuisine répond au critère de qualité de la belle gastronomie, assaisonnements parfaits, cuisson surveillée, fraicheur assurée. Nuages et ciel bleu composent un tableau saisissant au-dessus de nos têtes avec une fresque digne des meilleurs peintres du Seicento. Une envie de fromages ?

 

 

Une troisième table encouragera les convives à reprendre une assiette pour se servir de belles sélections de fromages italiens accompagnés de miel, raisins et autres salades d’une fraicheur toujours impeccable. Force est de constater que le concept est réussi, chaque plat est changé au bout de quelques minutes pour qu’il conserve une allure irréprochable. Avec les desserts, c’est un quatrième espace qui propose tiramisu onctueux, cheese-cakes gourmands, délicieuses tartes au potimarron et amandes sans oublier ces gâteaux au chocolat si tentants…Un café pour terminer et la promesse de revenir en ce lieu prisé des Romains.

Ristorante Open Colonna Scalinata di via Milano 9 – Roma

Tel. +39_ 06 _47822641

www.opencolonna.it
 

Life ou la belle vie romaine…

Ristorante Madre Roma

 

 


Incontournable dans le quartier de la Piazza di Spagna, le restaurant Life n’a eu cesse de recueillir des avis unanimes sur la qualité de la cuisine proposée et le service agréable mis en œuvre pour cette valeur montante de la gastronomie romaine. A quelques pas seulement des célèbres marches de l’Église Trinité des Monts, le restaurant Life offre un univers raffiné, à la sobre décoration urbaine, en un agréable minimalisme blanc et noir. Nous prenons place à une petite table d’angle intimiste au creux d’une colonne où nous sommes confortablement installés pour découvrir une carte inspirante avec cet œuf bio accompagné de ses chips de pommes de terre et dont la truffe noire et une émulsion citronnée composent une association fraiche et alerte pour débuter ces agapes. Les raviolis verts maison sont un régal avec cette crème de ricotta et de pecorino que des artichauts croustillants et du bacon soulignent idéalement. Légèreté et raffinement sont les maîtres mots pour ces entrées réussies.

 

 

Belle fraicheur également des poissons avec ce loup de mer parfaitement grillé et présenté avec une réduction de sauce citron bio et huile extra vierge, accords parfaits pour un plat délicat et équilibré. Plus gourmand, la tagliata de bœuf à la truffe noire offre une expérience rare de viande savoureuse, tendre et gouteuse. Il y a au restaurant Life une justesse des préparations et des associations qui confèrent à ces plats un accord toujours serein. Certains oseront ce plat désormais entré dans la légende chez Life avec ces Taglioni maison préparés avec une sauce tomates cerises surmontées d’un remarquable homard.

 

 

En ces lieux, nul doute que tous les goûts seront agréablement satisfaits et rassasiés à cette table inspirée. De beaux desserts couronnent cette soirée romaine avec un panacotta au chocolat et un sorbet citron Amalfi aux fruits confits, une manière fraiche et gourmande de finir ce dîner raffiné d’une délicieuse soirée romaine.
 


 

Via della Vite
00187, Roma (RM), Italy
Tel. +39.06.69380948 - Fax. +39.0773.400162
www.ristorantelife.it  - info@ristorantelife.it


 

 

 

La surprise attend le convive ayant retenu une table à Madre Roma, jeune restaurant ouvert en 2016 par le brillant chef étoilé Riccardo di Giacinto (restaurant All’Oro présenté dans ces colonnes) et situé dans le cadre étonnant d’une dépendance cédée par l’Angelicum, la célèbre université pontificale dirigée par les Dominicains réputée pour avoir diffusé la pensée de saint Thomas d’Aquin et jouxtant donc aujourd’hui le Madre Roma. Dorénavant, dans ce qui fut une salle conventuelle naguère, c’est un espace empli de plantes vertes aériennes tapissant le plafond de cette véranda et transformant l’espace en un exubérant jardin d’hiver idéal lors des étés romains. De petites tables disposées affichent des touches originales comme ces verres dépareillés de couleur joyeusement différentes ou ces couverts également disparates pour une ambiance urbaine chic et décontractée.

 

 

Le concept au cœur de cette nouvelle adresse romaine est le partage, une idée en phase avec l’institution voisine et qui recueille déjà un franc succès. L’idée est de commander une sélection de plats, préparés en petites portions et partagés par l’ensemble des convives, une idée réjouissante et chaleureuse. Il faudra débuter les agapes par ces délicieux maritozzo revisités par le Chef en autant de petits pains briochés et fourrés de salades, de buratta ou de parmesan en des accords sucrés salés qui rappellent le fameux dessert romain dans des déclinaisons salées. Fraicheur des produits choisis également avec les exigences du Chef pour ces pizzas toutes aussi appétissantes les unes que les autres. Que l’on soit adepte des pizzas simples et néanmoins savoureuses comme les traditionnelles Marinara ou Margherita ou des préparations plus sophistiquées à base de charcuteries raffinées et légumes variés, tous les gouts sont possibles chez Madre Roma et le régal assuré ! La formule séduit et ravit surtout avec cette fraicheur et cette qualité d’une cuisine qui pratique des classiques dans l’excellence sans écarter des plats fusion comme ces Ceviches remarquables au thon et autres poissons marinés au citron, huile d’olive vierge, poivre et coriandre frais, de petites salades où picorer entre amis avec ce pain fait maison.

 

 

 

Nous sommes conquis bien avant que de savoureux desserts viennent conclure ce déjeuner rassérénant en plein cœur historique de Rome, à deux pas du Marché de Trajan et du célèbre Forum. Nous retrouverons les mêmes petites brioches fourrées aux agrumes et un tiramisu présenté dans un petit pot de jardin en terre cuite, une manière originale de conclure ce repas dans un restaurant appelé à faire parler de lui.
 

Largo Angelicum 1 A, 00184 Roma, Italie
Tel : +39 06 678 9046
www.madreroma.com

Checco er Carettiere

Déjeuner chez Checco un dimanche midi est toujours une expérience mémorable, avec ce sentiment d’être « comme à la maison » entourés de tous ces habitués qui se saluent et conversent librement d’une table à l’autre. Il faut dire que l’adresse est une institution depuis des lustres à Rome.

 

 

Dans les étroites ruelles du Trastevere, l’un des quartiers romain qui a su garder traces des siècles passés, ainsi que le rappelle son étymologie qui signifie au-delà du Tibre, au détour d’une ruelle, une magnifique église surgit au milieu d'une place de rêve, il s’agit de la basilique Sainte-Marie du Trastevere, un des premiers édifices chrétiens ayant été ouvert publiquement au culte, au III° siècle… Clin d’œil à l’ancien persécuteur, ses vingt-deux colonnes de granit viennent des thermes de Caracalla, lorsque le syncrétisme se fait visible d’une aussi heureuse manière, on ressort rasséréné d’une telle visite et l’arpenteur des venelles du Trastevere ne pourra que se rendre à une adresse incontournable à l’heure du repas : Checco er Carettiere, précisément au numéro 10 de la Via Benedetta.

 

 

Cultivant le goût des traditions, la décoration est une ode à la mémoire avec toutes ces photographies anciennes et d’autres plus récentes évoquant des générations de clients et amis de Checco, un voyage dans le temps qui laisse songeur, juste le temps de découvrir une carte généreuse et familiale, ainsi qu’un choix de vin tout aussi prolifique.

Le décor est composé de tables et chaises confortables pour rester de longs instants à bavarder et à refaire le monde, boiseries, ail suspendu ajoutent au charme, sans oublier bien entendu ce service toujours souriant et prêt à devancer les attentes qui font la réputation de cette adresse prisée où les Romains ont élus résidence ce dimanche.

 

 

Il faut déguster ces sélections d’antipastis préparés avec soin par les cuisines de Checco pour connaître la maîtrise des assaisonnements équilibrés, du choix des légumes parfaitement associés et fondre de plaisir pour ces artichauts à la juive cuisinés en ces lieux avec bonheur. On se régalera également avec ces pates bombolotti alla matriciana selon le dialecte Romanesco où la joue de bœuf, la sauce tomate et le fromage pecorino composent un ensemble à la fois fondant et délicieusement gourmand. Autre institution en ces murs, la pèche du jour, un serveur vous amène à une vitrine réfrigérée où des poissons disposés sur la glace n’attendent que votre choix pour être préparé au four avec ses pommes de terre, un plat à la fois simple et excellent. Les desserts ne sont pas en reste chez Checco er Carettiere, la pâtisserie faisant même l’objet d’une boutique à part et cet assortiment de petits fours frais régalera les plus gourmands par leurs saveurs et leur fraicheur. Une poignée de main amicale avec la Direction, un limoncello fait maison et le bonheur d’instants précieux partagés resteront en mémoire pour ce beau dimanche romain.

Checco Er Carettiere Via Benedetta 10, 00153 Roma - Italia Telefono +39 06.5817018 info@checcoercarettiere.it

www.checcoercarettiere.it 

 

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Blacklane, l’excellence du transport

avec chauffeur privé

Visiter les plus beaux musées de la ville
avec le Roma Pass


La société Blacklane offre depuis quelques années déjà un service de transport avec chauffeur privé d’une redoutable efficacité sur Internet. L’ensemble des services est en effet entièrement concentré sur un seul site web à partir duquel l’utilisateur avant son voyage peut à loisir décider du lieu de son transfert, indiquer avec précision l’endroit où il désire se rendre ainsi que l’heure précise où le véhicule sera présent, véhicule qui pourra également faire l’objet d’un choix lors de la réservation. Avec ce dispositif web également disponible à partir d’une application mobile, la saisie des informations est d’une extrême simplicité gage d’une efficacité sans faille.
Le jour du rendez-vous est anticipé par deux e-mails et deux SMS informant du départ du véhicule et de l’arrivée du chauffeur sur le lieu convenu, une confirmation toujours rassurante, notamment pour les transferts vers les aéroports. Votre chauffeur est là, ponctuel, à l’heure indiquée.

 


Le parc automobile est varié et est doté de voitures haut de gamme (Mercedes-Benz Classe S, BMW Série 7, Audi A8…) parfaitement entretenues. Les chauffeurs sont polyglottes et choisis pour satisfaire une clientèle internationale exigeante. L’accueil aéroport se fait classiquement dès l’arrivée avec une pancarte personnalisée, prise en charge des bagages et accompagnement jusqu’au véhicule.
Blacklane offre également la possibilité de visiter la ville retenue avec un chauffeur formé à cet effet et permettant de conseiller les meilleures adresses de la ville, restaurants, bars, shopping, lieux culturels…

Enfin, professionnelle et efficace, cette société réactive sait s’adapter immédiatement aux changements de dernières minutes et grâce à son réseau étendu parvient à trouver une solution à toutes les difficultés, un point non négligeable, à souligner.


www.blacklane.com


Chaque touriste a déjà fait l’expérience à Rome de la pléthore des musées, une ville aux propositions alléchantes sur le plan culturel mais qui risque de perdre celles et ceux qui ne seraient pas accompagnés devant un tel choix, surtout si le séjour est bref. La Roma Pass est née d’une heureuse initiative de la Commune de Rome et du Ministère des Biens et Activités Culturelles afin de regrouper les principaux lieux à visiter à partir d’une seule carte centralisée.

 


Cette carte est valable pendant 2 ou 3 jours selon l’option retenue ; à partir de son activation, cette dernière donne accès gratuitement aux deux premiers musées ou sites archéologiques visités, les autres musées pouvant être visités à l’aide de cette carte avec un tarif réduit. Les avantages ne s’arrêtent pas là : la Roma Pass offre également la gratuité sur tous les transports en commun Atac (bus, lignes A et B du métro…).

 

 


La carte Roma Pass est vendue avec un kit complet incluant la Roma Map et toutes informations utiles touristiques, transports, liste des musées fonctionnant avec la carte, enfin un accès à des informations culturelles et pratiques par Internet.
 

Cette carte peut être achetée sur le site : www.romapass.it  et dans tous les points d’Informations Touristiques de la ville.

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Guides & Lectures...

 

 

 

Milan via Bergame

 

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Hotel Principe di Savoia - Milan

 

L’Hôtel Principe di Savoia est une institution à Milan depuis 1920 dont nous fêterons le centenaire de manière quelque peu anticipée avec ce séjour au cœur du luxe milanais. Si les années ont passé, l’hôtel n’a pas pris une ride, sachant anticiper les évolutions avec douceur, il a su néanmoins garder son caractère de Palace tout en offrant tous les critères de l’hôtellerie du luxe du XXIe siècle.

 

 

Sa belle façade néoclassique impressionne toujours autant évoquant les nobles demeures d’antan avec sa vaste réception digne des plus belles adresses hôtelières. Tous les regards convergent sur cette adresse incontournable, et de la Piazza della Repubblica, d’ailleurs, il suffit de s’attarder quelques instants devant l’entrée pour noter le nombre d’allers et venues de limousines et autres véhicules de luxe déposant leurs occupants à cette adresse pratiquée depuis des décennies par les voyageurs internationaux.

 

 

Le service est au cœur de cet Hôtel qui jouit d’un personnel omniprésent, toujours prêt à répondre aux attentes de ses hôtes, et pourtant d’une discrétion exemplaire. Dès votre arrivée, vous êtes conduit avec élégance dans votre suite, s’enquérant de vos besoins et attentes, tout en vous laissant vous installer une fois ces demandes faites. La discrétion est de mise ici, les sourires du personnel également.

 

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La riche décoration des 257 chambres et 44 suites est des plus réussies. Leur design a fait l’objet d’un soin particulier avec cet équilibre subtil entre luxe et classicisme, une belle harmonie que ne viennent rompre que quelques concessions à la modernité pour le confort. Vous apprécierez tout de suite ces moquettes douces et confortables, votre regard s’apaisera à la vue des lourdes tentures au camaïeu de violet, et de vieux rose, les boiseries reflètent le doux éclairage des lampes de verre et de pourpre aux abat-jours de même teinte.

 

 

Fauteuils et canapés jouent la carte du confort dans le petit salon, alors que votre chambre peut être en un clin d’œil fermée ou ouverte par des panneaux coulissants… La salle de bain aux marbres généreux est des plus agréables avec de vastes volumes et une belle clarté.

 

 

Une envie de plonger dans l’eau et d’un bain de soleil en pleine ville de Milan, c’est également possible sans quitter votre hôtel en prenant l’ascenseur jusqu’au dernier étage ! Et, oui, l’Hôtel Principe di Savoia a en effet ce rare privilège de pouvoir offrir en plein cœur de Milan à sa clientèle à la fois un SPA, une salle de gym équipée et une piscine ouverte sur une terrasse au sommet de l’hôtel découvrant ainsi une vue imprenable sur la ville entière de Milan. Quelle agréable impression que de plonger pour quelques brasses, puis de pouvoir prendre place sur une chaise longue en plein soleil milanais d’été…

 

 

 

Après ces efforts, un rafraîchissement s’impose. Vous aurez alors le choix entre le Il Salotto, un superbe salon au design signé par l’architecte Thierry Despont avec ses canapés et fauteuils profonds qui invitent au farniente dans une ambiance au luxe raffiné où or et ocre clair s’unissent en un rare bonheur, alors que le Principe bar, pour sa part, offre dans un design remarquable un lieu propice pour parler business ou fashion avec un de ces cocktails dont le lieu a les secrets...

Les terrasses extérieures sont également prisées l’été jusqu’à tard dans la soirée tant la douceur milanaise est réputée pendant la belle saison.

 

L’Hôtel Principe di Savoia offre décidément de multiples facettes qui occuperont avec bonheur et un rare plaisir celles et ceux qui auront le privilège d’y séjourner.

Restaurant Acanto – Hotel Principe di Savoia

 

Nous somme installés confortablement à une table du restaurant Acanto, l’une des enseignes gastronomiques de Milan qui a le vent en poupe située à l’hôtel Principe di Savoia et dirigée par le talentueux chef Alessandro Buffolino nouvellement arrivé dans les murs. Il est originaire du Bénévent en Campanie et a auparavant travaillé pour l’Éden. La salle de l’Acanto avec sa vue sur le jardin extérieur et sa fontaine ancienne offre une décoration raffinée dans ses tonalités chaudes et orangées, ses lustres de Murano ; miroirs et marbres se renvoient la politesse avec une équipe de salle enjouée et dynamique, tout est prêt pour une restauration de choix, l’ensemble des tables étant réservées pour ce samedi soir.

 

 

Nous commencerons par un œuf biologique poché associé à la stracciata di bufala et pommes de terre vitelottes, ces fameuses petites pommes de terre tant appréciées par Alexandre Dumas, une association douce et légère au palais. Le thon rouge associé, quant à lui, à la pastèque, basilic et estragon souligne une préparation et un assaisonnement parfaits pour une mise en avant d’un produit excellent de fraicheur. C’est au diapason international que vont bon train les conversations à l’Acanto en cette soirée estivale, tables de Chinois, hommes et femmes d’affaires milanais, couples de touristes, diplomates du Moyen-Orient, les langues et les rires fusent alors que le ballet du service ajoute au tournoiement des plaisirs.

 

 

Les raviolis verts aux anchois, tomates confites et aubergines fumées du chef sont une expérience gustative incontournable pour leurs accords fondants. Le risotto aux seiches, asperges de mer, pois et menthe renouvelle pour sa part l’art de ce plat lombard par excellence par une douce saveur et belle fraicheur.

Décidément, la cuisine du chef Alessandro Buffolino place très haut les accords gourmands avec une préparation sans faille, et un goût raffiné pour les assaisonnements subtils à partir de plats issus de la tradition italienne.

 

 

Un degré supérieur est encore atteint avec ce homard présenté sous cloche et dont une fumée se dégage à peine découvert pour des accords délicieux avec la blette et le yuzu. La lumière est tamisée, dans des gammes miellées alors que la nuit milanaise est tombée sur le jardin extérieur avec ses topiaires et son antique fontaine. L’ambiance est idéale pour découvrir ces recettes gastronomiques qui font de l’Acanto une table à la fois attrayante et savoureuse. Tel sera encore le cas pour ce bœuf cuit à très basse température servi avec sa Béarnaise, ses pommes de terre boulangère, asperges blanches et jus barbecue, pour des saveurs franches et soulignant la qualité extrême de la viande. Il sera encore possible de faire des découvertes sucrées à l’Acanto avec ces lingots aux cerises et fruits rouges et glace fior di panna crèmeuse à moins que l’on opte pour l’excellence des fruits frais d’été servis en carpaccio avec un sorbet de fruits rouges, une fraicheur idéale en cette soirée de canicule milanaise.

 

 

Mara Vicelli officie avec art et bonne humeur en tant que chef sommelier à l’Acanto et propose de beaux accords mets/vins tel ce Kados (Grillo), 2013 Duca di Salaparuta, un vin de Sicile aux notes florales, élégant et velouté, un excellent Brunello du Montalcino Riserva 2008, La Fornace idéal avec le bœuf, ou encore ce Sauvignon Russiz Superiore, 2015, Marco Felluga très équilibré et parfait dans ses accords avec le homard.

Hotel Principe di Savoie
Piazza della Repubblica 17
20124 Milan Italy
Tel: +39 02 6230 1 Fax: +39 02 65958 38
www.dorchestercollection.com

Magna Pars Suites Milano

 

Nous parvenons aux Magna Pars Suites, dans le quartier du Tortona, après avoir longé les célèbres Navigli, témoins encore vivants d’une époque où Milan pouvait ressembler par ses canaux à sa sœur aînée, la célèbre Venise… Mais la modernité a eu raison de l’élément aquatique, et seules ces dernières lignes bleues reflètent ces temps à jamais révolus. D’autres témoins d’une ville ayant connu le développement avec ses fabriques et artisanats ponctuent le paysage de ce quartier sud de Milan et qui, ces dernières années, se sont métamorphosé en haut lieux de la mode et du design. Il suffit en effet de s’y promener pour voir les enseignes les plus célèbres de la mode italienne y installer bureaux et showrooms.

 

 

C’est également une habile reconversion qui a présidé aux Magna Pars Suites Milano avec cette ancienne fabrique de parfum métamorphosée en une magie époustouflante en un hôtel cinq étoiles unique en son concept et son design. Ici, derrière cette magie toute de verre et de transparence règne encore, la quintessence des fragrances, puisque l’ensemble des lieux et des suites compose le premier hôtel à parfum. Les propriétaires – toujours actifs dans l’art du parfum pour les plus grandes marques du monde – ont en effet souhaité gardé cette mémoire olfactive des lieux pour la proposer délicatement et discrètement à ses hôtes. Que l’on se rassure en effet, si chaque lieu, et chaque suite, est identifié par une fragrance – 39 flagrances pour 39 suites, celle-ci sera toujours subtile, perceptible avec l’attention que requièrent les choses précieuses. Magnolia, lys, iris, à vous de choisir…Vous pourrez même retrouver ces senteurs voire créer vous-même votre parfum personnel selon vos goûts et personnalité, à la boutique située au rez-de-chaussée de l’hôtel et témoignant encore de la célébrité des lieux.

 

 

À peine arrivés, nous remarquons également ce design contemporain qui a littéralement transformé cette ancienne fabrique en temple du bon goût : blancheur immaculée des suites, allure paquebot des couloirs designés en coursives, et cet incroyable bosquet de verdure au cœur de l’immeuble où sont installés restaurant et bar composant un ensemble harmonieux. Les expériences sont multiples au Magna Pars, l’intimité de suites généreuses où canapés confortables, cuisine et table de salle à manger offrent la possibilité de recevoir « chez soi », un peu comme à la maison. Chaque suite offre aux hôtes de larges espaces living et chambres séparés où œuvres d’art contemporain originales de l’Académie de Brera, toutes inspirées des différentes flagrances, impriment intimité, sérénité et harmonie à ces lieux.

 

 

Mais on ne saurait, néanmoins, longtemps résister à la tentation de descendre vers le centre végétal de l’hôtel où, en plein cœur urbain, un petit bosquet a pris naissance, dispensant fraicheur et senteurs à ses hôtes d’un jour, ou d’une soirée. C’est ici en effet que se tiennent les petits déjeuners, déjeuners et diners, et à quelques mètres de là, le bar offre également de délicieux cocktails et collations. Les soirées cocktails-fragrances à base d'essence de fleurs et de  plantes sont d'ailleurs l'un des rendez-vous les plus prisés à Milan. La nature n’est jamais loin au Magna Pars, cette nature qui, comme le soulignent les responsables, nous donne la force de nous guider dans la vie et détermine nos choix de vie les plus importants.

 

Interview Barbara Rohner, General Manager Magna Pars Suites

 

 

Quelle est l’origine de Magna Pars Hotel et pouvez-vous nous expliquer la raison de sa situation à Milan ?


L’emplacement occupé aujourd’hui par Magna Pars Hotel était réservé à la fabrique de parfum de la famille Martone qui a dû se déplacer à l’extérieur de Milan en raison de son développement et de sa croissance. Dans les années 90, les lieux ont été transformés en un vaste espace évènementiel. Tout le quartier de Tortona a connu ce genre de mutation en devenant ainsi l’un des meilleurs et le plus réputé quartier pour la mode, le design et le life style. Il y a trois ans, un hôtel cinq étoiles membre des Small Luxury Hotels est né de cette ancienne fabrique reconvertie, c’est l’hôtel Magna Pars, le premier hôtel à parfum représentant l’excellence italienne et proposant une expérience unique sollicitant les cinq sens de nos hôtes. Ses composantes olfactives à base de bois, fleurs et fruits ainsi qu’un jardin caché créent et offrent un endroit magique en plein cœur de Milan.

 

 


Le design est au cœur de ce magnifique édifice, non seulement à l’extérieur mais également à l’intérieur de chacune de vos Suites.


Nous avons en effet tenu à ce que tous les éléments de décoration de notre hôtel soient sous le signe du « Made in Italy » avec des enseignes fameuses telles Poltrona Frau, Floss, Kartell, Italpoltrone, etc. Cette réalisation architecturale contemporaine est unique et est une évocation du passé avec ses composantes de l’ère post-industrielle, ses murs d’origine avec ses briques apparentes et ses balustrades en acier. Le blanc est la couleur dominante à l’intérieur en association avec le bois et une collection de livres anciens pour équilibrer l’ensemble. Des œuvres d’art originales contribuent également à la décoration de chacune de nos Suites en écho avec leur dénomination.

 

 

Vous proposez un large choix de services dans votre hôtel et tout spécialement un beau restaurant et un agréable bar, de même qu’un espace incroyable pour la réalisation d’évènements et d’expositions.


Notre service F&B est une grande valeur ajoutée de notre hôtel. Nous pouvons ainsi pleinement satisfaire nos clients sur un large éventail de services du cocktail au repas de mariage ou dîner de gala… Parallèlement, notre restaurant Da Noi In est notre fierté et pour cela un challenge de tous les jours. Tous les sens visent à être satisfaits par la perfection qui nous guide. Le restaurant propose une cuisine moderne et créative en raison de la qualité maximale des produits que nous retenons. Le cadre est de plus enchanteur avec ce jardin privé au cœur de l’hôtel en plein centre de Milan. Tous nos services sont orientés dans l’unique satisfaction de nos clients afin de leur offrir une expérience unique et inoubliable dans nos murs. En retour, nous constatons qu’un nombre croissant de nos hôtes renouvellent leur confiance en revenant nous voir.


Quelles sont vos priorités pour les prochains mois ?


Notre priorité est de fidéliser notre clientèle et tout spécialement concernant le restaurant car à Milan il est indispensable de toujours évoluer. Nous devons devenir un lieu de référence pour les jeunes générations notamment pour ces moments magiques que sont les fameux « Aperitivo Milanese ». Nous avons à cœur d’honorer au plus haut degré l’hospitalité correspondant aux exigences des Small Luxury Hotels of the World et en tant que Boutique Hotel. Tout cela sans oublier nos évènements importants lifestyle, nous travaillons déjà pour le Fuori Salone del Mobile 2017 !

Ristorante Da Noi in via Forcella 6 - Milano

 

 

A quelques pas des célèbres navigli de Milan, au sud de la ville, se tient le restaurant Da Noi installé au cœur de l’hôtel Magna Pars.

 

 

Lové au centre de l’architecture unique de cette ancienne fabrique de parfum reconvertie en hôtel de luxe, Da Noi offre la rare expérience d’un restaurant ouvert sur une cour intérieure où une végétation luxuriante donne l’impression de dîner en pleine nature. De petites tables dressées accueillent le visiteur d’un soir sous la houlette du sympathique Tommaso dirigeant une équipe jeune et dynamique. Ici, c’est un chef d’origine piémontaise Fulvio Siccardi qui a eu les honneurs d’une étoile Michelin dans son parcours qui officie dans ce cadre inspirant.

 

 

Nous débuterons les agapes par un carpaccio élégant de sériole accompagné d’une brunoise de légumes, l’ensemble parfumé de truffe d’été et de crème de parmesan suivi d’un antipasti signature du chef remarquable : un œuf mollet présenté en papillote transparente et associé lui aussi à la crème de lait et parmesan parfumé de truffes blanches et noires, un régal de saveurs moelleuses. Avec ces belles entrées en matière un Sharis, Livio Felluga 2014 du Frioul offre idéalement une douceur au palais en écho avec ces plats généreux. La cuisine du Da Noi excelle également dans l’art de la pasta avec ces taglioni fait maison et pour l’anecdote, il parait que le chef ne se sépare jamais d’un couteau qu’il possède depuis 30 ans pour la coupe minutieuse de ces petites tagliatelles !

Quel régal que cette préparation à base de poissons qui confère à ce plat profondeur et richesse de gout. Nul ne sera alors étonné de constater que la terrasse extérieure est déjà comble en ce milieu de semaine estivale. Sous les arbres et les grandes toiles de tentes dressées, les lumières intimistes et les bougies jettent un éclairage diffus.

 

 

La chaleur tempérée par une climatisation légère éloigne les terribles moustiques milanais laissant les convives apprécier la cuisine créative du chef Fulvio Siccardi notamment cette morue noire marinée pendant une journée dans une sauce miso et qu’une crème et une julienne de courgettes accompagnent avec une galette de riz au cury croustillante. Avec ces deux derniers mets, un vin fin et pur de Toscane Vermentino, Terenzi souligne encore ces belles associations. Les discussions sont animées au Da Noi, des acteurs de la mode discutent de derniers modèles, des touristes étrangers évoquent leur découverte de la ville, cet éclectisme facilite l’évasion le temps d’une soirée grâce à l’équipe de salle qui en orchestre le rythme.

 

 

Cette soirée milanaise se conclura par un dessert frais et léger avec une variation de la pèche en huit manières jouant habilement sur la matière et les formes du fruit d’été, une manière également agréable de terminer ce repas plaisant et inventif au Da Noi.

MAGNA PARS SUITES MILANO
Via Forcella ,6 - 20144 Milan, Italy - Ph +39 02 8338371 Info@magnapars.it
www.magnapars-suitesmilano.it

Tables étoilées

Milan

Il Luogo di Aimo e Nadia – Milan

Au nord des célèbres navigli de Milan, dans le quartier de Primaticcio se cache un des hauts lieux de la gastronomie internationale avec le restaurant Il Luogo di Aimo e Nadia. Avec ce nom, c’est une tradition d’un demi-siècle devenu une incontournable institution à Milan qu’évoque bien volontiers Stefania Moroni, la fille d’Aimo et Nadia, un couple uni par l’amour de la belle cuisine et qui d’une simple trattoria ont réussi à établir ce temple de la gastronomie italienne depuis 1962.

 

 

D’une cuisine toscane due à ses origines, Aimo a cherché à étendre sa curiosité à d’autres régions ainsi qu’à de nouvelles associations. La célébrité couronnera ce travail de longue haleine avec deux étoiles et une reconnaissance internationale pour ce restaurant honorant les règles de la haute gastronomie grâce à un service haut de gamme dirigé aujourd’hui par le stylé directeur de salle Nicola Dell’Agnolo et la cuisine inventive de deux jeunes chefs ayant pris la succession des fondateurs, Alessandro Negrini et Fabio Pisani. Nous entrons à cette adresse mythique dans une salle d’une blancheur immaculée.

 

 

En ces lieux, deux arts règnent en maître : la haute gastronomie et l’art pictural sous la forme d’installation de peintures de l’artiste Paolo Ferrari qui en une complexité picturale ne cesse d’interroger les labyrinthes de la vie. C’est donc entourés de ces œuvres remarquables et reconnues également internationalement que nous découvrirons la cuisine des deux chefs qui nous font l’honneur d’une présentation avant le service avec une approche de leur art faite tout de sérénité et de créativité, à l’image des œuvres du peintre exposées.

 

Alessandro Negrini et Fabio Pisani

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Nous débuterons par des mises en bouche inventives dont la fraicheur éveille le palais avec ce tartare de tomates, burrata, olives frites et poivron rouge séché de la Basilicate. Nous voyageons dans l’Italie avec également cette crème de pois chiche des Pouilles, une recette végétale légère et délicate qu’accompagne la chicorée sauvage. Les premières impressions sont celles d’une cuisine suggestive, qui amène le gastronome dans de nouveaux paysages à la fois familiers et inconnus selon des gradations subtiles. Ce sentiment sera renforcé par le plat suivant, une étonnante soupe d’Étrurie avec des légumes de saison, des pêches, du fenouil, des pois chiches, coco, carottes et aneth.

 

Nicola Dell’Agnolo

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L’ensemble est apaisant, comme sont ces soupes d’antan que mitonnaient nos grands-mères. Le palais est étonné, les papilles en éveil alors que le service de salle s’active avec élégance et discrétion. Étonnement encore que ce plat inhabituel et pourtant éveillant, lui aussi, des sens familiers que sont ces raviolis de sèche préparés en deux manières, crus et cuits ; la pâte fine des raviolis est réalisée à partir des tentacules, l’ensemble étant accompagné d’un sorbet de pois et un autre d’amandes. L’ambiance est à la sérénité pour ce déjeuner à cette table prisée et réputée. La valse des découvertes se poursuit avec douceur et sans heurts avec ce traditionnel risotto de crevettes rouges de San Remo, tomates datterini, buratta et coriandre fraiche, accords parfaits des meilleurs produits pour ce plat qui une fois de plus part de la réminiscence d’une tradition culinaire connue – le cœur – pour aboutir à des espaces inconnus – l’esprit- en d’inventives variations délicates.

 

© Lexnews

 

Le filet de veau cuit en panure légère de camomille et d’oignons confits est accompagné d’un cèpe monumental fraichement arrivé et que les chefs ont eu la gentillesse de préparer tout spécialement après nous les avoir personnellement présentés. La mélodie culinaire de ce temple enchante assurément les sens avec cette contemporanéité dans la tradition où certains produits sont substitués à d’autres pour renouveler notre mémoire. Les chefs accordent une grande importance à la manière de préparer leurs recettes et notamment sur les cuissons afin de préserver la digestibilité et le bien-être. Pour terminer cet enchantement, une meringue caramélisée accompagnée d’une réduction d’abricots mûrs à cœur sera le prélude au dessert en forme de clin d’œil à la soupe étrusque antérieure en hommage à Aimo e Nadia avec une crème d’amande versée sur des fruits de saison. Nos sens sont conquis, une adresse incontournable qu’il faut absolument découvrir et honorer lors de son prochain passage à Milan.

 

 

 


Le restaurant Il Luogo di Aimo e Nadia cultive l’art du vin dans le même esprit que la gastronomie entendue en ces lieux avec des parcours suggérés ou impromptus tel celui suggéré dans les vignobles italiens avec un sublime Franciacorta Dosage Zero Noir 2006 Ca' del Bosco, une cuvée spéciale pour le restaurant, suivi d’un Timorasso Costa Del Vento 2012 Vigneti Massa, Pinot Bianco Riserva Vorberg 2013 Cantina di Terlano, Pinot Nero Riserva 2012 Tenuta Stroblhof, Desoléé 2012 Gillardi...

 

 

Via Privata Raimondo Montecuccoli, 6 20147 Milano (Italy)
Telefono: +39 02 416886 www.aimoenadia.com

Restaurant Armani – Milan

Via Alessandro Manzoni, au numéro 31, l’imposant hôtel Armani a fière allure en plein cœur du quadrilatère de la mode à Milan, formant vu du ciel ce grand A incontournable ; comment pouvait-il cependant en être autrement ? La Scala, le Duomo, la non moins célèbre Galerie Vittorio Emanuelle II ne sont qu’à quelques pas de cette adresse entrée depuis seulement quelques années dans le répertoire du luxe hôtelier et gastronomique milanais.

 

 

Un ascenseur file à vive allure vers le sommet, et c’est au septième – bien sûr, que nous découvrons l’une des plus belles vues de la ville à travers cette immense baie vitrée protégée de clayons qui s’animeront tout au long de la soirée pour laisser entrer la lumière avant de s’ouvrir pleinement sur les toits de la ville et cette dentelle d’architecture ; architecture dont ne tarissait pas d’éloges le jeune Henri Beyle pour qui la surface scintillante de ses marbres évoquait l’esprit de l’amour, une admiration partagée par la poétesse Marceline Desbordes-Valmore qui s’abimait dans la découverte des églises de la ville pendant sa tournée à Milan. A la tête de ce restaurant étoilé, le chef Filippo Gozzoli originaire de Crémone propose en ces lieux enchanteurs une cuisine inventive et délicate associée à un service attentionné.

 

 

Nous débutons les agapes par une mousse d’asperges, un œuf cuit à basse température, truffe noire et oignons rouges pour un début tout en délicatesse avec ce Franciacorta Cà del Bosco Satèn 2011. Décidément, le chef a bien la tête dans les étoiles avec cette brandade de morue légère et aérienne accompagnée de chips de polenta et rehaussée d’un vinaigre balsamique de Modène en une association tonique.

 

 

La cuisine du chef Filippo Gozzoli repose sur des fondations sûres d’une gastronomie italienne maitrisée auprès des plus belles adresses. Ses spaghettoni aux oursins et réduction de crabe rehaussées par de la poudre de café sont un régal fondant de gourmandise.

 

L’art pratiqué en ces murs associe les classiques de la méditerranée avec une inspiration internationale où l’orient n’est jamais loin. Un Velenosi Pecorino 2015 accompagne idéalement ce plat puissant avec une belle fraicheur venue de la région des Marches. L’ambiance est internationale en cette soirée où tous les accents du monde se font entendre. La pénombre gagne, les stores s’ouvrent un peu plus et le Duomo surgit face à nous comme un iceberg d’une blancheur étonnante.

 

 

 

Les regards sont hypnotisés par cette féerie et il faudra un superbe Saint-Pierre présenté avec ses légumes d’été, pilpil, pois et asperges pour que l’attention soit de nouveau portée à cette belle cuisine qui enchante le palais par ses associations à la fois raffinées et familières, une balance toujours délicate et signe d’une grande maturité. Avec ce plat généreux un pinot blanc 2014 Stroblhof Strahler du Alto Adige équilibré avec sa belle minéralité. Le service bat son plein et les marbres noir et blanc, les fauteuils crème et noir composent un décor design d’un sobre raffinement pour ne pas voler la vedette à la vue nocturne de Milan.

 

 

 

 

Un dessert élégant conclura ce diner avec une variation autour du citron en une fine tartelette sur un sablé breton, une mousse citronnée, meringue et une composition florale rehaussée d’or. Il est temps de redescendre sur terre en gardant cependant ces souvenirs des hauteurs du restaurant Armani, cet endroit incontournable de la vie milanaise.

Via Alessandro Manzoni, 31, 20121 Milano, Italie
Téléphone : +39 02 8883 8888
http://milan.armanihotels.com

IYO Restaurant – Milan

A quelques pas seulement du parc Sempione qui abrite le fameux château Sforzesco, une adresse qui a déjà et n’a pas encore fini de faire parler d’elle attend le gastronome curieux de la rencontre des cultures, culture de l’Extrême-Orient et de l’occident dans ce que leur gastronomie a de plus noble. Ici officie le grand maître japonais Hauro Ichikawa assisté du talentueux chef italien Michele Biassoni et du chef japonais Hiroshi Noda.

Les lieux ont ouvert en 2007 et leur propriétaire, Claudio Liu, a fait de cet endroit un havre de paix et de design raffiné. Murs de briques anciennes à la manière des architectures milanaises et panneaux de bois laqués évoquant l’Extrême-Orient souligné par une statue de bouddha.

 

 

Nous prenons place à l’une des tables dressées dans ces petites salles intimistes où les briques à clairevoie laisse passer un éclairage diffus et débutons par un maki à composer soi-même avec un anchois mariné au vinaigre de riz et yuzu, associé à de la ricotta et du wasabi frais et pousses d’épinard, pour une association douce et fraiche des plus surprenantes avec un subtil thé chaud. L’Italie et le Japon s’allient de nouveau, également pour le meilleur, avec ces scampis présentés dans une émulsion de fruits de la passion et œufs de tobiko pour une saveur sucrée-salée délicatement relevée.

 

 

Le gastronome curieux réalise avec ces premiers plats combien le mot fusion ne convient pas ici, mais plutôt dialogue entre les cultures gastronomiques de l’occident et de l’orient, respectant pour chaque association les identités culinaires respectives. Cela est particulièrement sensible avec cette crevette rouge de Sicile présentée avec sa crème d’avocat et pistache, relevée de poivre de Sichuan, un plat mis en valeur par une préparation impeccable et un assaisonnement qui ne souffre aucune imperfection. L’esprit est en éveil avec une telle gastronomie, sans cesse ouvert à de nouvelles surprises et sans saturation. La Salade Sumiso de poissons et de légumes en tempura croquante et légère est elle aussi un régal pour les sens avec cette fraicheur omniprésente de produits frais de première qualité.

 

 

Ika jo est le nom de ce plat à découvrir absolument à la table d’IYO, tant l’art exigeant de la spécificité de sa coupe et de sa préparation donnent au calamar cru une finesse et une tendresse rarement atteinte. Un œuf de caille et le caviar qui l’accompagnent lui donnent cette douceur extrême et une onctuosité exceptionnelle.

C’est du grand art gastronomique qui est proposé dans ce restaurant étoilé. La sélection de gunkan est aussi un régal et un dilemme : commencerons-nous par celui aux courgettes, au saumon, au thon ou à l’araignée de mer ? Bien des dilemmes attendent encore le gourmet et le gourmand, tous deux rassasiés par tant d’excellence.

 

 

Un surprenant Nighiri fait son apparition sur un lit de riz caramélisé d’anguille et de foie gras étonnant les sens pour les ravir sans hésitation. Le gras du poisson et du foie atténué par le sucre du riz composent un plat gourmand. L’humour n’est jamais loin avec les sensei japonais et c’est le cas chez IYO avec ce plat dénommé Mi-so sbagliato littéralement « je me suis trompé » en un jeu de mots habile avec le japonais miso. Il s’agit d’une soupe réinterprétée où le consommé habituellement clair est devenu rouge avec ses poissons en bisque pour une recette chaleureuse.

 

 

Les découvertes gastronomiques sont presque infinies dans ce temple de la gastronomie et ravissent encore avec ces filets de rougets cuits au gril et à la japonaise avec du sésame et de l’ail sauvage ou encore cet étonnant homard bleu breton préparé avec des algues en forme d’oursin et crème de courge de Mantoue ; sommes-nous au Japon ou en Europe ? Peu importe, tant ces saveurs rassérènent le cœur et l’esprit. Les desserts ne sont pas non plus en reste chez IYO : ils prennent la forme d’un sorbet de framboise et crème de yuzu, d’une délicieuse mousse de riz au cœur de fraises et sorbet à la rhubarbe ou d’un fondant carré chocolat et caramel et macaron café.
 

 

 

 

IYO accompagne le gastronome dans une découverte habile et inventive des vins en accord avec cette carte internationale et ce sous la houlette du talentueux sommelier Matteo Ghiringhelli rompu aux exigences des plus grandes étoilées internationales. C’est avec distinction et élégance qu’il suggèrera des accords tantôt classiques de Sauvignon blanc Franz Haas 2014 tantôt exotiques avec cet excellent saké Koikawa Beppin Junmai, ce délicieux vin de Venise Giulia Ribolla Gialla IGT 2008 - Radikon, long en bouche, ce séduisant vin santo del chianti classico 2009 vigna degli dei, ou encore l’agréable fraicheur de ce Langhe Chardonnay Educato de Monforte d’Alba.

Via Piero della Francesca 74
20154 Milano Italy
+39 02 454 76 898
info@iyo.it
www.iyo.it

Restaurant Alice – Milan

Entre la Porta Nuova et la Porta Garibaldi, le restaurant Alice a récemment élu résidence après un déménagement au profit d’un espace animé au dernier étage du centre commercial Eataly, naguère lieu du Teatro Smeraldo, et où aujourd’hui les produits de la fine gastronomie y sont proposés à la vente. Aussi, c’est en prenant un escalator comme pour faire ses emplettes que l’on parvient chez Alice, un restaurant étoilé dirigé par deux femmes, Viviana Varese, chef du restaurant, et la sommelière Sandra Ciciriello.

 

 

La décoration privilégie les matériaux naturels telles ces tables en bois clair et brut, du verre également omniprésent donnant l’impression d’être à la proue d’un vaste paquebot. La vaisselle est aux accords de ce design contemporain avec une multitude de plats petits et grands, carrés, ovales, biscornus aux couleurs et formes les plus variées donnant un air « pas vu ailleurs » à ce déjeuner. Des mises en bouche fraiches et crémeuses sous la forme de bonbons au saumon, de crème d’aubergine et noisettes pilées ouvrent la dégustation.

 

 

Un ceviche de la pêche du jour est assaisonné par une heureuse association de menthe, citron, sauce de tomates crues, framboises et est présenté avec des chips yuca, un équilibre parfait entre la crudité du poisson et l’accompagnement.

C’est à l’inverse, non plus cru, mais en filet de mulet en bouillabaisse, plus exactement une soupe livournaise relevée d’origan, de citron et de tomates, qui suit ces entrées en une recette chaude et gourmande mettant en avant la fraicheur du poisson.

 

 

 

Le restaurant est animé en ce samedi midi, jour où les Milanais font leurs courses dans ce magasin haut de gamme ; Encore une association fondante et gouteuse avec ces « superspaghettino » mitonnés avec une julienne de calamar et palourdes, poudre de tarallo – gressin du sud de l’Italie - et citron, un régal de saveurs équilibrées. C’est enfin un petit air d’Extrême-Orient qui flotte dans les cuisines d’Alice avec ce thon rouge mariné dans un bouillon de katsuobushi et servi avec un lait d’amande versé, accompagné d’un granité de mûres et jasmin, un plat délicat par la subtilité de ses saveurs.

 

 

 

En prédessert, le palais est de nouveau sollicité de manière originale avec cette bouchée de gin tonic avec des effets pétillants moléculaires toujours surprenants. Nous terminerons ce déjeuner par la Dolce Vita, un dessert au nom toujours attirant et où la meringue d’une tarte au citron revisitée par la sauce yuzu, un sorbet à la mangue et une émulsion de fruits de la passion composent un ensemble frais.

Piazza Venticinque Aprile, 10, 20121 Milano, Italie
Tel : +39 02 4949 7340
www.aliceristorante.it

Milan

en ses musées

La Pinacoteca Ambrosiana :
"Pour un service universel"

 


Il est des lieux rares qui, à leur première visite, vous empoignent par leur force, leur caractère, l’héritage laissé aux générations futures. La Pinacoteca Ambrosiana née en 1618 et de manière générale l’ensemble formant un tout conçu par l’admirable cardinal Federico Borromée, archevêque de Milan, font partie de ces lieux marquants qui croisent votre chemin plus que vous ne les avez choisis… Si vous avez la chance de rencontrer l’un de ces personnages habités par ces lieux tel Don Rocca, un des docteurs du collège de cette institution, il soulignera dans ces premiers propos que l’institution fut souhaitée par le grand humaniste afin de préserver la culture et de la rendre accessible au plus grand nombre, surtout aux plus démunis. Il évoquera tous ces trésors gardés depuis ce début du XVII° siècle, dans le mouvement de la Contre-Réforme, afin de raffermir les croyants dans leur foi dispersé par les suites de la Réforme. Il soulignera aussi quelques anecdotes telle celle de la gratuité de l’accès à tous les ouvrages de la Bibliothèque en son temps avec la menace d’une excommunication irréversible pour tout vol de ces volumes… On est impressionné par tant de savoir réuni entre les murs de ce palais, particulièrement calme en ces heures d’été milanais. La mission léguée par l’illustre archevêque perdure encore aujourd’hui avec la volonté de faire partager au plus grand nombre les trésors de la culture héritée des siècles précédents tout en les confrontant aux cultures d’autres civilisations et d’autres horizons. Chaque docteur, membre du collège administrant l’Institution présidée par un Préfet cooptés par eux, a sa spécialité, et elles sont diverses et variées. Ainsi, ils travaillent chacun à leur domaine tout en bénéficiant du savoir des autres spécialistes réunis en une seule et vaste salle de travail ou seul le silence et l’étude ont droit de résidence…

 


Le visiteur ne voit bien évidemment que la face immergée de cet édifice de savoir et de connaissance mais c’est grâce à une telle administration qu’autant de chefs d’œuvre et de recherches conjointes ont pu être réunis depuis plus de quatre siècles, exemple unique dans le monde. Des coffres dignes de ceux des banques les plus sûres abritent en leur sein de précieux et fragiles manuscrits, des centaines de mètres d’étagères, savamment classées, conservent des codex incroyables tel cet exemplaire unique et incroyable des œuvres de Virgile qui avait appartenu à Pétrarque et annoté par lui ! Les lieux abritent également dans leur sous-sol, les restes archéologiques du Forum de la ville à l’époque romaine au 1er siècle de notre ère…
Il est impossible de réunir en quelques lignes tout ce que ces lieux offrent à l’intelligence et à l’admiration de l’âme de nos contemporains. Les plus pressés auront à cœur de découvrir les trésors renommés de la peinture réunis dans la Pinacothèque, exposés avec goût et suffisamment d’espace pour reprendre son souffle, et il en faudra, tant les signatures, ici encore, impressionneront les plus blasés. Après les fondations antiques de la ville, gravissons quelques escaliers et le premier regard pourra s’arrêter sur cette magnifique Madeleine peinte par le Titien, un personnage que le cardinal appréciait tant en raison du caractère humain qui s’en dégage, entièrement tourné vers la source divine de toute lumière, même les plus fugitives…

 

 

La même salle offrira la tendre évocation de l’enfant Jésus enlaçant tendrement un agneau évoquée par cette peinture de Bernardino Luini, une œuvre pourtant si dramatique lorsque l’on réfléchit quelques instants à la symbolique représentée par ce jeune animal. Ces premières impressions ne sont que le début d’une visite qui occupera plusieurs heures pour les plus persévérants ou bien quelques découvertes flânées au hasard des salles telle cette célèbre nature du morte du Caravage sous forme d’une corbeille de fruits automnale si différente dans sa simplicité (elle s’autorise même la figuration de feuilles à moitié desséchées) de celle figurant à la Villa Borghèse à Rome. Impossible de passer à côté de l’admirable portrait d’un musicien peint par Léonard de Vinci, le seul portrait masculin que l’on connaisse du peintre et qui représente le compositeur Franchino Gaffurio, auteur de nombreuses messes et motets pour la cathédrale de Milan entre le XV° et XVI° siècle. La liste est longue des trésors à découvrir dans ces lieux où le silence règne et ou le personnel de surveillance est d’une délicatesse rare dans les musées de nos jours.

 

 

Il faudra encore réserver de longs instants pour admirer le Codex Atlantico de Léonard de Vinci séparé en feuilles préservées de l’agression du temps dans des vitrines protectrices alignées tout au long de l’impressionnante Bibliothèque conçue selon la règle du nombre d’or, prônant l’équilibre parfait des dimensions dont la Renaissance fera grand usage. Un instant de sérénité extrême vous gagne et vous n’avez qu’un seul désir à l’esprit, revenir goûter ces rares moments de bonheur dans des lieux si généreux !

VENERANDA BIBLIOTECA AMBROSIANA
Piazza Pio XI, 2 - 20123 Milano
www.ambrosiana.eu

Un matin d’été, à l’ouverture de la Pinacoteca di Brera…

 

 

Au 28 via Brera, à Milan, se trouve un ancien convent, aujourd’hui sanctuaire des plus belles œuvres de l’art italien. Une fois passée l’austère façade de l’édifice, le regard se porte sur une statue érigée par le sculpteur Antonio Canova en l’honneur de Napoléon Bonaparte dans la cour intérieure, statue qui le représente en empereur romain et qui est nettement moins sensuelle que celle qu’il réalisa de Pauline Bonaparte dans la Villa Borghèse…
On gravit les marches d’un escalier monumental, et il est impossible de ne pas croiser le regard de la statue de Cesare Beccaria, le grand juriste natif de ce quartier de Milan, et qui fut l’un des fondateurs du droit pénal moderne et premier adversaire de la peine de mort…
Alors même que de multiples trésors attendent à l’intérieur, flâner quelques instants sur ce balcon intérieur qui longe toute la cour au premier étage est un enchantement, surtout lorsqu’il est tôt, le musée ouvre « aux aurores », et qu’un beau soleil éclaire tout l’espace qui vous est réservé, sans l’ombre d’un autre visiteur. Une fois entré, vous pourrez avoir l’agréable surprise d’une exposition temporaire, comme celle réservée au peintre du romantisme italien Francesco Hayez dont on pourra admirer le célèbre « baiser », ainsi que les portraits également passés à la postérité de Verdi et de Manzoni.

La collection permanente suit immédiatement, et là, un dilemme se pose inéluctablement : comment appréhender une telle richesse en une seule visite ! Il faudra naviguer, comme autrefois lorsque le quartier était bordé de canaux comblés bien malencontreusement par Mussolini, entre des chefs d’œuvre qui à eux seuls nourrissent des monographies entières…
 


Hayez Le Baiser © Pinacoteca di Brera

 

Il serait tentant d’aller immédiatement vers la Pietà de Giovanni Bellini, représentation émouvante de la mort du Christ à faire pleurer les cœurs les plus secs ou encore ses deux « Vierge à l’Enfant » qui vous feront presque oublier la proximité d’admirables tableaux de Mantegna à quelques mètres… Cette salle est décidément inoubliable, une seule solution y revenir au plus tôt…

 


©Pinacoteca di Brera


Un peu plus loin, c’est à Lorenzo Lotto que nos regards s’attarderont avec une autre Pietà où deux anges soutiennent avec difficulté le corps du Christ au bas de la Croix alors que sa mère effondrée est elle-même littéralement tenue par saint Jean, la souffrance extrême à la vue de son fils mort l’empêchant de se maintenir encore dans le monde des vivants. A peine reposé le regard de cette scène chargée d’émotions, vous apercevez tout à côté de vous des Tintoret, des Véronèse et même un Titien, vous ne rêvez pas, vous êtes à Brera et vous irez encore longtemps de découverte en découverte…
 


Piero della Francesca La Vergine con il Bambino e santi
©Pinacoteca di Brera


Pinacoteca di Brera
Via Brera, 28 20121 Milano
www.brera.beniculturali.it

 

La Cène de Léonard de Vinci
La fragilité d'une œuvre éternelle...


Ce sont plus exactement deux grandes œuvres qu’abrite le très sobre réfectoire du couvent dominicain de l’église Santa Maria delle Grazie à Milan : la Crucifixion de Montorfano, bien évidemment trop souvent occulté par la fameuse Cène peinte par Léonard de Vinci !
C'est avec un nombre très restreint de visiteurs que nous entrons pour voir l’une des évocations les plus belles du dernier repas du Christ, objet de toutes les interprétations, même les plus farfelues, en raison de la notoriété de l’œuvre. Nous voyons cet espace dans une ambiance certainement plus lumineuse qu’à l’époque du peintre, car depuis, les ouvertures des fenêtres ont été agrandies. Cette lumière reste cependant tamisée et bien entendu tous les regards se portent sur cette fresque mémorable, que l’on n’imaginait pas ainsi alors même que l’on pensait pourtant tant la connaître.
 


© Museo del Cenacolo Vinciano


Mais laissons la parole à Goethe qui a consacré toute une réflexion à l’auteur de cette fresque très tôt appréciée dans l’histoire de l’art :

« Telle était l’époque dans laquelle parut Léonard de Vinci, et en même temps que son habileté naturelle lui rendait facile l’imitation de la nature, son esprit profond remarqua bientôt que, derrière l’apparence extérieure, qu’il savait si heureusement reproduire, étaient cachés encore bien des mystères qu’il devait s’efforcer sans relâche de découvrir. Il chercha donc les lois de la structure organique, la base des proportions ; il étudia les règles de la perspective, de la disposition, du coloris ; bref, il tâcha d’approfondir toutes les exigences de l’art. Mais ce qui l’intéressait surtout, c’était la diversité de la figure humaine, sur laquelle se manifeste aussi bien le caractère permanent que la passion momentanée, et ce sera le point auquel nous devrons nous arrêter le plus en étudiant le tableau de la Cène. »
 

détail du Christ

© Museo del Cenacolo Vinciano
 

Cette attention toute particulière portée par l’artiste aux caractères des passions humaines par contraste à la Passion préfigurée par la trahison tout juste évoquée dans ce dernier repas est au cœur de la fresque que nous avons devant nous. Jésus vient d’annoncer qu’un des leurs, un disciple donc, le trahira et la stupeur se lit sur tous les visages peints par Vinci. Un espace se fait alors entre les disciples et le Maître, réservant déjà une distance préfigurant les épreuves à venir dans les heures que vont suivre.
 

©Museo del Cenacolo Vinciano
 

Seul Jean semble sinon serein tout au moins à peine surpris par l’annonce, nous savons qu’il sera le seul à rester jusqu’au terme du supplice et qu’il recueillera la Vierge Marie chez lui selon les ultimes paroles du Christ. La tempête règne plutôt chez les autres disciples, c’est à qui de s’interroger : est-ce lui ? Est-ce moi ? Les mains sont particulièrement éloquentes, la plupart des disciples, à l’exception de Jean, font des grands mouvements de protestation, l’épreuve a débuté, et la Cène préfigure la future Eglise en devenir qui aura fort à faire pour gagner son unité et sa paix. On quitte avec peine cette salle du réfectoire mais le temps est minuté pour ne pas endommager la fragile fresque réalisée par Léonard de Vinci…
 

Museo del Cenacolo Vinciano Piazza Santa Maria delle Grazie, 2 - 20123 Milan
www.architettonicimilano.lombardia.beniculturali.it

Guides Milan

Editions Vuitton

Editions Jonglez

Editions Gallimard

Bergame Alta

Gombit Hotel- Bergame

C’est au sommet de la ville haute de Bergame que nous découvrons cet incroyable héritage des temps anciens, une architecture parfaitement préservée de toute modernité et un témoignage de l’art de bâtir, au sens noble du terme.

 

 

Bergame cultive en effet l’art de la noblesse comme en témoigne un de ses fleurons avec le GombitHotel dirigé par Massimo Santilli, le seul hôtel à avoir pris place dans l’une des tours les plus anciennes de la cité haute puisque ses murs datent du XIII° siècle, mais son confort du XXI°… L’hôte de ces lieux ne peut qu’être impressionné par ce sentiment contrasté du plus pur moyen-âge et de la modernité intérieure cultivée par le directeur des lieux.

 

 

 Epoque médiévale et art contemporain font, ici, bon ménage au Gombit Hotel où pas une seule chambre ne se ressemble (il y en a treize, mais en Italie, treize n’est pas un chiffre de superstition !) et pourtant une indéniable griffe commune les unit, celle du designer Gio Pozzi et de l’entrepreneur Nadia Galeotti. Les lieux sont chaleureux et cette rencontre des temps y est pour beaucoup, ni musée ni conservatoire architecturale, mais un hôtel cultivant l’élégance et tirant parti d’une position unique.

Les chambres offrent chacune des couleurs et des gouts permettant aux hôtes de faire leur choix parmi une sélection offrant l’harmonie et la sérénité de leur aménagement. Les vieilles poutres plusieurs fois centenaires se marient parfaitement avec le lin et les œuvres modernes donnant une petite touche minimaliste originale, ludique et joyeuse.

 

 

Calme et détente sont de mise en ces murs où, le soir tombé, les ruelles se font plus désertes, un moment idéal de profiter différemment de Bergame ; un Bergame un peu « plus à soi ». Le matin, un petit déjeuner « comme à la maison » attend les hôtes du Gombit dans une salle aux hauts plafonds où se joue avec bonheur cette partition toujours réussie entre vieux bois, doux camaïeux marron-crème, et décorations d’art contemporain.

 

 

Le minimalisme des différents espaces du Gombit Hotel va à l’essentiel : la beauté de l’architecture intérieure de ce lieu unique, découverte des œuvres d’art de jeunes artistes, confort et modernité. Un séjour au Gombit Hotel laissera le souvenir d’une expérience singulière offrant les meilleures conditions pour découvrir les charmes magiques de cette Haute ville, qu’est Bergame, de jour, comme de nuit.
 

Via Mario Lupo, 6 - 24129 - Bergamo - Italy
T +39 035 247009 - F +39 035 233341
info@gombithotel.it
www.gombithotel.it

Tables

de Bergame Alta

Ristorante Colleoni dell'Angelo – Bergame

Bergame, Piazza Vecchia, la basilique Sainte-Marie-Majeure, la cathédrale Saint Alexandre, le Palazzo della Ragione, le décor est jeté. Ici l’Histoire est dans chaque pierre, chaque détour, un air de Donizetti, un enfant de la ville et un fier condottiere qui a donné avec bonheur son nom au meilleur restaurant de Bergame. Que rêver de plus en cette soirée estivale, sans nuage, une chaleur agréable pour un dîner en terrasse avec pour voisins de table ces illustres monuments.

 

 

Accueillis chaleureusement par Pierangelo Cornaro, cette grande figure de la gastronomie italienne et internationale, nous prenons place à l’une de ces tables dressées avec raffinement face à la Piazza Vecchia où se termine une représentation de Commedia dell’Arte, un heureux hommage aux personnages d’Arlequin et de Brighella nés à Bergame. Nous débuterons ces agapes bergamasques avec une mise en bouche fraîche de calamar rôti accompagné d’une sauce à l’estragon et de beignets de fleur de courgette idéale avec un Franciacorta.

 

 

Cette agréable et joyeuse mise en appétit sera suivie d’un généreux carpaccio de poissons, huitres, Saint-Jacques et grosses crevettes en un assaisonnement savoureux pour une fraîcheur absolue. La cuisine du Colleoni dell’Angelo propose en un clin d’œil gastronomique la même version cuite, une expérience tout aussi savoureuse. Un jeteur de feu fait maintenant la démonstration de son art au milieu de la place, les badauds toujours étonnés perpétuent la tradition médiévale des attractions populaires.

 

© Lexnews

Il y a comme un air de fête en cette soirée à Bergame et les beaux plats de la cuisine de Colleoni dell’Angelo ne feront que renforcer ces sentiments de quiétude et de bonheur qui règnent toujours à sa table.

 

© Lexnews

 

C’est dans cette ambiance légère et bergamasque que nous dégusterons ces fameux raviolis au fromage et au safran avec un sublime Valpolicella de Vénétie ou encore ces gouteux taglioni aux crustacés démontrant l’excellence de l’art de la pasta en cette adresse. La nuit est désormais tombée sur la Città Alta de Bergame et pas un brin de vent ne souffle sur ces hauteurs. Suit une lotte mémorable, lotte aux tomates cerises et haricots verts fruit d’une préparation parfaite révélant aux gourmets toutes les saveurs d’un produit sélectionné pour sa qualité optimale. Les amateurs de viande pourront eux jetter leur dévolu sur ce plat bergamasque où veau, polenta et cèpes grillés servi avec une sauce blanche à la truffe offre une douceur et une délicatesse de saveurs mémorables.

 

© Lexnews

 

Soudain, un effet théâtral surprend les touristes non avertis : un bourdon grave et sonore se met à sonner 100 coups à 22 heures précises, tradition ininterrompue depuis le Moyen-âge qui marquait la fermeture des portes de la ville haute ; heureuse continuité, heureuse tradition.

 

A peine le dernier coup sonné, un predessert goûteux à souhait vient nous rafraîchir avec cette grosse cerise pleinement mûre et fraîchement cueillie du Trentino voisin. Une soupe de pêches et sa glace au lait, un soufflé et sa crème pâtissière au melon accompagné de billes et sorbets melon termineront avec gaîté cette heureuse soirée au restaurant Colleoni dell’Angelo, une expérience gastronomique toujours renouvelée.

Piazza Vecchia 7- Bergamo Alta -
Tel. 039 035.232596 - Fax 039 035.231991
info@colleonidellangelo.com
www.colleonidellangelo.com

Baretto di San Vigilio – Bergame

Alors que nous sommes dans la Città Alta de Bergame, il faut encore grimper et emprunter le funiculaire de San Vigilio près de la porte S. Alessandro pour parvenir au restaurant Baretto di San Vigilio. La promenade est pittoresque, les jardins suspendus de Bergame accompagnent cette progression vers les hauteurs alors que toute la plaine s’étend à vos pieds sur des centaines de kilomètres à la ronde.

 

 

En quelques minutes, on parvient à destination, et là, à la sortie de la station, un restaurant étire sa généreuse terrasse tout le long d’un splendide belvédère baigné de soleil. C’est certainement l’une des vues les plus impressionnantes que l’on puisse avoir du paysage, Bergame haute et basse paraissent si petites à cette distance…

 

© Lexnews

 

Nous prenons place sous un parasol non sans avoir au préalable découvert l’intérieur du restaurant, chaleureux avec sa couleur ocre et ses panneaux de bois. Nous débuterons notre déjeuner par une crème de pommes de terre et de poulpes grillés accompagnés de champignons de saison et une salade de gambas préparée avec du melon, roquette, tomates et oignons de Tropéa, l’ensemble assaisonné avec goût. Une légère brise atténue la chaleur environnante, le regard plonge tour à tour sur les édifices monumentaux de la cité haute de Bergame et sur l’immensité du paysage qui l’entoure.

On imagine sans peine la place forte que devait représenter une telle position aux temps anciens. La cuisine du Baretto di San Vigilio privilégie les accords francs et savoureux d’une cuisine traditionnelle italienne tels ces Orecchiette aux calamars frits, tomates séchées et légumes croquants. La brandade de morue à la polenta et truffe d’été est un plat surprenant avec cette légèreté mousseuse du poisson qui contraste avec la traditionnelle préparation plus rustique à base de maïs.

Cette table a décidément plus d’un atout pour elle : le calme d’une situation unique et une cuisine généreuse et gouteuse pour des associations honorant les traditions locales et italiennes.

 

 

© Lexnews

 

Il faudra enfin absolument déguster ces assiettes de fromages de Bergame pour découvrir toute la richesse de cette région. Le Brianzi, le « Formai de mut » (fromage de montagne), le taleggio, et le « strachìtunt » comptent en effet parmi ces fromages crémeux pleins de caractères qui caractérisent la gastronomie bergamasque.

 

 

 

Nous terminerons cette agréable dégustation par une soupe de fraises servie avec une glace crémeuse, des instants de douceur prolongés par un dernier point de vue sur ce promontoire inoubliable.

Via al Castello, 1 – 24100 Bergamo (BG)
Tel: 035 253191 – 035 252845
baretto@baretto.it
http://barettosanvigilio.it

Pasticceria Cavour 1880 in Bergamo Alta

La Pasticerria Cavour fait partie de ces institutions culturelles appartenant aux lieux historiques d’Italie et protégés bien heureusement en tant que tels.

A l’image de Bologne, Turin ou Venise ayant su préserver leurs boutiques historiques des rénovations de la modernité, Bergame peut également s’enorgueillir d’offrir cet endroit unique installé dans la cité ancienne de la haute-ville.

 

 

 

C’est en ces lieux bercés par l’Histoire et à seulement quelques pas de la Piazza Vecchia que naquit la célèbre pâtisserie Cavour dans les années 1880 aujourd’hui dirigée par Barbara Cerea, un nom bien connu dans la haute gastronomie puisque cette famille assure également la direction du fameux restaurant triplement étoilés Da Vittorio à quelques kilomètres de là.

 

 

 

Les lieux et le décor mêmes de la pâtisserie sont déjà un enchantement en tant que tel. Les boiseries, les banquettes et la plupart des vitrines sont en effet d’époque, si bien qu’en y entrant, on peine à croire que la modernité ait pu s’y introduire.

Que ce soient les pâtisseries, les confiseries ou la restauration légère proposées, toutes sont, ici, réalisées selon les exigences haut de gamme du groupe Da Vittorio, avec les plus beaux produits, les meilleures techniques de fabrication, sans oublier un service attentionné et souriant.

 

 

Un apéritif, une collation ou un dessert gourmand autour d’un café, un chocolat chaud ou un cocktail de fruits frais, il n’y aura que l’embarras du choix pour les douceurs de ces instants magiques. A la Pasticerria Cavour , les grandes personnes retrouvent le chemin de l’école buissonnière avec ces vitrines colorées et alléchantes où des bonbonnières entières recèlent des trésors de confiseries.

Au XXIe siècle, c’est - ô miracle- ici encore une réalité, et rares sont ceux qui résisteront à ces petits fours frais et gourmands, ces pastilles, ces bonbons tous plus succulents les uns que les autres. Et au seul souvenir de la carte proposant encas, plats et gâteaux exclusivement préparés pour la pâtisserie par les mêmes fourneaux que le restaurant étoilé, on se dit qu’il faudra assurément revenir, hésiter encore et encore entre tous ces trésors salés et sucrés et perpétuer cette gourmande tradition pour de longues années encore.

 

 Via Gombito, 7 - 24129 Bergamo Tel +39 035 243418
www.davittorio.com

Caffè Del Tasso

 

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Le Caffè Del Tasso est un des plus anciens établissements d’Italie. Son nom fait référence au célèbre poète de la Renaissance à qui fut consacrée la dédicace de la statue toute proche. Le lieu est un endroit chargé d’Histoire puisque c’est ici même qu’eut lieu la sédition des volontaires locaux qui décidèrent dans ces murs mêmes de se rallier aux Mille de Garibaldi, lors du Risorgimento, dans la seconde moitié du XIX° siècle. Depuis cette époque, des nombreuses personnalités ont fréquenté les lieux, perpétuant ainsi la tradition.

C’est dans une architecture néoclassique, diapason de son histoire et des monuments grandioses qui le bordent que l’établissement propose une carte variée de collations et de restauration à toute heure de la journée et du soir. Les lieux invitent à prendre un apéritif sur la terrasse à la tombée de la nuit, lorsque la frénésie diurne des touristes s’estompe et que les reflets du soleil jouent encore quelques tours avec le haut des édifices séculaires. Les gourmands s’attarderont pour les pâtisseries maison dont les spécialités de Bergame, le dôme de polenta fourré de crème pâtissière.

 

Piazza Vecchia, 3, 24129 Bergamo BG, Italie

 

L’Office du Tourisme Visit Bergamo propose aux visiteurs de la ville haute et basse toute une série de services et d’informations utiles à la découverte de ce lieu riche en histoire, art et culture. Le visiteur aura grand intérêt à se procurer la Bergamo Card disponible en trois versions 24, 48 et 72 h selon la durée de son séjour.

Ce pass assure la gratuité de tous les musées de la ville (GAMeC, Accademia Carrara, Musei Storici, Museo Bernareggi), de tous les transports publics de Bergame (ATB et TEB) ainsi que des funiculaires tant utiles dans ce lieu où les côtes prennent rapidement de la hauteur… Les bureaux de l’Office présents notamment près de la gare de la ville basse et au pied de la Tour Gombit dans la ville haute offrent toutes les documentations nécessaires pour découvrir les parcours touristiques à emprunter, les lieux et musées à découvrir ainsi que les adresses et visites organisées. Cet Office dynamique et polyvalent saura également utilement conseiller le visiteur bergamasque sur toutes les richesses d’une région à découvrir.


www.visitbergamo.net

myDriver pour un transfert rapide et de qualité

C’est en 2013 que le groupe Sixt a eu l’idée de proposer avec myDriver un concept réunissant la puissance d’Internet et l’efficacité d’un réseau de professionnels dédié au transfert pour professionnels et particuliers. Parti d’Allemagne et élargi rapidement à l’Europe, ce concept a en effet essaimé rapidement en raison de la rapidité des commandes, la sécurité des transactions et l’efficacité et l’étendue des services proposés. On se rend sur le site de myDriver, et en quelques clics, on sélectionne le transfert souhaité pour la destination voulue, rien de plus simple et d’efficace.

 

 

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A chaque transfert, le nom du conducteur et ses coordonnées sont envoyés par sms avant le départ, courtoisie et prévenance sont au rendez-vous avec bouteilles d’eau et parfois même confiseries ! Des véhicules haut de gamme, des conducteurs ponctuels, intentionnés et expérimentés sachant se frayer un chemin même dans les ruelles les plus tortueuses de la ville haute de Bergame…
 


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Rêveries au bord du lac de Côme

Bellagio

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Ouverture

Le romantisme sied idéalement à Bellagio, et au lac de Côme, le grand musicien Franz Liszt n’avouait-il pas en pensant à Marie d’Agoult : « Lorsque vous écrirez l’histoire de deux amants heureux, placez-les sur les bords du lac de Côme ». Paroxysme des sentiments souligné par la force des éléments naturels. Ici le minéral et l’eau ont conclu un pacte secret, une alliance qui tient à la fois du défi et de l’insouciance, comment juger autrement ces reflets insensés qui rapidement troublent l’œil le plus endurci. Le lac et les montagnes alpines ont dans cette contrée œuvré pour donner un berceau à un promontoire béni des dieux, une quiétude déjà saluée par Pline le Jeune et jamais désavouée depuis. Le regard apprend à distinguer les nuances de bleu, de vert, de terre brûlée et d’ocre, sans oublier cet air cristallin perceptible dans les moindres détails d’une nature préservée.

Grand Hotel Villa Serbelloni - Bellagio

L'excellence de la tradition hôtelière 

 

 

A la pointe de Bellagio, au bord du lac de Côme, la célèbre Villa Serbelloni dresse fièrement plus d’un siècle et demi d’excellence en matière d’hôtellerie et de restauration de luxe. Que l’on parvienne par le lac ou par la route, le décor est presque irréel tant les ondes reflètent un ciel où quelques rares nuages sont invités pour rompre la monotonie d’une surface limpide accompagnés de quelques hors-bords luxueux et autres navigations touristiques.

 

 

La nature est marquée par ces éléments à la fois puissants et en même temps romantiques selon les heures du jour et de la nuit. C’est en ces lieux idylliques que l’une des plus célèbres institutions a élu résidence, en des temps où l’hôtellerie était un concept nouveau, avec l’avenir que l’on sait devant soi… Toute l’Europe et au-delà a très tôt visité cet endroit incontournable. Il suffit pour s’en convaincre de feuilleter « l’album de famille » de cette grande dame pour avoir le vertige de toutes ces âmes qui ont fait, depuis 1873, vibrer ses murs de leurs rires et de leur insouciance : souverains d'Espagne, de Roumanie, d’Albanie, d’Égypte ; la noblesse, surtout russe et anglaise ; sir Winston Churchill, Roosevelt, les Rothschild, J. F. Kennedy; Mary Pickford, Douglas Fairbanks, Maria Schell, Clarck Gable, Robert Mitchum, Al Pacino comptent parmi les prestigieux hôtes qui ont goûté aux charmes d’un luxe sans cesse renouvelé.

 

 

L’actuel propriétaire de cet illustre établissement cinq étoiles, Gianfranco Bucher, est le digne successeur de cette tradition familiale d’hospitalité depuis plus d’un siècle. Il faut dire qu’au Grand Hôtel Villa Serbelloni et à Bellagio, l’Histoire n’est pas à un siècle près… Pline le Jeune y avait déjà ses résidences qui l’avait vu naître et qu’il chérissait plus que tout, on le comprend aisément tant la douceur du climat, la luminosité unique née de cette conjugaison de cimes élevées et du lac profond offrent un cadre inoubliable. Nous arrivons à la Villa en découvrant l’entrée majestueuse où piscine, embarcadère privé donnant sur le lac, terrasses et jardins encadrent cette fière demeure qui n’a pas pris une ride. À peine entrés, meubles anciens et tapisseries se disputent la prééminence avec la profusion des fresques et des peintures qui ornent murs et plafonds de cette splendide demeure.

 

 

La salle de bal devenue aujourd’hui « salle à manger » séduira immédiatement avec ses lustres en bronze et cristal, ses grands miroirs renvoyant indéfiniment la lumière qui se perd dans la nuit estivale jusqu’au petit jour puisque c’est en ces lieux qu’est actuellement servi le petit-déjeuner. L’accueil est à la hauteur des lieux et nous découvrirons les méandres de couloirs où chaque chambre se fait la promesse du repos du visiteur. Une suite avec vue sur le lac éblouit le regard tant la lumière envahit une chambre spacieuse aux hauts plafonds et aménagée avec gouts dans une tradition classique d’une belle inspiration de moulures, cadres dorés, commodes et bergères de style. Il faut également se promener dans les grands salons en imaginant Liszt trouver l’inspiration de ses fameuses études d’exécution transcendante ou sa si belle « Après une lecture du Dante ». Et, avec un peu de curiosité, vous découvrirez même le piano sur lequel le musicien joua...

 

 

Tout est prévu en ces lieux enchanteurs pour le repos et la détente des clients : piscine en plein air avec ses sofas au garde-à-vous alignés côté piscine ou côté lac selon votre humeur, piscine couverte avec sa rocaille très apprécié des enfants et pour sa sécurité, Spa, saunas, salle de gym, tennis… Une restauration de qualité est également au cœur des services avec deux restaurants et surtout un chef étoilé, Ettore Bocchia, pour le fameux restaurant Le Mistral devenu indissociable de l’Hôtel Villa Serbelloni. Le petit-déjeuner, en ces lieux, est une rare expérience de beauté et de qualité. Beauté de la salle qui vous fait remonter le temps au XIXe siècle en quelques instants, où lustres et argenteries se reflètent dans les miroirs, alors que les plus belles pâtisseries et autres propositions dont on puisse rêver vous sont présentées avec art.

 


Tout a été conçu pour offrir aux hôtes avec ces espaces clos et protégés, ces piscines et plage privative bordant le lac, ces salons qui le temps d’une soirée ou d’un thé font revivre une période que l’on pensait révolue, cette si précieuse évasion, loin du temps présent, cette part de rêve à deux heures à vol d’avion de Paris

 

Interview Carlo Pierato, Restaurant Manager Grand Hotel Villa Serbelloni.

 


Depuis combien de temps travaillez-vous au Grand Hotel Villa Serbelloni ?


J'ai rejoint cet hôtel en 1985. Ma fonction principale est de diriger les deux restaurants, le restaurant étoilé, le Mistral, et La Goletta au bord de la piscine. Les temps ont évolué et notre restauration également. Autrefois, il y avait beaucoup de dîners de gala, une gastronomie plus riche et plus traditionnelle. Désormais, la grande restauration intègre une meilleure connaissance des ingrédients et de leurs réactions chimiques, ce qui permet une gastronomie moléculaire comme nous la pratiquons encore ici aujourd'hui, mais surtout à une meilleure prise en compte de la santé et du bien-être. Selon moi, le luxe véritable est aujourd’hui d'avoir des plats non seulement excellents, mais également bons et bénéfiques pour la santé.

 

 

 

C'est un travail difficile et invisible que de rechercher les meilleurs produits et ingrédients, savoureux au goût, mais également sains pour le corps. Un travail permanent est fait en ce sens dans nos relations avec les producteurs, mais également au niveau du travail en salle, qui demande certes moins de techniques qu'autrefois, mais beaucoup plus désormais de communication avec nos hôtes. Nous devons être capables de toujours pouvoir expliquer d'où viennent nos produits, quelle a été leur préparation, etc. Or, aucune école ne prépare véritablement à cette approche de la communication dans le travail en salle qui représente pourtant 80 % de nos préoccupations, et c'est mon rôle que de transmettre cette approche à toute la brigade dont j'ai la responsabilité.

 

Quelles sont les attentes de vos hôtes ?


La première attente est de profiter au maximum des vacances. Nos clients attendent que nous puissions fournir le même degré de qualité pour un sandwich club au bord de la piscine ou dans une suite que pour un plat sophistiqué à une des tables dressées dans l’un de nos restaurants. Naguère, la priorité principale était le dîner qui devait être parfait et l'objet de toutes les attentions. Aujourd'hui, la société a changé et vous vous devez de répondre à la même attente pour une personne venue seulement pour un verre au bord de la piscine, cet instant-là doit également être parfait et unique. Le luxe est de nos jours d'avoir à toute heure une expérience de qualité maximale, pour une pizza ou un plat moléculaire.

 

 

Un autre changement très important réside dans la rapidité. Autrefois les séjours s'étalaient sur plusieurs semaines, maintenant c'est de l'ordre de quelques jours. Il faut voir et expérimenter beaucoup de choses en très peu de temps. Nous devons donc nous aussi concentrer toute notre expérience pour répondre à ces exigences de temps et de qualité. Cette expérience doit toujours être renouvelée, c’est une de nos tâches et priorités.
 

Le Mistral a été connu pour son approche moléculaire, qu'en est-il aujourd'hui ?


La cuisine moléculaire est toujours bien présente au menu du Mistral, mais je dirais qu'aujourd'hui, elle représente 40 % des commandes, le reste étant réservé à la cuisine classique italienne, ce qui explique la présence notamment de spaghettis à la tomate dans notre menu. Nous nous considérons et nous sommes les ambassadeurs de la cuisine italienne, et si un de nos hôtes vient pour la première fois en Europe, et plus précisément en Italie, nous nous devons de lui servir assurément les plus belles pasta. Aussi, nous proposons au Mistral non seulement une carte étendue, mais nous offrons également la possibilité de commander toutes sortes de plats selon l’envie et l’humeur de nos hôtes, et notamment les grands classiques de la cuisine italienne (minestrone, escalope à la milanaise etc.).

 

 

 

La Goletta est un peu plus informelle, puisque nous travaillons au bord de la piscine avec de nombreux clients extérieurs, ce qui n'empêche pas de proposer des pizzas fantastiques ! Cela fait 25 ans que notre chef, Ettore Bocchia, officie dans établissement où il a pu proposer trois stades de la haute gastronomie : la cuisine créative, la cuisine moléculaire et maintenant un retour au concret de la gastronomie. Nous essayons très modestement d’offrir à nos hôtes la possibilité de retrouver et de savourer le temps tout en ayant la certitude de se nourrir correctement, de manière saine et équilibrée.

Restaurant Le Mistral – Hôtel Villa Serbelloni, Bellagio.

 

 

Est-il encore nécessaire de rappeler que le splendide Hôtel Villa Serbelloni abrite en son sein une restauration connue de toute l’Italie et bien au-delà de ses frontières : le célèbre Restaurant Le Mistral. En ces murs, et sur cette merveilleuse terrasse surplombant le fameux lac de Côme, officie en effet le chef étoilé Ettore Bocchia, réputé pour avoir été l’un des précurseurs à avoir introduit la cuisine moléculaire, cuisine qu’il continue aujourd’hui à proposer sur sa carte aux côtés d’une gastronomie italienne revisitée au gout international.

 

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Carlo Pierato, le Maitre d’Hotel des lieux, nous conduit à nôtre table sur la terrasse où nos seuls voisins seront les palmiers, arbustes et fleurs encadrant et saluant le majestueux lac scintillant encore de ses derniers feux avant la tombée de la nuit. Une lune en croissant est au menu de cette soirée dans le ciel de Bellagio alors que le soleil fait ses adieux sur fond d’une musique interprétée par des musiciens réunis dans le salon voisin, l’heure est exquise comme cette mise en bouche de crevettes rouges et langoustines siciliennes crues accompagnées d’une émulsion en forme de nuage.

 

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Le service est en place dans la tradition des maisons de haute qualité dont a hérité la Villa Serbelloni depuis plus d’un siècle. Pour commencer, une Burrata et gaspacho accompagnés d’une brunoise de légumes offrent des variations de saveurs rafraichissantes par cette belle soirée d’été que pas un brin de vent ne vient troubler. Le regard est comme hypnotisé par la nature environnante, seuls quelques hors-bords viennent troubler les flots et cette quiétude absolue. 

Les lumières apparaissent discrètement au fur et à mesure que la pénombre commence à gagner. L’art de la pasta est plus qu’honoré au Mistral avec des spaghettis Verrigni à l’amatriciana, lardons et tomates composant une ode aux saveurs inoubliables de la péninsule. Nous sommes en Italie mais aussi au cœur de la Lombardie où le risotto est également érigé, en ces lieux mythiques, par le chef en un art avec cette recette associant safran, fleur de courgette et crème aux amandes pour un plat crémeux d‘une douceur rappelant les plats d’enfance. Il fait nuit désormais et les bougies se sont invitées sur les tables de la terrasse ouverte où la température plus que clémente invite à profiter de ces heures inoubliables. Un turbot sauvage qu’une sauce méditerranéenne aux câpres relève nous est servi et présenté avec élégance alors que les amateurs de viande gouteront ce délicieux collet de veau de lait à la Milanaise.

 

 

Le personnel de la salle du Mistral s’active toujours sous la houlette de Carlo Pierata pour qui rien ne saurait être laissé au hasard. Un sorbet à la mangue en guise de prédessert pour rafraichir le palais suivi d’un tiramisu « à l’horizontal » viennent enfin clore cette partition gastronomique déclinée sur un air d’Italie sur fond de lac de Côme…

 

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Le Mistral propose une sélection de vins italiens qui ont su rythmer agréablement ce menu : Franciacorta Antica Fratta en guise d’apéritif, ; un Favinia La Muciara, un vin blanc de Sicile idéal avec les entrées ; un Merlot Vigne 50 anni offre pour sa part une puissance aromatique en bouche en accord avec le veau à la Milanaise.

Informations pratiques
GRAND HOTEL VILLA SERBELLONI - BELLAGIO
Phone: ++39 031 950216 - Fax: ++39 031 951529
Via Roma 1 - Bellagio 22021 (CO) - Italy
www.villaserbelloni.com 

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Découvertes gourmandes

à Bellagio

Ristorante La Terrazza – Hotel Belvedere Bellagio

 

Entre ciel et lac, la terrasse de l’hôtel Belvedere abrite un lieu charmant, véritable promontoire d’où le regard ne cesse de contempler l’étendue paisible du lac de Côme bordé, de ce côté-ci aussi, de ses sommets abrupts lui confèrant cette couleur et atmosphère si particulières.

 

 

Les lieux sont connus pour appartenir à une longue tradition familiale à Bellagio puisque depuis 1880, cinq générations de femmes ont présidé à cet endroit baigné de soleil, Laura Molinari ayant repris aujourd’hui avec talent et distinction cet héritage familial. Nous prenons place à la généreuse terrasse du restaurant, face au lac et avec cet angle moins connu à Bellagio mais tout aussi charmant. Les lieux sont réputés pour la qualité et la fraicheur de ses poissons du lac, aussi commencerons nous par cette heureuse sélection de poissons marinés au vinaigre où agone, missoltino, lavaret et œufs de lumps s’associent agréablement avec ce vin Domasino Terre Lariane IGT Agricola Sorsasso 2014 qui en souligne les saveurs.

 

 

Le soleil est au zénith mais la terrasse abritée offre une douce sensation d’être entre terre et ciel avec ces embarcations légères qui profitent d’une brise pour flotter sur le lac alors qu’une piscine et des transats ajoutent au charme estival des lieux.

 

 

Les raviolis de poisson du lac sont une autre manière d’apprécier cette pêche heureuse qui réunit truite et lavaret en un mélange fondant relevé par un assaisonnement de légumes et de mascarpone. Autre déclinaison du lac : ce filet de lavaret, poisson délicat qu’un assaisonnement de citron, de câpres et de légumes révèle avec sobriété, l’ensemble étant accompagné par un Ca Brione Terrazze retiche di Sondrio, Nino Negri 2012, un vin délicat et idéal pour sa fraicheur.

 

 

Quelques saveurs sucrées sous forme de glace à la mangue et fruits rouges prolongeront encore ces instants rêvés en compagnie du lac de Côme dans ce lieu calme qui invite au repos et à la méditation grâce à cette belle gastronomie.
 

Hotel Belvedere Bellagio
Via Valassina, 31 22021 Bellagio (CO)
Tel +39 031 950410
www.belvederebellagio.com

 

Ristorante Alle Darsene di Loppia – Bellagio


Au fil d’une promenade le long de la rive du lac de Côme à Bellagio, les pas mènent à une adresse suffisamment éloignée de l’effervescence du centre pour se croire échoué au bord d’un tout petit port de pécheur des siècles passés. En ces lieux intimes et préservés, se trouve le restaurant Alle Darsene di Loppia qui porte ce nom en raison des nombreux abris protégeant les bateaux de pécheur traditionnels qui sont encore en activité et qui composeront le paysage de ce déjeuner bucolique.

 

 

Nous prenons place sous la tonnelle avec ces bateaux dignes d’une carte postale d’antan où la patine des siècles ajoute au tableau mirifique des lieux. Le lac, les reflets du soleil, les embarcations et ces vieilles constructions les abritant seront les compagnons de ce déjeuner qui commencera par une entrée fraiche et joyeuse sous la forme d’une salade d’asperges, crevettes rouges et jaune d’œuf, suivie d’une soupe du pécheur maison composée de coquillages au bouillon exquis. Protégés du soleil, nous apprécions ces mets aux saveurs attrayantes qui s’accordent tant avec l’esprit des lieux.

 

 

 

 

 

L’art de la pasta est aussi honoré au restaurant Alle Darsene di Loppia avec des orecchiette des Pouilles au pistou, missoltini – un poisson du lac- et de la burrata pour un mélange fondant et crémeux.

 

 

Le service est agréable et sait faire découvrir les vins italiens tel cet Opera Mamete Prevostini de Lombardie aux arômes élégants ou encore ce Nebbiolo Langhe Elio Alta du Piémont idéal avec cette délicieuse viande de porc Patanegra d’Espagne choisie accompagnée d’olives et de pommes de terre.

 

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Encore quelques découvertes sucrées, notamment, ce petit Muffin aux pêches et Amaretti accompagné de sa crème vanille et d’une glace à la cannelle terminant plaisamment cette fin de repas. On quitte à regret ces lieux qui jouissent d’une belle réputation et que l’on se promet de revoir à une prochaine visite.
 

Ristorante Darsene di Loppia
Via Melzi d'Eril 1 22021 - Bellagio - Lake Como
Telefono: 031 95.20.69 - 339 42.29.884 EMail: info@ristorantedarsenediloppia.com
www.ristorantedarsenediloppia.com

Ristorante Terrazza Barchetta – Bellagio

 

Le charme de Bellagio tient bien entendu à la beauté et à la proximité de son lac, la majesté de ses montagnes se reflétant à toute heure de la journée sur les flots, ces bateaux et ces sirènes donnant l’animation jusqu’à la tombée de la nuit le long de ses quais. Mais il est aussi un charme plus secret qui tient au fait d’arpenter ces ruelles héritées de l’histoire la plus ancienne de Bellagio, ruelles sombres et étroites où les pieds découvrent ces petits galets qui servent au revêtement et que l’on apprend à arpenter au fil des jours et des nuits.

 

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C’est à la nuit tombée, par une chaleur estivale qui ne quitte pas les rives du lac de Côme que l’on peut aborder le restaurant Terrazza Barchetta qui porte bien son nom puisque c’est à l’étage qu’il faut se rendre pour découvrir cette terrasse intime et protégée d’une tonnelle toute méridionale. La décoration est chaleureuse, un peu d’air climatisé en plein air garantit le bien-être des convives nombreux en cette soirée où toutes les tables seront déjà réservées, et nombreux également seront ceux qui devront remettre à plus tard la découverte de lieux.

 

 

Cela fait longtemps déjà que le restaurant Terrazza Barchetta est réputé pour son service agréable et sa cuisine ; cuisine qui , ce soir-là pour nous, commencera par un carpaccio de loup de mer souligné d’un filet d’huile d’olive de première qualité et d’un jus de citron biologique, une manière fraiche et savoureuse d’éveiller les papilles.

Les beignets de fleur de courgettes à la crème et au miel sont eux aussi l’occasion d’évaluer la cuisine de la Terrazza Barchetta qui joue l’accord des saveurs franches et naturelles alors que les raviolis de poisson du lac, en l’occurrence une succulente perche, offrent un mélange crémeux et gratiné avec la bottarga di Coregone, idéale avec ce vin des Abruzzes Speranza IGT Colline Pescaresi Bianco.

 

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Il fait chaud à Bellagio en cet été caniculaire mais la terrasse offre une certaine fraicheur appréciée en cette soirée où touristes et locaux se sont donné rendez-vous en cette adresse inspirée. Encore une découverte de la gastronomie locale avec la Perche du lac dorée au beurre et à la sauge sur un risotto parfumé au citron, un régal de plat authentique. Un gâteau aux pommes avec crème vanille et miel local sous la forme de pain perdu sera encore et enfin l’occasion de goûter à une des nombreuses recettes de Bellagio. Une table à garder dans son carnet d’adresses.
 

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Ristorante Terrazza Barchetta
Salita Mella 13, 22021 – Bellagio (CO), Tel. 031951389
www.ristorantebarchetta.com

Prestige Car Limousine

Le lac de Côme en toute tranquillité

 


Prestige Car Limousine est le partenaire de transport de personnes privées et affaires haut de gamme non seulement en Lombardie, mais également pour l’Italie tout entière. Pour tous ses clients, cette société dynamique assure un service exclusif, sur mesure, et ce 24h/24h. Son réseau efficace ainsi qu’une flotte de véhicules sans cesse accrue et renouvelée font de Prestige Car Limousine la société partenaire pour se rendre au Grand Hotel Vila Serbelloni et au lac de Côme. Un service de qualité à tout moment de la journée et de la nuit et la satisfaction de sa large clientèle a valu à cette société une reconnaissance justifiée au regard des prestations réalisées.
Et, c’est bien effectivement en termes de satisfaction qu’il faut désigner la qualité des services proposés par Prestige Car Limousine.

La société ne recrute que des chauffeurs formés à cet usage, dont la conduite, la connaissance des trajets et l’attitude sont irréprochables. Tout est minuté et disponible quasiment instantanément à toute heure du jour et de la nuit et sans aucun oubli, retard ou négligence... Les chauffeurs, tous polyglottes, arrivent systématiquement un quart d’heure avant l’heure du rdv et font preuve d’un professionnalisme rarement atteint. La flotte de véhicules haut de gamme (Mercedes Benz S Class, Mercedes Benz Viano and V Class...) assure quant à elle un voyage dans les conditions maximales de confort et de luxe, et ce dans la plus grande discrétion et confidentialité.
Incontestablement, Prestige Car Limousine sera le partenaire pour vos transferts d’aéroport, trajets urbains ou plus grandes distances pendant votre séjour au lac de Côme.
 


Via Uruguay, 32 20151 Milano
Mob :0039 331 3227651
Ph: 0039 024 5074597
www.prestigecarlimousine.it info@prestigecarlimousine.it

Navigazione Lago di Como

 

 

Le moyen idéal pour découvrir toutes les beautés du lac de Côme reste incontestablement le bateau et la société nationale Navigazione Lago di Como dispose de toute une flottille pour effectuer de nombreux trajets plus ou moins loin sur toute son étendue.

 

Il est ainsi loisible sur une large échelle horaire de rallier tel ou tel port du lac et destinations selon un large choix de lignes, ou bien idéalement de profiter d’une agréable promenade ou d’une véritable découverte du lac grâce à une croisière organisée sur le bateau à vapeur de la compagnie : www.navigazionelaghi.it/ita/c_crociere1.asp?ID=269  , certaines d’entre elles prévoyant même un apéritif avec buffet en fin d’après-midi. De Lecco à Côme, de Menaggio à Bellagio, toutes les beautés du lac sont ainsi à découvrir à portée de pontons grâce à la compagnie Navigazione Lago di Como.


Pour plus d’informations :

www.navigazionelaghi.it 

 

 

 

 

London, toujours...

 

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The Kensington Hotel London

Doyle Collection

 

C’est un peu l’âme de l’Angleterre qui flotte dans la fameuse rue Queen’s Gate à South Kensington, un quartier résidentiel et calme, où seules la nature omniprésente et les façades impeccables des immeubles de style géorgien et victorien composent une gravure digne d’un Thomas Girtin. Et pourtant, c’est aussi un air irlandais qui souffle au 109-113 de la même rue, où la Doyle Collection avec The Kensington Hotel London, a élu résidence. Les propriétaires irlandais ont réussi ce pari toujours délicat de proposer un hôtel cinq étoiles à dimension humaine où chaque hôte a un peu le sentiment d’être chez soi, tout en bénéficiant de meilleures prestations d’un palace de luxe.

 

 

Le Kensington Hotel – Doyle Collection peut, en effet, s’enorgueillir d’avoir une personnalité à part entière. Nous entrons dans le hall de réception avec tous les égards d’un personnel avenant, une prévenance répétée jour après jour, année après année, pour tous les clients de l’hôtel. Nous avons l’impression d’entrer dans une demeure ayant gardé son âme, ce qui n’a rien d’étonnant car en ces lieux, des générations de riches familles anglaises avaient élu résidence, à quelques centaines de mètres seulement du Natural History Museum et du Victoria and Albert Museum. Une attention pour les hôtes est, là, présente dans les moindres les détails et règne en ces lieux où un escalier majestueux, classé monument historique et dont un bouquet de roses rouges dans un vase en verre émaillé en souligne la volute de la ferronnerie…

 

 

C’est cette agréable atmosphère qui accompagne chaque hôte tout au long de son séjour, qu’il se plaise à gravir l’antique escalier ou plus vraisemblablement qu’il emprunte l’ascenseur desservant des couloirs à l’esthétique soignée. Les Suites du Kensington sont elles aussi l’occasion de faire l’expérience du style Doyle : des meubles de style au velours coloré chatoyant, des miroirs et un lit à baldaquin composent un air classique tempéré par quelques notes modernes sous la forme d’un pouf, d’une chaise art déco ou de coussins aux couleurs éclatantes.

 

 

Tout est objet d’un raffinement discret et de bon goût, à l’image de la direction qui veille à chaque instant à la bonne exécution de cette symphonie tranquille. Nul étonnement alors à ce que de nombreux hôtes goûtent à cette atmosphère chaleureuse dans l’un des salons où chauffe un feu de bois, un verre à la main. Il fait bon traîner au Kensington Hotel, surtout lorsque les nuées s’abattent sur la ville et qu’il faudra l’attrait de toutes les boutiques de Knightsbridge, des trésors des plus prestigieux musées londoniens pour sortir enfin de ce nid douillet.

 

 

Interview Frits Potgieter, General Manager The Kensington Hotel London

 


Quelle est l’origine de l’Hôtel Kensington ?


Frits Potgieter : "Il me semble que la première chose à souligner tient à l’origine historique de cet hôtel. C’est un immeuble historique classé de niveau 2, construit entre 1851 et 1870. Un grand nombre de ces immeubles ont été conçus dans le style géorgien, même si cette période était déjà passée à l’époque de la construction. Tous ces immeubles d’époque victorienne ont, en fin de compte, plus hérité de ce style que de l’architecture victorienne. Il s’agissait à l’époque, et jusqu’au siècle dernier, de propriétés privées qui ont été réunies en un seul bâtiment en 1920."

 

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Cela explique la beauté de cet escalier que nous avons remarqué ?


Frits Potgieter : "Absolument, cet escalier remarquable est d’ailleurs classé, et cela explique également cette hauteur de plafond. Pour l’anecdote, entre 1920 et 1985, ce lieu était considéré comme un « dry Hotel » c’est-à-dire à un hôtel où vous ne pouviez pas acheter de vin, car le directeur de l’époque, M.F. North, était un fervent baptiste et ne voyait pas l’alcool d’un bon œil… (rires). La seule concession résidait dans le fait que les hôtes pouvaient apporter leurs propres bouteilles de vin, une manière de fermer les yeux dignement ! Aujourd’hui, nos hôtes ont le plaisir de pouvoir ainsi vivre dans un environnement préservé et classé avec de nombreuses œuvres d’art, tout en profitant des expériences variées d’une aile à l’autre de l’hôtel rappelant l’esprit des différentes demeures qui existaient jusqu’alors."

 

Cet hôtel fait partie de la marque Doyle ?


Frits Potgieter : "Oui, il s’agit de propriétaires privés qui ont développé une collection de huit hôtels détenus et gérés par quatre familles irlandaises, le premier ayant été fondé à Dublin dans les années 60 et qui existe toujours. L’hôtel Kensington est l’étendard des hôtels Doyle installés à Londres, acquis en 1993, et qui en 2008 a fait l’objet d’une rénovation complète pendant un an.
La décoration démontre en effet un bel équilibre entre un environnement classique et une touche contemporaine.
Je suis heureux que vous fassiez cette remarque car c’est en effet une des priorités qui a présidé à cette rénovation et que nous préservons année après année. Nous souhaitons offrir à nos hôtes cette idée d’héritage lors de leur séjour, sans pour autant les confiner dans un environnement traditionnel, ce qui explique cette touche classique et élégante associée à des éléments plus contemporains."


Vous privilégiez également en vos murs ce sentiment d’être « at Home », en toute tranquillité.


Frits Potgieter : "Je pense que vous soulignez l’un des points les plus importants concernant notre hôtel. Je cherche avant tout chose à créer cette atmosphère chaleureuse que vous évoquez et qui correspond à l’esprit de la Doyle Collection. C’est une subtile association entre une exigence élevée de professionnalisme, un service prévenant et attentif, un confort à tous les niveaux et au-dessus de tout cela ce sentiment en effet d’être chez soi. Nos exigences de service sont les plus élevées possible mais elles ne doivent pas se faire ressentir chez nos clients, cela doit paraître naturel. Nous avons la chance car nous avons majoritairement une clientèle de loisir et qui vient essentiellement ici pour découvrir Londres. Je précise que c’est une chance parce que cela nous permet de passer beaucoup plus de temps avec chaque personne pour recommander les choses à voir, les restaurants à tester, etc. Ce qui a contribué d’ailleurs à augmenter notre notoriété notamment aux États-Unis. Cette chaleur du service implique un plein investissement à tous les niveaux de l’hôtel mais c’est quelque chose d’essentiel pour moi dans la réussite d’une telle activité. J’aime à passer du temps avec nos clients pour les accueillir ou leur dire au revoir, savoir quelles sont leurs priorités, j’apprends souvent plus à leur contact sur mon métier qu’en restant dans un bureau ou dans une réunion !"

Diner dans la bibliothèque du restaurant Town House de l’Hotel Kensington…


 

C’est une sensation bien chaleureuse qui accueille le visiteur du restaurant Town House au coeur de l’hôtel Kensington avec cette impression d’aller souper chez un ami qui aurait dressé table au centre de sa bibliothèque… Partout en effet des rayonnages de livres accueillent les invités à cette table où règnent quiétude et savoir-vivre. La décoration est raffinée avec un souci des détails offrant un ensemble à mi-chemin entre urbain et country, le confort dans tous les cas.

 

 

Cette impression est renforcée par cette soupe d’herbes fraiches qui s’accorde à merveille avec les cheminées en service à quelques mètres de là… Avec le saumon fumé de première qualité présenté avec sa crème d’avocat et un pain brun préparé avec de la Guinness, c’est encore tout l’art des assaisonnements simples, mais justes qui laissent le devant de la scène à l’excellence des produits.

 

On se surprend à jeter un œil sur le titre d’un livre et c’est à grand-peine que l’on refrénera son envie de le feuilleter installés chaleureusement dans nos fauteuils si confortables. Le service est celui des grandes maisons et la carte des apéritifs et des vins satisfera toutes les exigences.

 

Une porte-fenêtre ouverte donne à voir l’admirable escalier qui a gardé des siècles passés toute sa superbe, preuve s’il en est que la ville a su protéger ce qui devait échapper aux ravages de la Seconde Guerre mondiale. Gravures et peintures se racontent des histoires d’antan tandis que les convives devisent sur le quotidien, visites aux musées ou emplettes londoniennes.

 

 

Ensuite, il faut avoir choisi cette sélection de poissons grillés pour apprécier les choix faits par la cuisine d’une gastronomie sans artifices mais donnant la priorité à l’art de la préparation. Cette agréable impression est renforcée par ces spaghettis aux fruits de mer que ne renierait pas un chef italien tant leur préparation préserve la saveur des fruits de mer.

 

 

Les plus gourmands termineront leur repas avec une savoureuse tarte aux pommes et à la crème ou un délicieux fondant au chocolat, toutes ces saveurs dans l’art d’une cuisine d’une habile élégance toute londonienne.

The Kensington Hotel
109 - 113 Queen's Gate, South Kensington
London SW7 5LR Tel : +44 20 7589 6300
Email: kensington@doylecollection.com www.doylecollection.com/hotels/the-kensington-hotel

 

Sofitel London St James – au cœur de la ville.

 

 

Le cœur de Londres bat à son comble à Waterloo Place à l’angle de Pall Mall. L’hôte du Sofitel London St James n’en croie pas ses yeux : Trafalgar Square, Regent Street, les Horse Guards, sans oublier bien entendu le mythique Westminster ne sont qu’à quelques pas de ce carrefour royal. L’immeuble classé appartient au Domaine de la Couronne et ce quadrilatère unique bénéficie non seulement d’un cadre incomparable, mais qui plus est d’une tranquillité toujours étonnante en plein cœur d’une capitale.

 

 

Dessiné par E. Keynes, cet immeuble néoclassique du Sofitel London St James était à l’origine le siège de la banque Cox’s & Company, puis de la Lloyd, et l’hôtel n’a pas hésité d’ailleurs à garder la mémoire de cette première destination dès le vaste hall d’entrée. L’architecte d’intérieur Pierre-Yves Rochon a, en effet, conçu pour la nouvelle destination des lieux un subtil équilibre entre mémoire du passé, tendances du moment et un design atemporel réunissant l’élégance anglaise et le modernisme français. Un gigantesque tapis réchauffe le volume impressionnant du lobby, complété par de nombreux panneaux de cuir, de profonds fauteuils de cuirs ou de velours rouge sombre. Fleurs et marbre vert égayent ces espaces raffinés qui à tout moment du jour et de la nuit vivent à l’heure de la capitale et des horaires internationaux.

 

 

À partir de ce lieu où chaque hôte est reçu avec le sourire et la prévenance qui sied à l’enseigne Sofitel, nous gagnons les étages où chambres et suites offrent tout le confort douillet et luxueux d’un palace aux lignes subtilement épurées. La moquette moelleuse et la ligne art déco rehaussée par des images de Paris et de Londres en noir et blanc soulignent cette double identité toujours soutenue par Sofitel. Un rideau soulevé et le regard se porte sur ce spectacle inoubliable, de jour, comme de nuit, de cette place Waterloo, rien que pour vos yeux…

 

 

Tous les espaces du Sofitel London St James invitent à la détente et à l’intimité élégante. Un bar dans la grande tradition, une brasserie impressionnante avec sa double hauteur sous plafond, une salle de thé, sans oublier le So Spa ouvert en 2009 aux murs de marbre rose. Pour ce dernier, Nicolas Pesty, General Manager du Sofitel London, souligne combien ses hôtes apprécient d’avoir une utilisation privée du hammam et du jacuzzi lorsqu’ils ont un soin.

 

Nicolas Pesty, General Manager

 

Il est également prisé en ces lieux d’avoir à la fois des soins et un afternoon tea ou un repas léger dans le Spa lui-même. Les massages bénéficient également d’une forte demande dans ce Spa décidément tendance. Ainsi, un séjour au Sofitel London St James est plus qu’une expérience hôtelière, mais bien une invitation à vivre Londres au plus intime de sa vie.

 

Diner au Balcon de l’Hotel Sofitel London…
 

 

L’hôtel Sofitel London jouit d’une position non seulement centrale à Londres, mais l’angle de son immeuble, autrefois banque prestigieuse, abrite également un restaurant dans l’esprit brasserie haut de gamme revisité par le génie décoratif Pierre-Yves Rochon avec ces associations d’un goût certain de miroirs, de soieries et de jeux de lumière. La lumière est effectivement bien présente en ce début de soirée où Londoniens et touristes se partagent les tables prisées de cet endroit en vue. Toutes les langues se font entendre, le temps des commandes car quelques instants après, alors que la lumière comme par enchantement décroit pour laisser place à plus d’intimité, les conversations sont plus feutrées, laissant place à une belle ambiance en ce milieu de semaine.

 

 

En ces lieux centraux, le service y est, bien sûr, francophile si ce n’est francophone. Belles manières pour s’enquérir des préférences gastronomiques et prévenance dans les anticipations rythment cette soirée bien agréable. Des clins d’œil pleins d’humour – français ?- suggèrent une pissaladière délicieuse ou une madeleine au maïs avec du concombre, de la sauce à la menthe pour rafraîchir le palais avant une superbe sole préparée au beurre brun et sauge accompagnée de tendres épinards.

 

 

La table du Balcon a visiblement du succès et nous comprenons pour quelle raison avec cette alliance d’un cadre inspirant et accueillant, un service prévenant et des produits choisis pour leur excellence et préparés avec art. Le homard aux coquillettes et palourdes joue la carte de l’onctuosité avec ses asperges et ce gratin à l’Emmental.

 

 

 

Encore quelques découvertes avec ce Baba au whisky 12 ans d’âge ou ce Financier aux mures accompagné de son sorbet à la pomme verte. On prendra le temps d’un café et d’un digestif dans ce cadre enchanteur avant de faire une petite promenade « illuminée » sous les feux de Piccadilly Circus…


Sofitel Londres St James
6 Waterloo Place
SW1Y 4AN - LONDRES UNITED KINGDOM
Té:(+44)20/77472200 Email :H3144@sofitel.com
www.sofitel.com/fr/hotel-3144-sofitel-londres-st-james

Hauteurs gastronomiques

au Galvin at Windows - London Hilton

 

 

A l’endroit où se rétrécit les rues et leur trafic, deux parcs inoubliables, Green Park et Hyde Park, forment un écrin vert pour un lieu idyllique, le Galvin at Windows, ce restaurant étoilé tout de haut perché au sommet de l’hôtel London Hilton. Vous arrivez au cœur du lobby qui fourmille de vie, avec ce sentiment d’avoir retrouvé la tour de Babel tant les langues se conjuguent au pluriel en ces lieux. Une hôtesse s’enquière de votre destination, trois mots magiques : Galvin at Windows et vous voilà dans un ascenseur grimpant dans les hauteurs vertigineuses de cet hôtel impressionnant.

 

 

Arrivées à son sommet, seules les grandes baies vitrées font obstacle à un paysage grandiose, la ville de Londres dans toute son étendue à vos pieds à l’heure où le soleil fait ressortir toutes ses nuances. Buckingham Palace est littéralement à portée de main et seule votre discrétion vous empêchera d’observer de plus près ce qui s’y passe. Une équipe jeune et dynamique attend patiemment que votre surprise se dissipe et vous mène à votre table, qui jouxte les fenêtres… La salle vaste et décorée dans un gout urbain raffiné est comble en ce milieu de semaine et une fois de plus l’ambiance est internationale avec des Américains à votre gauche et des Japonais à votre droite. Le chef Joo Won est d’origine coréenne, le personnel laisse percevoir des accents français, anglais, italien…

 

 

Quelques bulles de Champagne pour ajouter au vertige et la carte du Galvin vous suggère de savoureuses sélections tel ce médaillon de foie gras servi dans les règles de l’art avec sa brioche tiède et une association inventive de prune marinée, une purée d’orange et du pain d’épice. La fraicheur du saumon provenant de Loch Fyne associé à la saveur du crabe du Dorset réjouissent le palais avec ces associations aériennes de compote de fenouil, d’avocat et de citron, chaque saveur transparait individuellement tout en entretenant entre elles des accords fondus des plus réussis. C’est à peine si l’on remarque que le soleil décline pour laisser place à un rougeoiement du ciel éblouissant avant la pénombre.

 

 

 

 

 

Les milliers de lumières commencent à égayer l’obscurité alors que les convives ne se lassent pas de ce spectacle unique. Un filet rôti de flétan qu’accompagnent des poulpes grillés est présenté avec sa purée d’aigues et un beurre blanc au citron, une réussite d’élégance et de discrètes saveurs marines. La selle d’agneau, quant à elle, fait l’objet de tous les soins avec cette déclinaison de légumes printaniers relevés par une sauce légèrement épicée, l’extrême orient n’est jamais totalement oublié dans les cuisines du chef Joo Won…

 

 

Enfin, Antonino Forte, le sympathique chef sommelier du Galvin at Windows saura accompagner votre repas d’une heureuse sélection allant de l’élégance d’un Cyprès de Climens au classique et parfumé Beaune du Château 1er Cru Bouchard sans oublier de beaux Sancerre La Côte Blanche d’Eric Louis…

 

 

 

La nuit est définitivement tombée sur Londres et notre restaurant fait figure d’étendard dans la pénombre. Le gourmet doublé d’un gourmand aura tout loisir de se concentrer sur les desserts inventifs et savoureux du chef pâtissier d’origine portugaise qui s’amuse à marier tartes tatin et pasteis enchantant le palais avec ses créations. C’est au sens littéral du terme que nous quitterons les lieux la tête dans les étoiles non sans avoir eu les honneurs d’un tour dans la cuisine du talenteux Joo Won et une vue imprenable sur la face cachée de ce merveilleux endroit…

 


London Hilton on Park Lane
22 Park Lane, London, W1K 1BE, United Kingdom TEL: +44-207-493-8000 FAX: +44-207-208-4142
www.galvinatwindows.com

 

Restaurant Benares

Au cœur de l’Inde, au cœur de Londres…

 

En plein cœur de Mayfair, l’Inde ouvre ses portes à tous les visiteurs curieux des racines historiques qui ont longtemps rattaché cet immense pays au Royaume-Uni. Faite de passions et de contrastes, cette histoire s’est apaisée depuis longtemps déjà et le restaurant Bénarès du chef étoilé Atul Kochhar en est une des plus belles manifestations, son talent ayant déjà été remarqué par le Prince Charles pour lequel il a eu le privilège de pratiquer son art.

 

 

Le nombre de Londoniens venant ici apprécier cette cuisine haute en couleur témoigne également que les saveurs de l’Inde font, d’une certaine manière, partie de l’identité gastronomique du pays. Le chef né en Inde est à l’exemple de ce croisement des cultures et son inspiration pour la cuisine indienne n’a d’égal que son intérêt sans cesse renouvelé pour la gastronomie occidentale et les produits offerts par l’Angleterre à sa créativité. C’est ainsi à la croisée des chemins que nous allons déjeuner dans ce haut lieu de la gastronomie londonienne. La salle du Bénarès, dirigé par le Français Arnaud Dumas, vaste et décorée avec sobriété invite à l’évasion avec son éclairage diffus et ses multiples angles permettant de s’isoler des nombreux convives attirés par les lieux.

 

 

Le service, particulièrement avenant, vous donne l’impression d’être presque arrivés en Inde tant les sourires généreux répondent à votre perplexité devant le choix de plats proposés aussi variés qu’exotiques. Des apéritifs créatifs aiguisent la curiosité des papilles tel ce Martini fruits de la Passion où la vodka dialogue avec le jus de citron frais et le fruit de la passion alors que le Mumbai Martini invite le gingembre et le curry pour une ode inoubliable aux épices de l’Inde. De petits légumes frits offrent une mise en bouche inventive avec les épices subtilement déclinées selon les saveurs. Mais, déjà arrivent les premiers plats. La côtelette d’agneau épicée et marinée au miel est un régal avec son chutney à la menthe, unifiant d’un clin œil complice la tradition indienne et anglaise.

 

 

L’ambiance est animée en cette journée de semaine où les financiers de la City devisent alors que les touristes prévenus de l’excellence des lieux viennent découvrir la carte du chef décidément inspiré ainsi que le démontre ce Tandoori de fromage blanc avec ses pignons de pin, asperges et couscous aux raisins.

 

 

Les influences internationales viennent avec art renforcer une identité bien particulière de la cuisine du chef originaire de Jamshedpur dans l’est de l’Inde près de Calcutta. Les épices sont une véritable passion pour Atul Kochhar mais jamais ils n’agressent la sensibilité du palais occidental. Véritable tableau pour les yeux, les couleurs égaient la cuisine du Bénarès autant que leurs saveurs tel cet incroyable loup de mer servi à la manière du sud de l’Inde cuit en papillote dans une feuille de bananier avec des échalotes épicées et un gâteau de semoule. La cannelle, la cardamone, l’anis et autres épices de l’Inde viennent servir les plus beaux produits retenus par le chef et non les occulter.

 

 

Les desserts ouvrent encore à l’évasion au Bénarès avec le traditionnel Faluda Kulfi invitant la rose et la mangue en une fraicheur mémorable alors que les amoureux des saveurs lactées jetteront leur dévolu sur ce crémeux Rasmalai rassérénant en fin de repas. Le restaurant Bénarès propose enfin des accords mets et vins, même si la tradition culinaire de l’Inde ne l’incluait certes pas, mais le sommelier Gustavo Castaño se fait fort de relever avec succès et audace le défi d’une cuisine difficile à associer au produit de la vigne en invitant des vins du monde à la table de chaque convive. Vous trouverez alors tout aussi bien de beaux vins français du Languedoc ou d’Alsace que des vins de Hongrie qui s’accordent à merveille à la haute gastronomie pratiquée en ces lieux charmants.

 

 

Benares Restaurant
12a, Berkeley Square, London W1J 6BS, Royaume-Uni
Tel :+44 20 7629 8886

www.benaresrestaurant.com

Kitchen W8 ou la délicatesse de la haute gastronomie…

 

Kitchen W8 est l’adresse assurément à réserver pour son prochain séjour londonien. Les lieux sont discrets à Kensington au creux d’une petite rue bordée d’arbres et de maisons décorées dans le plus pur style british. A peine entré, le visiteur réalise qu’il est ici dans un havre de paix et de bon goût apprécié d’une clientèle visiblement d’habitués et qui a fait de Kitchen W8 leur adresse attitrée. De confortables banquettes, des tables suffisamment espacées et une déco urbaine revisitée offrent un cadre inspirant pour de belles découvertes culinaires.

 

 

Le Chef Mark Kempson a choisi d’honorer les produits de saison, en ne retenant que les plus beaux et inspirants telles ces merveilleuses asperges vertes de Norfolk dont la saveur est soulignée par des notes de quinoa grillé et de noisettes. C’est également un délicat air de printemps qui plane au Kitchen W8 avec ce carpaccio de veau servi avec des asperges, de petits mousserons, du parmesan et des petits pois primeurs. Chaque touche accompagne discrètement une variation de saveurs unies par une belle harmonie, équilibre toujours délicat à établir et signe d’une belle maturité.

 

 

Les conversations sont animées et chaque convive goute avec autant de plaisir la cuisine raffinée préparée en ces lieux que le cadre dans lequel elle est proposée. Un confit de truite de mer rehaussé par de petites betteraves et de pommes de terre nouvelles ouvre vers une progression dans la complexité toujours maitrisée en raison des échos entre saveurs marines et terriennes.

Les amateurs de viandes savoureuses retiendront, quant à eux, cet agneau de printemps rôti aux fèves accompagné d’une touche méridionale avec ces artichauts marinés et le fameux oignon rouge de Tropéa.

 

 

Chaque dégustation est l’occasion d’apprécier la délicatesse des plats, l’élégance de leur association et la fraicheur de leur présentation. Kitchen W8 honore la tradition culinaire dans ses moindres détails et notamment celle, enfin, de l’art du fromage visiblement apprécié en ces lieux. Il faut avoir dégusté cette sélection de fromages anglais et français présentés avec leur chutney de pomme et de poire pour remarquer que l’art de leur dégustation n’est pas le seul fait de l’Hexagone…

 

 

Encore quelques saveurs sucrées au Kitchen W8 avec des desserts tout aussi créatifs que bons tel ce parfait à la vanille et à la mangue de saison accompagné de chocolat blanc et de citron ou ce sorbet maison véritable ode à la framboise et présenté avec un fondant Financier aux amandes… Les vins sont également à l’honneur en ces lieux où l’international n’est pas un vain mot et où David vous conseillera, selon vos envies de découvertes, vers les vins français ou du reste du monde tels ces vins australiens qui méritent d’être découverts : Maranoa, Verdelho, David Traeger, Victoria, Australia, 2010, et Shiraz, Jester, Mitolo Winery, Mc Laren Vale, Australia 2012 avant de partir vers l’Australie avec cet intéressant Chardonnay, Quartz Stone, Glen Carlou, Paarl, South Africa 2012. Le Kitchen W8, une adresse, une table délicatement savoureuse, à retenir assurément.

 

Kitchen W8
11-13 Abingdon Road London W8 6AH
Reservations: 020 7937 0120
www.kitchenw8.com

Festival de saveurs au restaurant Canvas Chelsea…

 

Le restaurant Canvas est à deux pas du romantique Cadogan Place Gardens et des ambassades du Danemark et d’Espagne sans oublier l’Institut Cervantes dans une petite rue qui fait oublier le temps. L’accueil est celui des grandes maisons avec la prévenance du Slovène Alis Jusic sommelier et responsable du restaurant, la chaleur hispanique du chef Ruben Aguilar Bel et le charme discret de sa compagne hongroise Gabriella Fogarasi, chef pâtissier. A eux trois et de nombreuses aides de cuisine et de salle, cette équipe entend faire de Canvas un haut lieu de la gastronomie londonienne. Invités à la table du chef, c’est à un véritable festival auquel nous sommes conviés.

 

 

La table ovale surélevée et discrètement isolée du reste de la salle donne directement sur la cuisine où officie le chef en personne et toute son équipe internationale. Le la est donné avec une mise en bouche où la brandade de morue réinvente ses codes en n’en retenant que les saveurs extrêmes alors qu’un surprenant Cappuccino de champignons a décidé de donner une note automnale. Le salmorejo nous rappelle l’origine espagnole du chef, avec un plat traditionnel venant de Cordoue, mais qui fait l’objet d’une heureuse réinterprétation avec la fraise, le crabe et les moules en une légère fraicheur sans acidité.

 

 

Ces premiers accords surprennent et rassurent à la fois tout en révélant la fougue de ce chef plein d’énergie. Les noix de Saint-Jacques de Cornouailles sont un régal légèrement panées avec cette crème d’asperges vertes et cette mayonnaise de pignons de pin alors que des raviolis font la démonstration que ce chef aime aussi les accords fondants avec ces petits légumes fondus avec la crème de parmesan. L’ambiance est aux découvertes culinaires et la cuisine tout spécialement tournée vers vous élit l’hôte privilégié du jour.

Le cabillaud est également un régal préparé de cette croustillante manière avec sa crème de poivron rouge associée à de petits artichauts de Jérusalem.

 

 

Enfin, même si vous êtes à Londres, le cochon noir est une institution en Espagne et ce morceau bien connu pour sa saveur offre une belle expérience gustative avec son confit d’oignons et sa crème de pommes de terre violettes. La table du Canvas entend résolument offrir une déclinaison inventive de la gastronomie internationale, une impression renforcée par la pâtisserie proposée par Gabriella Fogarasi tel ce petit rouleau de crème au citron, framboise fraiche et nougat ou encore cette crème de fruit de la passion accompagnée d’un parfait à base de Pina-colada, des petites feuilles cristallisées de thé matcha.

 

 

La table du restaurant Canvas a décidément beaucoup pour elle jusqu’à la science bienveillante d’Alis Jusic qui sut choisir des vins intéressants et internationaux provenant de la lointaine Afrique du Sud (FMC Chenin Blanc, Ken Forrester, Stellenbosch) ou des non moins lointains États-Unis (Eroica Riesling, Cht. St. Michelle, Columbia Valley) avant de retourner dans le saint des saints avec la Loire (Sauvignon blanc de Touraine, Frantz Saumon, l’Alsace et un beau pinot blanc Kritt avant les délices du pinot noir Remoissenet de la Bourgogne…). Canvas est une adresse valeur montante à Londres et dont le succès ne devrait pas s’arrêter à cette belle étape où nous l’avons déjà rencontré.

 

Phone: 0207 823 4463
Email: info@canvaschelsea.com
Address: 1 Wilbraham Place,
London SW1X 9AE
www.canvaschelsea.com
 

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Thames Limo, l’esprit de Venise sur la Tamise

 

C’est un peu l’esprit de Venise qui flotte sur la Tamise avec Thames Limo. Un héritage revendiqué par cette société dynamique qui a fait l’heureux pari d’offrir aux Londoniens comme aux touristes un waterlimousine et des services sur l’eau à l’image de la Sérénissime.

 

 

Les bois vernis, cuirs crème immaculés, chromes rutilants du Union Jack composent un environnement raffiné à partir duquel promenades, transferts et évènements sur la Tamise sont proposés tout au long de l’année. Si le soleil est au rendez-vous, cela arrive plus qu’on ne le pense à Londres, quel bonheur que d’entendre les moteurs vrombir sous ses pieds, la Tamise défiler et de prendre place près du capitaine Philipp Otto, un marin riche d’une expérience dans les mers du monde entier, et de découvrir Londres par les flots… Il y a très peu de trafic sur la Tamise et les yeux s’écarquillent à voir soudainement apparaître de notre fier Union Jack Wetminster la fameuse Big Ben installés confortablement dans la puissante embarcation.

Les explications sont données au fur et à mesure de la promenade, une manière unique de découvrir la ville qui entretient un lien étroit avec son fleuve depuis des siècles. Les amateurs de photos seront ravis, du bateau les clichés deviennent magiquement si beaux et uniques. Thames Limo met en place un nombre important de services personnalisés allant de la promenade découverte jusqu’au transfert des jeunes mariés vers ou depuis leur lieu de mariage. Une expérience originale et inoubliable. Thames Limo est la seule société sur la Tamise à offrir de tels services haut de gamme, et qui plus est, avec l’accueil le plus british qui soit.

 

 

Tel : +44 (0) 770 458 2000
Email: bookings@thameslimo.co.uk
Imperial Wharf Marina
The Boulevard, London, SW6 2ZT
http://thameslimo.co.uk

Blacklane, l’excellence du transport avec chauffeur privé

 

La société Blacklane a acquis ces dernières années une solide réputation en matière de transferts et de transport avec chauffeur privé. Offrant un système de réservation simple et d’une redoutable efficacité, Blacklane met à disposition un dispositif sur le web ou application mobile permettant d’entrer les lieux de départ et d’arrivée souhaités ou le nombre d’heures pour lesquelles un véhicule avec son chauffeur privé sera réservé.

 

 

 L’heure et le véhicule souhaité peuvent être complétés afin de personnaliser de manière complète ce service sur mesure. Le jour du rendez-vous est anticipé par deux e-mails et deux SMS informant du départ du véhicule et de l’arrivée du chauffeur sur le lieu convenu, une confirmation toujours rassurante, notamment pour les transferts vers les aéroports.

Le parc automobile est varié et doté des voitures haut de gamme (Mercedes-Benz Classe S, BMW Série 7, Audi A8…) parfaitement entretenues. Les chauffeurs sont polyglottes et choisis pour satisfaire une clientèle internationale exigeante. L’accueil aéroport se fait classiquement dès l’arrivée avec une pancarte personnalisée, prise en charge des bagages et accompagnement jusqu’au véhicule.

Blacklane offre aussi la possibilité de visiter Londres avec un chauffeur formé à cet effet et permettant de conseiller les meilleures adresses de la ville, restaurants, bars, shopping, lieux culturels… D’une redoutable efficacité, cette société dynamique et réactive s’adapte immédiatement aux changements de dernières minutes et grâce à son réseau étendu parvient à trouver une solution à toutes les difficultés.

 

 

www.blacklane.com 
UK +44 20 3318 5249 

Musées de Londres

Victoria and Albert Museum
V&A South Kensington
Cromwell Road London SW7 2RL
Tel. +44 (0)20 7942 2000  www.vam.ac.uk

Natural History Museum
Cromwell Road London SW7 5BD
Tel : +44 (0)20 7942 5000 Email: info@nhm.ac.uk
www.nhm.ac.uk

The National Gallery
Trafalgar Square London WC2N 5DN
Tel: +44 (0)20 7747 2885
www.nationalgallery.org.uk

Tate Britain
Millbank London SW1P 4RG
Tel +44 (0)20 7887 8888
Email visiting.britain@tate.org.uk www.tate.org.uk

Guides et Livres

Editions Philippe Rey

Editions Louis Vuitton

Editions Gallimard

 

 

 

 

 

Lisbonne... au fil du Tage

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Préambule

 

 

Camoes au début de ses Lusiades prend à partie les nymphes du Tage qui sont, selon le poète, responsables de ses transports lyriques en faveur des hauts faits héroïques des membres les plus vaillants du royaume du Portugal. Tournant leur cœur et leur vaillance vers des contrées éloignées, et très souvent inconnues du monde lui-même, le grand écrivain regrette que ces hommes qui n’ont rien à envier aux hérauts de l’Iliade soient trop souvent négligés au profit des protagonistes de l’épopée homérique. Camoes préfère à la fable ou à la légende, les véritables actions des hommes illustres de la nation portugaise avec le premier d’entre eux, le célèbre Vasco de Gama...

 

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Le décor est jeté et c’est dans cette ambiguïté paradoxale que le visiteur de Lisbonne peut aborder les côtes de la ville blanche par mer comme le suggérait Pessoa dans le texte Lisbonne qui lui est attribué ou plus rapidement de nos jours par l’aéroport international de Portela, au nord de la ville. Lisbonne est une ville qui a historiquement accueilli et encouragé la réception de toutes les influences du monde extérieur, monde extérieur dont elle a contribué à étendre les limites par une curiosité insatiable digne des épopées antiques évoquées.Mais de cette quête impossible, est-il possible de sortir indemne, sans ébranlement ni fractures souvent plus meurtrières que celles du terrible désastre de la ville en 1755 ?

Rien n’est moins sûr lorsque nous entendons résonner ces vers du même Pessoa :

 

Plein de saudade je regarde ce futur
Où je serai plus jeune enfin que par la suite,
Alors cette saudade, où je me ressens deux,
M’encercle comme un océan ou comme un mur.

Pessoa « Oeuvres poétiques » édition Patrick Quillier, La Pléiade, p. 1020.

 

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Ces murs et cet océan sont perceptibles à celle ou à celui qui déambule dans ces ruelles pavées de larmes lorsque les petites pierres mises bout à bout rappellent les fragments de vie qui les ont polis. Qu’il vienne un rayon de soleil sur le Tage ou que la cloche d’un clipper cinq mats amarré pour quelques heures un matin, et disparu le soir, résonne et des sentiments contradictoires surviennent. Ils sont souvent amplifiés par cette ville décidément étrange pour celui qui la découvre ou la retrouve à l’image du poète en quête d’une impossible renaissance de sa plus tendre enfance. Cette saudade si difficile à traduire est familière à celui dont le souvenir est à la fois agréable compagne, et en même temps cruelle confidente. Ici, les amitiés peuvent s’étirer et, parfois « Chaque moment est un corridor déserté… » (ibid p. 1021).

 

 

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Pestana Palace

un palais historique au cœur de Lisbonne

 

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C’est à José Luis Constantino, marquis de Valle Flor, que l’on doit l’une des demeures historiques les plus charmantes de Lisbonne. Ce palais, édifié en 1904 à son retour d’Afrique où il fit fortune grâce au négoce du cacao, reflète la prospérité de son propriétaire historique. Conçue par l’architecte italien d’origine vénitienne Nicola Bigaglia et nourrie de nombreuses influences françaises, cette noble bâtisse a réuni en ses murs un choix de mobilier de style Louis XIV, Régence, Louis XV et Louis XVI en une agréable harmonie qu’ont ressuscitée les nouveaux propriétaires. Après un long sommeil succédant à la mort du marquis, le Palais Valle Flor connaît, en effet, aujourd’hui une nouvelle vie en devenant le Pestana Palace Hotel depuis 2001. Il faut avoir fait cette expérience que de longer le Tage et, à un moment donné, de gravir une colline montant à ce quartier de Lisbonne où ambassades et autres résidences diplomatiques affichent leurs belles façades derrière de hautes grilles dans un environnement calme et serein.

 

 

Lorsque notre voiture parvient au numéro 54 Rua Jau, c’est une grille monumentale qu’encadrent des piliers richement décorés qui accueille le visiteur. Une fois franchie, l’accueil du Pestana Palace affiche l’amabilité et la prévenance des plus beaux palaces internationaux, avec une entrée de toute beauté dans ce qui fut la partie historique du Palais. À peine arrivés, nous avons la chance de pouvoir découvrir le parc impressionnant en plein cœur de Lisbonne. Véritable parc botanique qui sert d’écrin à la centaine de chambres disposées tout autour et qui ponctuera par sa fraicheur et sa beauté le séjour des hôtes du Pestana Palace. Les essences rares témoignent d’un passé tourné vers les horizons lointains de son propriétaire, zones d’ombre et haies de buis composent des espaces où se retirer pour des instants de confidences. Le lac initial a laissé place à une belle piscine, et le pavillon chinois, rouge bien entendu, offre ses espaces pendant la saison à une restauration estivale.

 

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Une fois parvenu dans notre suite richement décorée, l’émerveillement se poursuit avec de vastes espaces où tableaux anciens et mobilier classique ponctuent une décoration au gout raffiné. Une vaste terrasse s’ouvre sur le parc, palmiers et bosquets pour seuls voisins… Le Pestana Palace est un lieu où les expériences se renouvellent à chaque instant. En entrant dans le palais historique, nous remontons le temps avec une succession de salles de style : Louis XVI, Louis XV, Renaissance sans oublier la salle japonaise et la Chapelle encore en place…

 

 

Chaque lieu est décoré avec du mobilier d’époque et qui – fait remarquable – reste à portée des hôtes de l’hôtel, sans protection particulière. Soieries splendides, lourdes tentures, canapés et fauteuils invitent à demeurer dans ces salons comme si le marquis allait d’un instant à l’autre venir à votre rencontre pour entamer une discussion sur les cours du cacao…

Le Pestana est une expérience unique à découvrir à Lisbonne, un lieu où la qualité du service est à la hauteur de la richesse des lieux, le tout dans un environnement préservé et sécurisé.
 

Interview Alexandre Maia de Carvalho - General Manager


« La première impression que l’on a en arrivant à l’hôtel Pestana est celle d’être accueilli dans une demeure historique. »

 

Votre remarque est très juste et il faut savoir que notre hôtel est classé monument historique. Le Palais de Valle Flôr a 120 ans et appartenait à une famille historique du Portugal ayant fait fortune en Afrique. À leur retour, ils ont souhaité construire un palais qui marquait leur statut social à Lisbonne avec une très forte influence française et des détails comme la salle Renaissance qui est tout en bois, ce qui était un exploit l’époque puisque le bois faisait l’objet de restrictions d’importation. Ils ont alors eu l’idée de faire construire un bateau qui une fois arrivé à Lisbonne a été démonté, et a servi à construire cette salle ! Le jardin environnant est également un monument national.
 

« Ce jardin est d’ailleurs remarquablement entretenu, ce qui est rare de nos jours ».

C’est une de nos fiertés en effet avec 320 espèces différentes d’arbres exotiques et de plantes agrémenté d’une maison chinoise qui jouxte la piscine et où nous ouvrons un restaurant de la mi-juin à la fin septembre. Ces installations correspondent aux demandes croissantes du tourisme international qui cherche à la fois à profiter d’une grande ville et en même temps d’être installé dans un resort urbain. Il ne faut pas oublier qu’il peut faire très chaud en été à Lisbonne et le fait d’offrir un tel jardin et une piscine avec tant de fraîcheur est assurément un argument très fort. L’hôtel permet également ce rare privilège de proposer une vue sur le Tage, tout en étant dans le centre historique avec un emplacement plus calme que le cœur de Lisbonne.
 

 


« Votre hôtel est remarquablement décoré avec de nombreuses œuvres d’art non protégées dans les espaces communs et les chambres. »

C’est en effet un pari de notre président et je dois avouer que nous sommes récompensés de cette confiance que nous faisons par un grand respect de nos clients pour ce mobilier d’art. Il s’agit en effet de meubles d’époque et nous avons fait en sorte de les laisser en situation pour donner une idée de la vie dans un palace aux siècles passés. Il me semble que c’est quelque chose d’important à léguer, comme un témoignage de ce passé que l’on ne peut plus guère observer ailleurs que dans des musées.

« En même temps, vous insistez sur cette idée de confort, l’hôtel Pestana n’a pas pour autant un musée. »
Absolument, nous tenons à ce confort non seulement dans les chambres mais également dans les espaces communs. Nous avons 189 chambres, quatre suites royales et tous ces espaces ont fait l’objet d’une décoration qui respecte l’harmonie entre le palais ancien et les espaces nouvellement aménagés.

« Les services sont également au cœur des propositions faites à vos clients. »

Oui, nous offrons une piscine extérieure que nous avons déjà évoquée ensemble, ainsi qu’une piscine couverte, un gymnase, des salles de massage et de soins, un coiffeur, et tous les services inhérents aux demandes haut de gamme : chef privé, sécurité…

« Il faut en effet rappeler que l’hôtel Pestana est un lieu internationalement réputé et qu’il a attiré – et continue à attirer - tous les grands de ce monde ».

En effet, les artistes, les sportifs, les chefs d’État, des responsables de grandes multinationales qui viennent ici à Lisbonne parce que le commerce est bien reparti ont plaisir à venir dans nos murs en raison de ces espaces très protégés. Le marché américain, allemand et français est très actif.

 

 

"Quels sont vos objectifs ?"

Une grande partie de nos activités est consacrée à l’entretien et la préservation des lieux. Il faut savoir que tout est compliqué à partir du moment où l’hôtel est classé et nécessite donc des autorisations avant toute intervention. Pour vous donner une idée, lorsque nous souhaitons repeindre l’extérieur de l’hôtel, il faut compter deux années avant d’obtenir le permis… Nous allons donner dans les mois à venir la priorité à la restauration.

« Vous avez évoqué dans notre conversation le groupe Pestana dans votre hôtel fait partie. »

Oui, en effet, c’est un groupe important qui est présent dans trois continents : en Afrique, au Brésil, en Colombie, à Cuba, à Miami ainsi qu’un peu partout en Europe. Il s’agit du plus grand groupe hôtelier portugais. C’est un groupe qui s’adapte très bien aux opportunités qui lui sont présentées.

 

Souper fin au restaurant Valle Flor de l’Hôtel Pestana Lisbonne.

 


A qui a eu le privilège de dîner au restaurant de l’Hôtel Pestana resteront des souvenirs inoubliables. Le passé rencontre en ces lieux du Valle Flor le présent en une harmonie de couleurs, d’éclairage, de sensations diffuses qui laissent l’impression d’une expérience vécue – vague métempsychose - et en même temps de vivre l’instant présent sans soucis du futur. L’endroit est habité, cela est manifeste et l’excellente cuisine du chef se charge de traduire ces émotions avec un rare bonheur, à partir de beaux produits personnellement retenus par lui. L’homme pratique la pêche sous-marine et a cœur de retenir, on s’en doute, les meilleurs poissons pour ses tables. Le responsable de salle est à la hauteur des lieux : serviable et discret, anticipant vos attentes et distribuant les meilleurs conseils pour apprécier les nombreux vins portugais mis à l’honneur ici tels ce beau vin blanc Quinta Do Carmo 2013 Alentejo ou encore ce merveilleux vin rouge Caladessa 2012 Alentejo.

 

 

De délicats beignets de morue associés à de l’œuf mimosa et soulignés par de la truffe portugaise sont présentés agréablement sur une réduction d’haricots verts, couleurs et saveurs sont au rendez-vous dans cette heureuse association terre/mer. La lumière est très tamisée et pour un peu, nous pourrions entendre une valse oubliée et le bruissement des robes de soie sur le parquet ancestral. De lourdes colonnes rivalisent de majesté avec l’antique cheminée de marbre rouge, les fauteuils Louis XVI font des clins d’œil côté face en tissu lie de vin, côté pile jouant sur les carreaux, les appliques imitent les bougies et les regards brillent de tous ces feux. La magie des lieux sert de décor à un autre plat atteignant la perfection dans sa simplicité tant le mérou est, ici, préparé avec art avec de la fleur de sel et du safran, accompagné d’une onctueuse purée de pommes de terre. Les saveurs de la terre sont également honorées en ces lieux avec une déclinaison de viandes savoureuses tel ce bœuf angus grillé accompagné de veau cuit dans de la bière brune et d’une escalope de foie gras poêlée pour une déclinaison de saveurs inoubliables.

 

 

 

 

La pénombre a gagné l’impressionnant jardin exotique qui borde la salle du restaurant et si les palmiers se font remarquer, c’est parce que le vent a décidé de jouer avec leurs branches dans un mouvement pendulaire gracieux. Quelques douceurs en forme de cheese-cake et de sorbets maison, mignardises accompagnées d’une eau de vie remarquable Aguardente Velha Adega Velha qui clôt à merveille ces instants de bonheur…

Pestana Palace Lisboa Rua Jau, 54,
1300-314, Lisboa
Téléphone :+351 21 361 5600
www.pestana.com/fr/hotel/pestana-palace

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Lisbonne... au fil du Tage.

 

Il faut déambuler seul, si cela est possible, sur les créneaux de la tour de Belem, cœur planté sur la rive du Tage où le vent de l’Atlantique apporte chaque jour des nouvelles d’hier et de demain. L’Histoire officielle la décrira défensive et chargée de faire respecter l’emplacement stratégique des lieux, mais ses canons et ses murailles en forme de proue de navire ne peuvent masquer bien longtemps cette échelle dressée sur l’eau comme pour voir plus loin, sans savoir exactement où.
Non, décidément, le cœur du Portugal n’est pas aisé à saisir et ce ne sont pas les canonnières des bons sentiments qui en viendront à bout.

 

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Peut-être faut-il s’y résigner et alors, de retour à des milliers de kilomètres, un souvenir, une couleur rappelleront à l’ordre celui qui aura trop vite jugé et n’aura pas laissé le cours des choses se faire. Il repensera alors à ce monastère de Jeronimos qui avait tant à dire et dont les touristes toujours pressés font taire la prière et la méditation cristallisées dans ces pierres. Leurs reflets ne sont à nul autre pareil comme si le soleil des terres exotiques naguère découvertes était venu témoigner de l’universalité de la foi.

 

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La première année du seizième siècle voit débuter les travaux qui s’étendront pendant tout le siècle pour parvenir à un édifice dont la longueur n’est pas anodine.

 

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 Ses 300 mètres sont autant d’horizontalités propices à la dévotion du divin où nulle ombre ne vient inquiéter les fidèles. Le calcaire local qui revêt l’édifice ajoute à la sérénité des lieux. A peine entré, sur notre droite, l’église monumentale abrite non seulement les tombeaux de deux gloires du pays, Vasco de Gama et Luis de Camoens, mais aussi le cœur même de la nation portugaise. Le style manuélin (du roi Manuel 1er), fruit d’une union entre le gothique final et la Renaissance avec des influences locales, parvient à une profusion des décors qui témoigne de l’ouverture vers le monde extérieur. L’influence mauresque, par une heureuse alliance, n’a pas créé un être hybride, mais un lieu chargé de manifester son soutien aux grandes expéditions qui s’éloignaient de ses rives vers des lointains à imaginer. 1833 marqua la fin de l’ordre des moines de Saint Jérôme.

 

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Est-ce l’imagination qui les fait encore déambuler dans leur drap blanc fermé par une ceinture noire le long de ce cloître à l’heure des Laudes ou de Tierce, ou bien ces Hiéronymites ont-ils tant investi ces lieux que nous reproduisons sans le savoir leur attitude même dans nos démarches les plus profanes ? La réponse ne nous appartient pas, mais ce « Patrimoine Culturel de l’Humanité » classé en 1984 par l’UNESCO n’est en rien un sanctuaire de plus de la culture touristique, les responsables de ces lieux inspirants s’y emploient avec talent.

 

Bairro Alto Hotel

au cœur de la ville

Le Bairro Alto ou « quartier haut » de Lisbonne porte bien son nom avec ses petites maisons et ses rues aux petits pavés et duquel le visiteur a une vue imprenable sur le reste de la ville et le Tage. Et c’est dans ce quartier, cœur battant de Lisbonne, que le Bairro Alto Hotel a élu résidence dans un immeuble du XVIIIe siècle à l’un des angles de la place Luis de Camoes, le grand poète portugais du XVIe siècle et à quelques pas seulement du café A Brasileira où un autre grand poète, Fernando Pessoa, avait ses habitudes. Autant dire que lorsque l’on entre dans cet hôtel, pourtant à taille humaine, c’est aussi d’une certaine manière dans l’histoire culturelle de la ville que l’hôte de ces lieux a le sentiment d’entrer.

 

 

Ce « boutique-hôtel » premier cinq étoiles dans sa catégorie au Portugal a, il est vrai, tout pour plaire : sa situation, l’accueil chaleureux dispensé en ses murs, un soin tout particulier apporté à une décoration naturelle entre modernité et tradition fruit du travail du décorateur José Pedro Vieira et de l’architecte Diogo Rosa La, avec ce sentiment d’être un peu chez soi, en plein cœur de Lisbonne. Les 55 chambres et suites du Bairro Alto Hotel ont toutes vu sur Lisbonne et sont décorées à partir de quatre couleurs à thème : le jaune en référence aux célèbres tramways, le marbre blanc pour le lin, le bleu pour le Tage, bien sûr, et l’ocre pour les toits de la ville. Chaque chambre dispose d’un parquet en bois sombre du Brésil et les murs sont recouverts de lambris peints selon les codes de couleur.

 

 

Et si l’on souhaite apercevoir la ville, le jour et la nuit, et rêver bercé de fado ou de saudade, rien de tel que de grimper au dernier étage du Bairro Alto Hotel et de prendre un verre sur l’une des terrasses les plus prisées de la ville. De ce point de vue imprenable, c’est en effet toute la ville basse qui s’étend jusqu’au Tage, décidément omniprésent à Lisbonne.

 

 

Le soir, les lumières scintillent et font écho aux petits lampions du pont du 25 avril, jour de la révolution des œillets. Le bar de l’hôtel au rez-de-chaussée est, lui aussi, également toujours animé, et c’est une autre expérience qui attend le visiteur souhaitant s’immerger dans la culture citadine lisboète. Ici, en effet, de jour comme en soirée, les citadins viennent prendre un verre et les résidents de l’hôtel se joignent à ce bain culturel idéal pour ressentir l’esprit de la ville dans cet hôtel de taille humaine offrant, outre les standards des palaces cinq étoiles, une position exceptionnelle proche des sites majeurs de la ville pouvant être visités à pied.

 

 

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Interview Jorge Cosme, General Manager, Bairro Hotel

 


« Nous nous trouvons dans le cœur historique de Lisbonne où se trouve votre hôtel »


Le Bairro Hotel est une référence au Portugal ainsi qu'à l’international parce que cet hôtel de charme perpétue la tradition hôtelière avec un service personnalisé. Nous sommes comme vous le disiez au centre du cœur historique de la ville de Lisbonne. C'est ici que tout arrive et c'est un lieu idéal à partir duquel il est possible d'explorer la ville. Notre hôtel est en effet un choix particulièrement adapté pour un séjour de deux ou trois nuits car la plupart des restaurants et des lieux à visiter se trouvent à proximité, le Musée national, le Théâtre ou l’Opéra ne sont qu'à quelques minutes à pied de l'hôtel. C'est l'un des quartiers les plus anciens de Lisbonne. Une société française G.L.A. s'est impliquée dans ce projet il y a 11 ans. Auparavant, c'était un vieil hôtel historique qui avait été bâti après le terrible tremblement de terre de 1755 et qui a appartenu à une Française au XIXe siècle sous le nom de Grand Hôtel de l’Europe.

 


"Quelles sont les caractéristiques du Bairro Hotel ?"


Comme je vous le disais, il s'agit d'un Boutique Hôtel avec 55 chambres et un restaurant, le bar et la terrasse à l’étage supérieur. Chaque chambre fait l'objet d'une décoration différente. Nous tenons à ce que notre hôtel soit un lieu d'échanges entre la ville et nos hôtes, c'est pourquoi nous favorisons également une ouverture de nos espaces vers la clientèle citadine de Lisbonne. Nous avons de nombreux événements sélects au bar lors de soirées avec notamment des chanteurs de fado ou de jazz…


"La vie des hôtels semble en effet s’ouvrir vers l’extérieur…"


Absolument, pendant longtemps au Portugal, les hôtels n'avaient pas d'ouverture sur la ville, se limitant à la clientèle installée dans leurs murs. C'est une chose qui change aujourd'hui avec des terrasses, des bars ou des restaurants d’hôtels où touristes et habitants peuvent prendre un verre côte à côte. Cela me semble important non seulement pour les habitants de Lisbonne mais aussi pour nos hôtes qui ont ainsi plus le sentiment d’être immergés dans la culture lisboète en entendant les voix et les accents, les gestes et les attitudes des habitants de la capitale.

 

 

"Votre hôtel a réalisé un équilibre entre des impératifs difficiles à concilier."


Je pense en effet que concernant le Bairro Hôtel, nous sommes parvenus à réaliser notre objectif principal qui était d'associer un immeuble historique à une décoration contemporaine, le tout dans une position stratégique exceptionnelle. La mezzanine est un lieu très attractif où le bar est installé. Le midi se partage entre discussions d’affaires et tourisme avec un espace fumeurs également prévu alors que le soir l’ambiance est plus festive avec les activités dont je vous parlais tout à l’heure. Les chambres ont fait l'objet d'une décoration avec des matériaux tels que ceux que l'on a chez soi (tapis, bois…), un choix esthétique impliquant un entretien bien particulier. Nous restaurons entièrement chaque mois deux chambres... Un de nos emplacements privilégiés reste cependant notre terrasse au sommet de l’hôtel avec une vue imprenable sur Lisbonne et le Tage lorsque le soleil décline à l’horizon…

 

Ambiance décontractée et cuisine enjouée

au Restaurant Flores do Bairro.

 

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Le restaurant Flores do Bairro du Bairro Alto Hôtel a opté pour une décoration style « Bairro », c'est-à-dire décontractée et tendance, osant les contrastes de couleurs chaudes, une vaisselle traditionnelle et artisanale, des tables rapprochées favorisant les échanges. L’accueil est agréable avec une équipe jeune et dynamique qui vous recommandera les plats en fonction de vos envies, le tout avec le sourire.

 

Vous pourrez commencer votre dîner par une soupe, celle au poisson est une véritable réussite avec ses croutons aux rillettes de poisson. Le carpaccio de thon mariné aux agrumes est mis en valeur par la fraicheur de l’assaisonnement.

 

 

 

Les discussions sont animées, qu’elles proviennent des résidents de l’hôtel ou des invités extérieurs de passage attirés par la chaleur des lieux visibles depuis la fameuse place Luis de Camoes. Les croquettes de canard servies avec la marmelade de mangue ajoutent à l’exotisme des lieux une note savoureuse alors que d’autres convives ont fait le choix d’une formule ayant également ses adeptes à savoir une sélection de tapas élaborés par le Chef Vasco Lello. Une tarte à l’orange comme seule le Portugal sait les faire et il sera temps de savourer encore les charmes du Bairro Alto pour une promenade nocturne…

BAIRRO ALTO HOTEL, PRAÇA LUIS DE CAMÕES, 2 1200-243 LISBOA PORTUGAL
TEL (351) 21 340 82 88 | FAX (351) 21 340 82 29
reservations@bairroaltohotel.com
www.bairroaltohotel.com
 

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Lisbonne... au fil du Tage.

 

Lisbonne ne saurait être résumée par ces quelques lignes, quel orgueil ! Il faut marcher longtemps, relever la couleur des tramways qui contrairement à ce que l’on pourrait conclure trop vite ne sont pas des jouets échappés d’un musée, mais bien un moyen de transport utile dans cette ville de collines. Les pavés, toujours eux, accompagnent vos pas au pied d’une église perchée en haut d’un promontoire et soulignée par un belvédère comme l’Eglise Da Graça dans le quartier du même nom, au dessus de l’Alfama. Le partage des styles (manuélin, baroque, classique, pombalin…) qui s’exposent à l’œil du visiteur démontre le dialogue harmonieux entretenu entre les temps. Les chapelles expriment parfois une dévotion trop crue qui heurte l’œil non averti, mais un rosaire récité par quelques vieilles Lisboètes démontre que tout cela est bien sincère et n’a rien de la superstition…

 

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Les grands édifices instruisent et éclairent le visiteur, mais les petites ruelles si étroites de l’Alfama susurrent à l’oreille du marcheur éprouvé par les pentes et la chaussée qu’il est au bon endroit s’il veut en apprendre un peu plus de la ville. Les promoteurs n’ont pas encore tiré leurs cordeaux et la seule rectiligne que connaisse ce quartier est celle de l’alignement de ses magnifiques azulejos oubliés par les siècles précédents…

 

 

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Ici, le rite initiatique est marqué par la lenteur des pas qui gravissent les rues tortueuses. Si, par le plus grand des hasards, le promeneur venait à se presser, le cœur battrait trop fort et empêcherait de découvrir une petite esplanade isolée du monde avec à son dos encore une église, en son milieu un olivier qui vous tend ses olives mûries par l’été et devant vous, vous ouvre les portes de l’onde, avec le Tage riant ou pleurant selon les heures du jour et du soleil. On s’interroge de savoir si les vieilles bâtisses abritent des âmes vivantes ou bien n’ont pas encore reçus congés des propriétaires des siècles passés… Le linge mis à sécher entre deux façades d’une venelle large comme vos épaules est propice aux conversations matinales, nous relevons la tête, nous ne voyons rien d’autre que l’azur découpé par ces étendards de couleur battant au vent et nous continuons notre chemin sans savoir où aller. Puis, soudainement, un tramway jaune vient interrompre vos songes avec sa petite sonnerie inimitable, la vie reprend, les Lisboètes vont-ils eux-mêmes quelque part ? Nul ne le sait.

Rien de ce que je suis ne m’intéresse.
S’il existe au fond de mon cœur
Un je-ne-sais-quoi de pressé
C’est bien en vain que ça se hâte.

Pessoa « Oeuvres poétiques » édition Patrick Quillier, La Pléiade, p. 807.

Tables

lisboètes

Excellence de la haute gastronomie portugaise : le restaurant Belcanto du Chef José Avillez…

 


Nous avions rencontré le jeune Chef José Avillez il y a quatre ans alors qu’il œuvrait au restaurant mythique de Lisbonne, le Tavares. Sa cuisine, inventive et pétillante, laissait présager un bel avenir. Quelques années après, l’entreprenant Chef a en effet passé le cap en osant créer sa propre enseigne, le Belcanto (ainsi que d’autres adresses devenues depuis fameuses dans la capitale). Les lieux du Belcanto sont confidentiels et les dorures ont laissé place à une ambiance cosy, proche d’un club anglais, associée à la chaleur latine que José apprécie avant tout.

 

 

Toujours à la tête des fourneaux, le Chef nous accueille chaleureusement et son dynamisme n’a pas pris une ride avec un élan du cœur qui lui réussit à merveille. L’adresse discrète est déjà réputée dans la ville et les réservations sont nécessaires dans ces lieux intimes où il faut sonner à la porte pour qu’on vous ouvre. Un service attentionné, sans affectation, prendra dès lors soin de vous avec un naturel désarmant. Le meilleur moyen de s’imprégner de la cuisine exceptionnelle de José Avillez est certainement de prendre un de ses menus classiques, version terre ou mer, c’est au choix. Le Chef a en effet retenu dans ces choix une sélection des plats qui ont fait sa renommée en commençant tout d’abord par ces amuse-bouche toujours aussi surprenants avec une déclinaison à partir de l’olive, liquide, explosive ou croustillante voire même réinterprétant le traditionnel Dry Martini en l’inversant…

 

 

Les effets s’associent et distribuent des saveurs nouvelles tel ce rocher au foie gras ou ce mix de sushi entre Japon et Portugal, Avillez a décidément laissé libre cours à toute sa créativité dans ces dernières années. Quel enchantement pour les yeux, et le palais, que ce Rebentaçao, impressionnant coquillage dans lequel une sélection de coquillages a pris place accompagnée d’une émulsion d’eau de mer. Effets encore avec cet œuf mollet recouvert d’une feuille d’or avec de la truffe et des champignons des bois lilliputiens, un régal de douceurs maîtrisées.

 

 

Les convives nombreux à cette heure de la soirée en milieu de semaine laissent exprimer leur contentement dans une bonne humeur contagieuse. Le pot-au-feu du Belcanto compte certainement parmi les plats signatures du Chef tant la grande crevette rouge associée au choux avec un fumet de poisson offre une composition à la fois subtile et enjouée d’une cuisine d’une belle maturité.  d’œil de José Avillez plein d’humour…

 

 

Le cochon rôti est également un plat traditionnel qui a fait l’objet d’une relecture inspirée par José Avillez. L’orange en émulsion, la salade et la douceur qui accompagnent ce plat rassurent le palais et en même temps éveillent la curiosité, sans jamais lasser. C’est peut-être là une des forces de la cuisine de ce talentueux Chef lisboète qu’est José Avillez que de repousser les frontières des associations classiques en une joyeuse réinterprétation, sans jamais dépasser cet équilibre fragile des saveurs, une qualité qui vient d’être récompensée par une deuxième étoile ! Une deuxième et non seconde étoile dont on ne peut qu’approuver et se réjouir. Les desserts viendront parfaire cette harmonie avec cette savoureuse sphère de mandarine où crème et glace de l’agrume pourraient bien figurer au centre d’un beau tableau. Les plus gourmands oseront enfin ce serpent de chocolat avec praline, banane et chocolat, encore un beau clin

 

 

Collation gourmande au Café Lisboa José Avillez

 


Le grand chef José Avillez a toujours aimé le charme des cafés traditionnels, indissociables de cette vie lisboète tant prisée naguère de ses artistes, écrivains et poètes qui y ont souvent conçu, tel Pessoa, l’essentiel de leurs œuvres. Au café Lisboa, il n’y a cependant nul passéisme stérile dans cet amour et ce lieu se veut également un lieu moderne et suivant les tendances de notre époque avec une décoration associant classicisme en hommage au Théâtre national São Carlos de la fin du XVIII° siècle et en même temps une terrasse moderne et contemporaine, attirant clients avant ou après les représentations, mais aussi touristes et amoureux de tables chaleureuses. Les lieux sont en effet ouverts de midi à minuit, tous les jours de la semaine et du weekend et il y est possible de savourer un repas complet, un snack ou une consommation à tout moment de la journée ou de la soirée.

 

 

José Avillez a veillé à ce que la même excellence règne en ces lieux que dans ses autres établissements. Les plats traditionnels portugais font l’objet d’une réinterprétation toujours aussi pétillante qu’inventive tel cette morue proposée en style Bràz en une onctuosité qui met en évidence la douceur de la chair du poisson, sans excès de salinité avec un clin d’œil propre au Chef, ses fameuses olives « explosives » ou encore cet incontournable des lieux – le délicieux Pastel Lisboa - accompagné de son risotto… Le service est digne des grandes maisons avec un soin tout particulier apporté à ces petits détails qui font le plaisir d’un repas réussi. Une adresse à retenir pour des instants gourmands…
 

Belcanto

Largo de São Carlos, 10
1200-410 Lisboa
+351 213 420 607 http://belcanto.pt

Café Lisboa
+ 351 21 191 44 98
Largo de S. Carlos, nº23 1200-442 Lisboa
www.joseavillez.pt/fr/cafe-lisboa

Restaurant Feitoria

festival culinaire au bord du Tage…

 


 


Telle la proue d’un navire qui fend l’onde, le Feitoria semble presque bâti sur l’eau, celle du Tage, ce fleuve béni par toute la culture lisboète. L’acier et le béton ont composé une touche de modernité comme pour rappeler que la ville a toujours été à l’avant-garde des découvertes. Nous entrons par la porte commune à l’Hôtel cinq étoiles Altis Belem qui l’abrite et prenons vers la gauche. En ces lieux, une ambiance toute autre surprendra le visiteur avec ces panneaux de paravent japonais et laque noire qui soulignent combien la cuisine du chef étoilé João Rodrigues sera bien entendu d’inspiration portugaise mais également avec une ouverture vers le monde.

 

 

 Les tables de dimension généreuses invitent à prendre place avec leur décoration moderne, de verres déclinés en couleurs variées et une porcelaine étincelante. Nous avons les honneurs de la grande baie vitrée donnant sur le Tage, nous sommes prêts à embarquer pour un voyage gastronomique. La première surprise viendra de l’excellence des mises en bouche, d’un rare niveau à la fois technique et esthétique. Une branche aux nombreuses ramifications vous est présentée avec de multiples saveurs accrochées telles ces petites pommes d’Hespéride, ou ce corail abritant de savoureuses crevettes préparées avec art.

 

 

La nuit est tombée et les lumières brillent et se reflètent dans les coupes du Vértice Millésime 2009 du Douro qui accompagnent à ces tableaux culinaires. Les convives du Feitoria parlent toutes les langues du globe et ajoutent au cosmopolitisme des lieux, un peu comme cet excellent tartare de lirio, poisson des Açores, mariné avec des prunes, du radis et des herbes aromatiques fraiches.

L’extrême orient est bien présent à la table du Feitoria avec ce gouteux Tataki de thon accompagné de ramen muxama – même poisson en version séchée – et radis pour une déclinaison de saveurs subtiles jouant sur les effets de texture et de gouts.

 

 

La lumière tamisée par des cubes en reliefs du plafond ajoute au charme des lieux alors que le regard se porte de temps à autre vers la rive du fleuve et on imagine sans peine tous ces espoirs de découvertes qui sont partis de ces lieux. Des roulés de loup de mer sautés avec du crabe accompagnés de raviolis de crevettes font la démonstration que la cuisine du chef João Rodrigues atteint des niveaux d’excellence tels que les plus beaux ingrédients laissent l’impression d’être redécouverts à chaque bouchée… La cuisine du Feitoria brille également par ses préparations savoureuses de viandes tel ce Black Angus grillé avec sa croute de moelle, ses pommes de terre de montagne et épinards.

 

 

 

 

Un prédessert qui rappelle la finesse des mises en bouche avec une déclinaison autour de la fève de cacao en ganache, et une savoureuse déclinaison de sorbets maison poursuivent encore pendant quelques instants ces rêveries culinaires au long cours. Nous avons fait un beau voyage avec des découvertes inoubliables grâce au chef João Rodrigues et son équipe.

 

(Nous recommandons pour accompagner ce voyage l’option mets/vins suggérées avec art par le Sommelier André Figuinha et qui permettra de découvrir les plus beaux crus du nord et du sud du Portugal)

 

 Feitoria Restaurante & Wine Bar
Altis Belém Hotel & Spa
Doca do Bom Sucesso 1400-038 Lisboa Portugal
Telephone: +351 210 400 200 or +351 210 400 207
Email: reservationsbelem@altishotels.com www.restaurantefeitoria.com

Générosité et ravissement culinaire

à la table du Clube dos Jornalistas.

 



Proche du musée de la Casa Pessoa, du jardin Estrella et de la fière basilique du même nom, le Clube dos Jornalistes n’est pas un cercle fermé, contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire. Bien loin de là même et cette impression sera en effet vite oubliée dès que l’on aura rencontré le maître des lieux en la personne du sympathique Brésilien Ivan Fernandez, longtemps trompettiste dans un orchestre symphonique et Chef inspiré des cuisines de cet endroit de charme. Il est manifeste que les lieux ont un attrait irrésistible, attrait qu’a su capter avec inspiration et un rare bonheur Ivan Fernandez et sa jeune équipe.

 

 

Ici, les clients sont traités comme des invités et il ne faudra pas s’étonner si les conversations se nouent toujours spontanément et avec un grand respect. L’endroit est très prisé et l’on comprend pourquoi avec ce jardin d’été qui la nuit tombée permet de diner sous les étoiles à la lumière des bougies. Les intérieurs de cette maison sont disposés en autant de salles qu’il y a d’ambiances différentes. Azulejos du XVIII° siècle cohabitent avec des peintures ocre jaune ou rouge sombre, le parquet ancien craque sous les pas, les éclairages tamisés soulignent encore cette ambiance de demeure qui a vécu et ne demande qu’à vivre encore…

 La cuisine du Clube dos Jornalistas est à l’image de son Chef, légère et en même temps inspirée, chantante et profonde à la fois. A l’image de la musique, c’est une composition qui laisse place aux émotions tel ce risotto réinterprété à partir d’un plat traditionnel brésilien en hommage à un ami cher disparu. Les saveurs y sont subtilement réveillées par des accords toujours discrets d’épices ou d’assaisonnements telle cette morue confite associée à la patate douce accompagnée d’une fondue de pousses d’épinards, l’ensemble souligné par une tapenade et une crème de morue.

 

 

Le Clube de Jornalistas sait également à merveille préparer les viandes à la brésilienne où filet de porc, truffe noire, haricots, purée et pomme offrent de belles associations gourmandes. La prévenance du service n’a d’égal que le plaisir des yeux et du palais dans un lieu enchanteur. Si vous êtes passionné(e) par la musique de Mahler, c’est ici que vous pourrez partager votre passion avec Ivan, entre deux plats et sans affectation. C’est encore une partition enjouée qui sera proposée en fin de repas avec une grande assiette sur laquelle est disposée une multitude de petits desserts tous aussi appétissants les uns que les autres, un agréable moyen de prolonger en douceur ces instants de bonheur !

 

info@restauranteclubedejornalistas.com
Rua das Trinas 129, 1200-857 Lisboa
+351 21 39 77 138 +351 91 33 04 934
http://restauranteclubedejornalistas.com

Brunch à la pâtisserie

Pasteis de Belem.

 

 

Peut-être connait-on les fameux pasteis de Belem sans être allé à Lisbonne mais les savourer sur leur lieu de production à quelques pas du fameux monastère des Jéronimos est une expérience unique. Une expérience historique tout d’abord car c’est en ces lieux, depuis le XIX° siècle, que sont fabriquées patiemment – et artisanalement- ces savoureuses petites tartelettes faites de flanc sur une fine pâte feuilletée. Mais la comparaison avec le flan est réductrice car c’est une saveur bien à elle qui caractérise ces pâtisseries dont la recette vient d’un des membres du monastère après la révolution de 1820 et l’expulsion des moines des monastères.

 

C’est ainsi que précieusement, cette recette fut gardée secrète jusqu’à aujourd’hui encore et lorsque l’on a le privilège de pouvoir regarder les différents ateliers de production, on apprend que seules deux ou trois personnes connaissent l’intégralité du processus, le reste des petites mains confectionnant seulement une étape de la production.

 

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La pâtisserie attire chaque jour des centaines et des centaines de clients, locaux et nombreux touristes attirés par l’excellence de la recette. Des salles interminables se font suite où l’on peut prendre un brunch, une petite restauration et à tout moment de la journée ces fameuses pasteis que l’on vous sert avec gentillesse accompagnées de sucre et de cannelle pour varier les plaisirs… Et après votre dégustation, vous n’hésiterez pas à repartir avec un petit panier de ces joyeuses pâtisseries pour les faire partager autour de vous, une réussite à coup sûr !

R. Belém 84-92, 1300-085 Lisboa, Portugal
Téléphone :+351 21 363 7423
www.pasteisdebelem.pt

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Le musée de la Fondation

Calouste Gulbenkian de Lisbonne

 

 

En 1969 a été inauguré l’un des lieux culturels les plus importants de Lisbonne, en mémoire du financier arménien Calouste Gulbenkian (1869-1955) qui avait mis sa fortune considérable dans une des collections d’œuvres d’art destinée à devenir l’une des plus riches du monde. C’est la personnalité et la philosophie qui animait ce personnage singulier qui se trouvent conjuguées dans l’architecture et la scénographie du musée et de la Fondation : force créative et vie simple.

 

 

Celui à qui rien ne résistait lorsqu’il avait pris une décision entretint parallèlement des relations amicales avec René Lalique et le poète Saint John Perse. Aujourd’hui, son goût certain pour les plus belles œuvres d’art est célébré en un lieu unique du parc Santa Gertrudes in Palhavã selon une architecture due au talent des architectes Ruy Jervis d’Athouguia, Pedro Cid et Alberto Pessoa. Les bâtiments semblent faire partir du décor naturel, soulignant parfois la végétation ou s’y cachant selon les angles. En ces lieux inspirants, un millier d’œuvres d’art faisant partie de la collection permanente sur les 6000 pièces que compte la collection est présenté au public.

Une bibliothèque, un espace d’exposition, un auditorium, une librairie et une cafétéria complètent un ensemble voué à l’art et à la culture et classé depuis 2010 monument national. Une seule visite ne suffira pas à faire le tour de tous les trésors réunis en ces lieux, un parcours qui pourra au gré des envies se faire en respectant la chronologie et les aires géographiques (Égypte, Gréco-Romain, Mésopotamie, Islam, Arménie…) avant d’aborder les arts européens (Livres, Sculptures, Peintures, Arts décoratifs) sur une échelle historique allant du XIe siècle au milieu du XX° siècle…

 

 

Entre ces murs, le visiteur pourra s'émerveiller en pensant que cette Tête féminine est peut-être l'œuvre du célèbre Phidias tandis que le regard de cette jeune femme peint par Domenico Ghirlandaio ne croisera jamais le sien... Les amours des centaures de Rubens semblent bien humains alors que la vieillesse ouvre vers d'autres horizons avec le portrait d'un vieil homme de Rembrandt. Ici, les œuvres chuchotent entre elles, à nous de saisir leurs confidences.
 


Av. de Berna 45A
1067-001 Lisboa
Tel.: +351 217 823 000
E-mail: museu@gulbenkian.pt
http://museu.gulbenkian.pt

Livres

& Guides

 

Infos pratiques

Aigle Azur – pionnier du ciel français

 



L’histoire d’Aigle Azur débute en 1946, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale à une époque où tout est à reconstruire. La compagnie créée par Sylvain Floira développera sa flotte grâce aux surplus américains et saura vite s’imposer dans le ciel français et méditerranéen grâce à ses premières lignes ouvertes au Maroc, au Liban et même en Indochine. GoFast, une société dirigée par Arezki Idjerouidene et spécialisée dans la logistique, reprend Aigle Azur en 2001 en ayant soin de conserver la légitimité historique de la plus ancienne compagnie française privée.

 

 

De nos jours, Aigle Azur est la deuxième compagnie régulière française avec une belle couverture de l’Afrique de l’Ouest. Ses 300 vols réguliers par semaine privilégient une proximité clientèle au cœur de son métier, une mise en œuvre drastique de labels de sûreté de ses avions A 319 et A 320 pour un résultat de près de 2 millions de passagers en 2014. Qu’il s’agisse d’un voyage en Algérie, au Mali, au Sénégal (à partir de Marseille), en Chine (en partage de codes aériens avec la compagnie chinoise Hainan Airlines), au Portugal ou encore en France, Aigle Azur dirigée par Michael Hamelink propose au départ de six villes françaises près de 30 destinations en Europe et en Afrique. Dès cet hiver, la compagne assurera des vols réguliers entre Paris-Orly et Faro.


www.aigle-azur.com
 
 

Transferts et tourisme en toute tranquillité avec 100Rumos Lisbonne.

 


Le directeur de la dynamique société portugaise 100rumos, João Moura, a mis en place depuis 2009 toute une gamme de services pour le tourisme et le transport au Portugal. Réactif et adaptable, cette société n’a de cesse de proposer de nouvelles formules afin d’adapter ses offres aux demandes croissantes d’une clientèle exigeante.

 

 

Bénéficiant d’une infrastructure dans les deux villes de Lisbonne et de Porto, la gamme de services est complète allant des transferts aéroport jusqu’au voyage conçu sur mesure à l’intérieur du pays. Ainsi, la société 100rumos pourra vous attendre avec une ponctualité exemplaire à l’aéroport pour vous déposer à votre hôtel, et saura tout aussi bien organiser un voyage dans la ville de Lisbonne afin d’en découvrir tous les secrets ou encore de visiter le célèbre site de Fatima avec une excursion d’une journée. Bénéficiant d’une équipe jeune et dynamique, 100rumos sera le partenaire confiance dans tous vos déplacements à Lisbonne.
 

Porto . Portugal
phone +351 222 433 148
phone +351 960 426 692
email info@100rumos.com
www.100rumos.com

 

Office du Tourisme du Portugal

 

  

 

 

 

 

 

 

D'île en île...vogue Venise

 

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Préambule

 

enise est lumière, reflets, reflet du ciel dans l’eau qui se pare de nuages ou de rayons, selon les saisons. Venise est fête lorsque les palais rient de leur opulence. Venise est amour lorsque les ombres de Casanova effraient les jeunes Vénitiennes ou les attirent… Venise, c’est encore cette tragique et lugubre gondole évoquée par Franz Liszt de manière prémonitoire à la pensée de son ami Wagner qui allait disparaître quelques mois après. L’onde propage la beauté et la joie aussi rapidement qu’elle noie les larmes les plus sincères versées sur la lagune éternellement bleue ou verte, selon les heures de la journée, ou encore grise, noire, à la tombée de la nuit. Venise est plurielle, ce n’est un secret pour personne, et ce pluriel surprend malgré tout, tant l’espace est à taille humaine ; mais, le génie qui l’a créée demeure quant à lui, encore insaisissable… Est-ce encore une ville, un sanctuaire ou bien un mémorial ? Une oasis ou un mirage de sable sur l’eau ? Le voyageur hésite, trébuche, se rassure et capitule. Venise n’est à nulle autre pareille, et l’encre versée sur son mythe emplirait tous ses canaux pour des siècles encore. Venise se vit au passé comme au présent. Les Cassandre auront beau prédire une nouvelle Atlantide, le futur importe peu. Venise est un plaisir qui dissout le temps, celui qu’il fait tout comme celui qui passe ; peut-être est-ce cela, la quintessence du beau que de troubler les certitudes et de lever les doutes. Venise opère tous ces charmes et bien d’autres encore. Laissons glisser la gondole joyeuse ou funèbre selon les temps, l’onde seule pour guide…

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Ca’Sagredo Hotel Venezia

 

 


En plein cœur de Venise, c’est au cœur de l’Histoire avec lequel nous avons rendez-vous en parvenant au Ca’Sagredo, véritable palais vénitien remontant au XVe siècle et s’étirant sur le Grand Canal entre Ca’D’oro et le fameux pont du Rialto. Classé monument historique, il est à la fois l’un des plus beaux symboles de ce que la Sérénissime a pu nous léguer en matière d’art et d’architecture, et en même temps une demeure hôtelière agréable à vivre dont le charme et l’élégance s’expriment à tous les étages en une heureuse harmonie. On pénètre bien entendu dans ces lieux avec le sentiment d’être invité à partager ces fastes d’antan, ce que tout ici rappelle avec bonheur.

 

 

Le Palazzo, s’il n’oublie pas ses racines, est avant tout un palace de grand luxe. Et si la salle du petit-déjeuner est couronnée d’une fresque de Tiepolo, elle n’en demeure pas moins un lieu où la prévenance du personnel s’attache à cette tradition de l’accueil et du service vénitiens qui a fait la réputation des lieux. Les chambres sont une invitation à la détente avec leurs teintes fondues et aux lourdes soieries. Chaque étage offre le spectacle de parquets antiques, des œuvres d’art des XVIIe et XVIIIe siècles vénitiens, données à admirer sans être enfermées dans des vitrines. Il est toujours étrange de se promener dans ces vastes espaces, seul, la nuit tombée, alors que le calme règne. Des pas feutrés et des bruits presque imperceptibles de soieries ne demandent qu’à se manifester, Histoire et temps présent ne faisant décidément qu’un en ces lieux paisibles où le petit nombre de chambres et suites, un peu plus de quarante, garantit une quiétude troublée seulement par quelques vaporetti se croisant sur le canal...

 

Mais l’Hôtel Ca’Sagredo n’est pas une belle seulement endormie, régulièrement, ici, les lieux se métamorphosent en bal masqué et en évènements artistiques où musique et arts dialoguent sous les ors du palais. Les plus sportifs choisiront la terrasse de l’immeuble pour un cours de gymnastique avec vue imprenable sur le marché et le pont du Rialto alors que des visites privées de Venise avec des guides professionnels sont régulièrement organisées. À tout moment, cette demeure patricienne offre le rare privilège de vivre de l’intérieur une expérience concentrée de cinq siècles d’Histoire successifs qui, pour chacun d’entre eux, ont su ajouter à la splendeur des lieux.

 

Campo Santa Sofia 4198/99 - Ca' D'Oro 30121 Venise, Italie
Téléphone: +39 041 2413111 - Fax: +39 041 2413521 -
info@casagredohotel.com


Déjeuner au pied du Palais Ca Sagredo, au bord du Grand Canal…

Nous sommes sur la terrasse installée au bord du Grand Canal, et le palais Ca Sagredo offre une protection naturelle à notre déjeuner. A quelques rames de gondole de là se tient le célèbre pont Rialto et son marché apprécié de tous les Vénitiens sur l’autre rive. C’est là que le restaurant de l’Hôtel Ca Sagredo a élu bien naturellement résidence, on ne pouvait rêver mieux comme situation. Le soleil est au rendez-vous et des parasols généreux nous protègent d’un soleil qui pourrait bien s’imposer en invité à notre table estivale.

 

 

 

Estivale est le mot car les tables, disposées ainsi les pieds presque dans l’eau, donne un air de vacances vénitiennes surtout lorsque de beaux plats arrivent tels ces beaux crustacés vénitiens al Soar : crevettes, écrevisses, sardines, crabes… présentés avec un confit d’oignons de Tropéa. Vous pourrez également déguster à cette table qui tient à mettre à l’honneur les beaux produits de la lagune et de l’Adriatique voisine cette sélection de poissons et de crevettes déclinées en version crue, un délice. Un beau Valpolicelo pourra ensuite accompagner un généreux bœuf de Manzo préparé dans les règles de l’art avec ses oignons de Tropéa et une salade de roquette à moins que vous ne préfériez la pèche du jour venant du marché du Rialto si près, toujours présentée avec fraicheur et qualité. Un savoureux affogato au café pourra enfin venir conclure ce repas honorant les beautés régionales et méditerranéennes avec un dernier regard sur cet emplacement idyllique.

 

 

 

 

www.casagredohotel.com

Hotel Monaco & Grand Canal

 

 


C’est encore avec l’Histoire vénitienne que nous avons rendez-vous en ces lieux où s’est échappé plus d’une fois le fameux Giacomo Casanova après un rendez-vous galant par un escalier, un autre, celui-là plus petit, dérobé, mais toujours visible... Oui, et c’est à l’Hôtel Monaco que vous est donné ce rendez-vous galant ! Installé au bord du Grand Canal, à quelques pas de la piazza San Marco, l’Hôtel Monaco & grand Canal fut en son temps le premier « Ridotto Pubblico » un endroit où l’on se retirait à l’abri des regards où aventuriers, joueurs et voyageurs pouvaient se livrer au plaisir et à toute sorte d’intrigues. Les jeux de hasard qui se développaient dans la Sérénissime – certains avancent même qu’ils seraient nés entre les colonnes de St Marco et St Todaro – eurent tôt fait de nécessiter un lieu plus discret, caché des regards d’où ce Ridotto Pubblico dans cet édifice appartenant à l’origine à la famille Dandolo.

 

 

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L’Hôtel a su conserver ces témoignages de l’Histoire toute vénitienne tout en y intégrant une modernité indispensable au confort d’un hôtel de luxe. Aussi, le visiteur ne cachera pas sa surprise en déambulant dans ces lieux si discrets en façade, mais qui cachent plus d’une splendeur telle la fameuse Sala del Ridotto qui a fait l’objet d’une récente restauration et impressionnera plus d’un visiteur la nuit tombée…

 

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Ici, modernité, design, modern art et histoire se côtoient pour le grand plaisir des hôtes. À peine arrivé en ces lieux enchanteurs, un personnel prévenant et dynamique vous accompagne jusqu’à votre chambre qui surplombe les gondoles amarrées presque à vos pieds.

 

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Vous aurez alors une des plus belles vues sur la lagune et le Grand Canal avec l’église Santa Maria della Salute comme voisine et l’île de San Giorgio juste en face. De votre repère, c’est presque toute la vie de Venise qui défile : bateaux à moteur et leurs livraisons le matin, gondoliers bichonnant leur fière embarcation avant les premiers visiteurs, les allées et venues inlassables des vaporetti d’un quai à l’autre, le soleil au zénith, les flots tels des miroirs éblouissants… L’Hôtel Monaco & Grand Canal est au cœur de la ville et de ses canaux, au rythme de la vie animée. À peine retiré dans ces espaces privés, le bruit disparaît, la quiétude gagne et le sommeil n’est jamais troublé. Un moment à soi, une Venise pour soi… Nombreux sont les espaces privés ménageant à tout instant un repère pour son intimité, c’est une vieille tradition ici. Mais, si l’envie d’animation et de bruit vous prenait, alors la terrasse du restaurant et le bar de l’Hôtel Monaco vous offriront également d’inoubliables moments de farniente et de bonheur. Le personnel est formé aux exigences de l’hôtellerie internationale avec cette cordialité communicative qui rend le séjour plus agréable encore.

 

San Marco 1332 30124 Venezia
tel +39 041 520 0211 fax +39 041 520 0501 mailbox@hotelmonaco.it

 

Diner au Restaurant Grand Canal de l’Hôtel Monaco…

La terrasse du restaurant Grand Canal est bien nommé, car lorsque vous prenez place à votre table, c’est un peu comme si vous dîniez sur l’eau tant la proximité du Grand Canal est grande. Les gondoliers sont à quelques mètres de vous, emportant dans leur lente progression leurs derniers passagers, vous tenterez en vain de comprendre leurs propos, ils parlent en vénitien…

 

 

Le personnel du restaurant Grand Canal est par contre bien francophone et vous n’aurez aucune difficulté à communiquer avec une équipe dynamique, ne ménageant pas sa peine à cette heure encore chaude de ce début de soirée. Véritable accueil à l’ancienne, sourire en plus, le service est d’une perfection sans le caractère ostentatoire de certains lieux, tant mieux cela ne donnera que plus de plaisir à déguster cette délicieuse crème maison de petit pois et de crabe croquant, rafraîchissante en ce temps estival. Il est également un plat que l’on ne saurait que recommander : la petite bouillabaisse « Grand Canal » qui réunit poissons et crustacés en une saveur inoubliable. La nuit tombe sur le Grand Canal et le spectacle est véritablement féerique. Vous avez devant vous La Punta della Dogana, sur votre droite La Salute, cette merveilleuse basilique, et un peu plus à gauche au loin, l’île de San Giorgio Maggiore avec son église également inoubliable…

 

 

Mais que ce spectacle exceptionnel ne vous fasse pas oublier cette belle seiche à la Vénitienne avec sa sauce à l’encre comme un rappel de l’eau devenue sombre à cette heure de la soirée, un plat onctueux et fondant. La friture de poissons et de crustacés de l’Adriatique est également un plat de choix avec un festival de toutes les saveurs de la mer préparées avec une friture d’une agréable légèreté. Peut-on encore être surpris au restaurant Grand Canal après tous ces mets si bien préparés ?

 

 

La réponse est assurément affirmative si vous prenez ces belles langoustines poêlées avec leur chapelure d’herbes fraîches, l’ensemble préparé avec tomates, vin blanc et persil, un accord parfait. La terrasse est comble depuis bien longtemps, des hôtes de l’hôtel, mais aussi des visiteurs de l’extérieur connaissant la qualité de cette belle table vénitienne. Les desserts sont également des instants de douceurs qui conviennent bien à cette sérénité qui a gagné le Grand Canal à cette heure de la soirée : Savarin au rhum avec mangues ou tartelettes aux fruits des bois concluront avec fraîcheur et onctuosité une belle et douce soirée passée au bord de la lagune.

 

 

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Tables vénitiennes

Repas gastronomique

au Quadri

 

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Nous sommes bien décidés à nous frayer un chemin sur la Place Saint-Marc, la fameuse perle de la Sérénissime, l’une des plus belles place du monde qui connaît, en cette fin de matinée, une de ces belles journées ensoleillées qui réchauffe le cœur des pierres et émerveille les yeux des visiteurs venus du monde entier. Nos pas se dirigent, en effet, avec une certaine impatience vers un lieu discret, à peine visible, qui se nomme le restaurant Quadri et qui appartient aux fameux frères Alajmo. On y accède, après avoir passé les fameuses arcades de la place Procuratie Vecchie par le célèbre café du même nom, le Caffé Quadri, un des établissements les plus anciens de la cité vénitienne ouvert en 1775 par le marchand Giorgio Quadri ; Puis, il vous faudra emprunter un petit escalier pour vous rendre au premier étage de ces belles façades bordant la place. Le Caffé Quadri, agrandi en effet par les frères Vivarini en 1830, recèle depuis lors, en son étage supérieur, une des tables les plus réputées de Venise où célébrités n’ont eu de cesse depuis d’y déjeuner ou dîner. L’accueil du maître de salle Stefano Munari, digne des grandes maisons, vous invite à vous installer à une petite table bordant la grande fenêtre surplombant la célèbre place que l’on voit rarement de cette hauteur. Damas rouge sombre, plafonds lambrissés, miroirs anciens, nous sommes au cœur de l’histoire de Venise.

 

 

Face à nous, le Campanile sourit au ciel d’un bleu immaculé, nous aussi. Un cocktail Bellini ajoute au charme des lieux alors que des scampis en légère friture tempura avec quelques touches de safran et de sauce bergamote permettent de constater que la cuisine est bien d’inspiration vénitienne, au carrefour des épices et des beautés de la mer. Suit un minestra d’asperges de saison aux herbes, un régal avec en son centre un surprenant sorbet à l’oignon rouge de Tropéa, une heureuse idée qui réveille les papilles autant qu’elle les enchante. Les surprises sont si nombreuses au Quadri que votre regard parvient presque à en oublier les beautés architecturales de la place que vous auriez juré quelques minutes plus tôt indétrônables…

 

 

Le restaurant Quadri est un lieu intimiste, peu de tables, un service hors pair à la fois discret, aimable et d’un rare professionnalisme, un chef sommelier nommée Myriam, d’une compétence impressionnante, cette curieuse et si agréable impression que l’on a dressé votre table tout spécialement pour vous. C’est ce qui contribue à la dégustation parfaite de la cuisine de haute volée pratiquée en ces lieux bénis, tels ces fondants raviolis de Burrata accompagnés d’une sauce de la mer aux tomates et origan ou encore ces paccheri au cœur desquelles différents crustacés et poissons composent une farce d’une rare délicatesse. Encore des beautés vénitiennes avec cette incroyable crevette crue que l’on croirait pourtant cuite tant sa préparation avec cette sauce à la pistache et à l’estragon ravit les sens.

 

 

Et l’on se dit que la cuisine exalte une vivacité des sens remarquable, qui – à aucun moment – ne vient faiblir, sans pour autant chahuter le palais du gastronome. La cuisine du Quadri décline aussi finement les traditionnels spaghettis aux asperges, ail et huile d’olive qu’une ancienne recette vénitienne revisitée à base de crème de petit pois, de seiche et relevée par un peu d’oursin, un plat inoubliable. La déclinaison des plats n’en finit pas et pourtant les papilles ne sont jamais saturées, ce qui vous permet d’apprécier tout autant ces rouleaux de carpaccio de bœuf à la Piémontaise relevés par du caviar que cette friture vénitienne des poissons de la lagune. Les desserts sont une invitation au rêve sur fond imaginaire de concerto pour deux mandolines de Vivaldi tel celui brillamment interprété par Rolf Lislevand. Ce « mela-mela-mela » de pomme est, en effet, une ode à la déclinaison du fruit en gelée, en sorbet, en cube, le tout servi avec un effet moléculaire pétillant à l’oreille et au palais tout au long de la dégustation !

 

Le soufflé au chocolat avec son sorbet à la verveine est une tendre pause gourmande qui se dispute la prééminence avec cette inoubliable tartelette de sabayon aux amandes et au café. Le Quadri est assurément une adresse incontournable de Venise, une belle revisitation de cette époque raffinée du temps des Doges et sans laquelle il manquerait comme un air de mandoline ou un palais oublié…

 


On ne saurait que recommander le choix d’un accord vin/mets au Quadri tant les conseils du sommelier rendent cette expérience inoubliable, et ce, une fois de plus en ces lieux, sans excès ni ruptures entre les différents crus. Qu’il s’agisse de cette belle réserve Lunelli 2005 Ferrari, vin admirablement structuré et dont la rondeur n’a d’égal que ses arômes complexes ou encore ce vin puissant et riche Malvasia « Dis Cumieris » 2012 – Vie Di Romans, un vin que l’on imagine très bien en cave encore quelques années pour de nouvelles expériences. Et que dire de ce beau Chianti Classico Nipozzano 2006 – Marchesi De Frescobaldi à l’ample texture et corsé, idéal avec de belles viandes telles les côtelettes d’agneau à la milanaise cuisinées au Quadri !

 

 

 

Apéritif au Quadri !

Cela pourrait presque sonner comme un slogan et pourtant prendre un cocktail au Quadri au moment où le soleil est au zénith est presque une obligation sur la Place Saint-Marc. Et effectivement, comment ne pas vivre encore, aujourd’hui, le temps d’un apéritif les heures fastes et splendides que la Sérénissime vous offre. Si vous êtes tentés de vous placer au soleil, vous comprenez cependant rapidement que s’il n’y a personne sur ces chaises à cette heure de la journée, c’est que l’ardeur des rayons rend illusoire l’idée de rester dehors plus de quelques minutes à contempler la façade de l’un des cafés les plus beaux et anciens de la ville… Vous ne regretterez pas d’être installés à l’intérieur surtout si vous avez la chance d’être accueilli par Vanni Bonotto, francophile averti et manager de l’endroit.

 

 

L’ambiance est bien particulière, ici, la décoration est classée monument historique et les lieux évoquent bien cet air des cafés historiques comme l’Italie a su si joliment les préserver. L’histoire début le 28 mai 1775 lorsque Giorgio Quadri arrive de Corfou à Venise et décide d’établir sur la place Saint-Marc un café dans lequel il introduit le café turc en raison de ses origines levantines. C’est un succès immédiat et une clientèle locale et internationale est vite séduite par l’originalité des lieux. En 1830, un restaurant est ajouté au premier étage par les frères Vaerini qui avaient acquis les lieux (où il demeure encore, lire notre chronique), puis se sera au tour de la famille Alajmo (actuels propriétaires) de poursuivre l’aventure avec la volonté de concilier dimension historique de l’endroit et satisfaction d’une clientèle de plus en plus internationale. Les lieux jouissent d’une décoration fort heureusement préservée qui évoque les grandes heures de la Sérénissime. Il n’est donc pas étonnant que Stendhal, Wagner, le ténor Gianbattista Velluti, Marcel Proust, Alexandre Dumas et bien d’autres célébrités aient aimé ces lieux chargés d’histoire.

 

 

Ici, les mêmes ingrédients sont utilisés que pour les cuisines du restaurant étoilé à l’étage, avec bien entendu une préparation et une présentation différente. Ainsi, vous aurez à cœur de gouter aux traditionnels Spritz et Bellini avec ces petites collations qui seront vite un repas à eux seuls si vous n’y prenez garde : petite salade de poulet mariné, sardines al saor, salade de poulpes, chips, olives, et autres fruits secs. Et, il faudra bien du courage pour quitter ces lieux où l’on resterait bien toute la journée, surtout qu’à l’extérieur le soleil n’a pas fini sa course et que sa chaleur est comme démultipliée à l’extérieur de ce quadrilatère de rêve.

 

Piazza San Marco, 121
30124 Venezia (VE)
tel. +39 041 5222105
fax +39 041 5208041
email info@caffequadri.it
www.alajmo.it

Un apéritif au Café Florian…

Bistrot de Venise

 



Le soleil est à son zénith, ses rayons chauffent déjà plus que de mesure la place Saint-Marc qui se fait peur cependant avec quelques signes d’acqua alta, heureusement limités à l’abreuvement des pigeons… Il est temps de prendre également un peu de fraicheur et d’aller déguster un cocktail au fameux Café Florian, illustre institution qui vit le jour, grâce à Floriano Francesconi, dans ces lieux bénis en 1720. Nous entrons et l’aimable direction nous a réservé une place dans la salle orientale, « sous le chinois ». Et ici commence un ballet de réminiscences, que d’hommes célèbres sont en effet venus goûter au charme des lieux sans qu’il soit possible de ne pas ressentir un certain vertige, accentué rapidement, il est vrai, par le généreux cocktail Florian servi par Michele, une institution dans ce café puisque son père servait déjà ici et que lui-même est dans les murs depuis plus de 30 ans… Le Florian cultive depuis ses débuts une proximité avec les arts. Goldoni est entré en ces lieux alors qu’il était encore un enfant et Casanova arpentait ces salons, car c’était le seul café à admettre la présence féminine ! Wagner a mis la dernière main à son Tristan et Iseult ici même, et Oscar Wilde n’aura de cesse d’apprécier le raffinement des lieux alors qu’un tour de gondole sur les canaux de Venise lui donnait l’impression d’avoir fait une promenade « dans les égouts à bord d’un cercueil »…

 

 


Si Venise envoute, le café Florian devient rapidement le point de convergence de l’élite intellectuelle venue, ici, chercher l’absolu, l’oubli ou encore la quintessence de l’otium, cette oisiveté antique dont la traduction française souffre encore de tant de préjugés rédhibitoires. Marcel Proust recherchait Albertine disparue dans les reflets des miroirs du Florian. À cinq heures sous le Chinois était le cri de ralliement initié par Henri de Régnier, ce qui en langage vulgaire signifie : rendez-vous à cinq heures au Florian dans la salle orientale, même si la Marquise… Nous sommes aujourd’hui, en ce début de XXIe siècle, assis sous le Chinois et si nous ne portons pas de longues moustaches comme le faisaient ces illustres ancêtres, nous portons cependant un toast à leur mémoire en ces lieux magiques.

 

 

Ici, tout le monde s’assemble comme c’était la coutume aux siècles passés où hommes de lettres, personnalités politiques, ambassadeurs ou encore Vénitiens anonymes s’asseyaient souvent côte à côte, sur les mêmes banquettes de velours rouge. C’est encore le cas de nos jours où vous pouvez très bien être face à une célébrité du grand écran, des responsables financiers ou de jeunes gens en jeans et en basket s’inquiétant de la portée du Wi-Fi… Le mythe opère toujours et de ce fait renouvelle une réalité qui n’est pas près de se ternir. Le Florian offre toute une gamme de boissons et de petites restaurations. Avec notre fameux cocktail (ceux que l’alcool effraierait pourront cependant jeter leur dévolu sur le cocktail Tiepolo, tout aussi savoureux avec son jus de fraises fraiches associé à du prosecco…), de savoureux petits sandwichs nous sont servis sur de belles assiettes et un plateau en argent, quel bonheur des yeux et du palais. Lorsque vos joues auront perdu un peu de ce rose Tiepolo, il sera grand temps de goûter au fameux café du Florian. Un autre plateau d’argent arrivera alors avec votre précieux breuvage dans une fine tasse de porcelaine et de petites assiettes avec des gâteaux plus séduisants les uns que les autres… Vous ne résistez pas à finir votre cocktail que vous aviez honteusement ravi à l’action efficace du serveur, et vous vous souvenez alors qu’il faudra bien néanmoins quitter ce lieu enchanté chargé de mémoire et d’histoire pour arpenter canaux et ponts sous le chaud soleil d’un après-midi vénitien…

 

Caffè Florian Venezia
Piazza San Marco, 57 – 30124 VENEZIA
servizi@caffeflorian.com
Ph. +39 041 520 56 41 www.caffeflorian.com

 

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Si l’on marche dans Venise au hasard des ruelles où le promeneur aime à se perdre, on arrive en général comme par enchantement au Bistrot de Venise, et ce même si vous aviez pris grand soin de noter dans votre carnet de voyage cette fameuse adresse au titre des endroits absolument incontournable lors de votre séjour. Car, ces lieux bénis par la Sérénissime pratiquent depuis longtemps l’excellence de la gastronomie, une gastronomie reposant, qui plus est, sur une connaissance historique des sources culinaires les plus anciennes de la tradition vénitienne. Oui, si rare aujourd’hui ! Le maître de maison se nomme Sergio Fragiacomo et est habité d’un amour de Venise qui n’a d’égal que son estime pour la culture française. Il a, ainsi, par passion redécouvert de nombreux plats historiques dans différents manuscrits qui retrouvent une nouvelle vie grâce au Bistrot de Venise. Assis à une belle table abritée des ardeurs du soleil dans une petite venelle au bout de laquelle seules des gondoles apparaissent subrepticement pour s’évanouir aussitôt… Dans cette aimable tranquillité, nous découvrons l’incroyable carte du menu, véritable anthologie de l’histoire de la cuisine vénitienne.

 

 

Pour commencer, c’est une soupe de fenouil avec du fromage frais, des raisins blancs et amandes qui nous est proposée, une rareté tirée d’un manuel de cuisine datant du XVII° siècle et écrit par Giulo Cesare Tirelli. Les associations sont si agréables entre la saveur du fenouil et l’équilibre sucré des amandes et des raisins que l’on aimerait connaître cette recette pour la refaire au nord des Alpes… Encore une découverte admirable avec ces raviolis farcis au fromage Piazentin. Ils sont délicatement poêlés avec des fines herbes, de la sauge et des épices douces, un régal dont on oublierait presque que la recette a été établie au XIVe siècle à Venise. Nous avançons d’un siècle – le XVe - avec cet incroyable esturgeon aux amandes et aux cerises noires accompagné d’une petite crème jaune à l’ail et aux amandes cuites trois fois pour équilibrer l’ensemble de ses saveurs. Que dire de ce Canard à l’ancienne avec sauce pevarada et un pâté tiède aux pommes sauvages et oignons rouges si ce n’est que sa cuisson parfaite met en valeur ces associations délicatement sucrées pour un plat qu’il faut à tout prix découvrir ; on oublierait presque, tant c’est une habitude ici, de rappeler que cette étonnante et savoureuse recette est celle d’un cuisinier du XVIe siècle, Bartolomeo Scappi. Ne croyez surtout pas que les recettes soient en reste à l’égard de l’Histoire, ce serait oublier que Venise était autrefois au carrefour de l’Orient et de l’Occident, du Nord et du Sud et qu’épices et sucres eurent tôt fait d’être à l’initiative de belles pâtisseries tel ce succulent gâteau à la ricotta avec ses pétales de rose caramélarisées, eau de rose et glace au gingembre, une déclinaison d’un beau raffinement sucrée créée au XVIe siècle toujours par le cuisinier Bartolomeo Scappi.

 


Il fallait pour accompagner dignement la richesse culinaire du Bistrot de Venise une cave et un sommelier prêt à relever le défi. C’est bien le cas avec le chef Sommelier, Stefano Cipolato, dont la conversation et la science seront bien plus utiles que bien des guides sur le vin. L’homme – à l’image des lieux- est habité par son métier et il n’aura de cesse de vous montrer combien les vins italiens ont à exprimer en symbiose avec la cuisine servie, nous nous rangerons à son avis ! Aussi avons-nous apprécié ces beaux vins blancs de Vénétie qui ont tant à exprimer tel ce From Black to White 2012 « Zyme », un vin ample à la belle acidité, légèrement corsé et fruité ou ce mémorable vin blanc du Frioule – Cialla Bianco 2012 Ronchi du Cialla – né de trois cépages blancs, d’une belle complexité, à l’acidité équilibrée. Les rouges ont également une belle représentation dans la cave du Bistrot de Venise tel ce Wildbacher 2007 « Col Sandago », un vin de caractère, fruité et élégant, avec du corps et du tanin, remarquable. Encore une belle découverte que le Chef Sommelier suggère avec ce vin historique – Raboso Piave 2009 De Stefani – dont l’origine remonte à plus de 3000 ans dans l’est de la Vénétie… Sa robe d’un rubis intense, sec et assez fort en alcool, l’ensemble bien équilibré. Il faudrait des heures et des heures pour évoquer toutes les richesses vinicoles non seulement connues, mais également vécues par ce sommelier hors pair qu’il faudra à tout prix rencontrer lors de votre passage au Bistrot de Venise.

 

Calle dei Fabbri, Sestiere San Marco, 4685, 30124 Venezia, Italie +39 041 523 6651 www.bistrotdevenise.com

Taverna La Fenice

La Piscina - Calcina

 


C’est sur un air de musique, après une représentation au célèbre Théâtre La Fenice, que l’on se rend, juste à quelques mètres, au restaurant du même nom : La Taverna La Fenice. L’endroit est connu des habitués mélomanes et garde cependant cette discrétion des adresses qu’il faut absolument connaître. Le nom même Taverna La Fenice avait été donné en son temps par Gabriele d’Annunzio à cet endroit qu’il avait trouvé charmant, nous aussi… Depuis lors, la maison cultive le bon goût non seulement culinaire, mais également artistique. La proximité de La Fenice a conduit les plus grands noms à apposer leur nom dans le livre d’or de cette Taverna où Strauss, Stravinsky, Diaghilev, Toscanini, Schonberg, Villa-Lobos, Rubinstein, Rostropovitch, Pavarotti, et bien d’autres encore ont apprécié le charme des lieux… Le dilemme se pose très rapidement entre la beauté des lieux de la salle et le charme confortable de la terrasse aménagée avec gout et raffinement ;

 

 

comme de nombreux convives sortis tout droit de La Fenice, en cette soirée estivale, nous prendrons place à l’une de ses belles tables extérieures et joliment décorées. Le responsable de salle est francophile et a à cœur d’opérer un service sans faute proposé avec art. Après un incontournable apéritif Bellini, un beau vin rouge Italo Cescon Veneto Cabernet 2012 accompagnera notre repas. Très vite, vous n’hésiterez pas, par une chaude soirée vénitienne, à goûter à ces amuse-bouches : asperges, carottes, céleri déclinés en petites tiges, prêtes à être dégustées avec une belle huile d’olive ou encore une crème onctueuse.

 

 

Malgré le nombre de convives et de tables, vous n’aurez cependant pas longtemps à attendre pour que des asperges vertes de saison vous soient servies tièdes avec un œuf mollet frit, un régal de fraîcheur printanière. La mousse de purée de pommes de terre montée et servie dans une coupe est un instant d’émotion culinaire tant la saveur est égale à l’onctuosité de la préparation qui peut être présentée au choix avec ses artichauts ou encore associée à du veau, tomates et épices. La soirée est bien avancée, les bougies diffusent maintenant tout leur éclat alors que les convives partagent leur plaisir d’être dans un lieu convivial. Un très beau risotto d’asperges et de fleurs de courgettes concurrence le célèbre filet de veau façon Rossini dont la chair tendre et habilement préparée offre une expérience que n’aurait pas reniée le célèbre compositeur amoureux de cuisine. Encore un instant de douceur avec ce sorbet maison à l’amaretto et praline qui permettra de gouter aux charmes d’une adresse incontournable à Venise où le temps passe si joliment...


Taverna La Fenice Sestiere San Marco, 1939 30124 Venezia, Italie
Tel (+39) 041 522 3856 www.ristorantelafenice.it

 



La Calcina, c’est tout d’abord un emplacement unique à Venise, à l’abri des foules et du tourisme de masse. Les Zattere, le large canal de la Giudecca, l’incroyable église des Gesuati… C’est aussi une rencontre avec l’Histoire puisque, en ces lieux, John Ruskin, avait établi sa résidence, suivi en cela par l'istrien Bortolo Giannelli, Giuseppe Berto et Francesco Maria Piave, le célèbre auteur des livrets des opéras de Giuseppe Verdi. André Suarès et quelques autres grandes figures de la littérature apprécieront également la discrétion des lieux. Ici, nulle attraction facile pour touristes blasés, mais l’air de l’Adriatique que l’on sent si proche, ces énormes vaisseaux des temps modernes que l’on croirait tout droit sortis d’une illustration de Gargantua… Le repas a lieu près de l’emplacement d’un endroit également réputé naguère, « La Piscina Passoni», une piscine qui avait été aménagée sur les bords du Canal et qui connut son heure de gloire à Venise jusqu’aux années 60. De nos jours, La Calcina perpétue cette longue tradition de l’accueil et de la restauration dans ce lieu merveilleux où il fait doux dîner lorsque la chaleur de la journée s’estompe à l’abri de ses parasols et des petites bougies la nuit tombée.

 

 

Vous pourrez commencer votre repas avec ces savoureuses petites coquilles Saint-Jacques de la lagune, cuites à point avec leurs herbes ou en dégustant ces asperges vertes de printemps avec leur œuf mimosa, généreusement accompagnées de truffe blanche. Goutez donc aussi ce vin blanc Friuli Isouzo, Malvasia, 2012 Cormones, et vous entendrez certainement le souffle de Venise dans toute sa douceur. Les gambas grillées sont également une belle expérience de fraicheur et de saveur au bord de la lagune, préparées de main de maître par le Chef Riccardo Memo. Il faut également en ce lieu avoir goûté le traditionnel foie de veau à la vénitienne, cuisiné avec ses pignons et une galette de polenta.

 

 

 

La terrasse est comble en cette soirée de milieu de semaine, ce qui ne surprend personne. Le personnel attentif et généreux, sous la conduite d’Athos comblera tous vos désirs. La soirée est sereine. Que lui demander de plus ? Peut-être ce savoureux affogato au café et ces fameux biscuits en forme de S, les Essi ou Bussolai, à déguster avec ce vino santo, vous êtes avec les anges vénitiens…

 

 

PENSIONE LA CALCINA • Dorsoduro 780 - Zattere - 30123 Venise, Italie • Tél. 0039.041.5206466 - Fax 0039.041.5227045 • info@lacalcina.com www.lacalcina.com

Murano

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MGallery Lagare Venezia

Isola di Murano

 

 



L’eau et le ciel échangent leurs reflets et de la lagune en venant de Venise, l’île de Murano apparaît comme un mirage discret effleurant les flots. Ici, nulle construction monumentale, petites maisons de pécheurs et quelques grandes enseignes et fabriques donnent du relief au paysage de cette célèbre île aux charmes et aux couleurs des verreries. Notre bateau aborde un dernier virage et nous dépose au pied de l’embarcadère face à l’Hôtel MGallery Lagare Venezia. Curieusement, une double façade offre ses fenêtres en formes ovales et nous comprenons à notre arrivée que le premier hôtel de luxe à s’implanter dans l’une des plus fameuses îles de la lagune après Venise est une ancienne verrerie dont le design et la décoration intérieure ont littéralement conféré une nouvelle vie à cet endroit insolite. Passé la surprise, nous entrons dans un espace décoré avec gout où à tout instant la présence du verre si fondamentale en ces lieux est rappelée, ici avec de magnifiques lustres, là avec des créations contemporaines Venini et d’artistes réputés, et à tout moment un festival de couleur et de reflets réjouit le regard.

 

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L’accueil chaleureux de cet hôtel se manifeste dès la réception avec une équipe jeune et dynamique qui s’empresse de vous présenter les lieux et de vous accompagner à votre chambre. Une suite spacieuse sur deux étages avec vue sur le Canal Grande de Murano vous laisse la curieuse impression déjà relevée si souvent dans ces espaces de n’être ni sur la terre, ni sur un bateau, situation insulaire renforcée par cette luminosité diaphane qui a tant inspiré les maîtres verriers. La tranquillité et l’hospitalité sont les maîtres mots du MGallery Lagare car, en ces lieux, les flots touristiques sont beaucoup plus limités. Il est ainsi surprenant et agréable, habitués au flot continuel de Venise, de se retrouver seul en fin de journée parcourant les quais de Murano.

 

 

L’hôtel a misé sur une alliance de la modernité et de la tradition, une réussite manifeste si l’on pense à la manière dont le design et l’art ont été invités en ces murs. Les nuances de gris alternent avec la palette de couleur des plus beaux verres de Murano, design et créations artistiques nouant un dialogue dont les hôtes sont témoins à tout moment du jour ou de la nuit, une magie bien particulière. Lorsque plus personne n’est à l’extérieur et que le reflux laisse percevoir le clapotis des vagues échouant sur l’embarcadère, toutes ces fenêtres éclairées de l’extérieur ravissent le regard. Les espaces intérieurs invitent eux aussi au farniente et à profiter de cet art de l’accueil vénitien honoré à tous instants par un sourire ou un service, avec toujours la même aisance. Les chambres offrent un confort et un silence appréciables avec ces camaïeux de gris et beige rehaussés par des tissus soyeux. Les services sont nombreux pour rendre le séjour inoubliable, accès libre à Internet Wi-Fi, navette rejoignant gracieusement Venise, salles de conférences et de travail, bar, tout est fait pour rester, ici, à Murano dans la beauté et la tranquillité d’une île qui a su garder son caractère.
 

Riva Longa 49, 30141 Murano Venezia
T +39 041 736250 F +39 041 739680
info@lagarehotelvenezia.it

 

 

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Déjeuner au bord des canaux de Murano à l’Acquastanca

Au cœur de Murano, l’eau se dispute la prééminence au verre, reflets identiques, transparence commune, ciel et lagune se confondent parfois. Le restaurant Acquastanca est fidèle à ces éléments au bord de l’un des canaux à l’ambiance plus intimiste que sa grande sœur vénitienne. Dans une salle joliment décorée, où une touche urbaine discrète vient rajeunir des éléments vénitiens traditionnels, cette belle adresse propose tous les jours des sélections gourmandes directement inspirées de la tradition culinaire régionale.

 

 

Miroirs et verreries – clin d’œil à la tradition – renvoient les reflets de l’eau pendant qu’un service discret et attentionné s’enquière de vos préférences. De belles assiettes généreuses et exclusivement préparées lors de la commande viennent réjouir habitants de la région et visiteurs plus éloignés. Une salade de poulpes et de gambas associés à du choux s’avère être en cette saison une introduction douce et onctueuse avec de très beaux produits frais.

 

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Joliment relevées, de grosses crevettes en beignet de cheveux d’ange sont également un régal de fraîcheur et d’associations en plein cœur de la lagune. Un vin blanc de la région - Inama Soave Classico 2012 – est invité à la table où il dispense également toute sa fraîcheur et sa vivacité avec ces spécialités de la lagune. Les tables sont complètes et l’adresse est visiblement prisée des habitants. Il faut encore goûter à ces Taglioni, crémeux avec ses asperges vertes de saison ou encore ces gnocchis faits maison agréablement associés à une julienne de courgettes et de Saint-Jacques. Il y aura encore bien des instants gourmands à partager à l’Acquastanca, notamment avec cette crème de mascarpone qui couronne un repas réjouissant.

 

 

 

www.lagarehotelvenezia.com 

Déjeuner au bord des canaux

de Murano

à l’Acquastanca

Déjeuner Restaurant

alla Vecchia Pescheria

Murano

 

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Au cœur de Murano, l’eau se dispute la prééminence au verre, reflets identiques, transparence commune, ciel et lagune se confondent parfois. Le restaurant Acquastanca est fidèle à ces éléments au bord de l’un des canaux à l’ambiance plus intimiste que sa grande sœur vénitienne. Dans une salle joliment décorée, où une touche urbaine discrète vient rajeunir des éléments vénitiens traditionnels, cette belle adresse propose tous les jours des sélections gourmandes directement inspirées de la tradition culinaire régionale. Miroirs et verreries – clin d’œil à la tradition – renvoient les reflets de l’eau pendant qu’un service discret et attentionné s’enquière de vos préférences. De belles assiettes généreuses et exclusivement préparées lors de la commande viennent réjouir habitants de la région et visiteurs plus éloignés. Une salade de poulpes et de gambas associés à du choux s’avère être en cette saison une introduction douce et onctueuse avec de très beaux produits frais. Joliment relevées, de grosses crevettes en beignet de cheveux d’ange sont également un régal de fraîcheur et d’associations en plein cœur de la lagune.

 

 

 Un vin blanc de la région - Inama Soave Classico 2012 – est invité à la table où il dispense également toute sa fraîcheur et sa vivacité avec ces spécialités de la lagune. Les tables sont complètes et l’adresse est visiblement prisée des habitants. Il faut encore goûter à ces Taglioni, crémeux avec ses asperges vertes de saison ou encore ces gnocchis faits maison agréablement associés à une julienne de courgettes et de Saint-Jacques. Il y aura encore bien des instants gourmands à partager à l’Acquastanca, notamment avec cette crème de mascarpone qui couronne un repas réjouissant.

 

 

 

Fondamenta Manin n° 48, Murano Venezia Phone and Fax +39 041 31 95 125 Giovanna’s mobile +39 348 81 04 116 www.acquastanca.it

 

 

Le Chef Lorenzo et sa jeune équipe vous accueilleront avec le plus beau sourire vénitien si vous avez la chance d’arriver avec un soleil resplendissant sur cette sympathique petite place emplie de parasols et de tables estivales. Ici règne le goût vénitien et toute la chaleur de Murano. L’endroit est comble ce dimanche midi et après avoir goûté au Mix d’antipasti du chef, on comprend vite pourquoi : petites bouchées de crème de morue sur polenta, sardines grillées sur un lit d’oignons confits et galette de riz, salade de poulpes marinés au céleri, tout est d’une fraîcheur qui rappelle les beautés de la lagune distante de trois ou quatre pas.

 

 

 

 

Les pâtes sont ici également impressionnantes, une seule assiette suffirait à nourrir deux âmes… et leur préparation n’en pâtit pas, essayez donc ces Fusilini aux petits couteaux, haricots et tomates pour savoir ce que sont des pâtes préparées à l’italienne. La surprise vient encore lorsqu’une magnifique dorade fait son apparition, grillée à souhait avec ses amandes et dont un filet a été levé et préparé en salade avec des olives, des tomates et pommes de terre, un délice !

 

La place est comble de convives, pour un grand nombre d’entre eux des habitants de Murano même, le reste composé de touristes réjouis d’avoir trouvé dans cette célèbre île un tel havre de paix avec un service généreux et souriant. Encore une petite douceur gastronomique avec ce Tiramisu maison, une petite visite à l’intérieur de la salle d’une blancheur immaculée et décorée d’œuvres d’art contemporain avant de vous promettre de revenir en ces lieux à votre prochain passage à Murano.


 

 


Campiello Pescheria, 4, 30141 Murano, Italie
www.allavecchiapescheria.com

LIDO

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Hotel Excelsior

Lido di Venezia

 

 

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De Murano à l’île du Lido, il n’y a que quelques miles comme disent les marins et pourtant c’est un tout autre univers qui s’offre à celles et ceux qui accostent en ces lieux. L’ile s’étire paresseusement tout en longueur en des plages interminables que de fières maisons au style Liberty du siècle passé rythment encore. L’Hôtel Excelsior se dresse comme un étendard dans ces espaces entre lagune et Adriatique. Impossible d’échapper au souvenir du film de Visconti « Mort à Venise » inspiré du non moins célèbre roman de Thomas Mann, filmé non loin de là, même si les temps ont bien changé et que l’univers proustien appartient sans imagination plus à l’Histoire plus qu’au présent.

 

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Mais l’Hôtel Excelsior a su, quant à lui, garder une part de l’héritage des temps passés et il suffit d’accoster avec son embarcation au ponton privé de cet unique palace du Lido pour savoir que la modernité n’a pas eu raison de tout. Dans la grande tradition de l’accueil haut de gamme, vos valises disparaissent vers votre chambre tandis que vous traversez quelques couloirs bordés de boutiques de luxe avant de découvrir un hall majestueux tourné vers l’immense plage privée et la mer à perte de vue. Les voutes n’ont rien perdu de leur superbe, seule une décoration contemporaine est venue remplacer le style des palaces de nos aïeux. Cela n’a rien d’étonnant si l’on considère la jeune clientèle internationale qui choisit aujourd’hui cet endroit pour échanger des promesses éternelles ou quelques années après pour se les remémorer…

 

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Le style néo-mauresque est lui aussi une réminiscence de ces fantaisies du début du siècle dernier ou l’Orient gardait tous ses mystères pour une clientèle à la recherche d’émotions exotiques. Ses volutes et arabesques rythment tous les espaces des tours aux minarets, en passant par la forme des fenêtres ou encore la décoration des chambres qu’un Théodore Chassériau n’aurait pas reniées. L’incroyable Salla Stucchi porte bien son nom et semble tout droit sortie du XIX° siècle tant ses stucs et ses miroirs cherchent à détourner le regard des convives de l’admirable tableau qu’offre la mer à perte de vue.

On aime se perdre dans les dédales de ce palace où mille couloirs, corridors, espaces privatifs, bars et bien entendu plage privée offrant des lieux où il est possible de s’isoler ou au contraire de faire connaissance. Un service particulièrement aimable rythme cette vie paisible. Le bar est, ici, une institution qu’il faudra à tout prix honorer, car il est encore tenu par l’une des légendes de cet art malheureusement menacé en la personne d’Antonio Micelotta qui saura avec sa jeune équipe vous faire voyager dans le temps et dans l’espace avec tous les cocktails inimaginables, ceux de la tradition ou ceux plus modernes que l’on sert dans cet espace inspirant et convivial.

 

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Le petit-déjeuner est aussi une belle expérience lorsque le matin la plage se métamorphose en terrasse où soleil, café et thé accompagnent mille et une réjouissances pour bien commencer la journée. Les amoureux de bain de mer et de soleil auront tout à leur pied : une plage qui fait partie des plus belles du monde au sable impeccable nettoyé et ratissé plusieurs fois par jour, de vastes cabines qui se transforment en lieux privés où prendre son déjeuner entre deux crawls, les amoureux de l’eau douce trouveront également une piscine de rêve un peu plus en hauteur, tout a été prévu pour que les sirènes élisent l’île du Lido et l’ Hotel Excelsior, même si une navette gracieusement affrétée rejoint régulièrement la « capitale » de la lagune en quelques minutes pour un retour toujours espéré afin de profiter de cette expérience unique qu’offre l’Hôtel Excelsior pour profiter de la magie du Lido.

 

Hotel Excelsior
Lungomare Marconi 41
30126 – Lido di Venezia, Italia
Tel.: +39 041 5260201 - info@hotelexcelsiorvenezia.com

Restaurant Hotel Excelsior Lido

 

 


Diner au restaurant Excelsior Lido, c’est un peu comme retrouvé ce temps perdu de jadis, celui du roman de Thomas Mann bien sûr, mais également de tous ces hôtes, célèbres ou inconnus qui ont fréquenté ces murs où nous prenons place, sous les luminaires et les miroirs, reflets d’une belle époque et en ces lieux encore savamment préservée. Le Chef Antonino Sanna, d’origine sarde, dispense, ici, une cuisine gourmande et généreuse reposant sur des classiques italiens et méditerranéens réinterprétés avec talent pour une clientèle internationale. En cette soirée, nous aurons pour voisins, Russes, Américains et Chinois visiblement charmés par l’ambiance Belle Époque des lieux.

 

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La nuit est presque tombée et les lustres brillent de tous leurs feux. De belles tables dressées avec des nappes d’une blancheur immaculée font ressortir la vaisselle en argent héritée des grandes heures de l’hôtel. L’Adriatique est devant vous, bordant de son écume l’une des plus belles plages du monde. Un service particulièrement prévenant s’enquiert de vos préférences en vous suggérant ce risotto de homard et d’artichauts, confondant de douceur et de saveurs, un plat qui associe tous les éléments des lieux : terre, mer et lagune en une rencontre fastueuse. Encore une belle association avec cette onctueuse crème de petits pois accompagnée d’une tranche de lard et des écrevisses.

 

 

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La tradition a du bon lorsqu’elle honore les classiques de la gastronomie tel ce loup de mer du jour accompagné de ses légumes grillés et dont les filets seront levés devant vous avec art après avoir subtilement fait disparaître une belle cloche argentée, magie des lieux… C’est à peine si l’on n’entendrait pas des airs de valse et vieilles rengaines oubliées depuis un siècle que cet hôtel a ouvert ses portes aux hôtes du monde entier, mais peut-être était-ce le bruit des vagues qui redoublent en cette soirée quelque peu venteuse.

 

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L’ambiance est animée et la salle est comble, ce qui n’a rien d’étonnant car l’endroit est tout simplement la meilleure table du Lido. Il faut en effet avoir encore dégusté cet agneau au miel et sa fondue de chicorée pour remarquer toute la confiance du chef dans de belles préparations équilibrées. Un moelleux au chocolat avec son sorbet de pêche au Calvados (clin d’œil peut-être à ces Normands qui quittèrent la Manche, il y a quelques siècles, pour le sud) viendra conclure cette belle soirée réussie digne des fastes d’antan.

 

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www.hotelexcelsiorvenezia.com

 Venise, à la découverte de l’art vénitien…

 

Comment une si petite île peut-elle recéler tant de trésors ? Et ils ne sont pas tous cachés ou dérobés à la vue des visiteurs, loin de là ! Le visiteur, curieux, aura certes besoin d’une carte pour les découvrir et les seuls dangers qui le guettent sont le harassement, l’égarement même parfois, toutes ces inquiétudes étant vite balayées par une extraordinaire jouissance, celle d’accéder au plus près du beau, de l’absolu condensé en un si faible espace...

 

Teatro La Fenice

 

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Ce nom est à lui seul un symbole à Venise et dans le monde entier, et si l'image du phénix renaissant de ses cendres est facile, tout visiteur ne pourra qu'être étonné par la splendeur des lieux alors que nous avons tous en mémoire les terribles images de ce théâtre néoclassique du XVIIIe ravagé par les flammes pour la troisième fois de son histoire... Cet écrin à musique, ce boudoir pour voix et instruments dont la magie opère instantanément bien avant d'en avoir franchi le seuil lors d’une soirée de gala tient à la fois du rêve et de la passion qu'eurent les Vénitiens pour la musique. Rossini, Bellini, Donizetti sans oublier le grand Verdi eurent leurs heures de gloire en ces murs ; de nos jours encore, la Fondazione Teatro La Fenice di Venezia tient également à honorer la création contemporaine en mémoire de Giovanni Morelli avec de nombreuses premières de brillants compositeurs tels Filippo Perocco, Paolo Marzocchi ou encore Giovanni Mancuso. Une soirée passée à La Fenice ne s'oubliera jamais et c'est une des nombreuses raisons qui font de cet espace un lieu unique et enchanté que rien ne saurait réduire.

 

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Teatro La Fenice
Campo San Fantin, 1965
San Marco, 30124 Venezia
Tel 041 786511
E-mail: info@teatrolafenice.org
www.teatrolafenice.it

 

Gallerie dell’Accademia

 

Le visiteur vénitien aura tout intérêt à commencer pour la peinture par la fameuse Académie de Venise (Gallerie dell’Accademia). De la place Saint-Marc, il suffit de prendre un vaporetto et de s’arrêter à La Salute (on peut aller plus près en bateau, mais la promenade à pied est un régal par beau temps, puis de remonter tout droit, en longeant la Fondation Gugenheim, en prenant soin de faire une pause au passage pour un petit café matinal sur l’une des terrasses ensoleillées du quartier. L’Académie possède le plus bel exemple de la continuité de l’art vénitien sur plusieurs siècles. Près de cinq cents ans sont ici réunis, en commençant par le XIV° siècle avec Paolo Veneziano, peintre officiel de la République et dont le Polyptyque de Santa Chiara permettra d’admirer cette représentation du couronnement de la Vierge d’un raffinement extraordinaire. A partir de là, pas moins de 24 salles vont développer toutes les subtilités et évolutions de l’art vénitien, selon un ordre chronologique.

 

A quoi tient cette impression de continuité et de stabilité que tout visiteur constatera lors de sa visite ? A la différence de nombreuses autres villes d’art italiennes, Venise a joui elle-même d’une stabilité politique de sa création en tant que République au XV° siècle jusqu’à la veille du XIX° siècle. Le pouvoir en place pendant de si nombreux siècles a su ainsi préserver et encourager ses artistes, ce qui explique cette immense réunion de chefs d’œuvre.
Comment, par exemple, oublier le réalisme de cette Procession sur la place Saint-Marc de Gentile Bellini après avoir foulé quelques instants auparavant ces lieux inchangés depuis cette représentation ? Toujours de Bellini, mais du frère le plus illustre, Giovanni, ces représentations de la Vierge sont un éternel sujet de ravissement tant leurs déclinaisons soulignent leur unité. Carpaccio offre des instantanés saisissants de Venise dans ses toiles, et notamment dans son Miracle de la Croix au pont du Rialto… (...)

(...) Nous sommes saisis de stupeur devant la célèbre Tempête de Giorgone, certains d’avoir entendu un coup de tonnerre face à l’évocation de l’éclair qui déchire la toile…
Il est impossible de retracer ici toute la richesse de ces précieuses Galeries, mais il est certain que s’il est un endroit que l’on se doit de visiter à chacun de ses séjours à Venise, c’est bien celui même de la Gallerie dell'Accademia.

1050, Campo della Carità, Venezia, 30123
www.gallerieaccademia.org

Confrerie Scuola Grande de San Rocco

 


Incontournable, la Confrerie Scuola Grande de San Rocco reste toujours un moment d'émerveillement pour qui la découvre. A l'image des nombreuses autres confréries laïques sous le patronage d'un saint protecteur, San Rocco n'a eu cesse de se développer depuis ce XVe siècle qui l'a vu naitre.

 

 

Parmi les innombrables trésors à découvrir dans ce lieu mémorable, l'incroyable travail réalisé par le Tintoret en ces murs étonne et éblouit qui entre dans les bâtiments de la Confrérie. Qu'il s'agisse de la Salle de l'Albergo, de celle dite Supérieure ou encore la Salle inférieure, la profusion de chefs d'œuvres de Tintoret qu'aucun autre musée ne réunit à lui seul ajoute au vertige.

 

 

C'est un nombre impressionnant de scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament qui se trouvent animées sous le pinceau du grand maître lui-même membre de la Scuola et qui réalisa ces œuvres entre 1564 et 1587. L'esprit de la Contre-Réforme souffle au cœur de ces évocations, véritable programme théologique qui eut son importance en son temps et qu'il appartient à chacun de découvrir dans ce haut lieu de l'art vénitien.

Scuola Grande Arciconfraternita San Rocco
San Polo, 3052 - 30125 Venezia - tel. +39.041.52.34.864 - fax +39.041.52.42.820
www.scuolagrandesanrocco.org

 

Le Palazzo Grimani

 


Le Palazzo Grimani est en premier un charmant palais qui a rouvert en 2008, et qui depuis offre non seulement la beauté de ses lieux et de ses décorations à la visite publique, mais organise également de belles expositions tout au long de l’année.
La décoration des salles est un plaisir pour les yeux, surtout si l’on a la chance de les découvrir par une belle journée où les touristes étaient absents. Les stucs et les fresques commandés par les Grimani sont le fait d’artistes maniéristes tels que Giovanni da Udine, Francesco Salviati, Camillo Mantovano, Francesco Menzocchi ou encore Federico Zuccari. Se promener dans les salles de ce Palais, c’est retrouver le goût de ce XVI° siècle vénitien. C’est aussi l’occasion de découvrir de belles expositions, si bien présentées qu’elles vous feraient presque oublier les murs dans lesquelles elles s’inscrivent.

PALAIS GRIMANI
Ramo Grimani, Castello 4858
30122 Venice

Venise

au quotidien

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Luxer Limousine Venice et Watertaxi TK Motoscafi, l’accompagnement exclusif dans tous les déplacements à Venise.

 



Luxer est le partenaire confiance pour tous ses déplacements à Venise. En partenariat avec la société de Watertaxi TK Motoscafi, dirigée par Luca Pieresca, Daniele Zancla, le fondateur de Luxer, assure tous de déplacements, privés ou professionnels, dans la plus grande discrétion. Les services de limousine garantissent un déplacement, circuit ou voyage dans les meilleures conditions de confort et de luxe grâce à la compétence de chauffeurs spécialement formés et polyglottes. Qu’il s’agisse de l’accueil à l’aéroport avec chauffeur vous attendant, de la conduite irréprochable dans des berlines de luxe impeccables et de l’accompagnement jusqu’à votre hôtel afin de vous décharger des modalités pratiques d’arrivée, tout est fait avec sourire et disponibilité. La ponctualité est au cœur du métier du personnel de la société Luxer et jamais un regard sur la montre ne se fait sentir grâce à une organisation sans faille. Luxer est attentif à ces petits détails qui n’en sont pas pour ceux qui voyagent souvent, et le professionnalisme de cette société dynamique permettra d’être tout entier disponible professionnellement ou à la découverte de son voyage.

 

 

Le relais entre la terre et la mer est assuré également par Luxer avec la société de taxi sur eau TK Motoscafi, l’embarcation vous attendant au ponton à quelques mètres de l’endroit où votre limousine s’est arrêtée, le transfert des bagages étant également assuré entre les deux étapes. La magie se poursuit après le luxe des cuirs de la limousine, c’est au tour de l’embarcation faite de bois verni et de cuir qui vous emporte à bruits de moteur, vagues et écume vers votre île préférée avec, ici encore, un sens du service, compétence et qualité dignes de l’antique tradition de l’accueil de Venise.

http://luxervenice.com
www.tkmotoscafi.com  

L'Association Chorus et la visite des Eglises de Venise

 


Le visiteur, surtout lorsqu’il vient de France, peut s’étonner que l’entrée dans une église soit soumise, pour la visiter, à un droit d’entrée. Il faut savoir que l’association CHORUS a pour objet de préserver les églises de Venise (ainsi que les autres églises du Patriarcat) et de valoriser leur dimension culturelle, historique et spirituelle au plus grand nombre. Ces églises sont de véritables musées, parallèlement à leur rôle de lieu de culte. Cet impressionnant patrimoine exige une préservation et une conservation lourde sur un plan matériel, ce qui justifie cette contribution demandée qui ne saurait d’ailleurs suffire à elle seule à l’entretien d’un tel patrimoine. Chorus a également pour but de diffuser une information détaillée à l’attention de ses visiteurs, ce qui n’est souvent pas le cas dans une église isolée où des tableaux restent muets faute de renseignements. L’association va même plus loin en développant études, recherches, conférences ainsi que des débats sur ce patrimoine artistique exceptionnel. Il ne faut pas oublier que toutes ces églises comptent en leur sein des tableaux dignes des plus grands musées internationaux.

 


Ce sont dix-sept églises parmi les plus belles de Venise qui relèvent ainsi de l’association Chorus et le Chorus Card tout spécialement prévu pour les visiter s’avère indispensable pour profiter de cette richesse répartie sur tout Venise, un itinéraire culturel à suivre grâce à la carte prévue sur le site de l’association détaillant chacune des églises ainsi que leur collection.

(Attention, des horaires bien précis sont prévus pour visiter ces églises, vérifiez tous les détails sur le site de l’association Chorus qui est exemplaire en terme d’information et en français de surcroît)
 

 

 


www.chorusvenezia.org

Venise en toute simplicité avec l’Office du Tourisme de Venise

Venise en livres...

 

 

Venise est à la fois une petite île et en même temps un labyrinthe inextricable où le visiteur peut se perdre, ce qui est souhaitable et même conseillé afin de découvrir des chemins hors des sentiers battus, mais cela peut néanmoins se révéler préjudiciable si l’on a peu de temps devant soi pour son séjour…

Aussi, aux fins d’éviter cela, l’Office du Tourisme de Venise dispense au visiteur toute une gamme d’informations et cela avec la bonne humeur et une sympathie certaine à l’égard des Français.
D’une information pratique sur l’acqua alta aux musées les plus cachés de la ville, cette institution aura toujours une réponse à vos questions que ce soit sur le site (malheureusement en anglais ou en italien) ou bien par téléphone (en français, sans aucun problème). L'Office du Tourisme de Venise propose également tout un éventail de cartes ou pass pour faciliter vos envies, promenades ou découvertes lors de votre séjour.

 

 

 



Ainsi, pour voyager tranquille, sans avoir à garder sur soi de la petite monnaie pour le transport par vaporetto (ainsi que les bus avant Venise), le Pass ACTV, avec des formules allant de 12h à 7 jours, s’avère indispensable.
Dans le même esprit, nous recommandons vivement l’acquisition du Museum Pass réalisé par la Fondation des Musées Civiques de Venise. Valable 6 mois, il permet de visiter tous les musées civiques de Venise.

Office du Tourisme de Venise
APT della Provincia di Venezia
San Marco 2637, 30124 Venezia
Tel. 041.5298711 fax 041.5230399
E-mail: info@turismovenezia.it
www.turismovenezia.it

ENIT, Office National Italien de Tourisme
www.enit.it et www.italia.it
pour toutes informations
Email infoitalie.paris@enit.it

 

Venise itinérances, Pierre Rosenberg, Imprimerie nationale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Philippe Sollers, Dictionnaire amoureux de Venise, Plon-Flammarion.

 

 

 

 

 

 

 

 

Louis Vuitton City Guide

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

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