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Édition Semaine n° 47 / Novembre 2019

 

Turin by Train

 

Genève, sur un air d'opéra...

 

Venise... Là haut

 

Anvers, ville diamant!

 

Les Portes

de Malte

 

Thessalonique

à Halkidiki

 

Florence

gemme de la Toscane

 

Crète entre cimes élevées

 et plages idylliques

 

 

Thoumieux,

Un univers dans les étoiles au pied de la Tour Eiffel

Le Chef Sylvestre nous parle de l’Univers Thoumieux…

 

 



"J’ai souhaité dès le début dormir dans ces lieux que je connaissais par ailleurs mais dont je n’avais pas encore perçu l’esprit et la philosophie. J’aime beaucoup l’état d’esprit hérité des auberges familiales, et c’est avec cela en tête que j’ai abordé cet univers Thoumieux bien particulier puisque nous sommes en présence d’un boutique-hôtel.


Il m’est apparu très rapidement qu’il fallait donner une cohésion à l’ensemble des trois entités qui caractérisent Thoumieux que sont la brasserie au rez-de-chaussée, le restaurant gastronomique à l’étage supérieur et enfin l’hôtel. J’ai souhaité tout d’abord que nos hôtes entrent par la brasserie pour monter au restaurant gastronomique afin qu’ils découvrent cet esprit brasserie auquel je suis très attaché et a été préservé en ces murs.

 

Ce côté tourbillon jour et nuit de la brasserie parisienne me semblait important à faire partager au plus grand nombre, cette vie parisienne qu’il convient de préserver car c’est notre culture ! Je trouvais dommage qu’il y ait une coupure entre ces trois entités ; d’ailleurs, nos touristes étrangers raffolent de cet esprit. Les hôtes de l’hôtel bénéficient, cependant, bien sûr, d’un escalier particulier et à l’écart, permettant de préserver leur intimité.

Mais, concernant le restaurant, j’ai souhaité et tenu néanmoins à une pleine transparence des lieux, et c’est en passant par les cuisines ouvertes à l’étage supérieur que j’accueille mes hôtes et les installe personnellement. Selon moi, le comble du luxe, c’est la simplicité et le temps partagé avec mes hôtes qui me font l’honneur de venir !

 

Mon but a toujours été de préserver l’héritage Thoumieux, et si mon prénom gagne en notoriété avec le restaurant gastronomique, je souhaite cependant préserver cette identité héritée du passé. C’est pour cette raison que j’ai souhaité conserver cette identité architecturale et le design bien particulier de l’architecte d’intérieur India Mahdavi. Je fais partie de ces personnes qui ne changent pas pour changer ! Je préfère aborder l’idée d’évolution à partir d’un acquis. Je crois que nous sommes arrivés un stade d’équilibre où cet élément chaleureux qui m’est cher prédomine donnant la priorité à l’âme humaine.

 

Le facteur essentiel, selon moi, pour nos contemporains réside dans cette nécessité de retrouver cette dimension personnelle reposant sur le lien et l’attention. Je rappelle toujours à mon équipe : faisons en sorte que nos clients retrouvent le plaisir de la table, et non pas seulement, « j’ai fait une table de plus d’un chef connu » ! Je n’ai jamais aussi bien cuisiné que lorsque je me suis senti aimé, cela peut apparaître un peu simple à dire, mais c’est essentiel pour moi, et je crois que c’est une dimension également ressentie par nos hôtes.

 

C’est avec le même esprit que nous gérons l’hôtel, cet esprit d’accueil et de dimension humaine. Il en est de même pour la brasserie Thoumieux que j’ai souhaitée dans un esprit contemporain en intégrant cette dimension du restaurant gastronomique : manger moins mais mieux, avec le moins de transformation possible. À partir de produits de qualité, faits maison bien évidemment. Mais vous savez la simplicité a toujours été compliquée !"

 

La Brasserie Thoumieux - Paris

À quelques pas des Invalides, à peine plus loin du musée Branly et à même distance du musée Rodin, la célèbre enseigne de la brasserie Thoumieux brille fièrement rue Saint-Dominique laissant dans son prolongement la Tour Eiffel se pencher pour vous saluer. L’accueil des hôtes de la brasserie est celui d’une grande maison avec vestiaire et accueil personnalisé. Rien d’étonnant à cela, car puisqu’en ces lieux parisiens prisés, officie le grand Chef Sylvestre Wahid. Celui-ci dirige, en effet, non seulement à l’étage supérieur le fameux restaurant gastronomique – Sylvestre, de son prénom, deux étoiles, mais supervise également, avec le même talent et enthousiasme, la brasserie Thoumieux.

 

Dans cet endroit où mode et affaires cohabitent avec bonheur avec les touristes de passage et les habitués des belles tables parisiennes, l’univers Thoumieux, sis rue Saint-Dominique, associe brasserie, restaurant élitiste et hôtel de luxe…

 

 

 


Cet ancien bouillon Chartier, aujourd’hui devenu une brasserie élégante et prisée, a conservé tout le charme d’antan des atmosphères chaleureuses et privilégiées, même s’il a fait l’objet d’une totale rénovation grâce au talent du styliste Gérard Cholot. Ce dernier a su conserver avec bonheur l’esprit brasserie avec ces banquettes de velours rouges, parquet, moulures Lalique, lampes vertes, chapelières avec barre de laiton et jeux de miroirs... Les graphistes de l’agence M/M y ont également apporté cette touche contemporaine que l’on retrouve également aux étages supérieurs. L’univers Thoumieux conjugue ainsi l’amour d’une tradition parisienne repensée de la brasserie et une curiosité insatiable des nouvelles expériences avec pour résultat l’agréable surprise des convives pour cette expérience culinaire sans cesse renouvelée.

 

Pour ce dîner, la tonalité sera donnée avec ce clin d’œil apéritif sous la forme d’un généreux pâté en croûte maison au foie gras de canard des Landes, un bel équilibre entre tradition et élégance des assaisonnements. Adam et Katarina notamment contribueront, pour leur part, à cette belle expérience en vous proposant notamment un savoureux cœur de saumon bio avec sa crème d’aneth ou encore ces délicieux poireaux vinaigrette revisités bistronomie ; Des mets fins préparés en cette soirée par le chef Grégory Garimbay sous la supervision de Sylvestre, passant de haut en bas, des étoiles à la brasserie, avec toujours l’enthousiasme et le sourire du bonheur du partage.

 

L’élégance sied assurément à la brasserie Thoumieux, non seulement quant à son décor, mais également quant au service, efficace et discret, et dans ces mets joliment dressés et si savoureusement, à chaque choix, dégustés. Un succès qui ne se dément pas, midi ou en soirée, c’est toujours une salle comble et d’humeur joyeuse qui habite la brasserie Thoumieux. Le poulpe de Méditerranée servi sur un risotto au parmesan vient, ensuite, enchanter le palais par ces touches crémeuses, alors que la côte de veau à la crème et champignons honore, quant à elle, les plats les plus fins de brasserie d’antan avec une viande de qualité et une préparation décidément impeccable. Car tel est le secret de la brasserie Thoumieux, une cuisine sans concessions sur la qualité des produits, une préparation inspirée par la proximité à l’étage supérieur d’une cuisine hautement gastronomique, et surtout cette générosité distillée sans compter par le Chef Sylvestre, vecteur de l’univers Thoumieux.

Même sentiment d’allégresse et d’instants savoureux pour ces desserts inspirés de saison, et retenant des figues fraîches et rôties accompagnées d’une glace au vin jaune, sans oublier également le célèbre brownie cacahuètes, caramel et glace à la vanille… Une expérience savoureuse de bonheur et de partage, à vivre rue Saint-Dominique tous les jours sous les auspices de Dame Eiffel et, bien sûr, de son sympathique et généreux chef Sylvestre!


 

Les vins suivants ont accompagné ce repas "Les Messanges" 2017 (Chinon) - Domaine de Pallus ; "La Petite Côte" 2016 (Condrieu) - Domaine Cuilleron.

Restaurant Sylvestre ** Paris

interview chef Sylvestre Wahid, Paris.

 

 

Le chef Sylvestre Wahid transmet instantanément une joie de vivre et un bonheur dans sa cuisine au quotidien. Cette passion remonte loin dans son passé, un amour de la transmission et de la générosité qui est renouvelé jour après jour dans son merveilleux restaurant deux étoiles au Michelin. Il a bien voulu répondre à nos questions :

 

 

 

 

Quel a été le parcours qui vous a amené à la haute gastronomie ?

Sylvestre Wahid : "Je suis né au Pakistan, pays dans lequel j'ai vécu jusqu'à l’âge de neuf ans. C'est pour rejoindre notre père qui servait dans la Légion étrangère en France que nous avons déménagé et rejoint ce pays que nous ne connaissions absolument pas, et sans parler un mot de français. J'ai toujours gardé une mémoire de ces années passées au Pakistan et cela a forcément eu une place dans la cuisine que j'ai pu mettre en œuvre jusqu'à aujourd'hui. Je crois que ce croisement des cultures est profondément ancré chez moi et que je l'aurai toute ma vie. Je suis parti du principe que c'était un plus et non un inconvénient. J'ai toujours aimé voyager, rencontrer des gens, et j'ai eu la chance de pouvoir exercer un métier qui est un perpétuel recommencement, et dans lequel on en apprend tous les jours. J'ai subi une double pression, celle de l'intégration, mais aussi celle de vouloir faire bien et toujours continuer à évoluer. J'ai eu cette grande chance de rencontrer des personnes de qualité comme Thierry Marx, Alain Ducasse, Patrick Pagès, et bien d’autres encore qui m'ont accompagné et apporté beaucoup. Ce cap de l'intégration est derrière moi, et j'ai à cœur aujourd'hui d'offrir et de partager de nouveaux produits, de nouveaux modes de cuisson, de nouvelles cultures…"


 

 

 

Une identité culinaire bien propre à vous…

Sylvestre Wahid : "Oui, je pense profondément que l'identité d'une cuisine vient de l'identité de la personne qui la pratique ; la cuisine retranscrit l'homme que l'on est, quelque chose que l'on apprend à découvrir avec l'expérience et la maturité. Toutes ces contrées que j'ai pu voir tout autour du monde ont enrichi ma cuisine. L'Asie, le Moyen-Orient, la Russie, l'Afrique du Nord, et bien d'autres régions encore ont des cuisines qui reflètent l'âme de ces pays. C'est quelque chose qui me fascine toujours. J'ai à cœur d'être toujours cohérent avec les produits car, selon moi, c'est la base même de la cuisine française. Avec un mauvais produit, il est impossible de faire une bonne cuisine, même avec des artifices. La qualité et la saisonnalité des produits viennent en premier. Le jeu des modes de cuisson qui sont différents, les nuances des assaisonnements… J'ai à cœur, par exemple, de réduire très nettement le sel dans mes plats (NDLR : mais l’hôte du restaurant Sylvestre trouvera une sélection de sels fins très joliment présentée sur chaque table !). Tout ceci traduit ma personnalité en tant que chef, mais, plus que tout, peut-être encore, j'adore transmettre ; Un souhait, un désir de pédagogie qui me vient probablement de mon histoire ancienne".
 

 

 

 

Comment avez-vous abordé ces lieux qui composent l’univers Thoumieux ?

Sylvestre Wahid : "J'ai pris possession des lieux que je connaissais auparavant en m’immergeant littéralement sur place pendant deux mois. J'ai dormi à l'hôtel pendant les mois de juillet et août précédant l’ouverture afin de pouvoir créer quelque chose de différent de ce qu'avait fait jusqu'alors mon prédécesseur. Mon premier souhait a été d'unifier les trois espaces qui caractérisent l'univers Thoumieux, à savoir le restaurant doublement étoilé, la brasserie et l'hôtel. Très souvent, les clients ignoraient l'un ou l'autre de ces aspects du fait de ces trois identités différentes. J'ai ainsi mis en place un parcours amenant les convives du restaurant gastronomique par la brasserie et longeant les cuisines ouvertes où je les accueille. Pour repartir, ils redescendent par un escalier commun à celui de l'hôtel, ce qui leur permet de faire le tour de l'ensemble des lieux.

 

 

Et votre second souhait ?...

 

Mon second souhait a été d'écarter un menu unique car c'est quelque chose avec lequel je ne me sens pas à l'aise et qui empêche ma créativité étroitement associée à l'idée de plaisir et à mon profond souhait de répondre aux attentes des convives. Ainsi, si j'ai ainsi mis en place une carte, celle-ci offre des menus, des choix laissant une liberté totale pour nos clients afin qu'ils puissent s'approprier totalement ces lieux. Comme il s'agit d'un salon privé, j'ai souhaité pousser les choses jusqu'au bout, et faire en sorte que cela soit également un peu leur cuisine. Si un de mes clients souhaite se lever et venir dans la cuisine ouverte pour me demander qu'une chose soit réalisée de telle ou telle manière, c'est quelque chose qui me réjouit et que j'encourage. Dans cet état d'esprit, j'ai mis en place un bar à fromages avec une expérience qui diffère de ce qui est habituel dans un restaurant gastronomique. Ma cuisine est essentiellement fondée sur le minéral, le végétal afin de favoriser le bien-être de chacun de mes hôtes. Dans cet esprit, j'ai également fait en sorte d'introduire ces éléments dans la décoration de la salle.

 

 

 

Restaurant Sylvestre ** Paris vous ouvre ses portes...
 

Alors que nous remontons la rue Saint-Dominique en cette fin de journée, Dame Eiffel semble se pencher pour nous saluer à notre passage tandis que les trottoirs s’animent, lampions, terrasses enchantées, étalages de fruits... A quelques mètres de cette effervescence réside un lieu aussi discret qu’élégant, que l’on ne découvre qu’une fois les portes de la brasserie Thoumieux franchie. Là, en cette adresse toute parisienne prisée des initiés, c’est en effet un accueil sympathique qui vous conduira au saint des saints, le restaurant deux étoiles du talentueux chef Sylvestre, situé à l’étage de la belle Brasserie Thoumieux qu’il dirige également.

 

 

Mais, le restaurant gastronomique ne saurait attendre, et c’est le chef Sylvestre en personne qui vous accueillera avec ce sourire sincère et plein d’empathie qui a toujours été le sien et qui n’a pas changé avec les étoiles. Car, pour lui, la cuisine est avant tout un instant de partage et d’émotions, un don qu’il souhaite le plus total pour ses hôtes ; alors même qu’il pourrait se satisfaire d’une présence officielle sur le papier, c’est aux fourneaux qu’il s’activera juste après s’être enquis de votre humeur et de vos souhaits passant ensuite le relais à une belle brigade jeune et dynamique issue des plus grandes tables internationales. Après avoir longé les cuisines ouvertes qui n’ont rien à cacher, vous serez également accueilli par Samuel Vouilloux, directeur et chef sommelier, puis guidé par le Maître d'hôtel Florent Marianne pour prendre place dans une salle aussi discrète et raffinée qu’une bonbonnière avec ses beaux tissus, sa multitude de canapés et de coussin, ses fauteuils confortables à souhait, un écrin séduisant rehaussé d’une décoration végétale et d’un toit verrière diffusant une lumière tamisée. C’est aussi une décoration de table savamment choisie, corail, nacre et coquillages accueillant notamment trois saveurs de sel différentes, et une vaisselle des plus recherchées qui accompagneront les mets délicats du chef tout au long du dîner…

 

 

Le décor est jeté, le premier acte peut commencer. Des mises en bouche d’un raffinement exceptionnel qui pourraient chacune donner naissance à des plats à part entière ; Tels cette araignée de mer en tartelette légèrement fumée et présentée de manière esthétique sur la carcasse du crustacé ou encore ces vernis arrosés de granité d’eau de Corse pour une saveur iodée subtilement distillée ; Chaque création du chef Sylvestre étonne décidément tout autant le regard par leur raffinement esthétique que le palais pour leurs associations délicates. Mini socca niçoise à la farine de pois chiche et sardines, salade romaine déclinée en cinq états, c’est un feu d’artifice tout en nuances révélant les multiples des possibilités d’expression du chef ; Un art magnifié avec toujours en leitmotiv cet amour du végétal sublimé par des assaisonnements dont il a seul le secret. La discrétion est de mise dans cette salle intimiste où peu de couverts ont été disposés afin de préserver cette dimension humaine qui compte tant pour le chef, et qui n’hésitera pas à plusieurs reprises à venir s’enquérir de votre satisfaction, râper une truffe ou un condiment rare avec générosité, belle humilité…

 

 

Le Tourteau du port de Roscoff avec cet accord d’avocat brocoli et caviar gold est à fondre de plaisir pour ses notes marines subtilement déclinées par le caviar et l’avocat, une entrée signature du chef depuis longtemps consacrée par les hôtes du restaurant. Le travail et la créativité quant à la présentation des mets est à couper le souffle notamment pour ce maquereau qui termine sa cuisson sous vos yeux sur ce mini brasero accompagné de pousses marines, radis noir et une gelée de Daïkon afin de ne retenir que la saveur du poisson. Nous atteignons des sommets avec ces mets délicatement métamorphosés par l’art du chef, un art tout en nuances, des touches légères se jouant des artifices et privilégiant les notes enlevées par une inspiration débridée. Impression également confirmée par cet admirable Turbot pois chiche frais et Bouillon de Bœuf séché, un accord terre – mer qui manifeste une maîtrise absolue des cuissons et des assaisonnements. Forte impression également pour ce mémorable Homard bleu Courgettes violon et Pignons de pin dont chaque partie du noble crustacé a été utilisée pour faire écho à ce plat tout en rondeur, fondant et alerte.

 

 

La brigade toujours en éveil saura aussi vous inviter à découvrir un remarquable bar à fromages où vous pourrez être conviés à faire votre choix de fromages affinés par Bernard Mure-Ravaud, à moins que vous ne laissiez carte blanche pour établir une assiette généreuse de ces fromages d’exception. Mais, l’hôte doit se souvenir que les desserts de ce temple vibrent également au même diapason tel ce citron coque croquante accompagné de laitue de mer et estragon, une association originale et dynamique qui développe une amertume toujours contrôlée pour un délice sucré venant prolonger la partition marine du chef Sylvestre. Les mignardises poursuivent encore ces instants rares et précieux passés au restaurant Sylvestre, autant de petits desserts que l’on découvre avec gourmandise alors que la nuit est tombée depuis longtemps sur le toit verrière du restaurant… Il ne restera plus qu’à saluer encore une fois le talent et la générosité du chef Sylvestre et de son équipe en cuisine sans oublier la brigade en salle qui a su faire de cette expérience un moment inoubliable en plein cœur de Paris sous les feux joyeux de la Tour Eiffel.
 


 

 

 

Le Sommelier Robin Gurgui a recommandé pour ce menu les vins suivants : Touraine Sauvignon « S » 2017 - Guillaume Sorbes, Swartland terres brulées 2014 – Vincent Carême, Condrieu « la petite côte »2017 – Yves Cuilleron, Sierra de gredos « La Bruja de Rozas » 2017 – Commando G, Riesling Josephshofer 2010 spatlese – Von kesseltatt, Calvados 6 ans – Adrien Camut

Hotel Thoumieux - Paris

 

 

Alors que la Tour Eiffel semble présider à l’ensemble des lieux, tant sa majesté capte tous les regards, le contraste est saisissant en entrant à l’Hôtel Thoumieux. Car, c’est à un véritable nid douillet auquel est convié l’hôte de ces lieux préservés, en plein cœur du 7ème arrondissement de Paris, à quelques pas seulement des Invalides, du musée du Quai Branly et du musée Rodin. L'esprit romantique règne en ces murs, renouvelé de manière originale par la célèbre architecte et designer India Mahdavi, au style reconnaissable immédiatement avec ces papiers Art Déco, ces rappels de motifs de peaux et moquettes épaisses aux dessins géométriques, cuir, bambous et bois laqué, éclairage travaillé ;

 

 

 

chaque chambre a fait l’objet d’une décoration propre, singulière loin des designs standardisés. Le petit escalier qui mène aux étages laisse comme un clin d’œil l’impression de présence de ces hôtels d’antan ayant fréquenté cet immeuble tout parisien. Lit généreux, salle de bain aux marbres blanc et gris veinés, robinetteries soignées, chaque détail a été étudié pour faire d’une nuit passée à l’hôtel Thoumieux une expérience de la vie parisienne dans une douce atmosphère en toute intimité.

Car en ces murs, la discrétion est de mise. Vous aurez probablement le plaisir d’échanger quelques mots avec le généreux chef Sylvestre, deux étoiles au Michelin, aussi simple d’abord que délicat dans ses attentions, nul lobby tentaculaire ici. Une réception aimable et souriante à tous instants du jour et de la nuit mais surtout cette impression d’être chez soi, de rejoindre son douillet pied à terre parisien.

 

 

Au matin, c’est au restaurant gastronomique que vous pourrez prendre votre petit-déjeuner ! Croissants et viennoiseries, pain grillé, madeleines et autres salades de fruits frais du jour accompagneront votre boisson préférée dans cette belle et élégante salle intimiste du restaurant du chef Sylvestre, une belle manière de commencer la journée.

 

Vous songerez alors encore à cette nuit lorsque, à quelques pas, les Invalides vous ont offert une expérience quelque peu moins austères que le jour, sans oublier, bien sûr, Dame Eiffel qui tout au long de votre séjour veillera sur vous dans ses habits de soirée, scintillant de ses mille feux la nuit tombée ! Une belle expérience toute parisienne cosy et intimiste.

 

79 Rue Saint-Dominique, 75007 Paris
+33 1 47 05 79 00 CONTACT.THOUMIEUX@BEAUMARLY.COM
http://thoumieux.com/fr/

 

Turin by Train

© LEXNEWS

Torino...

Avec son élégance sobre et austère, Turin, capitale du Piémont, mérite d’être arpentée et découverte. Cette ville italienne longtemps associée à l’industrie automobile avec le fameux Lingotto et la Fiat, offre aujourd’hui de beaux trésors. Si elle est célèbre, de nos jours, pour le Suaire de Turin, elle demeure surtout, avec ses interminables et belles arcades, si appréciables l’été comme les jours de pluie, avec ses accueillants et réjouissants cafés italiens et pâtisseries d’antan, enveloppée de cette atmosphère littéraire bien particulière : Rousseau lui consacrera des pages aimantes et radieuses dans Les Confessions, Sade la jugera sévère, Valéry y laissera vagabonder ses songes et écriture ; Envoûtante Turin… James, De Chirico, Giono ou encore Italo Calvino tomberont également sous son énigmatique charme ; Une aura singulière que sut également capter Nietzsche jusqu’à la folie sur cette belle et tristement célèbre Piazza Carlo Alberto, et Cesare Pavese jusqu’au suicide… Turin reste une ville qui apprivoise plus qu’elle ne se laisse apprivoisée. Il faut consentir à se laisser séduire par cette ville italienne qui a tant à offrir : A sa situation géographique et sa riche histoire viennent s’ajouter ses musées aux nombreux trésors et collections, sa savoureuse gastronomie piémontaise que perpétuent encore restaurants réputés, cafés et confiseries, à nuls autres pareils, son architecture taillée au cordeau, ses nombreuses places plus belles les unes que les autres et, bien sûr, ses si célèbres et longues arcades infinies…

Turin

avec Oui SNCF

 

© LEXNEWS

 

Une tendance très nette pour le transport ferroviaire se fait ressentir ces derniers temps… Et effectivement, ce mode de transport, à tort quelque peu boudé ces derrières décennies, se révèle aujourd’hui être une bonne idée pour rejoindre l’Italie, notamment Turin au Nord de l’Italie. Turin est assurément la ville à favoriser au départ de Paris et de la Gare de Lyon, en seulement 5h30 environ de trajet, de gare à gare et de centre-ville à centre-ville, avec – il faut l’avouer, bien moins d’heures perdues et de tracas !


Inutile, en effet, d’arriver deux heures avant le départ, pas (ou peu) de contrôle de sécurité, c’est un plaisir renouvelé du voyage, un réel plaisir du voyage qu’offre la SNCF TGV et la ligne France-Italie. L’argument écologique n’est pas le dernier comptant dans ce choix, l’impact sur l’environnement d’un voyage en train n’ayant, en effet, aucune commune mesure avec l’avion.


Trois liaisons quotidiennes relient Paris, Lyon et Chambéry à Turin Porta Susa, la nouvelle gare spéciale TGV, située comme l’ancienne au centre de la ville même. Entre la partie rapide du trajet et celle plus slow du voyage lorsque le train aborde les massifs montagneux, c’est une belle variété de paysages et du territoire tant français qu’italien qui défile sous ses yeux, confortablement assis dans les sièges spacieux de 1ère classe.

 

La compagnie met en avant à juste titre cette « Joie de Voyager » retrouvée avec un embarquement zéro stress, des espaces de restauration Caffè Centrale proposant une carte franco-française comme un avant-goût de son séjour en Italie avec une variété de plats chauds et froids. Un service sur place sans bouger a même été prévu pour les voyageurs de 1ère préférant rester à leur place pour déjeuner. Personnels de bord prévenants et souriants, n’hésitant pas à vous signaler les haltes de quelques minutes pour se dégourdir les jambes, des divertissements ont même été prévus à bord avec des jeux de société, des prêts de livres et de BD pour les petits, comme pour les grands.

 

Crédit photo : © Letizia Le Fur


Le TGV France-Italie a également prévu large pour les bagages : deux bagages par personne, quelle que soit leur typologie (obligatoirement munis d’une étiquette portant noms et prénom) et même ses skis, poussettes, vélos… sans oublier les petits animaux de compagnie jusqu’à 6 kg qui peuvent voyager gratuitement ! Beaucoup d’atouts, donc, pour ce plaisant voyage ferroviaire Paris-Turin aller- retour.
Le service E-billet, enfin, vous évitera tout déplacement ; Il suffit de présenter son portable ou pour plus de sécurité d’imprimer son billet au moment souhaité après avoir réservé son voyage sur le site Oui.sncf, plus besoin de le composter, le contrôleur le vérifiera à bord en cours de trajet. Sécurité, simplicité et confort pour un voyage plaisir…
 


Réservez son voyage sur www.oui.sncf

Découverte de la ville de Turin…

Turin est une ville dont la richesse de ses musées et églises est malheureusement souvent méconnue, et pourtant… Partons à sa découverte avec une balade au cœur des trésors de Turin :

Les amoureux des Beaux-Arts auront plaisir à découvrir la fameuse Galleria Sabauda qui fait partir des Musei Reali récemment réaménagés dans le Palazzo Reale. La richesse de ses collections déjà vantée au XVIIIe s. fait de ces lieux un endroit privilégié où apprécier un large éventail de la peinture italienne depuis les peintres piémontais jusqu’aux plus grands noms, Angelico, Pollaiolo, Lippi, Bronzino, Bellini, Savoldo et tant d’autres…

 

 

A cet endroit, nous sommes sur le site même de la Turin romaine, la porte Palatine nous saluant lorsque nous sortons de la Galleria et longeant le Teatro Romano sur notre droite ; Profitons de l’occasion pour découvrir l’admirable et trop peu connu Museo di Antichita ; Un musée dynamique bénéficiant aujourd’hui d’installations particulièrement modernes et d’une scénographie inventive et attractive mettant en valeur les riches collections grecques, étrusques et romaines.

 

 

Impossible également de ne pas visiter la Cattedrale et sa Cappella della Sindone mondialement connues pour abriter le célèbre Suaire de Turin. Quel que soit ses convictions religieuses, ses certitudes ou incertitudes quant à l’historicité du linge ayant recouvert le corps de Jésus crucifié, la ferveur et le recueillement qui se dégagent de ces lieux ne peuvent laisser indifférent…

 

 


Juste à la sortie de l’église, il faudra pousser tout droit ses pas pendant quelques centaines de mètres afin de découvrir le musée du Saint Suaire, lui aussi méconnu, et qui mérite la visite pour comprendre la belle histoire du Turin, son point de départ jusqu’à son installation dans la ville avec une multitude de documents, vidéos, témoignages, pièces rares dont le précieux coffre ayant servi à son transport… Une visite indispensable pour mieux comprendre le Suaire de Turin, d’autant plus que le personnel, prévenant et disponible, composé de bénévoles n’hésitera pas à vous renseigner très agréablement.

 

 



En revenant vers le centre de la ville, il faut également réserver du temps pour visiter le Palazzo Madama, un château construit entre le XV° et XVIII° s. et dont la façade baroque est l’œuvre de Filippo Juvarra.

 

À l’intérieur, entre autres richesses, sont accrochées de belles œuvres de Primitifs piémontais, un Lapidaire Médiéval, et le fameux Ritratto d’uomo (Portrait d’homme) d’Antonello da Messina…

 

 

 

Du Palazzo Madama seuls quelques mètres nous séparent de la très belle église San Lorenzo qui paraît si discrète de l’extérieur et dont l’intérieur et son extraordinaire coupole de Guarino Guarini (1666) surprendront pourtant les visiteurs par ses rayons de lumière qui inlassablement s’entrecroisent.

 


Il sera temps, enfin, d’arpenter l’impressionnant Musée Égyptien de Turin avec ses 30 000 pièces exposées sur deux niveaux. Ce dernier a fait l’objet d’une récente restauration abandonnant les usages anciens de la muséographie classique pour une présentation moins romantique mais plus attractive selon les critères modernes, et offrant cette autre surprise pour les yeux - surprise que nous ne dévoilerons pas – mais qui ravit dès les premiers mètres…

 

 

Après ces émotions antiques, place à la modernité du 7e art avec, bien sûr, le célèbre Musée du cinéma installé dans la Mole ; Un musée internationalement reconnu et incontournable pour la richesse de ses collections et l’art avec lequel il a été conçu pour capter l’attention des nombreux visiteurs qui s’y rendent quotidiennement. Tout ou presque est réuni dans ce temple dédié au cinéma sur plusieurs étages (pour ceux qui n’ont pas le vertige, ne pas manquer de prendre l’ascenseur et de grimper tout en haut du Mole pour avoir l’impression d’être sur le toit de la ville avec une vue imprenable à des kilomètres à la ronde…).

 

 

 


Tout au loin, on apercevra le Lingotto, le site fameux des anciennes usines Fiat où surprend encore de nos jours cette tour à l’aspect futuriste et cette incroyable tour de piste devenue silencieuse sous nos pas, mais où résonne encore les vrombissements des fiers et célèbres moteurs… On aura grand intérêt à découvrir l’impressionnant Musée de l’automobile qui même pour les néophytes offre un incroyable voyage d’hier à demain au cœur de cette invention qui a tant révolutionné le monde.

 

 

 

 

Turin, c’est aussi le musée Musée d'Art oriental de Turin (MAO), l’un des tout derniers musées de la ville à avoir ouvert dans le splendide palais Mazzonis. Ce dernier propose à ses visiteurs l’une des collections d’art oriental les plus importantes d’Italie. L’art du Gandhara et de l’Inde, le Sud-Est asiatique et la Chine, sans oublier aussi de belles sections consacrées au Japon, à l’Himalaya et à l’Islam en une belle scénographie dans un environnement d’un calme absolu.

 

 

 

De nombreuses adresses sont malheureusement oubliées dans ce rapide survol des musées de la ville, un survol qui entend, cependant, témoigner de l’attrait culturel que présente aujourd’hui Turin, une ville culturelle à part entière et qui mérite d’être découverte pour ses nombreuses richesses, qu’un seul séjour ne suffira pas à connaître !

Grand Hotel Sitea - Turin

 

Derrière une sobre façade en une des artères principales de la vieille ville de Turin, à deux pas du Palazzo Carignano et du célèbre musée égyptien, le Grand Hotel Sitea est depuis bien des décennies le phare hôtelier de la ville. Né quelques années après la Première Guerre mondiale, en 1925 précisément par Emiliano Lera , ce noble et célèbre hôtel piémontais compte parmi les lieux historiques classés d’Italie. Appartenant toujours à la même tradition familiale, c’est un palais qui s’est alors métamorphosé en palace luxueux sur la Via Carlo Alberto.

 

 

 

Sa réputation, son style et la qualité de son service ont valu au Grand Hotel Sitea sa renommée d’hôtel incontournable de Turin, ce dernier ayant hébergé bien des hôtes illustres tel le grand musicien Louis Armstrong, de nombreux prix Nobel, des écrivains… « Le Sitea » comme les Turinois aiment à le nommer a toujours compté dans la ville, point de repère de ce qui évoluait dans le respect de la tradition.

 

 

 

 

C’est cet esprit alliant les contraires qui souffle encore dans ses murs, une fois le seuil franchi, élégance de lieux décorés dans le goût classique avec des meubles de style, de vastes espaces avec un lobby aménagé afin de toujours permettre l’intimité des discussions, un patio extérieur à l’abri des regards où prendre un verre profitant de la verdure de la terrasse, majestueuse salle de petit déjeuner dans le goût classique de ces palaces d’antan… sans oublier le bar et les restaurants abrités par cet hôtel aux multiples facettes.

 

 

 

Après avoir rapidement accompli les formalités d’accueil auprès d’une réception souriante, vous montrez aux étages pour découvrir de longs couloirs aménagés avec goût de meubles de style, commodes et guéridons aux vases anciens, tableaux et gravures, moquettes et tapis, une intimité feutrée et confortable. Les chambres décorées pour certaines en un style Directoire épuré invitent à une décontraction élégante avec ces cadres anciens et ces moulures… La salle de bain très lumineuse offre ces instants de repos bien mérités après avoir parcouru la ville avant de redescendre profiter du généreux petit-déjeuner servi par un personnel souriant et prévenant. Les vitrines emplies de vaisselles, porcelaines, verreries et argenteries anciennes vous murmurent qu’ici le temps est suspendu…

 

 

 

Douce impression d’une nostalgie de ces temps révolus mais que le Grand Hotel Sitea parvient à faire revivre avec élégance dans ce service qui marque la grande tradition hôtelière. Un séjour dans les murs du Grand Hotel Sitea est une heureuse parenthèse dans le temps, celui qui passe et celui qui demeure gravé dans les souvenirs, une belle manière de profiter pleinement de l’ambiance turinoise.
 

Interview Grand Hotel Sitea Torino

Votre hôtel est inscrit comme Lieu historique d’Italie et possède une longue histoire. Pouvez-vous nous rappeler les traits marquants qui le caractérisent ?

 


"Réserve, cordialité et discrétion sont certainement les trois qualités qui constituent la philosophie et la réputation du Grand Hotel Sitea situé au cœur de la ville de Turin. Avec 90 années dédiées à l’hospitalité piémontaise, au-delà des tous les faits et évènements majeurs qui ont caractérisé la vie de la ville sur 75 années du XXe siècle. Car il ne faut pas oublier que la capitale piémontaise a connu une vie intense à partir de début des années 20 et 1930 avec la révolution industrielle et l’importance de la FIAT. Cette dernière en construisant la nouvelle usine du Lingotto préparait alors le lancement de la « 509 » et de la Balilla. C’était des heures de grands changements et l’Italie s’approchait des grands bouleversements qui allaient survenir avec le deuxième conflit mondial. L’immeuble de la via Carlo Alberto au numéro 35 était déjà un hôtel, et son propriétaire la Società Italiana Terme e Alberghi gérait différents hôtels dans des villes thermales, ce sont ses initiales qui ont donné son nom à l’hôtel SITEA.

C’est en 1925 que Cav. Emiliano Lera, déjà propriétaire d’un hôtel à Montecatini, acheta cette adresse pour en faire un hôtel moderne, équipé de tout le confort et des services qu’il avait pu apprécier en tant que manager des meilleurs hôtels d’Italie et d’Europe. Ce dernier a dévolu toute son énergie et son temps à ce nouveau projet turinois qui, année après année, a évolué constamment en équipement et confort. Ceci explique qu’un grand nombre de personnalités aient choisi le Grand Hotel Sitea comme lieu de résidence à Turin notamment le fameux Louis Armstrong. Après les périodes difficiles de la guerre, le fils d’Emiliano, Giuseppe, reprit la direction de l’hôtel tout en perpétuant cet héritage familial dans la tradition.

La troisième génération de la famille avec Maria Clotilde et ses fils Federico et Niccolò Buratti ont repris également le relais et perpétué ce sens de l’hospitalité et des traditions, ce qui a permis de faire du Grand Hotel Sitea l’antichambre de la vie mondaine, culturelle et sociale de la ville accueillant des événements tels que Book Fair, Grinzane Premium, le festival du Cinéma et autres évènements sportifs majeurs sans oublier d’avoir été l’hôtel officiel de La Juventus de 1994 à 1998. La liste est longue de nos hôtes illustres : Paola Borboni, Marcello Mastroianni, Catherine Deneuve, Monica Vitti, Gabriele Lavia, Gigi Proietti, Ernesto Calindri, Luis Sepulveda, Pelé, Diego Armando Maradona, Mohammed Alì et tant d’autres… "

 


Le Grand Hotel est au cœur de la ville, c’est un lieu à la fois luxueux et discret.


"Notre hôtel situé effectivement au centre historique de la ville, et est proche des monuments et musées les plus importants ainsi que de la célèbre Via Roma, la célèbre rue du shopping ! Le Grand Hotel Sitea est en effet considéré comme l’un des plus charmants hôtels de la ville. Il a fait l’objet récemment d’une complète rénovation et a atteint une élégance qui a su préserver tout le charme et la sobre atmosphère du passé. Cet atout est complété par un soin tout spécial apporté aux services exclusifs qui fait du Sitea un lieu de résidence idéal et confortable grâce à une équipe attentionnée".

 

 

Quels sont les services principaux que vous proposez à vos hôtes ?


L’accès à l’Internet haut débit est offert à tous nos hôtes ; Pour les amoureux de la forme, un vaste espace de 100m² leur est dédié dans notre Fitness Centre avec un libre accès pour tous 24h sur 24. La restauration est également au cœur de notre hôtel avec une proposition de haute gastronomie avec notre restaurant étoilé dirigé par notre chef Fabrizio Tesse et Marco Miglioli qui ne propose que cinq tables exclusives pour le diner, sans oublier le Bistro « Carlo & Camillo » ouvert tous les jours avec sa terrasse. Nous avons également le restaurant Carlo Alberto décoré dans le style Empire, avec 70 couverts, idéal pour des évènements et conventions, et bien sûr, notre American Bar pour déguster un cocktail.


Quels sont vos projets pour les prochains mois ?


Nous allons ouvrir les Royal Palace Luxury Suites, six suites qui pour répondre à une demande croissante de notre clientèle : Elles seront situées dans l’élégant et raffiné Rorà Palace à 75 mètres de l’hôtel. Il s’agira de suites d’excellence avec de vastes espaces et une décoration raffinée qui bénéficieront d’un majordome tout spécialement dédié et où il sera possible d’avoir un room Service signé du restaurant étoilé Carignano. Un SPA équipé d’un sauna, d’un Hammam, d’une douche émotionnelle complètera cette offre prestigieuse en plus des restaurants, bar et salle de sport du Grand Hotel Sitea qui leur seront accessibles.

 

Bistrot del Carignano Carlo e Camillo

 Grand Hotel Sitea

 

Au pied du Grand Hotel Sitea de Turin, c’est en un lieu élégant et raffiné avec lequel les hôtes de Carlo e Camillo ont rendez-vous. En traversant plusieurs petits salons successifs, vous serez accueillis avec art et professionnalisme par Giuseppe Andresini, le directeur de salle. Un petit salon décoré avec goût donne une ambiance feutrée et cosy, mêlant classicisme et quelques notes de modernité.

 

 

La carte de ce lieu intime propose une bistronomie recherchée qui ravit le regard et les papilles avec cette entrée généreuse de crème de fèves aux encornets légèrement poêlés et soulignés par quelques subtiles touches de menthe et parmesan. Une assiette aussi belle que savoureuse présentée avec raffinement par le serveur Fiore.

Le bistrot propose également des assiettes mettant en avant de beaux produits comme cette réinterprétation turinoise de la Niçoise où le thon cru s’associe à la mâche, œufs, tomates, haricots et une profusion d’olives taggiasca typique de la Ligurie voisine. Des gressins, focaccias et autres pains maison accompagnent ces mets en d’agréables accords méditerranéens.

 

 

 

 

L’ambiance est posée : fraîcheur, recettes et préparations impeccables, le tout servi avec prévenance, il n’en fallait pas plus pour faire du Bistrot del Carignano, une adresse prisée à Turin. Délices encore que ces taglioni alla carbonara aux asperges et boutargues, un plat savoureux et gourmand avec son œuf battu présenté dans sa coquille pour ajouter à l’onctuosité de la préparation… Le Bistrot sait également proposer de beaux poissons telle cette ombrine cuite sur peau avec sa sauce originale au mout de raisin et tomate sur un lit de pousses d’épinards.

Le service prolonge encore ces heures agréables passées dans ce lieu charmant avec de généreux desserts, notamment ce tiramisu préparé dans les règles de l’art sans oublier ces excellents sorbets maison qui rappellent la qualité de la gastronomie pratiquée en ces lieux.


Giuseppe Andresini a suggéré avec ces mets un vin Nymphae Monferrato Bianco.

Via Carlo Alberto 35 10123 Torino, Italy
Tel.: + 39 011 51 70 171 E-mail: info@grandhotelsitea.it
http://grandhotelsitea.it

Residence Sacchi - ApartHotel - Turin

La Residence Sacchi est installée sous les célèbres arcades au cœur même de la ville de Turin, au numéro 34 précisément, à quelques pas seulement de la belle gare centrale Porta Nuova datant de 1861. En un immeuble de style Liberty reconverti aux standards modernes, réside un concept moderne et dynamique de suites et appartements luxueux, à mi-chemin entre l’hôtellerie et la location d’appartements. À toute heure du jour et de la nuit, une réception accueille les visiteurs en les informant de tout ce que la Résidence propose comme services, répondant aux multiples questions sur la ville et les lieux à découvrir, se proposant même de livrer repas ou linge à nettoyer, cela dans toutes les langues possibles.

 

 

 

 

La Residence Sacchi offre des formules particulièrement attractives avec de véritables appartements et suites équipés de tout le confort et installations modernes ; cuisine équipée, four, cuisinière, machine à laver, machine expresso, salle de bain avec lave-linge, table et fer à repasser… Rien ne manque, un confort absolu !

La Residence Sacchi propose même une très belle suite sur les toits de Turin pouvant accueillir jusqu’à 5 personnes et offrant un Jacuzzi privé dans la chambre même et ouvrant sur une vaste terrasse privative . Celle-ci peut être ouverte sur une autre Suite afin d’accueillir pas moins de 9 personnes.

 

 

 

Autant dire que vivre l’expérience Residence Sacchi, c’est avoir cette impression rare d’être pendant quelques jours chez soi dans la ville ; La proximité d’appartements privés, le privilège de pouvoir déguster un verre de prosecco et des petits fours sur la terrasse à la tombée de la nuit face aux sommets alpins enneigés est véritablement une expérience unique. Le calme, la serviabilité du personnel, le fait que chaque matin votre appartement soit entièrement nettoyé, draps et serviettes changés, tout en préservant son intimité avec les clés en poche comme si vous aviez votre pied-à-terre à Turin, sont assurément des atouts privilégiés et recherchés.

 

 

 

 

La Residence Sacchi dispose également d’une cour intérieure abritant de gigantesques bambous au pied desquels les hôtes de chaque appartement ou suite trouveront fauteuils et canapés leur permettant de venir agréablement se reposer le soir, lorsque la chaleur reste accablante l’été…

C’est cela l’expérience Residence Sacchi, une grande diversité de formules et de taille de suites et d’appartements, tous décorés avec un goût sûr moderne et urbain par Alessandra Asselle, propriétaire et architecte d’intérieur. Nul doute que chacun y trouvera réponse à ses besoins, qu’il soit professionnel ou privé, et ce, toujours, avec l’excellence du service d’une équipe dédiée à cette mission depuis maintenant de nombreuses années.
 

Interview Résidence Sacchi

« Comment est née la Residence Sacchi ?  D’où est parti ce concept ? »

 

 

Aldo Asselle : « Ce concept est né de mon expérience alors que j'étais en Angleterre lorsque j'étais très jeune. J'ai pu observer à cette époque qu'il y avait des appartements loués à la demande pour des périodes plus ou moins courtes. Cela n'existait pas à l'époque en Italie. Lorsque je suis revenu à Turin, mes parents étaient décédés, et j'avais à ma disposition cet immeuble qui date du milieu du XIXe siècle et qui était une propriété familiale. J'ai alors eu l'idée d'appliquer, ici même en Italie, ce concept observé en Angleterre. Il n'y avait aucun cadre législatif à l'époque et j'ai même proposé qu'une réglementation puisse encadrer ce type de location pour les distinguer des services proposés par un hôtel. Nous avons complètement repensé l'architecture interne de l'immeuble en le divisant en suites. Ce dont je vous parle date de plus de 40 ans ! Cette idée a rencontré un fort succès à l'époque où la FIAT attirait de nombreux hommes d'affaires. Les directeurs d'usine venaient souvent résider ici, pour de longues durées. Le cinéma a également amené de nombreuses équipes en ces lieux, car nous assistons beaucoup notre clientèle avec des services personnalisés à un niveau rarement atteint. »

« Ces services semblent être en effet au cœur de votre activité. »

Alessandra Asselle :
« Absolument ! Nous sommes une équipe très soudée permettant de répondre à toutes les sollicitations de nos clients. Nous réalisons bien entendu les tâches classiques dans le cadre d'une location de suite, que ce soit pour affaires ou pour des personnes en visite à Turin, mais nous nous distinguons surtout par une gamme de services à la carte, réalisés dans des temps records pour nos hôtes. L'hospitalité est ici entendue à la fois dans un sens familial mais aussi professionnelle. Nos clients arrivent souvent tard le soir et peuvent nous demander pour le lendemain de réparer une chaussure ou un vêtement… Le wi-fi est accessible partout et gratuitement dans les appartements et dans les espaces communs, la TV Satellite est de même installée dans toutes les suites. Nous insistons beaucoup sur l’équipement et la conception des salles de bains, un espace souvent important lorsque l’on est à l’extérieur de chez soi. Nos cuisines sont totalement équipées et nous pouvons également faire venir des plats cuisinés de restaurants proches avec lesquels nous sommes en relation. Nous proposons également des petits déjeuners, déjeuners et dîners dans le restaurant qui jouxte la Residence Sacchi avec lequel nous travaillons en confiance. Nous avons l'expérience pour répondre efficacement à ces demandes. Cette réactivité nous a fallu la fidélisation de notre clientèle. Nous avons complètement refondu notre site Web de manière à ce que nos clients puissent choisir en toute connaissance de cause leur appartement. Cela était un challenge parce que tous nos appartements sont différents. Parallèlement à notre clientèle professionnelle, de plus en plus de touristes viennent chez nous, parfois pour quelques jours seulement, et souhaitent une information la plus complète possible. Nous nous attachons ainsi à leur fournir tous les renseignements pour visiter la ville, réserver une exposition ou une table… Le service est vraiment au cœur de notre métier à la fois à l’intérieur de la Résidence mais aussi tourné vers la ville de Turin ; Une ville belle et intéressante que les Jeux Olympiques de 2006 ont permis à de nombreux touristes de découvrir.»


Aldo Asselle : « Je suis né à Turin et je reconnais que nous avons eu un maire qui a su concevoir la ville autrement que dans sa seule existence liée à l’industrie automobile. Il y a tant de belles choses à découvrir et voir à Turin qu’il s’agisse de l’architecture, de la littérature, de la peinture ou du cinéma… Nous avons à cœur d’aider nos hôtes à découvrir toutes ces richesses, souvent méconnues et qui ne demandent qu’à être découvertes. C’est ce à quoi aspire notre Résidence aspire, en conciliant une approche à la fois professionnelle tout en préservant cette dimension humaine à laquelle nous tenons beaucoup.»

"La Residence Sacchi parallèlement à son implication professionnelle s’ouvre donc largement au monde touristique"

Alessandra Asselle :
« Turin a beaucoup évolué ces dernières années sur le plan touristique et notre résidence a suivi, bien sûr, cette évolution avec des séjours de courte durée pour nos hôtes qui ont décidé de découvrir notre ville sur deux ou trois journées. Les Français aiment beaucoup Turin, certainement du fait de cette proximité historique et architecturale avec la capitale française. Même s’il y a beaucoup à faire dans notre ville que ce soit en musée, bâtiments, églises, etc. ces courts séjours impliquent une réactivité sans faille. C’est notre priorité en favorisant cet accueil orienté tourisme. Notre proximité avec la gare et le centre historique fait de la Residence Sacchi un choix idéal pour découvrir la ville à partir des célèbres arcades où nous nous trouvons. Nous avons un large choix d’appartements et de suites en fonction du temps de séjours et du nombre d’hôtes, cela va du petit studio à notre luxueuse Suite Deluxe. Nous rénovons sans cesse nos appartements afin de répondre à ces nouveaux besoins du tourisme qui ne sont pas les mêmes que ceux professionnels. Contrairement aux offres B&B, notre résidence offre la garantie d’une sécurité sur tous les plans avec une réception permanente 24h sur 24, des lieux surveillés par vidéosurveillance et sécurisés. Le contact et les services demeurent ainsi au cœur de la Residence Sacchi qui peut accueillir ses hôtes à tout moment du jour et de la nuit avec une personne sur place en permanence.

Via Sacchi, 34 - 10128 Torino
Tel 00 39 011 5563 811 info@residencesacchi.it
www.residencesacchi.it

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Restaurants turinois

Cannavacciuolo Bistro * - Torino

Après avoir traversé le Pô sur le pont Vittorio Emanuele 1, une vue imprenable sur la Piazza Vittorio Veneto, le célèbre Mole et sur l’ensemble de la ville ancienne de Turin, nous longeons la fameuse église Gran Madre di Dio qui semble garder le quartier du Borgo Po. C’est en ces lieux paisibles, une tout autre Turin qui se déploie, entre fleuve et colline. C’est ici également que se tient l’une des adresses les plus prestigieuses de la gastronomie turinoise, le Bistro Cannavacciulo, une étoile au Michelin.

 

 

Sous l’égide du fameux chef d’origine napolitaine Antonino, et de son épouse Cinzia, c’est l’esprit de l’excellence d’une cuisine puisée aux racines même de la terre et de la mer, puissance vitale que ce colosse au cœur tendre inspire au premier contact. Le Bistro de Turin laisse immédiatement l’impression d’un lieu épuré et raffiné, tendu vers le bien-être de ses hôtes dès le seuil franchi. Décoration élégante d’un minimalisme urbain, intime et feutrée, à partir duquel se développe cette fusion chère au chef entre le Nord et le Sud de l’Italie, un hommage à cette région du Piémont qui lui a permis de rencontrer son épouse et de fourbir ses armes en tant que cuisinier.

 

 

L’accueil professionnel et bienveillant est perceptible dès les premières minutes grâce au sympathique maître Alfredo Diafono, non seulement passionné par son métier, mais également ambassadeur de l’esprit de la maison. En ces lieux privilégiés, c’est le talentueux chef Nicola Somma qui dirige une brigade s’activant déjà au-delà des vitres de la cuisine visibles de notre place. Nicola Somma nous propose d’ouvrir ces agapes par une création originale inversée du fameux Tonno Vitellato où la viande se voit substituer le thon cru avec une sauce glacée de veau et mayonnaise de poutargue, une agréable surprise éveillant délicieusement les sens. Suit une anguille cuite sur peau avec sa sauce céleri, un réel régal de fraîcheur alors que l’écrevisse et la cerise nouent le plus heureux mariage avec le cerfeuil pour cette autre entrée très joliment inspirée.

 

 

Excellence des produits, maîtrise délicates des textures, l’art de la gastronomie est ici élevé aux plus hautes sphères ! Impression encore renforcée par ces originales tagliatelles au café et langoustine, une expérience revisitée de l’art de la pasta ; une harmonie aux belles modulations qui restera gravée dans notre mémoire gustative.

 

 

 

Moment précieux, encore, d’anthologie avec ce plat signature, un risotto apparemment minimaliste à l’ail, poutargue et citron, mais dont la préparation à l’huile d’olive sublime les nuances en une composition parfaite, du grand art ! Nul étonnement alors à ce que de nombreux convives aient choisi cette merveilleuse adresse perpétuant dans le Piémont avec élégance l’esprit Cannavacciulo. Clin d’œil malicieux, enfin, avec ce turbot présenté comme un poisson pané avec ciboule, pignons et haricots verts, un espiègle sourire de la mer offrant un très bel équilibre des préparations. C’est une symphonie inspirée assurément qui se développe en ces murs et qui grâce à l’équipe de salle efficace composée d’Alfredo et de Gaia s’élève progressivement vers des hauteurs remarquables.

 

 

Ce sera également le cas avec les desserts inspirés du chef pâtissier Raffaele d’Urso, notamment ce prédessert inoubliable sous la forme d’une cerise recomposée à la crème de cerise posée sur un petit navarin glacé à la coco, une recette qui à part entière mériterait un dessert à lui seul ! Inspiration également pour cette déclinaison autour de la noisette, emblème du Piémont, se métamorphosant en sorbet, crème, éponge, gianduia ; un dessert alliant gourmandise et raffinement. Humour aussi que cette «Mozarella » en sphère de chocolat blanc, tomate et huile d’olive pour une composition élégante et fraîche. C’est du grand art pratiqué entre ces murs au bord du Po, une expérience inoubliable et plus qu’inspirée !

 

 


 


Alfredo a élaboré les accords mets/vins suivants pour ce déjeuner : Cannavacciulo Spumante 2013 Extra Brut, Fiano Paestum Kratos IGT 2018 Maffini, Upupa Orange 2015 Weingut Abraham, Buondonno Rosato 2017, Picolit Marco Sara 2009, Vinsanto il Palazzino 2004.

CANNAVACCIUOLO BISTROT VIA UMBERTO COSMO, 6
10131 Torino T +39 011 8399893
www.cannavacciuolobistrot.it 

Restaurant Casa Vicina* – Torino

Le restaurant Casa Vicina est une belle histoire familiale. Installé aujourd’hui au Lingotto même, au sous-sol du grand magasin Eataly, cette prestigieuse maison offre à ses hôtes un écrin élégant et un raffinement gastronomique au cœur de la modernité, ainsi qu’aime à le rappeler son chef Claudio Vicina.

 

 

Pour les Vicina, « La cuisine piémontaise, c’est une affaire de famille ! », ajoutera-t-il aussi immédiatement. Et effectivement, derrière ce chef sympathique et jovial se cachent aussi sa femme, sa fille et même son gendre… Il est vrai que la famille Vicina œuvre dans cet art depuis maintenant plus de 100 ans, 116 précisément, et la renommée de leur restaurant la Casa Vicina a depuis longtemps franchi les frontières de la capitale piémontaise avec une étoile au Michelin.

La salle qui accueille les hôtes de cette Casa Vicina offre de beaux espaces aux tables espacées, dressées avec élégance, et dont les murs sont décorés par les remarquables œuvres d’art de l’artiste Fiorella Pierobon. Vous serez accueilli avec générosité par Stefano Vicina en personne.

 

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Les agapes débuteront par une création originale du célèbre plat local Bagna Caoda piémontais revisité sous la forme d’un verre multicolore dont chaque strate correspond aux ingrédients de ce plat, poivron, courgette, carottes… un clin d’œil à la fois esthétique et savoureux à boire en réminiscence des vermouths turinois, une heureuse et savoureuse entrée toute de création.
La tonalité est donnée : la cuisine des Vicina trouve son inspiration au cœur de la tradition gastronomique piémontaise en une subtile réinterprétation contemporaine.

 

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Ce sont les souvenirs et cette mémoire ancestrale et familiale qui se trouvent en ces lieux sublimés par le chef Claudio Vicina. Un des plats iconiques du Chef se trouve d’ailleurs être le Thon de lapin en sa jardinière aigre-doux, une osmose entre deux recettes piémontaises traditionnelles pour une création donnant naissance à de nouvelles sensations : fraîcheur, mémoire, accords intimes entre les éléments.

 

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Les agnolotti comptent, eux aussi, parmi les plats d’anthologie de la Casa Vicina avec ce jus de rôti qui vient sublimer avec merveille ces pâtes délicatement réalisées à la main. Même sentiment de délicatesse pour ces fondants gnocchis aux tomates et basilic, un art également ancestral et, ici, magnifié par cette dextérité remarquable de la cuisine du chef.Le filet de bœuf piémontais en croute d’oignon et moutarde perpétue, lui aussi, avec bonheur cette harmonie avec une saveur et tendresse de la viande rehaussée d’une préparation piémontaise. Le regard se laisse aller de la beauté des assiettes remarquablement dressées aux couleurs éclatantes des œuvres d’art.

La cuisine de la Casa Vicina excelle également dans l’art de préparer les légumes, tel ce flan de courgette au Grana Padano surmonté d’un œuf mollet doré qui régale le palais avec cette déclinaison harmonieuse toute de douceur et saveurs.
 

 


Dans cet antre de paix, nous sommes loin de l’effervescence du quotidien pourtant voisine avec le Lingotto et le magasin Eataly, magie de l’univers Casa Vicina, une magie prolongée par le chef pâtissier qui n’est autre qu’Anna Mastroianni, l’épouse du chef ! C’est encore l’excellence qui primera avec de mémorables desserts tel ce prédessert surnommé Cri Cris, un caramel typique de Turin, une fois de plus réinterprété dans le plus grand art de la pâtisserie inspirée. Clin d’œil plein d’humour, enfin, pour cette généreuse assiette aux couleurs chocolatées de Turin dont le célèbre Mole est dessiné au pochoir de cacao : glace gianduiotto fondante, torrone au chocolat mi-chaud, nougat crémeux, toutes ces déclinaisons autour de célèbres spécialités piémontaises ravivent de doux souvenirs d’enfance. Il faudra encore déguster ces petits fours frais qui sont autant de pâtisseries miniatures accompagnant le café, un morceau d’anthologie et de générosité turinoises qui resteront gravées dans la mémoire…

 

 

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Le sympathique sommelier Stefano D’Elia a proposé les vins suivants avec ce repas : Erbaluce Spumante, Erbaluce di Caluso, La Rustir Orsolani, Carena Cantina Produttori, Passito di Caluso Ferrando.

Via Nizza 224, Torino presso EATALY, Lingotto
Mail: casavicina@gmail.com Tel: +39 011 19506840
www.casavicina.com

Ristorante il Circolo dei lettori - Turin

Un dîner au Circolo équivaut à un merveilleux voyage dans le temps. Installé dans le somptueux Palazzo Graneri della Roccia, ce restaurant est pour initiés et, pour y parvenir, il faudra pousser une belle porte majestueuse, traverser une vaste cour intérieure qui témoigne du prestige des lieux, avant de prendre un bel escalier en pierre hérité des siècles passés pour parvenir enfin au Saint des Saints, le Circolo dei lettori, un restaurant atypique à plus d’un titre où le talentueux chef Stefano Fanti atteint des sommets dans l’art de la gastronomie piémontaise revisitée.

 

 

 

 

En ces lieux, se trouve également l’un des cercles les plus anciens de Turin réunissant amoureux de la littérature et des livres, ceux d’hier et d’aujourd’hui où des lectures et autres évènements ont régulièrement lieu avec des personnalités internationales. En entrant dans la salle voûtée du restaurant, nous retrouvons les plus illustres d’entre eux dont les portraits ont été laissés à la postérité sur des tableaux qui ornent les murs et qui seront vos convives. Nous prenons place à l’une des petites tables dressées avec couverts en argent et vaisselle ancienne, verres en cristal précieusement conservés dans des vitrines héritées d’un autre temps.

 

 

 

 

Ce sont Chiara et Pascale, les sympathiques et souriants serveurs qui s’occuperont de vous et expliqueront – en un français impeccable ! – les spécialités conçues par le chef en une réinterprétation élégante et raffinée de la cuisine piémontaise. Mises en bouche rafraîchissantes en cette fin d’été turinois sous la forme de petits fromages aux herbes et crèmes de légumes avant de déguster ces petites entrées typiques de la région, le fameux Vitello avec ses petits légumes vinaigrés, de fondants beignets de fleurs de courgettes noisette et crème pour la finesse de la tradition sublimée.

 

 

 

© LEXNEWS

 

Toutes les tables sont retenues avant même que cette soirée de milieu de semaine ne débute… Les langues du monde entier honorent et perpétuent la tradition cosmopolite des lieux. Les cuisines s’activent afin de satisfaire tous les convives attirés par la réputation de cet endroit insolite. Ils ne seront pas déçus avec ce mémorable œuf cuit à basse température, crème de fromages et cèpes, un plat annonciateur de l’automne. Le temps semble pourtant suspendu au Circolo, une journée ou un siècle sous le regard de ces personnages illustres, mi-goguenards, mi-sceptiques, enjoués ou dubitatifs…

 

 

 

 

Expérience inoubliable que de déguster ces agnolotti I « Plin » de la tradition fourrés au bœuf et porc et présentés enveloppés dans une fine serviette de lin pour les tenir au chaud ! Le palais est enchanté par de telles associations ou quelques réminiscences de recettes ancestrales sont délicatement revisitées par l’art du chef et de sa brigade. Le turbot préparé à la crème de basilic, petit pois et haricots verts charme le palais pour sa préparation impeccable alors que le bœuf braisé nell’ Arneis au vin blanc s’avère une expérience carnée goûteuse et fondante.

 

 

Décidément, l’art gastronomique pratiqué en ces lieux est digne d’éloges et les desserts présentés prolongeront encore cette impression délicieuse. Il s’agira d’une réinterprétation du fameux chocolat emblématique de Turin, la gianduia, en un lingot fourré de crème de pistaches qui enchante, lui aussi, le palais par ses réminiscences de desserts d’antan. La tarte au citron et baies d’automne vous transportera également dans ces songes de desserts passés, c’est tout l’art du Circolo dei lettori et de son chef Stefano Fanti que de vous accompagner dans ce merveilleux voyage au temps délicieusement et savoureusement suspendu…

La sommelière Yukari Sato, d’origine japonaise, saura vous faire explorer les trésors des vins de la région piémontaise avec la sélection suggérée pour ce repas : Colli Tortonesi Derthona 2016 Fiordaliso ; Ruche di Castagnole Monferrato Tenuta dei Re ; Boca 2012 Montalbano ; Barbaresco Pajorè 2009 Rizzi ; Passito di Moscato ; Grappa di Moscato Romano Levi.

Via Giambattista Bogino, 9, 10123 Torino TO, Italie
T. +39 011 432 6828
www.circololettori.it

La Badessa - Turin

Piazza Carlo Emanuele II, le soleil décline jouant de ses effets de lumière sur les élégantes façades bordant ce lieu charmant et discret. A l’abri des foules, le restaurant nommé La Badessa est une adresse non seulement réputée mais également raffinée tenant haut le pavé de la gastronomie turinoise.

 

 

La Badessa perpétue, en effet, une tradition unique, celle de la cuisine des monastères ; Nul ascétisme, cependant, en cet endroit, car pendant des siècles les monastères ont été les refuges des valeurs essentielles de l’homme, tant sur le plan spirituel que matériel, ora et labora énonce la règle bénédictine… Depuis 1996, la Badessa a patiemment recueilli cet héritage ancestral unique, proposant des recettes héritées de ces temps bénis, tout en les revisitant aux impératifs de notre époque sous l’impulsion du talentueux chef Ardit Grembi. Le leitmotiv de toutes les recettes demeure toujours l’héritage de ces siècles patiemment dévolus à la spiritualité et où chaque religieuse a eu à cœur de servir leur foi à partir de cette cuisine inscrite dans les traditions monastiques.

 

 

 

 

 La tonalité est donnée par cette gourmande sélection d’antipasti de tradition : Vitello au fromage idéalement assaisonné, flan de légumes nappé de fromage… Enchantement aussi que ces paccheri au ragout de turbot sur crème de petit pois ou encore ces raviolis fourrés au fromage de Bra, miel et thym, des recettes héritées des temps anciens pour lesquelles chaque ingrédient concourent à un équilibre parfait, sans excès, une douceur des accords quotidiens.

 

 

 

 

Étonnement, également, pour ces légumes enchantés par des préparations originales et dont on redécouvre ainsi les saveurs, tel cet oignon de Tropéa cuit en robe des champs et rehaussant ses saveurs d’une crème de légumes délicatement parfumée. Poivrons farcis, courgettes enchantées, c’est tout l’art de préparer de beaux légumes qui est ici rappelé par la cuisine de la Badessa en hommage à ces moniales inspirées dont on peut encore apercevoir ici ou là le portrait pour les plus illustres d’entre elles sur les murs, entre de superbes pièces d’art sacré piémontais savamment réunies.

 

 

Le service est au diapason de ces accords parfaits avec David Mattica et Moodi qui feront tout pour transmettre cette tradition de la générosité. Réminiscences de ces sœurs parfois enrobées et toujours joyeuses qui savaient nourrir les âmes autant que les corps. Longues seront les découvertes dans ces menus enchanteurs de La Badessa, tel encore ce veau cuit au Barolo accompagné de sa purée de pommes de terre au safran, des accords doux et fondants pour une viande succulente.

 

 

 

 

La Badessa peut certes encourager le péché de gourmandise mais ce dernier sera vite absous sous de tels auspices ! Blanc-manger à la soupe de pêche et Bavarois au melon accompagneront, enfin, en dessert l’hôte de ce lieu unique à Turin, un lieu tout de tradition offrant de longs instants de quiétude et de plaisirs.


Avec ce repas, David Mattica a suggéré les accords suivants : Royal Arneis Clavesana, Dolcetta d’Alba La Clavesana 2017.

Piazza Carlo Emanuele II, 17, 10123 Torino
320 762 79 17 - 011 83 59 40
labadessa@fastwebnet.it
www.labadessa.net

Le Vitel Etonné - Turin

 

 

Au cœur même de Turin, à quelques pas seulement du centre historique et de ses célèbres arcades, le Vitel Etonné est une adresse prisée. Amoureuse du vin et de la gastronomie piémontaise, Luisa Pandolfi a souhaité pour cette adresse un jeu de mots francophone sur l’un des plats emblématiques de la gastronomie locale. Mauro et Max, les chefs, y proposent une carte inspirée des produits de saison. C’est en ces lieux tout turinois que nous parvenons dans une cave voûtée typique du XVIIIe siècle où tables et crus de la région et d’Italie se côtoient gaiement.

 

Renato, le sympathique serveur, vous fera découvrir une carte généreuse des spécialités du lieu et des plats qui changent régulièrement selon le marché du jour. Le célèbre Vitello Tonnato est bien entendu un plat phare de la carte du restaurant éponyme, préparé avec art pour une viande goûteuse. Les petits anchois cantabriques et crème aux herbes ou encore les crevettes sautées avec leur julienne de légumes réjouissent également par leur recette franche et savoureuse. Mais, l’art des pâtes est, bien sûr, aussi honoré en ces lieux et il faut déguster ce plat spécialité du Vitel Etonné, le Tajarin à l’épeautre et fleurs de courgette, oignon et ricotta de bufflonne, une recette appréciée fondante et légère.

Les viandes sont, elles aussi, bien entendu, au cœur de la carte de ce restaurant piémontais et la côtelette de veau Carpione marinée au vinaigre et pickles, œuf poché perpétue cette tradition de la cuisine locale. La salle est comble en ce milieu de semaine et le service s’affaire sans relâche pour satisfaire tous les hôtes du lieu, Turinois ou touristes ayant à juste titre retenu cette adresse généreuse et inspirée.

 

 

 

 

Nous conclurons cet agréable dîner par de beaux desserts notamment ce gâteau frangipane aux myrtilles, crème anglaise ou encore cette crémeuse glace aux pistaches. Une carte et une ambiance qui font du Vitel Etonné une adresse de qualité, déjà fort prisée, à découvrir lors de son prochain passage à Turin !

 

 

 

 

 


Renato a suggéré pour ce repas un Malvira Roero Arneis, Renesio et pour le dessert un Piculin Marziano Abbona ainsi qu’une Grappa Barbaresco Rabaja.

Via S. Francesco da Paola, 4, 10123 Torino TO, Italie
T. +39 011 812 4621
www.leviteletonne.com

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Caffè & Pasticceria - Turino

Stratta 1836 – Torino

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Parvenu au centre de la fameuse Piazza San Carlo, le regard se tourne immanquablement vers l’une de ses institutions les plus célèbres de Turin, la confiserie Stratta créée en 1836 et fournisseur de la Maison royale de Savoie. Ce prestigieux passé rayonne encore de nos jours alors que l’on franchit les portes de ce temple du bon goût turinois. Hauteur de plafonds, boiseries anciennes, miroirs et lustre de Venise servent d’écrins à mille et une douceurs dont les recettes ont été préservées de l’uniformisation de la modernité, et ce grâce à une histoire familiale toujours aussi active sous la direction inspirée de Monica Werling et de son époux Dario.

 

 

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Stratta, c’est tout d’abord un art de recevoir, un accueil à la fois élégant, discret et généreux emblématique de l’esprit turinois. La pâtisserie avec la légendaire beauté de ses vitrines – un spectacle renouvelé, saison après saison, sont de véritables tableaux en elles-mêmes, attirant, bien sûr, tous les regards… Et les gourmands pourront passer des heures à hésiter entre caramels gianduja, pralines, marrons glacés, pastilles, dragées et autres bonbons d’antan pour accroître encore le plaisir des sens, goût et vue réunis.

 

La famille royale de Savoie tout comme le comte de Cavour raffolaient de ces confiseries encore aujourd’hui proposées avec le même souci de qualité et d’élégance.

 

 


Stratta, c’est aussi un lieu historique classé qui du matin jusqu’au soir accueille ses hôtes, Turinois et touristes, dans l’art de cette belle tradition du caffè turinois. Que l’on souhaite au début de la journée déguster l’une de ces merveilleuses viennoiseries, aériennes et croustillantes avec un café parmi les meilleurs de la ville, que l’on revienne au déjeuner pour lequel de beaux plats du jour sont également proposés sur la terrasse ou à l’abri des arcades grâce à une équipe souriante et efficace.

 

 

 

 

Stratta, c’est encore l’art de l’aperitivo, cher aux Turinois, où les plus beaux vermouths tout spécialement élaborés pour la maison enchantent le palais, accompagnés de ces savoureux petits fours frais, tartelettes, choux crémeux, focaccia, petits fromages… Verres et vaisselles étincelles, chaque détail a été soigné avec un art de recevoir sublimé…

 

 

 

Alors que la pénombre gagne sur la Piazza San Carlo, soudainement les lumières illuminent toutes les façades comme par enchantement ! Une douce impression d’un merveilleux rêve, un rêve éveillé et initié par l’inoubliable Confeterria Stratta !

Piazza S. Carlo, 191 | 10123 Torino | +39 011 547920
infoshop@stratta1836.it
www.stratta1836.it

Baratti & Milano 1858 - Turino

Baratti & Milano, situé au cœur même de la vieille ville est assurément une institution turinoise incontournable depuis maintenant 150 ans. Protégée sous les célèbres arcades de la ville, cette pâtisserie fondée précisément en 1858 par Edoardo Milano et Ferdinando Baratti eut dès le départ à cœur de proposer les plus belles recettes de confiseries et pâtisseries aux Turinois.

 

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Ne retenant que les plus beaux produits, ce ne fut dès lors que créations plus savoureuses les unes que les autres, gâteaux, chocolats, bonbons et autres douceurs… Baratti & Milano est ainsi devenu sur les ailes du temps un célèbre café historique comme la ville les chérit tant !

 

 

 

L’art du café, mais aussi du chocolat, cocktails accompagnés de pâtisseries, mignardises, petits fours salés ou sucrés y sont ainsi savoureusement honorés dans ce cadre merveilleux aux charmes d’antan. Les plus beaux cafés du monde sont, ici, patiemment recueillis, les fèves rares de cacao sélectionnées avec soin pour offrir des instants uniques dans ce vaste salon aux milles délices où le tout Turin se réunit, jour après jour.

Aussi, prendre un apéritif au Baratti & Milano constitue une expérience hors du temps ; Vous serez accueilli par Nicola, le responsable de salle, supervisant une jeune équipe en livrée, élégance et prévenance étant de mise dans cet établissement vénérable.

 

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Le barman vous préparera avec un art consommé de beaux cocktails comme cette version-maison de l’Apérol Spritz à la framboise accompagnés de petits fours frais aussi délicieux que créatifs : tartelettes au confit d’oignon et œufs durs, toast d’œufs de poisson ou au saumon, feuilletés aux épinards, bouchées de noisettes et fromages…

 

 

 

L’heure est à l’enchantement au Caffè Baratti & Milano et touristes comme Turinois ont le sentiment d’un rare privilège préservé et partagé dans ce cadre unique, à l’écart des nuisances de la modernité, un lieu magique où l’excellence des produits et du service sont de mise. Il vous faudra enfin repartir de ce cadre enchanteur en prenant bien soin de vous procurer l’un de ces merveilleux sachets, typiques de Turin, de chocolat gianduia dans leur papier doré, une bien jolie et savoureuse manière de prolonger encore cette expérience unique !

Piazza Castello 29 Torino, 12123
T. 011 4407138 caffè@barattiemilano.it
www.barattiemilano.it

Caffè Al Bicerin 1763 - Turino

 

Depuis 1763, soit plus de 250 ans !, le Caffè Al Bicerin est un endroit préservé, des plus délicieux qu’il soit à Turin. Depuis cette date, ce café-confiserie, typique des Caffè Turinois, n’a jamais démenti sa réputation et notoriété, et il compte, encore aujourd’hui, parmi les endroits chéris non seulement des Turinois, mais également de tous les amoureux des legs inspirés. Trésors de délices, le Caffè Al Bicerin est une véritable bonbonnière placée au cœur de la Piazza della Consolata.

 

 

Fondé par un confiseur et limonadier prénommé Dentis, ce sera une longue et belle aventure offrant encore aujourd’hui à ses hôtes ce parfum d’antan privilégié... Sa devanture, succession de petites boites de couleurs protégeant confiseries, chocolats, gâteaux, mérite, à elle seule, le détour. La boutique intime, une maison de poupées, ne compte, encore aujourd’hui, guère que quelques tables en marbre parmi les antiques boiseries.

Mais, ce lieu enchanté, naguère prisé d’Alexandre Dumas, Friedrich Nietzsche, Puccini sans oublier le célèbre comte Cavour, est également réputé pour une gourmande boisson chaude, une boisson inimitable ayant vu le jour dans cette petite boutique même et nommé : Le Bicerin, un nom, depuis, passé à la postérité et connu de tous les Turinois.

 

 

La recette de cette savoureuse boisson demeure encore aujourd’hui gardée jalousement secrète, une savante association de chocolat, café et crème. Il faudra la déguster tranquillement installé avec un gâteau de chocolat et noisettes ou ces petits fours secs plus savoureux les uns que les autres, ou encore ce non moins savoureux sabayon maison gentiment apporté avec prévenance par Viviana.

 

 

Ce n’est pas pour rien que le célèbre écrivain italien Umberto Eco, disparu récemment, évoque dans son livre « Le cimetière de Prague » avec tendresse ce célèbre Caffè Al Bicerin comme l’un des lieux légendaires de Turin en ces termes : « la béatitude de pouvoir sortir quelque temps du quotidien en ces murs » . Un délicieux trésor turinois, nous vous l’avions dit ! Le Caffè Al Bicerin est en effet une bien belle histoire qui se renouvelle jour après jour avec délectation, un beau témoignage du bon goût turinois.

Piazza della Consolata, 5 10122 Torino – Italia
Tel +39 011 4369325 bicerin@bicerin.it
https://bicerin.it

   

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Turin Pratique

Wetaxi - Turino

Wetaxi, l’application pour commander un taxi


L’histoire de cette dynamique société – Wetaxi, a débuté à Turin même, avec une volonté originale de créer une nouvelle approche quant aux transports urbains. Qui n’a pas eu des problèmes pour trouver en temps et lieu le bon taxi qui amène à bon port, et au juste prix ?
Wetaxi propose une application web, très souple et intuitive, qui s’installe en quelques secondes sur votre smartphone et vous rend libre sans aucun souci.

 

 

Vous entrez sur votre smartphone le lieu où vous êtes et l’endroit précis où vous désirez être conduit, et quelques minutes après seulement votre taxi est là, disponible et prêt. Derrière cette apparente facilité se cache toute une infrastructure complexe de radiotaxis permettant grâce à un réseau fiable et éprouvé de coordonner un nombre suffisant de taxis dans la ville afin de répondre à toutes les demandes.

L’utilisateur après avoir créé facilement son compte sur l’application n’a que deux choses à faire : indiquer le lieu d’où il souhaite partir et l’endroit où il se souhaite se rendre ; A partir de là, dès qu’il aura cliqué sur la commande, la course, un prix maximum et le délai d’attente s’affichent ainsi que le parcours en temps réel de l’approche de votre taxi qui, quelques minutes après, est sur place, prêt à vous conduire à l’endroit mentionné (une fonction réservation à l’avance sera très prochainement activée).

 

 

 

 

Un crédit peut même être alloué à l’avance sur son application, une manière de faire plaisir à l’un de ses proches ou de gérer son budget taxi en toute confiance. Face à ce succès, Wetaxi, originellement disponible à Turin, l’est maintenant également à Milan et à Rome, une manière simple, rapide et efficace de se déplacer dans ces villes italiennes, en toute tranquillité.

 


https://wetaxi.it 

Visiter Turin et le Piémont

avec la Torino+Piemonte Card

Turin

en guides

 

La Torino & Piemonte Card est le sésame à avoir sur soi lors de sa venue à Turin et dans le Piémont. Disponible en version 1, 2, 3 ou 5 jours consécutifs.

 

Ce pass offre l’entrée gratuite dans les musées les plus importants de Turin, les expositions liées au 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci, les Résidences royales ou encore les forteresses du Piémont.

 

Cette carte offre également de nombreuses réductions pour visiter la ville à bord du bus City SightSeeing Torino bus, sur les billets de plusieurs services touristiques de Turin tel que le fameux ascenseur panoramique de la Mole Antonelliana, la crémaillère Sassi-Superga, la navette " Venaria Express "… Petit clin d’œil ecoresponsable, une fois la carte périmée, nul besoin de la jeter, un petit aimant fourni avec la transforme en magnet souvenir !

 

www.turismotorino.org

 

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Grandes Eaux Nocturnes

Versailles 2019

 

 

M. de Marigny notait à l’occasion des grandes fêtes données à Versailles restées célèbres sous le nom des Plaisirs de l’île enchantée : « Quoiqu’il (Versailles) n’ait pas cette grande étendue qui se remarque en quelques autres palais de Sa Majesté… il charme de toutes les manières, tout y rit dehors et dedans… Sa symétrie, la richesse de ses meubles, la beauté de ses promenades et le nombre infini de ses fleurs, comme de ses orangeries, rendent les environs de ce lieu dignes de sa rareté singulière. ». Quelle plus belle présentation pour l’un des châteaux les plus connus au monde résumant par quelques mots toute la magie de Versailles : charme, symétrie, richesse, beauté, rareté… C’est cet héritage qu’a brillamment perpétué Château de Versailles Spectacles en proposant chaque année des évènements tout aussi féeriques les uns que les autres, faisant revivre, le temps d’une soirée, la splendeur de ces plaisirs enchantés de ces célèbres jardins à la française à la nuit tombée !

 

 

Une fois les grilles du château passées, et après avoir été accueillis par une équipe jeune et efficace, votre sésame en poche, bosquets et colonnades, fontaines et charmilles sont à vous… ou presque. Car une foule importante a saisi cette occasion unique d’admirer les jardins de Versailles sous un autre aspect. S’étendant au pied du Château tout enveloppé de son manteau de nuit, le visiteur pourra librement déambuler de bosquet en bosquet avec un plan détaillé fourni et selon l’ordre qui lui plaira. Une fois le flot de curieux passé, on se retrouve, selon les lieux dans l’intimité des allées de topiaires, entre clayons et taillis dans la pénombre à la recherche de ces bosquets mystérieux et animés pour une soirée de leurs féeriques fontaines, jets d’eau et lumières. Des musiques surgissent subrepticement, les airs les plus fameux de la musique baroque légués par les plus grands maîtres de Louis XIV et de ses successeurs, Lully, Charpentier, Rebel, Rameau, Gluck font entendre ces accords indissociables du Grand Siècle où majesté et magiques ordonnancements composent une ode au pouvoir royal.

 

 

Si Louis XIV est parvenu à faire de Versailles une scène propice à ses goûts les plus intimes pour la danse, la musique et les arts, il n’en demeure pas moins le lieu de la plus grande rhétorique politique qui ait été entreprise depuis l’époque romaine en bâtissant, pierre par pierre, bosquet par bosquet, le plus beau théâtre politique à sa gloire. C’est avec ces idées à l’esprit qu’il faudra alors découvrir chacun de ces bosquets parfaitement entretenus par le Domaine de Versailles et qui pour l’occasion ouvrent leurs grilles et se métamorphosent en théâtres d’eau et de musique…

Louis XIV en personne avait laissé une Manière de montrer les jardins de Versailles, un petit livre incontournable pour découvrir les lieux tels qu’il les avait conçus et entendus. « En sortant du chasteau par le vestibule de la cour de Marbre, on ira sur la terrasse : Il faut s’arrester sur le haut des degrez pour considérer la situation des parterres des pièces d’eau et les fontaines des Cabinets… », telle est l’invitation du monarque que l’on pourra suivre en découvrant, au soleil couchant, cette magnifique perspective donnant sur le Grand Canal, le soleil symétriquement aligné face à vous, les bosquets bordant de part et d’autre ce tableau unique.

 

 

En descendant les degrés des escaliers, le dilemme s’offrira au visiteur, à droite ou à gauche ? Abandonnant les préceptes royaux, chacun ira selon son goût et sa destinée en découvrant la richesse de ces créations les plus folles, qui, il y a plus de trois siècles enchantèrent toutes celles et ceux qui s’y rendirent. La Salle de Bal aménagée par Le Nôtre à partir de 1680 s’avère le seul bosquet intact à être parvenu jusqu’à nous et lorsque le visiteur franchira ses grilles durant cette soirée, son étonnement sera grand de voir ces cascades de rocailles et de coquillages s’animer sous l’action de l’eau alors que les musiques de Lully en son prologue de Phaéton retentissent… d’autres effets dont on réserve la surprise le surprendront encore, magie des animations si chères en leur temps au Roi Soleil et que le spectacle perpétue. L’Encelade, le Bosquet de la Colonnade, celui des Trois Fontaines seront autant d’étonnements et de féeries qui surprendront même les visiteurs pourtant habitués aux jardins de Versailles de jour.

 

 

On se perd, on se retrouve, parfois même dans la pénombre quelques bruissements font hésiter, sommes-nous au XXIe siècle ou avons-nous franchi les espaces du temps ? C’est tout le charme de ce parcours savamment élaboré par Château de Versailles Spectacles, un parcours qui se conclura par un somptueux feu d’artifice donné à partir du bassin du char d’Apollon et que l’on pourra admirer tout au long du tapis vert et idéalement des terrasses supérieures du château. Magnificence de ces bouquets de fusées se dispersant dans le ciel du domaine et dont les fontaines reflètent les effets, étonnement que ces feux follets des temps modernes parcourant à une allure endiablée la longueur du Tapis vert, c’est cela la réussite des Grandes Eaux Nocturnes qui font revivre le temps d’une soirée les heures de beauté du Château de Versailles en ses jardins !

 

 

 

www.chateauversailles-spectacles.fr

Dîner en terrasse à la Flottille

Parc du Château de Versailles


 

Louis XIV remua ciel et terre pour faire des marais de Versailles un paradis surprenant, encore aujourd’hui, le monde entier. Bouleversant la nature et les éléments, imposant à ses sujets sa vision du royaume, le Château et ses jardins surgirent et firent la démonstration des capacités étonnantes et de la puissance de gouvernement du Roi Soleil.

C’est au cœur même de ces jardins du château de Versailles, que l’on devait appeler « jardin à la Française », que se dresse aujourd’hui le restaurant La Flottille, commémorant par son nom ces heures inoubliables des grandes Fêtes Galantes de Versailles ; Car tout ici, en ce Parc, a été le fruit des désirs et des visions du Roi Soleil, et si La Flottille perpétue l’esprit 1900 de la brasserie française, nul ne peut oublier - ne saurait ce que par son nom – qu’en ces lieux les embarcations les plus incroyables croisaient à quelques mètres de là sur les ondes, reproduisant en miniature les batailles fameuses du royaume en des fêtes inoubliables.

 

 

C’est donc au cœur de ce lieu magique, en pleine verdure, au pied de du bassin de Neptune et regardant le grand canal que le restaurant La Flottille propose aujourd’hui une restauration de qualité à toutes heures de la journée, sept jours sur sept. Il est vrai qu’en ce cadre idyllique, marronniers, tilleuls et autres essences offrent un couvert végétal propice à un déjeuner ou dîner en terrasse ou dans l’une de ses deux salles élégantes à la déco rétro 1900, et l’expérience d’un repas sous les ombrages à la croisée des allées du Parc et du grand canal vaut la plus belle des immersions dans l’histoire de de ce haut lieu, fruit des rêves les plus fous d’un monarque pourtant avisé.

 

La Flottille honore cet héritage en proposant sous l’impulsion de son sympathique directeur Frédéric une cuisine traditionnelle française de qualité tout au long de l’année, secondé par une équipe de salle souriante et disponible. Le diapason est en effet donné par Jean-Guillaume, l’un des piliers de cette équipe efficace qui officie en ces murs depuis plus d’un quart de siècle. Prévenant et rôdé à toutes les demandes, il vous suggéra cette belle assiette de saumon fumé avec ses toasts, crème et salade, ou encore cette délicieuse Fraîcheur de tourteau aux agrumes pour des entrées appétissantes répondant à la chaleur estivale baignant encore la terrasse ombragée de la Flottille en cette fin d’après-midi.

 

 

 

 

Nous pensions en ces lieux n’entendre que les accents du monde entier, curieusement, Versailles fait aussi l’objet de visites de nombreux Français en cette soirée, les accents de la langue d’oc et d’oïl se mêlant agréablement, en réminiscences de ces heures passées du royaume, même si de nombreux émissaires de contrées lointaines goûtent également les plaisirs du lieu. De généreux travers de porc caramélisés avec ses pommes grenailles légèrement épicées viennent, ensuite, s’accorder idéalement avec ce dîner de fin d’été. Plus classique, mais tout aussi savoureuse, la Sole meunière, beurre citronné et pommes anglaises fait la démonstration de la qualité de la cuisine de La Flottille.

 

 

 

 

Ce cadre inspirant et unique à Versailles ne cesse d’attirer des hôtes manifestement enjoués par les mets proposés, la prévenance d’une équipe toujours disponible et cette étonnante nature sublimée par l’homme. La journée se termine alors que le soleil décline et que les grandes Eaux Nocturnes se préparent à ouvrir leurs portes, il restera suffisamment de temps encore pour déguster ce délicieux dessert, un croustillant Saint Honoré avec ses fruits rouges ; un dessert honoré, comme il se doit, d’une belle coupe de champagne perpétuant ainsi la tradition des grandes heures de Versailles, ici, à La Flottille en plein cœur du Parc du château de Versailles !

 


Jean-Guillaume a proposé avec ce repas un Chablis Vieilles Vignes Dampt Frères 2018, un Sancerre Domaine Franck Millet et un Moulin à vent Henry Fessy 2014.

La Flottille Parc du Château de Versailles,
78000 Versailles, France Tel : + 33 (0)1 39 51 41 58
https://laflottille.fr

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Genève

Sur un air d'opéra !

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Avec le Grand Théâtre de Genève...

© GTG Fabien Bergerat

Des habits neufs

et

une audacieuse programmation

pour le Grand Théâtre de Genève !

 

 

© GTG Fabien Bergerat


À l’occasion de la réouverture du Grand Théâtre de Genève, de la passation de direction entre Tobias Richter, direction sortante, et Aviel Cahn, le nouveau directeur, et de la nouvelle rentrée de ce Grand Théâtre pleine de surprises, Lexnews a eu le plaisir de rencontrer Carole Trousseau-Ballif. Secrétaire général du Grand Théâtre de Genève, mais également chanteuse lyrique et physicienne, elle est aujourd’hui au cœur même du Grand Théâtre de Genève au carrefour du management, des ressources humaines et la dimension artistique de ce haut lieu ; Rencontre avec une femme riche de ces différentes qualités ayant à cœur d’aborder un nouveau virage dans l’histoire du Grand Théâtre de Genève et qui a bien voulu, pour Lexnews, ouvrir les nouvelles portes de ce Grand Théâtre de Genève…

 

 


Pouvez-vous nous rappeler l’origine du bâtiment dans lequel nous nous trouvons ?


Carole Trousseau-Ballif : "Il convient, en effet, de préciser que notre bâtiment a été construit en 1879 dans un style Second Empire inspiré de l’opéra Garnier grâce au fameux legs fait à la ville de Genève par le duc de Brunswick. Cette édification était à l’époque très attendue, et on peut même dire que depuis Voltaire déjà, de nombreux souhaits pour la présence d’un opéra revenaient régulièrement. En notre XXIe siècle, c’est une grande restauration qui était souhaitée… Ce grand projet de restauration a été réalisé pendant trois ans ; il est aujourd’hui terminé, et en ce début d’année 2019, le Théâtre de Genèvre a rouvert ses portes et fêtera en septembre sa première grande rentrée !"


Quels étaient les objectifs poursuivis par ces importants travaux ?


Carole Trousseau-Ballif : "Le but de cette toute récente restauration qui vient, donc, juste de se terminer visait essentiellement les éléments historiques du bâtiment ainsi que l’agrandissement des espaces de répétition avec de nombreuses ouvertures lumineuses et une acoustique tout particulièrement travaillée. Le parti pris retenu pour la rénovation des parties historiques a consisté avant tout à récupérer et restaurer tout ce qui pouvait l’être des éléments anciens ; En revanche, pour les nouveaux aménagements, nous n’avons pas cherché à faire de l’ancien, mais plutôt à retenir des éléments décoratifs nouveaux qui s’accordent sans heurts avec cet exceptionnel patrimoine. Ainsi, ces portes en bois et laiton et non en dorures récentes ou encore ces deux comptoirs qui se répondent de parts et d’autres du hall, celui de la billetterie et du bar, qui sont entièrement en laiton brossé.

 

© GTG Fabien Bergerat

 

Il ne faut pas oublier de préciser que notre opéra a été ravagé par un incendie en 1951, ce qui avait déjà nécessité plusieurs aménagements et de nombreuses restaurations. Or, nous avons retrouvé sous des plâtres un certain nombre d’éléments d’origine comme ces teintes chocolat pour cette salle Carré d’or ou encore des restaurations exemplaires comme pour cette tapisserie ancienne dont chaque détail a fait l’objet d’un travail d’extrême minutie. Ces espaces servent non seulement pour les entractes, mais peuvent également être privatisés lors d’événements. C’est un opéra qui a une vie à part entière, même en dehors des représentations musicales. Les habitants de Genève ont contribué à financer ces travaux et sont particulièrement attachés à ce splendide bâtiment, et il n’était absolument pas question de choquer par des restaurations audacieuses qui auraient pu venir dénaturer ce patrimoine".

 

© GTG Fabien Bergerat


Quel bilan dressez-vous du Grand Théâtre avec cette réouverture ?


Carole Trousseau-Ballif : "Cela fait six mois - depuis le moment où nous avons réintégré les murs du Grand théâtre - que je suis en place à cette fonction et travaille avec la direction sortante de Tobias Richter, tout en préparant également, bien sûr, la prochaine rentrée avec la nouvelle direction sous Aviel Cahn. Il faut avant tout rendre hommage à la qualité du travail réalisé depuis dix ans sous la direction de Tobias Richter ayant fait appel aux plus grands artistes. Tobias Richter a, en effet, réalisé un magnifique travail pendant cette décennie à la direction de l’opéra de Genève en parvenant à attirer les artistes les plus prestigieux. La dernière représentation de la programmation sous sa direction a été un véritable succès avec le Ring de Richard Wagner dans une production de Dieter Dorn et Jürgen Rose. Un succès d’autant plus à saluer que cette programmation intervenait dans le contexte de la réouverture du Grand théâtre de Genève après ces trois années de restauration. C’est une version qui marquera certainement l’histoire de l’opéra wagnérien".

 

Le nouveau directeur du GTG Aviel Cahn

 

 

Quelle voie entend prendre le nouveau directeur Aviel Cahn ?


Carole Trousseau-Ballif : "La nouvelle direction assurée par Aviel Cahn souhaite une plus grande ouverture et accessibilité. Il s’agira de rendre l’opéra plus populaire, plus jeune, avec ce soin de démocratiser ce genre musical jugé souvent élitiste. Cela interroge bien sûr les valeurs, notamment les liens que nous avons avec le patrimoine, les liens affectifs, aussi, avec le répertoire lyrique, et ce, selon les générations. Tout cela implique de nouveaux défis : comment présenter les œuvres du passé en un contexte contemporain et comment impliquer de plus jeunes générations à ses valeurs notamment ceux qui n’ont pu bénéficier d’une culture musicale ? Un réel et beau défi !"

 

 

© GTG Fabien Bergerat


Comment vont se manifester ce nouveau virage et ouverture avec la nouvelle saison ?


Carole Trousseau-Ballif : "La nouvelle direction a entrepris un virage original en souhaitant commencer la nouvelle programmation avec le musicien Philip Glass et son œuvre emblématique Einstein on the Beach, dans une mise en scène de Daniele Finzi Pasca. Il s’agit d’inscrire l’opéra dans son temps et d’apporter une vision nouvelle en travaillant avec les nouvelles technologies, notamment des choix artistiques audacieux comme pour cette première programmation qui, même si elle compte désormais parmi les œuvres « classiques » de musique contemporaine, sera certainement perçue comme une originalité dans nos murs. Viendront ensuite de grandes œuvres comme Aïda, mais aussi Saint-François-d’Assise d’Olivier Messiaen, Les Huguenots de Meyerbeer… Ce sont des œuvres qui s’inscriront au cœur même de la ville avec ces liens souhaités par Aviel Cahn entre le CERN et Einstein, les Huguenots et la ville de Genève, etc. Je crois que notre nouveau directeur entend rendre un bel hommage à la ville qui l’accueille notamment avec ce programme audacieux et d’une qualité exceptionnelle".

 

 

© GTG Fabien Bergerat


Comment entendez-vous attirer un jeune public à l’opéra ?


Carole Trousseau-Ballif : "C’est un réel défi à relever qui s’impose aujourd’hui à toutes les maisons d’opéra. Comment travailler avec et pour les jeunes générations ? Nous savons bien pour être parents que les jeunes ne travaillent pas selon le même rythme que les générations précédentes et qu’ils se trouvent particulièrement sollicités par toutes sortes de stimulations visuelles et auditives. Les œuvres que nous avons prévues doivent ainsi intégrer une certaine action afin de pouvoir capter l’attention des plus jeunes. Nous sommes à une époque curieuse où les rythmes se sont accélérés même si les tempos de la musique restent pourtant les mêmes. Mais il ne faut pas oublier que les jeunes - contrairement à ce que l’on pense souvent hâtivement à tort - sont cependant attachés à leur histoire et recherchent des racines, leurs racines, face à la globalisation. Nous entendons donc servir cette histoire, mais en la présentant en une forme différente, audacieuse, accessible et attrayante pour un public transgénérationnel".

 

 

© GTG Fabien Bergerat


La dimension pédagogique semble également importante pour le Grand Théâtre de Genève…


Carole Trousseau-Ballif : "Absolument, la pédagogie et la médiation seront essentielles et également au cœur de l’action de la nouvelle direction artistique avec une large palette d’activités au sein de La Plage*, pour les plus jeunes mais aussi les moins jeunes, afin d’aborder l’opéra par d’autres angles que ceux institutionnels. Cela prendra forme également avec des brunchs familiaux, des apéropéras incluant des présentations d’opéra, des Night Lights avec des concerts de musique actuelle, sans oublier des efforts pédagogiques auprès des élèves et les classes".

 

 

© GTG Fabien Bergerat

 

 

Programmation 2019 - 2020

Les prochains concerts - rentrée 2019

EINSTEIN ON THE BEACH
Opéra de Philip Glass et Robert WilsonTextes écrits par Lucinda Childs, Christopher Knowles et Samuel JohnsonCréé à New York en 1976 Création scénique suisse

 


Direction musicale Titus Engel Mise en scène et lumières Daniele Finzi Pasca Scénographie Hugo Cargiulo Costumes Giovanna Buzzi Lumières Alexis Bowles Vidéo Roberto Vitalini Einstein-Ensemble Orchestre et chœur composés des étudiants de la Haute école de musique de Genève (HEM) Violon soliste Madoka SakitsuEn coproduction avec la Compagnia Finzi Pasca11 · 13 · 14 · 17 · 18 septembre 2019 — 19 h15 septembre 2019 — 15h

 

 

AIDA
Opéra de Giuseppe Verdi Livret d’Antonio Ghislanzoni Créé au Caire en 1871 Dernière fois au Grand Théâtre de Genève 1999-2000

 

 

Direction musicale Antonino Fogliani Mise en scène Phelim McDermo Scénographie Tom Pye Costumes Kevin Pollard Lumières Simon Tro et (d’après Bruno Pœt) Chorégraphie Basil Twist Direction des chœurs Alan Woodbridge Radames Yonghoon Lee · Najmiddin Mavlyanov Aida Serena Farnocchia · Elena Stikhina Amneris Marina Prudenskaya · Anna Smirnova Amonasro Alexey Markov Ramfis Liang Li Il Re Donald Thomson Un messaggero Denzil Delaere Sacerdotessa Claire de Sévigné Orchestre de la Suisse Roman de Chœur du Grand Théâtre de Genève En coproduction avec l’English National Opera Londres et le Houston Grand Opera11 · 12 · 15 · 16 · 17 · 19 · 22 octobre 2019 — 19 h 3013 · 20 octobre 2019 — 15h

ORFEO
Favola in musica de Claudio Monteverdi Livret de Alessandro Striggio Créé à Mantoue en 1607 Première version, complétée par Iván Fischer, créée à Budapest en 2019 Dernière fois au Grand Théâtre de Genève 2004-2005


Direction musicale et mise en scène Iván Fischer Costumes Anna Biagio i Scénographie Andrea Tocchio Lumières Tamás Bányai Video Vince Varga Chorégraphie Sigrid T’Hoo Direction des chœurs Soma DinyésEuridice / La Musica Emőke Baráth Orfeo Valerio Contaldo Pastore / Speranza Michal Czerniawski Pastore / Spirito Cyril Auvity Pastore / Spirito Francisco Fernández-Rueda Ninfa / Proserpina / Baccante Núria Rial La Messagiera / Baccante Luciana Mancini Caronte / Third Spirito Antonio AbeteBudapest Festival Orchestra sur des instruments historiquesChœur et danseurs de la Iván Fischer Opera CompanyProduction de la Iván Fischer Opera Company coproduite par le Grand Théâtre de Genève, le Budapest Festival Orchestra, le Müpa Budapest et le Vicenza Opera Festival28 · 29 octobre 2019 — 20 h

 

Minimal Maximal FEARFUL SYMMETRIES création Chorégraphie Ioannis Mandafounis Lumières David Kretonic Musique John Adams, Fearful Symmetries PARON création Chorégraphie Andonis Foniadakis Scénographie Sakis BirbilisLumières Sakis Birbilis Costumes Anastasios-Tassos Sofroniou Musique Philip Glass, Concerto pour violon no. 1FA LL créé à Gand, le 22 octobre 2015 pour le Ballet royal de Flandres

Chorégraphie Sidi Larbi Cherkaoui Scénographie et lumières Fabiana Piccioli Costumes Kimie Nakano Musique Arvo Pärt, Fratres, Spiegel im Spiegel et Orient & Occident Ballet du Grand Théâtre de Genève Direction musicale Daniel Inbal Violon solo Alexandra Conunova Orchestre de la Suisse Romande10 · 12 · 13 · 15 · 16 novembre 2019 — 20 h17 novembre 2019 — 15 hDe CHF 17.– à 139.– John Adams, Philip Glass, Arvo Pärt Ioannis Mandafounis, Andonis Foniadakis, Sidi Larbi Cherkaoui Ballet du Grand Théâtre de Genève

 

https://gtg.ch

 

   

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Hôtel Métropole – Genève, Suisse

 

Le célèbre et fier Hôtel Métropole compte assurément parmi les institutions incontournables de la ville de Genève. Cet hôtel de luxe installé au 34 Quai du Général-Guisan, sur la rive gauche du Léman, est cher au cœur des Genevois puisque ce dernier appartient non seulement à la ville, mais jouit, qui plus est, depuis 1854 d’une histoire incomparable. Si l’on fait défiler une à une les pages de la mémoire de l’Hôtel Métropole, c’est en effet plus d’un siècle et demi d’histoires et d’Histoire de la ville genevoise qui sont alors convoqués.

 

 

Cette belle bâtisse portant fièrement ses années est la seule dans sa catégorie érigée sur la rive gauche, face au lac, et au pied même de la vieille ville. La cathédrale à quelques pas et le Léman dans sa plus grande étendue, c’est une vue exceptionnelle qu’offre cette altière Dame genevoise. Et en ces lieux, règne un accueil digne de l’héritage de ces siècles qui ont vu et voient encore de nos jours passer têtes couronnées et célébrités du monde entier tels Edouard VII, la reine Isabelle d’Espagne, Richard Wagner, Franz Liszt et bien d’autres encore jusqu’à aujourd’hui… Élégance, prévenance et naturel président en cet hôtel tout récemment rénové.

 

 

Laissant le fameux Jardin Anglais avec sa célèbre horloge fleurie surplombée des effets du non moins célèbre Jet d’Eau, nous franchissons le perron alors que des chasseurs prévenants se chargent sans attendre de nos bagages.

 

Dans le vaste hall, colonnades, corniches, pierres de taille et candélabres témoignent de la noblesse des temps, une noblesse allégée par une décoration moderne qui en atténue la rigueur avec ces tonalités de rouge sombre, avec notamment son élégant et prisé bar attenant où touristes, hommes d’affaires et Genevois se donnent rendez-vous à toutes heures de la journée.

 

 

 

 

Après quelques informations sur l’hôtel et un mot de bienvenue, nous découvrons l’une des suites élégantes installées à l’angle de l’hôtel au premier étage. Hauteur généreuse de plafond à l’étage noble, jeu subtil d’une décoration moderne et d’une sobriété classique, parquet en bois sombre, grands voilages aux teintes turquoises chatoyantes, fauteuils confortables et canapés de cuir, literie extra-large, salle de bains revêtue de marbre gris veiné donnant directement sur la vue du lac accueillent agréablement les hôtes par leurs douces promesses. Les technologies avancées, enfin, notamment pour le contrôle centralisé des lumières, et autres connectiques modernes font d’un séjour à l’hôtel Métropole un instant unique à nul autre pareil…

 

 

 

 

Au matin, c’est également à des instants délicieux auxquels seront conviés les hôtes du Métropole avec la possibilité de prendre son petit déjeuner sur la terrasse extérieure au cœur même de la ville, entre magasins de luxe et lac s’éveillant. Un service prévenant et rapide, des mets choisis de qualité offrent aux hôtes d’affaires ou touristes un doux et agréable début de journée tout en saveur qui se poursuivra en ces hauts lieux genevois, entre ses terrasses de restaurants et ses bars jalousement prisés, jusqu’au soir…

Café Perche - Parc des Eaux-Vives - Genève, Suisse

Le « Café Perche » est aujourd’hui le nouveau nom donné à cette célèbre et prisée table genevoise installée dans le splendide Parc des Eaux-Vives, un lieu incontournable de Genève sur les hauteurs de sa rive gauche et donnant directement sur le lac… Il n’en fallait pas moins pour offrir cette douce promesse de bonheur et faire revivre les heures glorieuses de l’époque de Rousseau, Voltaire, Germaine de Staël et bien d’autres encore…

 

 

C’est en un lieu inspirant que nous découvrons le tout nouveau concept du Café Perche élaboré par le chef Julien Schillaci. Une nouvelle carte savamment élaborée à partir de poissons pêchés au quotidien dans le lac et par la seule femme pêcheur du Léman, Pascale Dennis. Autant dire qu’en ce lieu à la vue imprenable sur le lac, tout est fraîcheur, les poissons pêchés la nuit y sont livrés le matin même en seulement quelques mètres ! Confortablement installés sur l’agréable terrasse dominant le parc aux arbres séculaires et le Léman, nous débutons notre déjeuner justement par des rillettes de perche au safran de Troinex accompagnées de pain aux algues, une recette franche et savoureuse, fondante au palais. Un taboulé de quinoa de Genève et coriandre fraîche fait, lui aussi, la démonstration des choix opérés ici par le chef : des produits retenus pour leur qualité et une préparation délicate pour en développer toutes les saveurs.

 

 

 

 Le soleil s’impose maintenant sur tout l’horizon Léman saluant la majesté des arbres ayant connus tant de siècles et de confidences… Digne de cette belle mémoire, le Café Perche a fait choix d’un service jeune et prévenant pour une atmosphère à la fois décontractée sans jamais de relâchement. Nous sera ensuite servie la spécialité attendue du lieu : la fameuse perche déclinée, en cette carte d’été, en trois manières. Nous optons, en premier lieu, pour la classique et non moins savoureuse préparation meunière accompagnée de sa sauce tartare venant révéler toute la délicatesse de la chair de ce poisson tout juste pêché du jour.

 

 

 

 

Nous retiendrons également en second choix, cette perche aux écrevisses ; Autre préparation, autre saveur toute aussi délicieuse et délicate avec cette recette sauce Nantua aux écrevisses pour un résultat goûteux et généreux. Un régal certain ! La séduction opère immédiatement, une carte volontairement réduite, l’excellence et la fraîcheur des poissons retenus pour leur qualité, préparations impeccables, il n’en fallait pas plus pour convaincre une clientèle genevoise et internationale déjà largement conquise par ce concept original magnifiant le terroir local.

 

 

Le Café Perche propose également de délicieuses pâtisseries préparées par le chef Aurélien Houillon ; Des desserts offrant ces délices des enfances retrouvés avec notamment cette excellente tartelette aux fraises de Lully ou encore ce vacherin glacé et framboise à la double crème de gruyère. Des recettes aussi généreuses qu’élégantes qui parfont délicieusement ce tableau gastronomique aux charmes idylliques.


Avec ce repas a été suggéré un Chardonnay « Les Balisiers » Christophe Pillon, Peney Genève.

Interview Chef Julien Schillaci - Parc des Eaux Vives Genève

 

 

 


Comment est née l’idée du Café Perche ?


Cela fait 14 ans, après avoir fait mes études au Touquet, que je suis dans cette maison, maison à laquelle je suis très attaché. L’hôtel Métropole et notamment ce Parc des Eaux Vives m’ont toujours attiré avec le Léman à leurs pieds, les poissons… C’est pourquoi j’ai tenu à proposer aux Eaux Vives ce nouveau concept autour de la perche, un poisson typique du lac Léman qui borde notre propriété et en est l’horizon. Après avoir travaillé de nombreuses années avec Pascale Dennis, la seule femme pêcheur du lac Léman, nous avons eu, en effet, l’idée de développer une carte exclusivement à partir de ce seul poisson qui toujours trouvé sa place sur nos cartes, même dans le passé, et qui a toujours connu un franc succès.

 

 


 

Vous proposez ainsi tout un concept à partir d’un seul produit local ?
 

Oui, absolument, nous avons retenu ce poisson pour son identité locale avec le Léman, mais aussi pour son extrême fraîcheur et qualité grâce à notre fournisseur attitré, Pascale Dennis, qui nous livre au quotidien sa pêche du jour. Nous avons souhaité la décliner de trois façons : classique meunière, à la sauce Nantua aux écrevisses, et une dernière version aux tomates des jardins de Trajet, des produits bio venant d’une association de réinsertion avec laquelle nous avons des liens privilégiés. Cette dimension humaine compte beaucoup, depuis toujours, pour moi qu’il s’agisse de cette relation avec notre fournisseur de poissons, mais aussi pour tous les autres différents produits que nous utilisons.

 

 
Cette dimension humaine semble importante pour vous.


Je dirai même essentielle ! (rires) Oui, en effet, l’idée de partage est au cœur de ma vision de la cuisine et je n’aime pas garder des secrets de cuisine pour moi... Nous avons créé dans cet esprit ce Café Perche qui vient juste d’ouvrir depuis le 3 juin – car au mois de mai est interdit à la pêche de la perche pour le Léman, il est donc hors de question pour nous d’en proposer. Depuis cette date, le Café a connu déjà et rapidement un franc succès. Les Genevois ont tout de suite été séduits par cette idée de renaissance des lieux en mettant en avant l’idée de terroir.

 

 

 


Ce choix d’un seul poisson doit certainement vous imposer des contraintes strictes.


En effet, et ce à tous les stades. Aux périodes très chaudes comme en ce moment, les filets sont posés la nuit vers trois heures du matin et relevés vers sept heures, chaque poisson est écaillé et levé en filets pour nous être livrés dans l’après-midi. Rien ne peut être fait à l’avance et chaque poisson fait d’objet d’une cuisson très rapide pour ne pas altérer sa saveur, c’est donc vraiment une cuisine à la minute pour assurer une qualité optimale. Nous sommes précurseurs quant à ce concept, et je pense que cette idée sera appelée à un bel avenir pour notre époque s’interrogeant et se tournant aujourd’hui vers des valeurs écoresponsables ! Des valeurs plus que nécessaires, vitales, et que le Café Perche est fier aujourd’hui de pouvoir offrir à ses convives.

Restaurant le Gusto - hôtel Métropole Genève, Suisse

Le restaurant Gusto ne pouvait pas mieux choisir son nom pour cette table du fier hôtel Métropole au cœur même de la ville de Genève. Un restaurant élégant doublé d’une généreuse terrasse abritée de ses hautes haies avec pour seule compagne la fontaine et en arrière-plan les plus célèbres magasins de luxe. Un lieu d’ailleurs largement goûté des Genevois et des touristes ou hommes d’affaires, nombreux en cette heure du déjeuner par ce temps caniculaire. En ces lieux discrètement cachés et agréablement intimistes, c’est tout l’art de la cuisine italienne qui y est déclinée par le chef Romain Alessandro Cannata. Ce dernier a fait choix de ne retenir que les plus beaux produits d’origine ou inspiration italienne. Ce que confirmera notre agréable et chaleureux déjeuner.

 

 

Élégance, ainsi, de cette entrée présentée de bien belle manière pour cet œuf parfait alla carbonara qu’une belle volute de riz soufflé décor ; un plat crémeux offrant ces douces réminiscences des préparations d’antan si rassurantes. Signature du chef à retenir également sans hésitation avec ces délicieuses Taglioni aux gambas rouges, jeux délicats des textures entre la bisque de crustacés et des gambas crues ; Un met généreux et savoureux.

 

 

En cette heure, le service est assuré par Steson, et ce dernier sait à merveille accompagner avec élégance, prévenance naturelle et joyeuse humeur cette cuisine inspirée du chef italien ; Un chef qui excelle également dans cette manière bien romaine de la pasta avec ses raviolis au ragoût de bœuf « picchiapo », une recette à la crème de parmesan de la cuisine romanesca bien connue des amateurs du film d’Ettore Scola « Nous nous sommes tant aimés » !

Un met aux douces saveurs traditionnelles de l’Italie et du soleil qui se laisse déguster. Dressage impeccable des assiettes, terrasse protégée du soleil par de vastes parasols, sentiment d’être au cœur de la ville, tout en bénéficiant d’un écrin de tranquillité, le Gusto cultive assurément les sens dans ses moindres détails. Préparation impeccable, également, pour ce cabillaud alla Romana alors que le Léman n’est qu’à deux pas… Tomates et pommes de terre persillées, fonds de sauce travaillé et cuisson parfaite offrent un bel équilibre.

 

 

 

 

Le Gusto décline aussi un choix de belles pâtisseries du à l’art du chef pâtissier Aurélien Houillon. Nous retiendrons une fondante tartelette à la ricotta et cerise rappelant, ici encore, ces généreux desserts d’antan avec cette touche de créativité signée Aurélien Houillon qui sait si bien les sublimer. Clin d’œil, enfin, pour ce sorbet au citron accompagné de petits beignets au zeste de citron et servi dans une haute flûte se laissant agréablement déguster avec sa paille torsadée blanc et rouge en rappel des poteaux ou palines de la lagune vénitienne…

 

 

 

 

Décidément, c’est bien tout le soleil, les couleurs et saveurs de l’art de la cuisine italienne qui se trouvent réunis en ce lieu privilégié qu’offre le Restaurant Le Gusto de l’hôtel Le Métropole.

 

Avec ce repas une petite Petite Arvine du Valais « Gérard Clavier », a été proposée.

Un verre sur les toits de l’Hotel Métropole à la Terrasse du MET

L’incomparable terrasse du bar le MET du célèbre hôtel Métropole connaît un succès retentissant depuis son installation au sommet de l’hôtel, au septième étage. Lieu emblématique de la ville, le MET est, en effet, aujourd’hui le rendez-vous privilégié et le plus prisé tant des Genevois que des hôtes de passage.

Il faut dire que ce dernier offre une vue époustouflante ! Bénéficiant d’une vue imprenable à 360° sur l’ensemble de la ville de Genève, c’est un spectacle saisissant auquel nous sommes conviés en cette fin de journée caniculaire. D’un côté la vieille ville, de l’autre le Léman dans toute sa profonde et longue étendue. Accueil professionnel, réservation VIP, canapés et brumisateurs lorsque la température grimpe, cela arrive aussi à Genève ! Tout a été prévu pour déguster le plus agréablement possible un verre, un cocktail et quelques tapas en ce lieu animé au rythme de la bossa-nova.

 

 

 

Genevois, hommes d’affaires, amoureux et amis se sont d’ailleurs passés le mot et la terrasse en cette heure torride en plein soleil affiche rapidement complet. La carte du MET a retenu le rose pour mettre un peu de couleur sur les toits de Genève. Classique Apérol Spritz ou cocktail Lillet Vive avec un accord fraise, menthe, concombre et Schweppes, les cocktails invitent aux longues discussions, le regard ne cessant d’explorer cette vue unique sur Genève.

 

 

 

À tout instant, une équipe jeune et prévenante s’enquiert de vos moindres désirs, allant même jusqu’à vous proposer un parapluie en guise d’ombrelle tant le soleil règne encore en cette fin de journée. Une expérience singulière incontournable à Genève à ne pas manquer lors de chaque passage en Suisse !

34 Quai General Guisan, 1204 Geneva, Switzerland
+ 41 22 318 3200 hotel@metropole.ch
www.metropole.ch

Grand Hotel Kempinski Geneva - Genève, Suisse

 

 

 

 

Véritable vaisseau amiral surplombant fièrement le lac Léman en sa rive droite, le Grand Hotel Kempinski est depuis longtemps réputé pour offrir une croisière à part entière, au cœur même de la ville de Genève. Car, en ces lieux, tout a été pensé pour offrir une expérience complète à ses hôtes, qu’il s’agisse de chambres et suites luxueuses, des propositions de restauration variée, son bar à la vue imprenable, sans oublier la piscine couverte la plus grande de la ville, un SPA, un Patio vivant au rythme des saisons, un Théâtre, une galerie marchande et même une discothèque…

 

 

 

 

Mais l’expérience la plus importante est sans conteste celle de l’accueil et des services proposés par l’ensemble de l’hôtel, sourires du petit-déjeuner jusqu’au cocktail en fin de journée, pour que la dimension humaine reste au cœur de ces moments vécus au Grand Hotel Kempinski. En arrivant par une rue transversale, c’est un accueil digne, en effet, des meilleurs palaces avec chasseurs et ballets de limousines qui déposent ces hôtes se dirigeant vers une vaste réception où les formalités d’accueil seront vite accomplies. Alors que la canicule guette à l’extérieur, les espaces décorés de marbres étincelants diffusent une lumière feutrée aux couleurs crème que fauteuils et canapés en cuir égaient de leurs bras tendus. Minimalisme raffiné, espaces généreux, cette oasis au cœur de Genève attire une clientèle internationale bigarrée où toutes les langues se font entendre.

 

 

 

En quelques minutes, nous nous trouvons transportés aux étages pour découvrir des chambres confortables au décor urbain et moquettes épaisses, avec vue directe sur le fameux Jet d’Eau de Genève qui éclairera tout le séjour par sa puissance et sa majesté. Vaste fenêtre vitrée pour ne pas gâcher ce spectacle alors que le célèbre Mont-Blanc se profile à l’horizon en un blanc immaculé. La vieille ville sur la droite et sa majestueuse cathédrale, l’ouverture vers le lointain du lac Léman sur la gauche, c’est à toute la géographie genevoise à laquelle invite cette chambre de l’hôtel Kempinski dont les marbres de la salle de bains séduisent, alors qu’une literie d’un confort absolu permettra de prolonger cette observation de la ville dans la plus grande intimité…

 

 

 

 

Envie de piquer une tête dans l’immense piscine de l’hôtel ? Parfaire son bronzage à l’abri des regards dans le patio ? Un long drink au bar de l’hôtel ou encore un soin au SPA ? Et que dire de ce petit-déjeuner en terrasse où l’hôte trouvera ses mets préférés pour bien débuter sa journée, croissants à la française, beurre maison et même miel en rayon… Toutes ces expériences sont réunies en un même lieu, des expériences pour lesquelles une équipe jeune et serviable se mobilise à toutes heures du jour ou de la nuit pour offrir à ses hôtes un séjour genevois qui ne peut que demeurer gravé dans les mémoires.


 

Interview Thierry Lavalley, General Manager Hôtel Kempinski Genève.

 

 

 

« Vous avez débuté votre parcours à l’hôtel Kempinski qui portait un autre nom à l’époque. Quelle a été votre première impression sur ce lieu singulier ? »

J’ai effectivement après ma sortie de l’école hôtelière de Lausanne commencé ma carrière ici, et il est fort probable que mes fonctions actuelles à la direction de cet hôtel fassent la boucle et terminent mon parcours professionnel ! Si la physionomie de l’hôtel a très peu changé, j’espère avoir contribué sur ces 10 dernières années à modifier la philosophie des lieux. Aujourd’hui, un hôtel est jugé beaucoup plus par l’expérience qu’il autorise. Il faut admettre que la plupart des hôtels cinq-étoiles offrent des services similaires en matière de chambre, de SPA, etc. La seule façon aujourd’hui de se différencier réside sur les valeurs qui caractérisent l’hôtel, et je pense que nous avons réussi à déployer ces valeurs. Au-delà de nos 412 chambres et suites, nous avons un grand théâtre, une discothèque, une galerie marchande, un vaste parking, une énorme piscine, ce qui fait de notre hôtel une véritable destination en soi. Ma mission première lorsque je suis arrivé à ce poste a été de faire en sorte que tous ces pôles ne soient plus des entités autonomes, mais forment un tout cohérent et uni.
 

 

 


« Quelle est la valeur d’entreprise essentielle à vos yeux pour cet hôtel, vous avez d’ailleurs été récompensé à plusieurs reprises par des prix prestigieux (Award du Directeur Général de l’année 2018) ? »

J’accorde énormément d’importance à une équipe, aux valeurs et au potentiel humain. Pour vous donner un exemple, lorsque je recrute une personne, je ne regarde même plus son CV avant l’entretien. C’est sa personnalité, sa manière de se présenter, de parler, de dire les choses qui m’importent, nous sommes à la recherche de talents. Tout ce qui est technique peut-être acquis par la répétition et l’apprentissage. Par contre, la dimension humaine est toujours plus délicate à faire évoluer. Nous avons, dans notre hôtel, 7 valeurs qui ne sont absolument pas négociables et qui représentent notre vitrine : la gentillesse, la chaleur humaine, le sourire, la disponibilité, la patience, l’amour du travail bien fait et l’honnêteté et la transparence dans le travail ; Cet ensemble formant des valeurs éthiques. Si l’efficacité dans la manière de faire un cocktail peut s’apprendre avec le temps, est-ce que la chaleur humaine est aussi facile à atteindre ? C’est à nous de détecter ce potentiel de valeurs au moment des entretiens. C’est ce qui prime avant même les résultats financiers, une approche que notre propriétaire partage pleinement.
 

« Votre riche expérience dans l’hôtellerie de luxe internationale et suisse vous a conduit à proposer une gamme de services à votre clientèle. Quels sont ceux qui ont votre priorité ? »

Aujourd’hui, tout ce qui touche à l’expérience est vraiment fondamental. Nous essayons de nous adapter à ce changement permanent que nous connaissons au quotidien. Nous devons avant tout mettre en œuvre ce que nous appelons des concepts éphémères qui par définition ont une durée de vie très courte. Les réseaux sociaux vont à une vitesse incroyable et nous nous devons de nous renouveler le plus rapidement possible notamment dans le domaine de la restauration. Ce secteur est probablement celui qui a le plus changé, car si les concepts traditionnels existent toujours, ce domaine est devenu un véritable lieu d’animation. Si vous prenez par exemple notre Patio, il se métamorphose en Urban Beach Club en été avec sa pelouse et un accès direct à la piscine, alors qu’en hiver, ce seront de petits chalets et une ambiance alpine avec raclette qui sera proposée, chaque saison a ses animations bien particulières. Tous les services que nous proposons donc sont animés par cette idée d’expérience que je soulignais.
 


« Votre hôtel est une ville dans la ville avec ses différents activités et domaines, mais vous insistez également sur les rapports entre votre hôtel et les évènements qui ont lieu tout au long de l’année à Genève »

J’ai la chance en plus de mes fonctions de directeur général de l’hôtel Kempinski d’être le Président des hôteliers, un porte-parole pour mon industrie. Nous sommes donc en interface entre nos hôtels et les autorités de la ville. J’attache beaucoup d’importance à cette fonction, car elle autorise un dialogue nourri avec la ville, qui concerne non seulement les animations qui ont lieu à Genève, mais également d’autres questions de fond qui touche le tourisme ici. Genève va atteindre dans très peu de temps les 10 000 chambres, ce qui est le plus fort ratio au monde avant Monte-Carlo et le Luxembourg.

« Quels sont vos projets pour les prochains mois ? »

Mon engagement et la passion qui m’anime font en sorte que je souhaite rester concentré sur ce travail des valeurs que je vous confiais tout à l’heure. J’ai pu constater tout au long de ma carrière que la plupart des collaborateurs d’une entreprise étaient dépendants de celui qui la dirigeait, un effet caméléon très perceptible. Ainsi, vos collaborateurs sont la plupart du temps le reflet de ce que vous dégagez au quotidien. Cela a été mon souhait, hier, aujourd’hui, et j’entends bien également demain. Ces valeurs doivent continuer à irradier l’ensemble de notre équipe, à tous les niveaux de l’hôtel, de cet hôtel Kempinski !

Un cocktail au FloorTwo Lounge

Grand Hotel Kempinski - Genève, Suisse

 

 

 

 

Il est une expérience incontournable à Genève qu’il ne faut pour rien au monde négliger, celle de s’installer à la terrasse extérieure du bar FloorTwo Lounge du Grand Hotel Kempinski par un après-midi estival face au majestueux Jet d’eau sur fond de Mont-Blanc rayonnant de toute sa blancheur. En ces lieux raffinés, vous serez accueillis par une équipe jeune et dynamique dirigée par le souriant directeur de salle Nathan qui fera tout pour que ces moments soient inoubliables. En cette vaste terrasse surplombant directement le Léman face à la vieille ville, ce ne sont que voiles et cornes de bateaux en cet après-midi inondé de soleil.

 

À l’abri de longs et bien venus parasols, nous découvrons une carte attractive de cocktails savamment préparés par le bar tel ce long drink au nom prédestiné, Good Vibes Only, une gourmandise d’Orient en une belle association de mandarine Napoléon et de Makers Mark où tout le fruit se fond à l’alcool en une douceur élégante ; Un cocktail qui se laisse déguster avec un long plaisir certain. Le barman saura également répondre à vos désirs en vous concoctant un classique mais savoureux Campari Spritz ou toutes autres recettes de votre choix pour de longs moments de farniente à voir défiler le temps dans la célèbre cité horlogère !


Grand Hotel Kempinski Geneva, Quai du Mont-Blanc 19, CH – 1201, Geneva Switzerland +41 22 908 9081
www.kempinski.com/en/geneva/grand-hotel-geneva

   

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Restaurant Il Lago *

Four Seasons - Geneve, Suisse

 

C’est une soirée estivale au bord du lac en ce dimanche de fin juin, le soleil s’est invité et tout Genève arpente les quais du Léman notamment celui des Bergues où est installé le célèbre hôtel Four Seasons. En un défilé de couleurs, belles toilettes et voitures de sport, c’est au restaurant Il Lago une étoile au Michelin que convergent les hôtes de cette soirée à la terrasse extérieure du restaurant. Une terrasse fort appréciée et prisée des Genevois et des touristes internationaux.

 

 

 

 

À votre arrivée, c’est un accueil digne des maisons les plus prestigieuses qui se met en place, alors que le directeur Raffaele Caesenzo veille sur une brigade jeune et dynamique déjà à pied d’œuvre en cette soirée idyllique. Un apéritif Bellini est suggéré par une équipe principalement italienne sous la houlette du talentueux chef Massimiliano Sena pour accompagner un festival de fines mises en bouche déclinant d’élégantes réminiscences de la cuisine italienne. La curiosité est éveillée et l’animation gagne sur cette belle terrasse où l’on se sent spontanément bien face au célèbre Jet d’Eau alors que le Mont Blanc commence dans son prolongement à se fondre dans la pénombre.

 

 

 

 

Puis, viennent ces langoustines rôties avec leur réduction de bisque accompagnées d’une déclinaison de légumes primeurs et salicornes, ce premier met donne immédiatement la tonalité de la cuisine du chef : élégance, délicatesse et cet équilibre d’une cuisine parfaite et maîtrisée. L’art de la pasta est, bien entendu, également honoré au restaurant Il Lago avec ses inoubliables Mezzi Paccheri Gerardo di Nola du nom du légendaire fournisseur de pâte napolitain. Cette recette joue avec les mots comme avec les saveurs pour ces pâtes fourrées au calamar et en ayant la forme, un ensemble onctueux et crémeux avec son accord de courgette et provola fumé, fromage d’Italie du Sud.

 

 

Chaque hôte du Il Lago affiche un contentement manifeste, toutes les nationalités sont, en ce lieu privilégié, réunies autour de ces tables joliment dressées et dont le service commence à allumer les bougies alors que le Jet d’Eau lui aussi prend sa livrée nocturne…

Le chef atteint des sommets dignes de l’auguste montagne voisine avec cet exquis risotto de homard, mayonnaise de bisque et billes de citron de la côte amalfitaine, un plat noble et élégant aux cuissons impeccables ; un mets délicieux qu’il convient absolument de déguster et dont la mémoire gustative ne peut que longtemps se souvenir…

 

 

 

C’est un ballet réglé à la perfection avec Giovanni, Simone et Alessandro qui contribue aussi à la réussite de ce festival gastronomique, anticipant chaque désir, l’œil à tout, dans la discrétion absolue des gestes et des regards. Le cabri laqué fait également partie des plats légendaires du chef Massimiliano Sena avec une cuisson de 36 heures. Une viande fine et délicate offrant un fondant incomparable avec sa variation de céleri-rave, pomme verte, jus verveine et citron. Parfait équilibre des saveurs également pour cette sole sauce champagne et tomate, un accord doux et subtil avec cette variation d’aubergines qui l’accompagne.

 

 

Décidément, la cuisine du restaurant Il Lago sait atteindre cette excellence avec une évolution crescendo qui se conclura avec des desserts à l’équilibre tout aussi subtil. Ce sera, en une suggestion discrète du sucre et du fruit, une délicieuse déclinaison d’agrumes et riz soufflé au chocolat blanc, un clin d’œil au célèbre sommet qui en cette heure tardive de la soirée a dorénavant pris ses habits de nuit. Une soirée inoubliable.

 

 


Le sommelier du restaurant Il Lago a développé tout au long de ce repas une belle découverte de vins italiens, suisses et français : tels ce Sauvignon Ferlat Friuli 2017, une Petite Arvine Gérard Clavier 2018, un Meursault Domaine B. Millot 2015, un Eiswein « Zweigelt » Alois Allacher 2012 sans oublier quelques rares découvertes de digestifs secrètement protégés telle cette inoubliable Chartreuse de Tarragone depuis longtemps introuvable sur le marché ou encore cet étonnant Rhum de Trinidad Caroni 15 YO Proof Velier…

33, Quai des Bergues, 1201 Geneva, Switzerland
41 (22) 908 70 00
www.fourseasons.com/geneva

Restaurant La Bottega * Genève, Suisse

 

 

La célèbre enseigne La Bottega, porte-parole de la cuisine italienne, raffinée et gratifiée d’une étoile, poursuit au cœur même de la ville de Genève son évolution dans la continuité avec l’arrivée du nouveau chef italien, Francesco Ibba. D’origine sarde, ce dernier a décidé de donner un nouveau visage à la Bottega sans écarter pour autant l’inspiration initiale de ce lieu déjà si prisé et déjà présenté dans ces colonnes avec le talentueux chef Francesco Gasbarro.

 

 

Avec aujourd’hui, donc, une nouvelle brigade dirigée par le sympathique directeur de salle Tomas Di Martino, lui-même issu des plus grandes maisons, La Bottega entend proposer toutes les déclinaisons d’une gastronomie élégante reposant sur des inspirations italiennes revisitées par l’art du chef Francesco Ibba. Et c’est un réel bonheur !


Par une chaude soirée estivale genevoise, c’est en terrasse cette fois-ci que nous apprécierons les charmes de La Bottega, terrasse surplombant la place de Neuve, tout proche du musée Rath et du Grand Théâtre de Genève, accolée aux fameux remparts de la vieille ville qui ont tant marqué l’histoire de Genève. Avec ce contraste discret entre les tables de bois rustique et des serviettes de lin fin et d’un blanc immaculé, une vaisselle aussi créative que séduisante, et avant tout l’élégance d’une équipe à l’écoute de ses hôtes, c’est une équipe jeune chaleureuse et dynamique qui nous accueillera laissant dans son sillage la promesse d’un dîner au charme italien...

 

 

Une coupe de Champagne Dhondt Grelley Les Terres fines permettra agréablement de découvrir des mises en bouche enchanteresses manifestant cette excellence italienne revisitée par la créativité du chef avec ces petits crackers aux anchois, cannelloni aux pistaches ou encore ces fondants raviolis de pommes de terre et fromage ; Des mises en appétit délicates et originales, assurément, présentées sur de petits paniers recouverts des galets du lac pour un effet esthétique également réussi. Suivra une généreuse focaccia avec un trait de coulis de tomates fraichement réduites rappelant aux hôtes les racines de cette cuisine venant de l’autre côté des Alpes.Bien qu’en terre genevoise, il ne saurait être question cependant de renier un si riche patrimoine comme pour cette savoureuse huile d’olive de Toscane à la saveur corsée.

 

 

Une première entrée viendra, ensuite, développer toute la délicatesse du chef avec cette asperge verte de Cavaillon soulignée d’amaretto en mayonnaise et en poudre, accompagnée de sa mélisse en gelée ; un premier plat offrant cette finesse des produits et ce raffinement des assaisonnements au cœur de la cuisine de La Bottega.

Ce sera cette même finesse des associations que l’on retrouvera pour ce poulpe métamorphosé en œuvre d’art avec ce dressage de l’assiette faisant ressortir une arabesque rouge de poudre de poulpe égayée de billes orangées de poivron et crème de PilPil sur fond noir ; un plat aussi beau à voir qu’à déguster, véritable délice!

 

 

La nuit est maintenant tombée, les bougies offrent leur douce intimité, alors que les convives goutent la température estivale genevoise qu’une légère brise rend, en cette heure tardive, plus encore agréable. Nous serons, ensuite, servis ces inoubliables raviolis « décomposés » à la Genovese, mousse d’haricots vert et pistou pour un résultat crémeux et onctueux, un classique revisité par l’excellence du chef. Surprise également que ce risotto de rouget et poivre rose où chaque touche est subtilement dosée afin de sublimer le produit et offrir quelques belles réminiscences de ces soupes traditionnelles de poissons de roche avec ce fond de sauce succulent.

 

 

L’art du chef Francesco Ibba se joue dans ces contrastes toujours mesurés, sans artifices ; une douceur qui sert de leitmotiv à une créativité audacieuse comme pour ce délicieux filet de St Pierre, petits pois, sauce verveine et billes de kiwi. Un ensemble où l’art des cuissons et touches exotiques subliment le palais, sans jamais le heurter. Mais, La Bottega excelle également dans l’art des viandes comme pour ce ris de veau légèrement pané accompagné dans sa polenta ; un plat entier, fondant et de caractère qui séduit délicieusement immédiatement par son originalité.

 

 

 

 

De réjouissants desserts viendront, enfin, prolonger cette belle partition avec ce délicieux « temps des cerises » en tartare où le crémeux d’une réduction de framboises et une neige de cerises manifestent toute la douceur du fruit en un dessert subtil et élégant.
Aucune hésitation, La Bottega avec ce nouveau visage confirme sa réputation d’excellence, une cuisine qui manifeste déjà une belle maturité pour une signature toute de subtile créativité !
 

 

L’art du vin est également cultivé depuis son origine par la Bottega et le talentueux sommelier Dylan ne tarira pas de conseils pour suggérer un beau voyage avec des découvertes de vins rares et parfois méconnus tels : cet Amphora Bianco Francesco Cirelli Abruzzo, Trebbiano 2016 Erta de Toscane, Renato Keber Rosso Riserva 2010 Friuli Venezia Giulia, Domaine de la Pinte Arbois 2009 Jura, et un délicieux vin de dessert Calabrina Montefalco Sagrantino Passito de l’Ombrie.

TOSCA 8 rue de la Mairie 1207 Genève Suisse
+41 22 707 14 44 tosca@tosca-geneva.ch
https://tosca-geneva.ch

Restaurant Tosca* - Genève

 

 

Sur un air de Tosca… Il est un havre de paix et de bon goût à quelques pas seulement du cœur battant de Genève et de son fameux Jet d’eau, un lieu que l’on découvre dans la discrétion, comme un cheminement initiatique qui aurait plu à Dante. Car le restaurant Tosca est plus qu’un restaurant, c’est un projet de vie, une représentation des aspirations de l’homme à la beauté, aux partages et aux valeurs communes des femmes et des hommes de la Renaissance italienne. Annick Jacquier et Jean-Jacques Ghelfi, les heureux propriétaires, ont nourri ce rêve, un rêve devenu accomplissement, et très rapidement récompensé d’une belle et méritée étoile au Michelin avec le talentueux chef Saverio Sbaragli.

 

 

Amour de la Toscane et de ses arts, fresque réalisée au plafond comme les accomplissaient en leur temps les contemporains de Michel-Ange, salle à nul autre pareil, recoins intimistes, meubles choisis avec soin, évoquant une histoire, un chant digne de l’auteur de la Divine Comédie, et du Paradis ! Tosca doit son nom à une dentellière de cette région dont les trésors faits main, si rares de nos jours, viennent décorer les dessous d’assiettes. Tout fait sens au restaurant Tosca et après s’être installés à l’une des confortables tables, nous laisserons carte blanche à l’inspiration du chef, un colosse au cœur tendre, une personnalité formée à l’excellence de la gastronomie française dans ce qu’elle a de plus classique, base à partir de laquelle il a su décliner des variations inspirées où sa créativité toute italienne apporte de belles et savoureuses touches ensoleillées.

 

 

 

 

Nous commencerons ce dîner par une variation autour de la traditionnelle tomate mozzarelle en un nuage d’émulsion et une mozzarelle métamorphosée en consommé avec son pain craquant, un met offrant un étonnant et agréable jeu de textures. Nous sera, ensuite, servi ce sublime tartare de tourteau, caviar, radis rouge, qu’une délicate source au yaourt et raifort vient souligner d’un trait inspiré. Immédiatement la magie du chef Saverio Sbaragli opère : réminiscences d’identité gustatives ancestrales en une créativité renouvelée, repères et découvertes sans opposition, des saveurs et associations égayant l’appétit sans jamais le saturer. Cette séduction opère d’autant plus que la magie de la salle elle-même à l’acoustique étudiée transmet discrètement cette harmonie recherchée par les propriétaires tout en respectant des îlots de tranquillité sous l’œil attentif d’un service prévenant et souriant.

 

 

 

Les Bottoni, ou petits boutons, de homard pourraient assurément figurer parmi les plats d’anthologie du chef, et qu’une huile d’estragon et son consommé au Vadouvan indien viennent accompagner idéalement, subtilité des épices, saveurs du noble crustacé, l’art de la pasta magnifié ! Que rajouter ? Cette gastronomie inspirée manifeste cette force tranquille au cœur de laquelle couve une incandescence permanente. Recherche de l’apothéose, sans pour autant heurter le palais, valeurs sûres de ces fonds de sauces mémorables comme pour ces spaghettoni Vicidomini à la seiche et petits pois en ragoût, un plat encore une fois généreux qui honore les racines traditionnelles italiennes rehaussées par cette maîtrise des sauces.

 

 

Le regard ne se rassasie pas de ce jeu croisé entre œuvres d’art, décoration singulière et excellence des mets, sans oublier la générosité du service notamment de la sommelière Céline ayant à cœur de proposer une belle balade dans les vignobles italiens. La sole sauce Cacciuco, qui nous sera également servie, vient revisiter cette recette ancestrale de la soupe de poisson livournaise, plat des pauvres naguère, met raffiné aujourd’hui, et offrant cet accompagnement goûteux magnifiant un poisson cuit à la perfection avec ses légumes verts primeurs.

 

 

 

 

 

Les papilles sont enchantées, le plaisir toujours renouvelé, et ce jusqu’au dessert ; Un dessert conçu en une déclinaison autour de la fraise dans tous ses états, une palette de saveurs que n’auraient pas reniées ces peintres de la Renaissance et qui viendra conclure cet admirable et plus que savoureux dîner passé à la Tosca !
 


La sommelière Céline a élaboré un remarquable voyage viticole avec un IGT Terre sicilienne « I versi Bianca » Fondo Antico 2017, un Pinot Grigio – Italo Cescon 2018, Merlettaie Offida « Pecorino » 2018, Castelfeder « Sauvignon » IGT Vigneti dele Dolomitti, 2018, Chardonnay Alto Adige « Burgum novum » Castelfeder 2015.

Rue de la Corraterie 21 1204 — Geneve (Suisse)
nfo@labottegatrattoria.com +41 (0) 22 736 10 00
www.labottegatrattoria.com

Auer Chocolatier

 L’excellence genevoise

 

 

 

En Suisse, et plus particulièrement à Genève, le nom Auer est synonyme d’excellence, une réputation fièrement acquise dans le domaine chocolatier. Cette institution genevoise à la notoriété plus que saluée est installée au cœur même de la ville depuis 1939. P

our s’en convaincre, il suffit de pousser la porte de cette boutique gourmande et enchanteresse située au 4 rue de Rive pour être immédiatement happé par cet univers dédié à la précieuse fève, véritable pays d’Alice au pays des merveilles… Senteurs inoubliables, petits ballotins précieusement emballés, personnel courtois et souriant, l’expérience d’une visite à la boutique Auer, au pied de la cathédrale, témoigne assurément de la haute qualité de cette entreprise artisanale appartenant toujours à la même famille depuis sa création. Pas moins de cinq générations se sont, en effet, succédé et se sont passé le relais en exerçant le métier exigeant de chocolatier. Depuis, en ces lieux à nul autre pareil, aucun produit industriel n’a pu franchir le seuil, seules y sont choisies des matières nobles retenues pour leur qualité. À cette exigence s’ajoute ce savoir-faire traditionnel, cet art singulier du maître chocolatier de savoir les mettre en valeur.

"L’artisanat est le gage de notre qualité, la modernité de notre laboratoire, celui de la fraîcheur, notre magasin, celui d’une passion intemporelle." témoigne Philippe Auer ; une passion qui touche chaque étape de la production jusqu’à la boutique. Parmi les nombreuses spécialités proposées par cette maison réputée internationalement, les Amandes princesse comptent parmi les plus savoureuses et devront retenir votre attention.

 

 

Les plus belles amandes grillées ont été retenues pour être caramélisées avant d’être enrobées d'une fine couverture lait, puis passées dans de la poudre de cacao. Chaque étape répond, ici, à des exigences de qualité et à ce savoir-faire chocolatier acquis de longue date pour offrir aux amateurs de chocolat et gourmands ce juste équilibre entre le sucre et l’amertume du cacao, entre une caramélisation idéale et un chocolat délicat. C’est cet art du parfait équilibre dans la générosité des produits qui caractérise chaque friandise ou chocolat Auer, une expérience qui perpétue la légende du chocolat suisse servie par ses meilleurs ambassadeurs !

 


Rue de Rive, 4 CH-1204 Genève Tél: +41(0) 22 311 42 86
E-mail: contact@chocolat-auer.ch https://chocolat-auer.ch

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Genève Pratique

 

Ambassador Limousine Genève

 


Genève jouit d’une réputation de ville internationale et ses nombreuses organisations, hôtels, banques et sociétés impliquaient assurément un service de transport de très haut de gamme, prompt à répondre à de si nombreuses sollicitations. Ambassador Limousine a acquis une solide réputation depuis de nombreuses années dans ce secteur ultra-compétitif qui ne s’improvise pas. Véritable ambassadeur de l’excellence en matière de transport haut de gamme, ne cédant pas à la facilité de retenir des conducteurs non formés à cette pratique, cette société dynamique se caractérise par sa réputation jamais démentie d’efficacité et de ponctualité, une excellence lui donnant une place privilégiée dans les transports haut de gamme de personnes pour tous les trajets dans la ville bordant le lac Léman.
Discrétion et rigueur dans les services sont au cœur du métier d’Ambassador Limousine, qu’il s’agisse de ses prestations pour de hauts dignitaires des relations internationales et des affaires ou pour le loisir avec une approche humaine dans tous les détails des courses. Chaque course fait l’objet d’une prise de rendez-vous précise et rapide, confirmée par email et complétée d’un SMS avec le nom du chauffeur et son contact téléphonique.

 Il vous attendra à l’aéroport ou à la gare de Genève avec une pancarte à votre nom pour prendre immédiatement en charge votre bagage avec le sourire. Connaissant la ville mieux que quiconque, votre chauffeur saura vous conseiller sur les adresses à visiter, les restaurants et toutes informations utiles pour une visite réussie.
Polyglottes, conduite irréprochable, ponctualité et distinction caractérisent chaque chauffeur de la société Ambassador Limousine avec des véhicules de luxe impeccables de dernière génération. La flotte régulièrement mise à jour comprend des Range Rover Vogue L, Mercedes S 350L 4-matic, Mercedes S 500L 4-matic Executive, Mercedes E-Class, Mercedes V-Class XL 4-matic (7 passagers), Mercedes Sprinter VIP 15 passagers…
7/7 j, Ambassador Limousine garantit les transports aéroportuaires, les trajets courts et longues distances, les transferts en montagne, les visites touristiques ou professionnelles, vols privés, hélicoptères, taxi-colis, animations et toute une gamme de prestations sur mesure.
Ambassador Limousine sera le partenaire transport confiance pour tous vos trajets dans ou à partir de Genève.

 

https://ambassador-limousine.ch

Le Geneva Pass,

sésame indispensable à la découverte Genève


Le Geneva Pass est la carte indispensable pour accéder sans contraintes aux principaux musées de la ville, mais aussi à des visites, des croisières et bien d’autres découvertes. Avec une formule au choix de 24, 48 ou 72 h, le Geneva Pass est plus que pratique et simple d’utilisation ; Nominatif, il s’active dès sa première utilisation pour la durée choisie et donne droit à plus de 50 activités, notamment les transports publics, mais aussi des croisières sur le lac, ou encore les célèbres mouettes…
Une vaste sélection de tours et visites gratuites sont recensés dans le guide fourni et de nombreuses réductions pour d’autres lieux ou formules sont également présentées en détail. Les plus grands musées de la ville, ses fondations et autres lieux culturels peuvent ainsi être visités en toute simplicité grâce à ce Pass, véritable porte d’entrée pour les trésors de la ville de Genève.

 

 

 

www.geneve.com

   

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Un week-end

au Château de Versailles

Waldorf Astoria Trianon Palace Hôtel

Versailles

 

 

Nous parvenons dans l’une des adresses mythiques de Versailles et c’est avec un plaisir certain que nous franchissons le seuil de cette maison séculaire. Marcel Proust vint en ces lieux à la poursuite du temps qui nourrira sa grande œuvre, Robert de Montesquiou en voisin affichait sa fière silhouette alors qu’un couple non moins célèbre, le Duc de Windsor et de sa « scandaleuse » épouse Wallis Simpson, arpentera ses couloirs et salles majestueuses… En ces lieux majestueux, l’Histoire est partout, et l’Hôtel Trianon Palace de Versailles est un livre ouvert dont le nombre de pages ne suffirait pas à en évoquer les grandes heures. Ainsi, ces instants déterminants où le 7 mai 1919, dans la salle qui porte aujourd’hui son nom, Georges Clemenceau dictera les conditions du Traité de Versailles qui sera signé quelques jours plus tard au Château. Inauguré quelques années auparavant en 1910, cet hôtel dont on doit l’architecture au célèbre René Sergent, célèbre le style de l’époque dans le goût français, façade fière et élégante, marbres et moulures omniprésentes, jeu équilibré des ombres et des lumières…

 

 

À peine entré dans ce lieu unique, le regard est happé par le cœur de l’hôtel, cette immense galerie à hauteur respectable de plafonds et aux nombreuses fenêtres ouvertes sur le parc environnant. Le design élégant de la créatrice anglaise Fiona Thompson ravit immédiatement avec ce jeu subtil de classicisme revisité par ces couleurs acidulées de bonbons anglais adoucies par les reflets des marbres rutilants.

 

 

Les lieux ne sont pas guindés, mais manifestent cette élégance magnifiée par une décoration moderne discrète, lustres majestueux et décorations florales se répondant avec allure lorsque la lumière distille ses jeux par les trouées des vastes fenêtres.

Un personnel souriant et avenant vous conduira à votre suite, longue enfilade de couloirs où le calme prédomine et l’agréable surprise de découvrir une belle et vaste chambre décorée dans le même esprit : raffinement des tissus et moquettes épaisses, jeu subtil de cuirs et de marbres, couleurs lie-de-vin, camaïeu de beiges rehaussés de quelques audaces discrètes, toujours dans le goût de l’excellence.

L’esprit Trianon Palace est là présent à tout instant, cette alliance de classicisme et de modernité toujours difficile à atteindre mais indéniablement réussie en ces lieux. La vaste salle de bain est, à elle seule, un ravissement de marbres anciens blancs et noirs, spacieuse offrant de vastes fenêtres donnant sur l’immensité végétale omniprésente. Calme et silence prédominent, peut-être ponctués parfois d’un bêlement des moutons proches du parc du Château, et dont la légende rapporte qu’ils descendraient encore de ceux tant aimés par la reine Marie-Antoinette…

La magie opère à tous les moments du jour et de la nuit en ces lieux chargés d’histoire, que ce soit par un agréable et savoureux petit-déjeuner à la Véranda face au parc du Château, un séjour au SPA offrant à ses hôtes ces précieux moments de détente à moins d’une demi-heure de Paris alors qu’une promenade dans le parc sera l’occasion de goûter aux charmes de la campagne à la lisière de la ville de Versailles.

À chaque instant, prévenance et amabilité du service rythmera votre séjour, une expérience d’excellence dans un écrin d’élégance, c’est cela la magie Trianon Palace Hôtel !

 

 

Interview Grégoire Salamin

Directeur du Waldorf Astoria Trianon Palace Versailles

 

 

 

Quelles ont été vos premières impressions en découvrant le Trianon Palace de Versailles.


Grégoire Salamin : "Mes fonctions précédentes m’ont amené à avoir des postes clés et superviser des marques prestigieuses dans de nombreux pays à travers le monde, l’Indonésie, l’Australie, les Émirats Arabes Unis, et notamment en tant que directeur général, l’InterContinental Jordan Amman en Jordanie. Mon premier regard sur cet établissement vénérable a, dès lors, bien évidemment été un regard esthétique quant à la beauté de ce splendide bâtiment inauguré le 1er mai 1910 et conçu par le célèbre architecte René Sergent à qui l’on doit entre autres l’hôtel particulier de l’actuel musée Guimet. Ce bâtiment monumental de six étages, et sa longue façade de 65m aux 320 fenêtres laisse immédiatement une impression forte à tous ses hôtes et visiteurs. Inspiré par l’Art nouveau, cet hôtel a su gagner sa notoriété auprès d’une clientèle internationale aisée qui séjourna dans nos murs : Sarah Bernhardt, Paul Valéry, Sacha Guitry, Marlene Dietrich, le duc et la duchesse de Windsor. C’est dans cet hôtel que durant la Première Guerre mondiale le Comité Militaire Interallié y installe son conseil de guerre, et que le 7 mai 1919, dans une salle qui porte son nom, Georges Clemenceau a dicté les conditions du Traité de Versailles signé quelques jours plus tard au Château de Versailles. Vous voyez ainsi que cette riche histoire ne peut que saisir celles et ceux qui découvrent les lieux, et c’est cette impression qui m’a également saisi au premier contact. Bien évidemment, en tant que professionnel, j’ai rapidement porté un autre regard en analysant toutes les facettes de ce lieu très vaste aux multiples potentiels bordant le fameux et si célèbre Domaine du Château de Versailles, le seul hôtel à offrir aujourd’hui cette expérience unique et extraordinaire à Versailles même".

 

 

 


Votre hôtel offre une double facette quant à son esthétique, alliance de classicisme architectural et design contemporain ?


Grégoire Salamin : "Il est apparu évident au milieu des années 2000 que le Trianon Palace se devait d’offrir un aspect correspondant à l’évolution des goûts en matière de design et d’esthétique, et c’est en 2007 qu’a été confié à la talentueuse décoratrice anglaise Fiona Thompson ce soin de redonner un nouveau virage au Trianon Palace. S’inscrivant dans la lignée de René Sergent, alliant confort moderne et un cadre classique, Fiona Thompson a introduit un design contemporain élégant aux couleurs subtilement relevées où bois foncés, velours, laques et ferronneries sans oublier le soin apporté aux salles de bains en marbre ancien, l’ensemble respectant l’esprit des lieux. Je pense qu’avec cette décoration, notre hôtel offre cette expérience d’élégance à la française tout en proposant un style aux touches subtilement éclectiques".


Votre hôtel comporte plusieurs lieux forts, le premier étant certainement cette imposante Galerie, longue enfilade de cristal et de velours, très prisée des Versaillais !


Grégoire Salamin : "Il est vrai que nous sommes fiers de ce lieu emblématique de notre hôtel, endroit qui bruisse de vie du matin jusqu’à tard le soir, et les habitants de Versailles eux-mêmes en sont également, en effet, très fiers, venant y prendre un verre, un thé ou un repas tout au long de la semaine ou week-ends. Il est vrai que c’est un lieu aux ambiances multiples selon les heures de la journée et les saisons, et que vous choisissiez un afternoon-tea élaboré dans les règles de l’art ou d’une bouchée au foie gras, l’excellence reste toujours la priorité de notre équipe".

Autre point fort, le restaurant gastronomique étoilé Gordon Ramsay, mais aussi la brasserie de luxe La Véranda.


Grégoire Salamin : "Ces deux lieux privilégiés et prisés font, en effet, également l’objet de toutes nos priorités, car nous nous devons de préserver cet héritage laissé par la cuisine française que nous avons élargi à une échelle continentale et contemporaine sans pour autant céder aux sirènes de la cuisine fusion. Concernant notre restaurant étoilé, nous avons le privilège bien entendu de profiter de l’expertise du célèbre chef Gordon Ramsay qui vient régulièrement dans nos murs pour proposer et élaborer de nouvelles suggestions en collaboration avec notre chef Chef Exécutif, Frédéric Larquemin".


Ce dernier joue un rôle important dans la gastronomie que vous proposez avec une priorité donnée au produit ?


Grégoire Salamin : "Absolument, Frédéric Larquemin supervise tous les stades de la gastronomie au Trianon Palace, du restaurant étoilé au Room Service, en passant par la Galerie, La Véranda et les petits-déjeuners ce qui offre le grand avantage d’un gage de qualité. C’est une personne en effet particulièrement soucieuse de la qualité et des origines des produits à partir desquels il bâtit de superbes créations adaptées aux différentes propositions de restauration chez nous. Mais comme vous le soulignez, c’est effectivement, un chef soucieux de la qualité du produit pour lequel il entretient un rapport intime hérité de ses jeunes années. Il n’hésite pas d’ailleurs à travailler en collaboration avec des fournisseurs locaux de Versailles et des Yvelines en un souci écoresponsable".

 

 


Vous proposez également différentes expériences à vos hôtes qui viennent du monde entier, mais dont la première destination est curieusement française.


Grégoire Salamin : "Cela surprend parfois, mais en effet, notre clientèle est tout d’abord française et même parisienne, cette dernière ayant cette impression en ces lieux, chez nous, d’un séjour à la campagne avec les moutons dans ces herbages bordant l’hôtel ! Les Américains viennent en deuxième position bien entendu du fait de notre proximité géographique et historique avec le Château, sans oublier que nous sommes à moins d’une demi-heure de Paris.
Par ailleurs, nous travaillons en effet à diverses expériences ; la première étant celles que nous proposons dans notre hôtel avec notre Spa Guerlain et ses nombreuses cabines, notre piscine intérieure chauffée, nos deux courts de tennis. Nous avons également une collaboration très étroite avec le Château de Versailles. Nous organisons ainsi des visites privées, des expériences uniques de découvertes de lieux rarement montrés au public, sans oublier les nombreux concerts et évènements qui se déroulent tout au long de l’année dans le cadre inoubliable du Château de Versailles. C’est en effet une belle collaboration qui unit nos deux institutions. Notre offre s’étend même à des expériences originales telle notre Luxury Experience en partenariat avec l'Osmothèque de Versailles ainsi que le Studio des Parfums. Nous avons conçu avec ces deux acteurs majeurs du monde de la parfumerie plusieurs suggestions. L’Osmothèque est le seul conservatoire au monde de parfum, une institution discrète à Versailles et souvent injustement méconnue. Nous proposons ainsi à nos clients trois ateliers, le premier retraçant l'histoire de la parfumerie, du roi des Parthes à nos jours, le deuxième avec la mise en avant des essences selon les saisons, et enfin une expérience consacrée aux parfums des cours royales. Le Studio des Parfums offre aussi la rare possibilité de créer son propre parfum avec l’aide d’un parfumeur et de le garder avec soi par la suite ! Nous avons donné à ces expériences des sens le nom de « La Petite Madeleine » en hommage à Marcel Proust qui aimait tant assister aux concerts qui se tenaient dans notre salon Clemenceau.

 

La Veranda by Gordon Ramsay - Trianon Palace - Versailles

A quelques pas seulement de la majestueuse salle Clemenceau où bruisse encore la silhouette de Marcel Proust familière en ces lieux alors qu’il recueillait inlassablement les bribes de son immense œuvre à venir, La Veranda perpétue cette idée de l’élégance française. Magnifiée par le talent de la décoratrice anglaise Fiona Thompson, nous entrons à La Veranda la nuit tombée, alors qu’une lumière tamisée joue des contrastes entre le classicisme des marbres scintillants, les jeux de couleurs des damassés gris taupe et du cuir bordeaux sombre, l’ensemble rehaussé par une hauteur de plafond royale !

 

 

 

 

C’est dans ce décor dressé par l’esprit des lieux, qu’opère une subtile alchimie composée par la décoratrice Fiona Thompson, le prestigieux chef écossais Gordon Ramsay et le talentueux chef français Frédéric Larquemin. La pénombre n’empêche pas de découvrir par-delà l’ample terrasse et le jardin bordant l’hôtel, le parc du château de Versailles où tant d’illustres noms ont devisé, Saint-Simon, Voltaire, Le Nôtre, Lully, La Fontaine, cohorte d’esprits encore bien présents si nos sens demeurent éveillés… Et, c’est justement à cet esprit alerte auquel invite cette table offrant un menu fin et délicat inspiré par la cuisine continentale et contemporaine.

 

 

 

 

Après un accueil irréprochable du responsable de salle, Paolo, ayant servi dans les plus grandes maisons, vous conduisant à votre table, face à ce spectacle hypnotique, l’hôte des lieux découvrira, en effet, une carte attractive proposant notamment ce Pâté en croûte de volaille, canard et foie gras, condiment Piccadilly pour une réminiscence habile de l’époque où ces mets trônaient en maître sur les tables d’Ancien Régime.

Saveurs délicates également pour ce risotto plus « exotique » nous transportant de l’autre côté des Alpes, un Risotto de frégola Sarda où tomates, marjolaine et olive aux accords simples et francs pour des saveurs authentiques. Clin d’œil impromptu à l’esprit brasserie avec ce Saumon à la parisienne, pomme de terre marinée, échalote et ciboulette, fraîcheur de ces notes délicieusement composées.

Le charme opère et la salle maintenant comble s’anime en cette soirée de semaine. Il faut dire que cette association réussie d’un cadre inspirant, d’une cuisine accessible aux sens et ne cédant jamais à la facilité et d’un service prévenant et élégant séduit instantanément. Suivront une viande succulente avec ce Quasi de veau poêlé avec ses légumes primeurs sautés que vient parfaire un généreux jus de veau présenté et servi en saucière, fraîcheur également de ce filet de lieu jaune idéalement préparé avec ses champignons sauvages et sa fine sauce au Champagne venant sublimer et confirmer cette douce impression d’élégance.

 

 

La Véranda offre à ses hôtes également d’inoubliables instants sucrés inspirés par cet autre maître des lieux, le talentueux chef pâtissier Eddie Benghanem avec un dessert aux douces notes nostalgiques Choco-Noisette aux fruits de la passion, ou encore cette présentation solaire emblématique des lieux avec cette remarquable Cristalline d’agrumes et citron confit.

 

La soirée se prolongera encore avec un agréable café toujours servi avec prévenance, à cette heure par Laurence, un café laissant flotter les douces réminiscences de cette époque où ce breuvage encore précieux se buvait dans la soucoupe de la tasse…

 

 

 

 

 

1 Boulevard de la Reine, 78000 Versailles - France
Téléphone : 01 30 84 50 00
www.trianonpalace.fr

Promenades versaillaises…

© Château de Versailles 2019

Qui n’a jamais rêvé de passer ne serait-ce qu’un jour, une heure à Versailles au temps des rois et de la cour de France ? Ce rêve peut devenir réalité, de nos jours, le temps d’une promenade au Domaine du Château de Versailles, un univers à part des bruissements du monde, et ce, à tout instant de la journée, quelles que soient les saisons qui siéent toutes à ravir à ce royal lieu… Ce parcours commence, bien sûr, par la grande grille royale (récemment installée comme elle l’était naguère au temps du roi Soleil) et qui se poursuit – toujours dans le plus grand apparat – avec la majestueuse Galerie des Glaces, théâtre de la vie diplomatique et de cour, et où la mode de nos jours aime à rêver des fastes d’antan et les renouvelant ainsi d’une autre manière…

 

 

© Château de Versailles 2019

 

Les terribles épreuves de la Fronde a laissé chez le jeune monarque Louis XIV l’angoisse de périodes de disette et d’incertitudes dont il eut à souffrir personnellement à son jeune âge. Aussi, le divertissement, fuir l’ennui, c’est vivre à cette époque où guerres et épidémies peuvent ravir une existence en quelques secondes. C’est à une « honnête familiarité avec le souverain » à laquelle invitent les fêtes de Versailles comme le rappelle Louis XIV dans ses Mémoires. Toujours est-il que gouverner pour Louis XIV est un art subtil entre l’autorité et la séduction, à la manière de l’équitation classique dans laquelle il excelle. Se divertir est chose sérieuse, pour le roi, comme pour les courtisans. Lieux de pouvoir, de promotions, de déchéance également, paraître sans disparaître, s’afficher sans violer les hiérarchies requièrent art, tact et délicatesse, une codification qui touche des domaines aussi divers que l’équitation, les spectacles de scène jusqu’aux promenades dans les fameux jardins de Versailles… Rien ne sera trop beau, rien ne sera trop grand pour servir la monarchie absolue qui fera du divertissement un moyen de gouvernement.

 

 

© Château de Versailles 2019

 

 

Versailles, c’est aussi le charme bien particulier du Grand Trianon qui tient à de nombreux éléments, dont le plus flagrant réside très certainement dans ce caractère intimiste que l’omniprésence du marbre rose ne parvient pas à atténuer. Que l’on aborde ce petit palais par la grille discrète ou bien par ses parterres de fleurs, le visiteur se sent presque chez lui tant la mesure de l’ensemble architectural est rassurante et avenante. La lumière délicatement irisée invite à la rêverie des pages d’histoire qui se sont déroulées en ces lieux bénis par le bon goût. Et pourtant, lorsque l’on découvre l’histoire de ce palais, on réalise que la succession de ses augustes propriétaires aurait pu laisser une impression composite tant les époques et les styles différaient.

 

De Louis XIV (l’initiateur) à Louis-Philippe (le dernier occupant), on frémit à l’idée de la différence des styles qui ne font pas forcément bon ménage ensemble. Or, quel que soit son goût pour le style Empire, l’œil n’est jamais heurté et les murs du palais semblent se jouer de ces décalages pour renouveler éternellement une harmonie qui ne saurait être troublée et c’est peut-être cela le génie de ces lieux…

 Mais Versailles n’est pas que grandeur et l’intimité s’y glisse aussi dans quelques espaces qu’il faut découvrir caché dans ce vaste domaine créé de toutes pièces par la volonté d’un roi.

 

© Château de Versailles 2019

 

C’est aussi par la volonté d’une reine souhaitant échapper à la rigueur et à la pesanteur du protocole que le Petit Trianon et ses dépendances ont vu le jour. Comment comprendre autrement, alors, ces petits escaliers à la dérobée qui devaient difficilement laisser passer les amples robes royales ou ce théâtre miniature que l’on dirait construit pour une fée ou une belle endormie… Le théâtre est partout à Versailles, théâtre de la vie, théâtre de la nature qui n’a pas su échapper à la main royale guidant tout, y compris le végétal, comme l’avait si bien retenu le magicien-jardinier Le Nôtre. La virtuosité des artistes et des artisans qui ont concouru à faire la gloire d’un des plus beaux châteaux du monde ne laisse pas de surprendre, encore aujourd’hui. Toute initiation réserve des surprises à celui qui s’y livre et peut-être est-ce en cela que le parcours est-il le plus important : s’ouvrir à l’inattendu, élargir le champ de sa vision… Découvrir les jardins de Versailles, c’est très certainement s’offrir à une expérience exigeant patience et ouverture au risque de passer à côté des charmilles comme l’on se promènerait dans un parc municipal…

 

© Château de Versailles 2019

 

Les multiples références symboliques parfois cachées au point d’avoir été définitivement perdues à nos yeux ou au contraire trop apparentes pour que nous puissions les reconnaître exigent une initiation. Elle pourra être le fait du monarque qui écrivit lui-même une manière de montrer ses Jardins ou bien du hasard qui invite à passer du monde sublunaire à l’univers solaire par excellence, percevoir le dialogue entretenu par les statues, dialogue de pierre qui peut encore faire entendre ses échos à celui qui sait regarder et écouter…
Tous les éléments sont présents dans ce petit espace symbolisant la nature, la culture, le pouvoir, les passions… Ce véritable labyrinthe peut être une voie vers l’éveil et la transfiguration de la matière ou bien une chute définitive symbolisée par la terrible fontaine de l’Encelade… Prenons garde et suivons bien les traces de ce parcours pour pouvoir ressortir de cet univers merveilleux !

 

© Château de Versailles 2019

 

Pour organiser sa visite : www.chateauversailles.fr

© Château de Versailles 2019

 

LES PORTES DE MALTE

La Valette, Attard, Mdina, Gozo

 

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Promenades maltaises

Préambule

 

À peine parvenu sur les terres de l’île de Malte, le sentiment d’être au carrefour des civilisations domine. Ces terres façonnées par les éléments et l’Histoire parlent immédiatement au cœur et aux sens. Terres brûlées, pierres miellées, azur immodéré, Malte est pays de contrastes unis par une âme qui a su résister aux multiples dispersions imposées par les vicissitudes de sa longue histoire. Ce sentiment insulaire est encore bien présent lorsque l’on rencontre ses habitants, toujours ravis de partager la passion pour leur île. Que l’on se rende dans la ville d’Attard près des fabuleux jardins présidentiels qui ont su préserver le charme de ces espaces botaniques d’antan, ou que l’on rejoigne la mythique capitale de La Valette, que l’on découvre l’étonnante et charmante ville de Mdina, les longues plages de la côte ou la confidentielle île de Gozo, quelle diversité dans l’unité d’une île inexorablement méditerranéenne, mais singulièrement originale. Découverte d’un lieu à moins de trois heures de vol de Paris et capitale de la culture pour l’année 2018.

Promenades maltaises (I)...

 

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La visite de La Valette s’avère bien entendu prioritaire pour un court week-end. Concentrant en ses fortifications la synthèse de sa riche Histoire, une promenade à pied permettra d’en saisir quelques bribes en beauté. Les lieux offrent ce contraste d’une taille modeste, une cinquantaine d’hectares aisément parcourables en une journée, mais cette impression s’avèrera vite illusoire si l’on songe à ses nombreux monuments (plus de 300) qui retracent plus de 7 000 ans d’Histoire… Si la ville que nous découvrons fût édifiée par les fameux grands maîtres de l’Ordre hospitalier de Saint-Jérusalem au milieu du XVIe siècle délaissant Mdina, ancienne capitale de l’île, elle n’a cessé d’évoluer depuis, comptant de nombreuses constructions aux siècles suivants sans que ces derniers ne dénaturent l’harmonie d’ensemble de cette ville inscrite au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO.

 

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Il sera intéressant de jouer des contrastes de ces lieux étonnants en débutant par la fameuse entrée dessinée par le grand architecte Renzo Piano qui a su par une alchimie dont il a le secret perpétuer l’héritage des fortifications de la ville tout en en réinterprétant les formes en une harmonieuse déclinaison géométrique. En remontant l’artère principale, deux lieux offriront une immersion totale dans l’Histoire de Malte, véritables machines à remonter le temps.

 

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Le Musée national d'Archéologie qui retrace l’histoire de l’île depuis les premières installations humaines, complément indispensable aux visites des nombreux sites néolithiques que compte Malte comme celui de Ggantija à Gozo notamment. Tout le passé ancien de l’île ressurgit au gré de ces vitrines avec comme point d’orgue la somptueuse statue de la Vénus endormie, véritable trésor de la mémoire maltaise, sans oublier les non fameuses figurines de Skorba.
 

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Plus près de nous, la visite de la co-cathédrale St Jean à quelques pas de là constitue une véritable immersion dans l’univers des fameux Chevaliers de Malte.

 

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Cette église conventuelle de l’Ordre des chevaliers de St Jean est une apothéose d’ors et d’objets précieux contrastant avec l’austérité de sa façade. Chaque pas, chaque regard rencontre le passé le plus mémorable de l’île dans ce style baroque flamboyant dû à l’artiste calabrais Mattia Preti. Chaque chapelle est consacrée aux huit langues de l’Ordre, chaque cm² célèbre la mémoire des chevaliers qui reposent sous ce riche pavage de marbres précieux.

 

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Mais l’émotion la plus intense reste certainement la découverte de l’Oratoire qui abrite deux chefs-d’œuvre incontournables du Caravage, l’impressionnante Décollation de St. Jean Baptiste, le plus grand tableau connu de l’artiste, et son St Jérôme plus intimiste.


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Il faudra encore en ressortant déambuler dans les nombreuses rues rectilignes de La Valette, monter et descendre sans cesse pour humer l’ambiance de cette ville étonnante, ne pas oublier de s’arrêter à la Casa Rocca Piccola (lire notre interview), sans omettre le Palais des Grands Maîtres, lieu abritant la Chambre des Députés et le bureau de la présidence de la République, mais aussi un magnifique musée où de somptueux salons et vastes corridors retracent l’Histoire de la ville et des Grands Maîtres avec leurs riches armures, leurs mobiliers, de précieuses tapisseries et des plafonds mémorables…

 

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Après cette plongée dans l’Histoire, il faudra marcher encore, longer les remparts qui surplombent la mer, rêver aux temps reculés où des navires venaient commercer ou menacer cette île esseulée au carrefour de la Méditerranée.

 

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En redescendant vers le Grand Port, la traversée avec l’une de ces petites embarcations traditionnelles nommée daïssas avec sa proue en bois reconnaissable offrira une bien agréable manière d’apprécier la position stratégique des remparts.

 

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Ce sera aussi l’occasion d’aborder Vittoriosa, l’une des Trois Cités dont les ruelles enchanteresses sont autant de transports dans le passé de Malte avec ses maisons antiques extraordinaires que certains passionnés restaurent patiemment et avec passion.

 

 

 

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Visite de la Casa Rocca Piccola - La Valette - Malte

par Nicholas, Marquis de Piro Malte

Le marquis de Piro nous accueille dans son palais La Casa Rocca Piccola au centre de La Valette en compagnie de son animal favori, le perroquet Ara Kiku qui trône fièrement au cœur de la cour intérieure. Ici, nous ne sommes pas dans un musée, mais bien au sein d’une mémoire vivante rappelée avec générosité et humour par cet aristocrate raffiné.
 

 

 

 


J’ai le plaisir de vous accueillir dans cette maison datant du XVIe siècle, bâtie en un lieu relevant des chevaliers de Saint-Jean ayant combattu les Turcs. Il faut savoir qu’avant l’arrivée de ces chevaliers, Malte n’avait aucune fortification permettant de se défendre contre les incursions dévastatrices de pirates emportant tous leurs prisonniers comme esclave. Avec l’arrivée des chevaliers de l’Ordre de Malte, tout changea, une édification de fortifications très puissantes, des forteresses et finalement la construction de la Valette même rendant ainsi les lieux totalement sécurisés. Le premier effet en fut une augmentation notable de la population de l’ordre de 10 000 à 100 000 habitants !

 

 

 

Chaque pays puissant de l’Europe fit en sorte de venir s’installer ici avec ce que l’on a appelé des « Auberges » portant chacune le nom de ces puissantes nations et que l’on retrouve encore aujourd’hui dans les rues de La Valette. Tout cela eut également des effets également visibles sur les arts et notamment la finesse des dentelles tissées ou le raffinement de l’argenterie. L’exigence même de qualité devint une priorité, l’on pense à l’arrivée du Caravage tout près d’ici ! Avec le XVIIIe siècle, un certain nombre de Maltais souhaitèrent s’installer dans de belles propriétés. Ce fut le cas pour mes ancêtres, en ce lieu même, la Casa Rocca Piccola qui n’est pas un musée, mais bien une maison dans laquelle nous vivons encore, une « relique » aurais-je envie de dire ! (rires).

 

 

Déambuler dans les murs de notre maison, c’est à chaque endroit retrouver les pierres d’origine datant du XVIe siècle, et même ce meuble remonte à la même époque. Nous avons également de nombreuses peintures comme celle-ci qui est intéressante, car pour une fois elle ne donne pas lieu à une représentation des vanités, mais a fait l’objet d’un ex-voto pour remercier Dieu d’avoir éloigné la peste, ce qui n’empêcha pas la commanditaire de négocier quelques détails avec l’artiste ! (sourires…)

 

 

Ce cabinet chinois que vous voyez est, lui aussi, très intéressant, car il cache une chapelle portative qui lorsqu’elle est fermée a la forme d’un simple meuble classique dans le goût de l’époque pour les chinoiseries, mais qui une fois ouverte offre un petit autel pour ses dévotions. Vous pouvez également voir dans ces vitrines des présents offerts au pape telle cette mule qui montre combien notre famille a été associée au Saint-Siège, même si aujourd’hui notre pape ne porte certainement plus ce genre de chaussures ! Encore une petite anecdote qui d’ailleurs n’a pas été consignée concernant cette pièce d’orfèvrerie représentant saint Quentin. Elle était dans les collections du Vatican présentées par les orfèvres de Paris au pape Léon XIII. Un jour le frère de ma grand-mère, qui était un jeune monseigneur au Vatican, se tenait près du pape Pie X.

Il attendait qu’un autre prêtre termine son audience auprès du Saint-Père, ce prêtre demandant au pape une aide financière pour son village en difficulté. Le pape lui répondit de prendre quelque chose autour de lui et son choix porta justement sur cette pièce d’orfèvrerie. Mon aïeul suivit le prêtre à peine sorti du Vatican et lui proposa de lui racheter l’objet après évaluation. C’est ainsi que cet objet précieux est entré dans les collections de notre famille. Notre maison compte deux salles à manger et celle que vous voyez actuellement se nomme la salle à manger d’hiver avec une décoration à la sicilienne et sa table venant de Florence.

 

 


 

Nous entrons maintenant dans la bibliothèque qui compte de précieuses archives sur notre maison et famille. Il y a trois ans, une personne est venue me voir en me demandant : « voulez-vous être numérisé ? » À l’air que je pris alors, il me précisa que cela ne faisait aucun mal ! (rires). Il a ainsi archivé sur support numérique tous ces documents que vous pouvez voir, ce qui sera très précieux pour l’avenir. Cette photo, que vous voyez, est celle de Meghan, l’épouse du prince Harry. Alors qu’elle était en visite, il y a quelques années à Malte, et dont elle a des origines lointaines, elle est venue nous voir, et à cette occasion, a porté cette cape traditionnelle appartenant à notre famille pour cette photo. La dentelle, comme vous pouvez le constater, est véritablement quelque chose de très important pour la culture maltaise et nous avons une extraordinaire collection de dentelles précieuses qui a d’ailleurs fait l’objet d’une très belle publication.

 

 

Notre maison a également conservé un certain nombre de « bric-à-brac » tels ces objets de Lalique, tabatières ou encore cette très belle chaise à porteurs, ce landau et même le lit matrimonial ! Si le reste de la maison est encore occupé par notre famille, ces pièces bien entendu ne servent plus. Nous avons très peu de portraits de bébés datant du XVIIIe siècle, car à cette époque tout le monde avait peur du mauvais œil et redoutait que cela porte malchance au nouveau-né ; cela est d’ailleurs encore resté dans les mentalités : si vous rencontrez quelqu’un à Malte et que vous lui demandez comment il se porte, ce dernier vous répondra mummh…On ne sait jamais !

 

 

 


Ici, de nouveau, un souvenir des grandes heures de notre famille avec cette invitation de la reine Élizabeth pour son couronnement en 1953 et pour lequel mes parents se sont rendus en Angleterre à Westminster. Ces deux chaises que vous pouvez voir ont été emportées en souvenir de l’événement. Vous noterez aussi que toutes les pièces visibles actuellement dans ces vitrines sont en argent car, comme vous le savez, l’Ordre de Malte ayant toujours été un ordre hospitalier, cette matière était connue à l’époque pour empêcher le développement de microbes.

 

 

 


Pour finir, enfin, cette anecdote : notre maison a été électrifiée en 1918, et pour célébrer cet événement, un artiste a peint cette toile - La fée électricité - comme quoi la modernité sait attendre !

74 Republic Street, Valletta, VLT 1117, Malta
Telephone: (+356) 21221499 enquiries@casaroccapiccola.com
www.casaroccapiccola.com

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Corinthia Palace Hotel & Spa  *****

Attard - Malte

A quelques kilomètres seulement de La Valette, alors qu’à l’extérieur règne une effervescence toute maltaise, l’arrivée au Corinthia Palace Hotel & Spa Malte offre un contraste saisissant tant l’hôte de ces lieux sera étonné par la sérénité des lieux. Jardins luxuriants, rotonde en pierre bordant l’hôtel où limousines et taxis composent un incessant ballet, chasseurs et portiers s’affairant, c’est un sentiment de bienveillance et d’îlot de paix préservée qui domine incontestablement en arrivant en ces lieux.

 

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Impression renforcée par la réception qui n’hésitera pas à vous offrir un rafraîchissement, à accélérer les procédures d’enregistrement afin de vous présenter votre suite. Les premières impressions sont souvent les bonnes et la dimension humaine est assurément au cœur de ce palace à fière allure, pierres de Malte, marbres étincelants, classicisme de bon aloi en un raffinement discret. Un étage et nous découvrons la somptueuse Palace suite qui dispense 90m² de bon goût avec salon privé aux meubles élégants, moquette épaisse, vaste chambre donnant sur une généreuse terrasse privative avec chaises longues et tables. Difficile de sortir de ces lieux tant la quiétude se dispute au raffinement, une carafe de jus d’orange, un Nespresso offert ou quelques friandises invitent au farniente dans ces lieux idylliques. Un service, une demande, et immédiatement un personnel souriant et sympathique fera tout pour répondre dans les minutes à vos questions et requêtes. Au Corinthia Palace, le service n’est pas un vain mot.

 

 

Il faudra bien se résoudre à laisser quelque temps sa suite pour découvrir les autres espaces de l’hôtel, sa fameuse piscine suffisamment configurée pour offrir des lieux intimes évitant la promiscuité. Une fois de plus, le service est, ici aussi, au cœur de l’activité avec un personnel de piscine jeune et sympathique qui n’hésitera pas à vous ouvrir un parasol, vous proposer une carafe d’eau ou une tranche de pastèque… C’est en ces mêmes lieux au bord de l’eau sous une tonnelle que l’on aura également plaisir à déguster quelques tapas, antipasti, pizzas et cuisine légère à l’heure du déjeuner alors que les plus courageux se dirigeront vers la salle de sport sans oublier le SPA tout aussi prisé…

 

 

 

Le bonheur de ce ciel immensément bleu, cet air pur et la tranquillité des lieux invitent cependant aux rêveries sur son transat entre deux brassées. À l'heure du petit déjeuner, c’est une salle généreuse dans l’esprit des hôtels d’antan qui attend ses hôtes avec ses vastes buffets, variétés de pains et viennoiseries, plats salés et gâteaux, fruits et saveurs locales qui permettront de composer un véritable repas à lui seul. Le Corinthia Palace est un univers à lui seul et il sera difficile d’échapper aux charmes des lieux pour découvrir les beautés de l’île notamment ces jardins présidentiels tout proches à quelques pas.
 

Interview General Manager Adrian Attard, Corinthia Palace Hotel & Spa Malta
 


Pouvez-vous évoquer pour nous l’esprit des lieux de votre hôtel si particulier ?

Je crois en effet que nous sommes très privilégiés, car nous avons une position unique de par notre hôtel situé en un lieu bien spécial. La plupart des personnes qui arrivent à Malte font l’expérience de La Valette, de la baie de Saint Julien avec ses plages, alors que notre hôtel propose une expérience radicalement différente. Nous nous trouvons tout d’abord au cœur de l’île avec des murs qui ont une réelle histoire. Depuis 50 ans, ces lieux ont successivement accueilli un restaurant très réputé puis un hôtel de luxe, le tout dans le cadre magnifique de notre superbe villa maltaise, jouxtant les fameux jardins présidentiels. Nous sommes ainsi dans un endroit très résidentiel jouissant d’un calme absolu. Si nous ne sommes pas à proximité des plages, nous nous trouvons cependant à une distance stratégique de la plupart des lieux que compte Malte. L’une des beautés de Malte est en effet d’offrir une concentration d’expériences différentes en un lieu géographiquement restreint et nous sommes au cœur de ces propositions. Si vous souhaitez visiter des lieux archéologiques romains ou médiévaux à Mdina, ce n’est qu’à 5mn d’ici, arpenter les rues de La Valette à 10 mn, ou bien rejoindre l’île de Gozo… Notre hôtel se situe au centre de toutes ces directions. Le Corinthia Palace Hotel & Spa Malta offre parallèlement cette tranquillité louée par tous nos hôtes, un écrin luxueux à l’abri de toutes les nuisances sonores de la côte. Nous avons 150 chambres, une taille idéale pour préserver la dimension humaine à laquelle nous tenons et qui correspond à l’esprit du fondateur des hôtels Corinthia. Nous souhaitons offrir cet esprit de l’ancienne Dolce Vita dans un cadre de la Méditerranée du Sud très éloigné du tourisme de masse.

 

 



Cette dimension humaine semble être au cœur de vos priorités

Je crois que ce que vous venez de relever correspond tout d’abord une fois de plus à l’esprit de notre fondateur et appartient également à la dimension culturelle propre de Malte. Être méditerranéen, c’est avant tout exceller dans l’art de recevoir et nous donnons en effet la priorité à cette dimension dans le management quotidien de nos équipes. C’est souvent un argument avancé par de nombreux hôtels, mais c’est toujours quelque chose de difficile à obtenir ; ici, je crois que nous avons cette chance de réaliser cela au quotidien et le nombre de nos hôtes revenant fidèlement chaque année en est une preuve. Certains viennent même deux fois par an pour un total de 16 séjours ! Cela implique évidemment un travail acharné, des restaurations continuelles des murs, des espaces communs, des chambres et tout prochainement du Spa qui va faire l’objet d’une refonte totale avec de nouveaux traitements et produits locaux.
 

 

 


Vous proposez également de nombreuses expériences gastronomiques

Oui, c’est en effet également une de nos priorités avec trois différentes expériences le Rickshaw, le Summer Kitchen, ainsi que notre restaurant gastronomique La Villa, tous trois étant supervisés par notre talentueux chef Stefan Hogan. Le Summer Kitchen propose au déjeuner comme au dîner une délicieuse cuisine méditerranéenne au bord de la piscine, le soir, c’est une expérience inoubliable ! Le Rickshaw offre, quant à lui, une très belle cuisine extrême-orientale, alors que nôtre restaurant gastronomique La Villa sélectionne de très belles recettes traditionnelles et classiques.

 

Rickshaw Restaurant Corinthia Palace Hotel & Spa Malta
Attard - Malte

Interview chef Stephan Hogan Corinthia Palace Hotel & Spa Malta

 

 

 



Quel est le parcours qui vous a mené ici au Corinthia Palace Hotel & Spa Malta?


Je suis né en Angleterre, mais ma mère est d’origine maltaise. Nous avons déménagé ici à Malte lorsque j’avais cinq ans. En fait, je me considère véritablement comme Maltais. La culture méditerranéenne a été essentielle dans mon parcours et il ne faut pas oublier, qu’à l’époque, Malte n’était pas aussi développée sur le plan touristique qu’aujourd’hui. J’ai encore très présent à l’esprit les tomates et des pommes de terre que nous récoltions dans les champs de mes grands-parents, la pêche avec mon oncle... J’ai passé mon enfance avec ces souvenirs de cuisine directement réalisée à partir des produits de la ferme. Tout cela est une véritablement mémoire vivante, pour moi, et non un pur argument commercial. Il est dommage qu’aujourd’hui une grande partie de cette mémoire tirée de l’expérience de la terre se trouve perdue. Il est d’ailleurs révélateur de noter que depuis une vingtaine d’années, les dernières générations de cuisiniers s’intéressent plus à l’aspect de la cuisine qu’à son goût et aux produits, même si une évolution se fait sentir effectivement ces derniers temps pour enfin redécouvrir ce sens des produits. Il paraît absurde d’en être arrivé à un tel stade où nous ne savons plus si ce que nous mangeons est réellement une pomme ou non…

C’est un problème venant de l’économie internationale ?

Oui, c’est essentiellement le résultat d’une production de masse. Si je prends notre expérience ici à Malte, la plupart des meilleurs restaurants de l’île utilisent des produits dont ils peuvent contrôler la qualité dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres, ce qui n’est malheureusement pas possible partout ailleurs dans le monde.

Quelles ont été les expériences de vos différents voyages à l’étranger ?

J’ai gardé tout d’abord le souvenir de mon expérience de cuisine en Angleterre avec une approche très professionnelle auprès des meilleurs chefs. Au milieu des années 80, la plupart des tops exécutifs chef de Londres étaient français. Les techniques, la discipline, les bases étaient issues de la cuisine française. Je me suis trouvé là-bas à cette époque qui commençait à connaître une évolution avec de nombreux jeunes chefs anglais qui se développaient alors au Ritz, au Savoy. À l’opposé, mon expérience de chef en Libye m’a appris à développer de nouvelles saveurs sans avoir recours au porc et à toutes les charcuteries qui en découlent. Comment élaborer un menu sans alcool ni vins, tout cela a été une riche expérience me permettant de redécouvrir des techniques de marinade des viandes, d’emploi des épices, etc. On sait rarement qu’il y a tout un art d’utilisation des épices, notamment de leur préparation, offrant des saveurs nouvelles et originales. C’est ce que cette expérience m’a apporté.

Vous êtes aujourd’hui le chef exécutif du Corinthia hôtel à Malte

C’est une très riche expérience, et si nous ne pouvons pas tout à fait proposer une cuisine à 100 % maltaise, notre cuisine repose essentiellement sur des produits d’origine maltaise associée à des produits de saison venant de nos voisins les plus directs, à savoir la Sicile et le reste de l’Italie. Nous privilégions les fournisseurs partageant notre mentalité quant à ces produits : qualité, petites productions, métier fait avec passion... Je crois qu’une expérience gastronomique dans nos restaurants fait immédiatement la démonstration qu’il ne s’agit pas d’un menu fait de toutes pièces avec des produits anonymes. Nos clients américains, anglais, ainsi que du reste de l’Europe apprécient cette approche et retrouvent ce sens du goût souvent perdu dans la cuisine internationale. Je crois qu’il faut être de nos jours très conscient des dangers de cette économie internationale favorisant des produits de masse, hors saison, et impliquant une pollution gigantesque. Ce que nous proposons, ici, est une manière de combattre cette tendance. Cela est d’autant plus urgent que des prévisions pessimistes indiquent que d’ici une quinzaine d’années, la plupart des agriculteurs ici à Malte auront disparu ! Déjà de nos jours, la plupart des agriculteurs le sont à mi-temps, car il n’y a pas assez de terres pour gagner suffisamment sa vie. Si rien n’est fait pour attirer de jeunes générations vers ces métiers, c’est tout un pan de notre culture qui disparaîtra. C’est aujourd’hui, et avec urgence, qu’il faut en prendre conscience.

 

Dans une ambiance feutrée, la fusion de la gastronomie asiatique est au programme de cet élégant restaurant installé en contrebas de l’hôtel Corinthia en un décor subtilement asiatique revisité par quelques touches de modernité. Vous y serez accueillis par la souriante responsable de salle Memely qui saura vous accompagner avec art tout au long de votre repas. Secondée par un service tout aussi prévenant et souriant en livrée asiatique, offrant une carte alléchante invitant les spécialités venues de Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Chine, Japon, vous ne pourrez qu’être conquis en quelques minutes…

 

 

Pour commencer, nous ont été servies des entrées savoureuses de nems frits de canard mariné, champignons, oignons verts présentés avec sa marmelade de prunes, un délice fondant sucré salé. En version végétarienne, se seront également des nems de légumes frits aux choux, carottes, champignons et oignons de printemps avec leur sauce soja qui viendront égayer notre curiosité. Un début bien croustillant offrant des saveurs délicates de produits préparés avec soin. La salle maintenant comble est une véritable tour de Babel où toutes les langues se font entendre, seuls les rires, nombreux, composent une douce mélodie de bonne humeur partagée.

Il est vrai que l’on se sent bien au Richshaw, une curieuse alchimie d’éléments qui concourent à un élégant délassement et dépaysement. Dans cette douce ambiance suivra une magnifique assiette de loup de mer qui satisferait sans peine deux personnes ; préparé à la Cantonaise avec soja, ail, gingembre, oignons, le choix souligne l’excellence du poisson et le ravissement des assaisonnements. Même plaisir goûteux avec ces saveurs fondantes de cet émincé d’agneau sauté à la fonte, cumin, oignon, brocoli, coriandre et vinaigre de riz.

 

 

Nul étonnement à ce que la table du Rickshaw ne soit complète en cette soirée, la cuisine pratiquée en ces lieux par son chef Karen Joy sous la direction du talentueux chef Stefan Hogan est du grand art. Service impeccable et souriant du début jusqu’au terme du dîner qui se conclura par de savoureux desserts tels ce généreux gâteau de thé vert japonais avec sa mousse Ylang Ylang et son sorbet de fraise ou encore ce délicieux brownie d’haricots noirs avec sa glace de pois d’Angole. Toute la douceur d’une soirée inoubliable au cœur du ravissant Palace- Hôtel Corinthia de Malte !

 

Une bouteille Coteaux Bourguignons Pinot noir 2012 Bouchard Ainé & Fils a accompagné ce dîner.
 

 

 

Dîner au Summer Kitchen Restaurant Corinthia Palace Hotel

 

 

Nuit tombée, clair de lune, petites tables intimistes disposées romantiquement autour de la vaste piscine d’un bleu inoubliable, décor dressé ! C’est en effet une ambiance magique qu’offre le restaurant Summer Kitchen lorsque la chaleur torride diurne de Malte s’efface pour laisser place à une douce quiétude toute méditerranéenne. Les tables sont en cette soirée toutes réservées, hôtes de l’hôtel et convives venus de l’extérieur se sont passé le mot pour goûter le charme de cette adresse incontournable. Un verre de vin rouge, quelques olives pour découvrir la carte composée toute en saveurs locales à partir de beaux produits tel ce généreux bœuf en tagliata, cuit à point et accompagné de diverses petites sauces, frites maison et légumes de la région pour des saveurs optimales. Même impression d’excellence et sans artifices pour cette dorade cuite sur le grill avec sa ratatouille et légumes, cuisson parfaite et saveurs au sommet de leur préparation.

 

La soirée est idyllique dans ce cadre enchanteur alors que la lune cherche à devancer une étoile ou une planète qui la poursuivant… On se sent bien en ce lieu inspirant, pas un bruit si ce n’est les conversations feutrées des hôtes de la piscine, impression renforcée par ces quelques gourmandises sucrées maison ; une variation du tiramisu à la meringue de fruits rouges, des glaces maison, des saveurs une fois de plus authentiques… Un café et une liqueur locale à base de figues de Barbarie permettront de goûter encore quelques précieux instants de cette quiétude magique !

 

DE PAULE AVENUE SAN ANTON BZN9023 MALTA
TEL: +356 21 440301 EMAIL:
SANANTON@CORINTHIA.COM

www.corinthia.com

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AX The Saint John Hotel ****

La Valette - Malte

 

 

L’arrivée dans la ville fortifiée de La Valette est toujours une expérience inoubliable. Que l’on y parvienne par mer ou par terre, c’est la sensation d’un transport dans le temps qui saisit immédiatement le visiteur, même les plus réfractaires à la muse Clio. Comment rester, en effet, insensible à ces rues et ruelles rectilignes et pourtant si vivantes, ces façades brûlées par le soleil et la fraîcheur de ses intérieurs, à cette diversité d’influence à nulle autre pareille ? Dépaysant, surprenant, doux étonnement, C’est avec cet esprit que nous abordons une adresse atypique en plein cœur de la capitale de l’île.

 

 

 

 

L’arrivée au Saint John Hotel se fait dans la discrétion et l’élégance d’un cadre urbain revisité dans les murs anciens d’une demeure traditionnelle d’un riche marchand de La Valette. Les lieux ont encore préservé avec bonheur, ici ou là, les traces de cette histoire, tout en invitant un design discret et épuré pour aborder le siècle nouveau. Le long couloir qui mène à la réception laisse justement à l’hôte du Saint John le temps de découvrir ces longues enfilades de façades aujourd’hui réunies en un ensemble harmonieux. L’accueil est une fois de plus chaleureux ici au cœur de Malte.

 

 

La réception fera tout pour vous recevoir avec cordialité et vous faire découvrir, dans les meilleures conditions, votre chambre à l’étage ; Là, l’hôte des lieux y découvrira une étonnante alliance, une fois encore, de tradition avec ses sols en pavages anciens et de design urbain tendance.

 

 

Surprise que de découvrir de l’intérieur ces surprenants balcons maltais dont l’origine méditerranéenne plonge dans les méandres de l’Histoire… De jour, comme de nuit, alors que la chaleur peine à se dissiper, le plaisir d’y séjourner en observant discrètement la rue, sans être vu, perpétue une tradition millénaire. Rien en ces lieux n’est standardisé, mais l’agréable confort d’une chambre aux meubles vintage, alliance de bois et de fer, tapis de chanvre, matières naturelles, camaïeux de beige.

 

 

Face à nous, élégante et vénérable voisine, l’église des Jésuites construite à la fin du XVIe siècle offre à notre vue sa sobre façade baroque ! Nous sommes dans le cœur vivant de la ville, un cœur alerte et empli de douceur méditerranéenne, tout le secret de l’Île de Malte…

 

 

Après une nuit passée au calme et quelques discrètes visites sur le charmant balcon, un petit déjeuner vous attendra au restaurant Cheeky Monkey pour bien commencer votre journée avec toute la bonne humeur qui règne en ces lieux.

Déjeuner au Cheeky Monkey

La Valette - Malte

Jeune et un brin décalé, Cheeky Monkey est un petit restaurant installé au pied de l’hôtel Saint John et qui réserve un accueil à la fois chaleureux et agréable.

 

 

Installés à l’une des petites tables en bois brut – à moins que l’on ne préfère celle originale équipée de deux chaises de balançoire, on y découvrira une carte alerte et alléchante faisant la part belle à une bistronomie jeune et accessible.

Nous serons servis de Délicieux tempura de calamars avec leur sauce mayo citronnée, et de redoutables burgers de viande de bœuf et frites, gnocchis faits maison à la crème, champignons et parmesan.

Chaque plat généreux sera l’occasion de partage et de discussions conviviales. Qui plus est le service est prévenant, les cocktails de jus de fruits frais délicieux, une adresse au cœur de La Valette à garder dans son carnet maltais !

 

AX The Saint John
176 Merchants Street, Valletta, Malta
Tel +356 2124 3243 thesaintjohn@axhotelsmalta.com
https://thesaintjohnmalta.com

Dîner au restaurant Giannini

La Valette - Malte

Surplombant le port Marsamxetto et l’île Manoel, le restaurant Giannini jouit assurément d’une situation géographique privilégiée tout en étant à l’écart des bruits de la ville. Perché tout en hauteur, c’est un spectacle époustouflant qui attend l’hôte de ce restaurant dirigé par le Chef Aaron De Giorgio et son épouse Ruth.

 

 

C’est un accueil élégant et raffiné qui vous attend dès le rez-de-chaussée avant que vous ne soyez conduit par ascenseur dans ce lieu privilégié de La Valette dans lequel a élu résidence le réputé restaurant Giannini. Là, au-delà de jolies tables dressées, c’est le splendide spectacle de la baie maltaise déjà plongée dans l’obscurité mais illuminée par mille petits lampions qui attend les hôtes…

 

 

Coupe de prosecco, houmous maison, focaccia aux tomates, tout est de suite mis en œuvre pour découvrir idéalement cette table réputée à La Valette. Certains convives prolongent l’apéritif en terrasse face à ce spectacle hypnotisant, d’autres ont déjà commencé leurs agapes tant les plats proposés par la cuisine sont alléchants telle cette délicieuse assiette de carpaccio de poulpe aux agrumes accompagnés de calamars marinés aux tomates, ensemble harmonieux d’une fraîcheur incomparable.

La qualité des produits demeurant assurément au cœur de la cuisine du Chef Aaron De Giorgio. Accompagné par ce vin local Chardonnay Girgentina, alliance de Chardonnay de l’île et de raisins autochtones, c’est une dégustation équilibrée et idéale. La carte du restaurant Giannini est ouverte sur les produits de la mer, sans exclure pour autant la viande également honorée en ces lieux.

 

 

 

Nous retiendrons la pêche du jour, présentée sur plateau avant préparation, avec ce sébaste tout juste sorti du bateau le jour même. Préparation et cuisson optimales, saveurs qu’un filet de citron et d’huile d’olive vierge viennent idéalement souligner, et accompagnent pommes de terre rissolées et petits légumes gorgés du soleil maltais… La cuisine du restaurant Giannini sublime ces produits déjà excellents, nul étonnement alors que toutes les tables ne soient réservées en cette soirée.

 

 

Le service d’une prévenance sans failles et naturelle anticipe le moindre souhait, verres toujours remplis, sourires omniprésents. Ruth et son mari s’impliquent chaque minute lors de ces soirées actives, et le résultat est là : une table généreuse, doublée d'un point de vue inégalé. Cette impression générale sera confirmée par de délicieux desserts : meringues et pèches confites pour de tendres accords sucrés. Un café et une liqueur locale viendront enfin prolonger ces heures bénies passées en un des lieux les plus agréables de La Valette.

23 Windmill Street, Valletta, Malta
Tel 21237121 email info@gianninimalta.com
www.gianninimalta.com

MDINA - MALTE

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Promenades maltaises (suite)...

 

 

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L’île de Malte compte un peu plus de 300 km² et pourtant la diversité qu’elle recèle ne cessera d’étonner le voyageur habitué aux grands espaces. Il suffira de se diriger à seulement quelques kilomètres de La Valette, un peu plus au centre, dans la ville de Mdina pour s’en convaincre. De la rectitude de la plaine surgit soudain un éperon rocheux au sommet de laquelle une cité fortifiée laisse l’impression de s’être égarée dans un conte de fées…

 

 

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Impression renforcée lorsqu’on abandonne bien heureusement son véhicule avant d’entrer par l’élégante porte qui protège ses murs. En ces lieux, quelque 300 habitants perpétuent une tradition héritée des Phéniciens qui fondèrent la ville au centre de l’île. Mdina est une ville discrète et en arpentant seulement quelques rues, il est manifeste qu’entre ses murs le silence règne, silence d’ailleurs rappelé par quelques discrètes pancartes à l’intention des touristes découvrant la ville surnommée La cité silencieuse et qui fut autrefois la capitale de Malte. Arabes, Normands et Hospitaliers ont privilégié la position stratégique de ce promontoire d’où le regard parcourt toute l’île, une merveille lorsque le soleil décline sur l’horizon.

 

 

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Nulle modernité en ces lieux mais partout des maisons en pierre, des remparts et l’admirable cathédrale Saint-Paul reconstruite à la fin du XVIIe siècle par l’architecte français Charles François de Mondion après le terrible tremblement de terre de 1693. Féerie d’imaginer que sur ces fondations, l’Histoire évoque la rencontre de saint Paul avec Publius, magistrat de l’île, et qui se convertira au christianisme avant de mourir martyr…

Une histoire sainte évoquée par l’artiste calabrais Mattia Preti dans les peintures ornant l’intérieur de cette cathédrale dont chaque pierre est gravée de ce souffle évangélique. La nuit tombée, quel plaisir de déambuler dans ces ruelles à peine éclairées où chaque pas feutré renouvelle ce bonheur d’entendre… le silence !

 

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À la sortie de la ville fortifiée, il faudra également découvrir le musée de la Domus Romana, petit par sa taille mais passionnant par ses collections. Il s’agit comme son nom l’indique en latin des restes d’une maison aristocratique du Ie siècle A.V.-J.-C dont les nombreuses mosaïques et statues admirablement préservées font revivre, le temps d’une visite, ces heures antiques que connut Malte. Signe une fois de plus des croisements de culture, ces mêmes lieux reçurent une autre destination avec la conquête arabe au XIe en devenant un cimetière musulman.

 

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Il faudra ensuite, également, emprunter cette petite rue perpendiculaire au musée et remonter quelques centaines de mètres en direction de Rabat pour se rendre aux célèbres catacombes Saint-Paul, un lieu puissant et incontournable pour mieux saisir ces premiers temps du christianisme.

 

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Paul fait route vers Rome en bateau, il est captif et se dirige sous escorte pour être jugé à Rome. Lors d’une tempête, son navire fait naufrage sur les côtes de Malte, la Bible raconte qu’il resta 90 jours sur l’île, convertissant un grand nombre de personnes avant son dernier parcours. C’est cette mémoire que l’on trouve sous ses pieds en découvrant ces catacombes remarquablement restaurées et présentées selon un parcours didactique.
 

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Xara Palace Hotel *****

Mdina - Malte

En arrivant aux abords de l’ancienne capitale de Malte, Mdina, le regard est happé par cette ville fortifiée médiévale qui surgit de la plaine comme un fier étendard. Alors que le soleil décline et que ses rayons font ressortir plus encore la douce lumière miellée des pierres de l’ancienne cité, nous entrons dans l’Histoire, celle de Malte et des siècles où ces bastions plusieurs fois centenaires dominaient toute l’île.

 

 

Sur la droite se tient l’un de ces fiers palais datant du XVIIe siècle. Le décor est époustouflant et cette impression omniprésente d’avoir remonté le temps tant la modernité a su en ces lieux courber l’échine et disparaître au regard. Point de boutiques tapageuses, aucune antenne ni enseignes heurtant les yeux , et partout un calme olympien, presque surnaturel, encouragé par de discrètes pancartes rappelant aux visiteurs de le préserver…

 

 

 

Dans ce havre de paix, l’accueil réservé par la réception du Xara Palace Hotel est tout aussi remarquable, formalités vites accomplies, un rafraîchissement servi dans le patio permettant d’apprécier cette architecture tout autant impressionnante, tout est voué à l’excellence dans cette maison raffinée. L’impression sera encore renforcée en montant aux étages pour découvrir l’une des dix-sept suites de ce Relais & Châteaux, la Suite Duplex Executive avec ces deux étages en duplex donnant sur une vue unique à 180° sur l’île, La Valette au loin et la mer…

 

 

 

Une terrasse à l’étage supérieur avec jacuzzi privé et chaises longues permet de profiter de ce spectacle unique, de jour, comme de nuit, lorsque la chaleur s’estompe. La décoration raffinée ravit également les yeux avec ce mobilier luxueux mais non ostentatoire, tapisseries murales, statues en corniche, pièces de mobilier ancien héritées des siècles passés en une heureuse harmonie. Le silence est d’or également en ces murs, aucun bruit de voiture, havre de paix idéal.

 

 

Chaque détail est soigné: double salle de bain et douche en marbre précieux donnant en surplomb sur les remparts et l’étendue de la plaine, lit confortable aux draps luxueux et coussins, fauteuils et canapés de style.

 

 

 

 

Au matin, le petit-déjeuner à l’étage supérieur offre une nouvelle fois une vue unique des hauteurs de la ville sur toute la plaine, une manière divine de découvrir la géographie de l’île avec un généreux buffet de viennoiseries, pains, charcuteries et salades. L’intimité règne en maître dans cet écrin de bon goût avec à la réception toujours ce sourire et cette bienveillance permanente.
 

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The Medina Restaurant

Mdina - Malte

 

 

Le restaurant Medina est installé au cœur d’une antique résidence d’époque datant des ducs de Normandie, un lieu magique au diapason de la ville Mdina, une antique cité sortie tout droit d’un rêve. Des pierres miellées ayant vu défiler tant de siècles et qui ont tant à raconter, des enfilades de pièces aux voûtes médiévales offrent aux hôtes cette agréable sensation instantanée d’être transporté si loin, de si belle manière.

 

 

C’est dans ce cadre à la décoration raffinée témoignant de ce passé si ancien accentué par une lumière diffuse et feutrée que vous serez accueilli chaleureusement par le responsable de salle Carl, assisté de Tatjana. À l’une des petites tables joliment dressées, nous découvrons une carte qui valorise la cuisine locale et méditerranéenne en mettant en avant les meilleurs produits de l’île. Enchantement que ces petits calamars préparés avec cette fondue d’oignons et tomates aromatisées aux herbes.

La pêche du jour témoigne également de l’excellence de cette table exigeante : beaux poissons immédiatement préparés avec art et cuits parfaitement sur la peau comme ce loup de mer avec ses petits légumes et pommes de terre, confit de tomates et olives.

 

 

Le restaurant Medina met également en avant des plats légendaires de l’île comme ce lapin confit, présenté de diverses manières avec son foie frit, en rouleaux avec du lard, épinard et prunes, un plat étonnant de saveurs harmonieuses. Les lieux sont réputés pour l’excellence de sa cuisine d’inspiration locale aux inspirations internationales.

 

 

 

Encore quelques découvertes comme ce dessert local, un pudding de pain noir au miel qui enchante le palais par ses réminiscences de dessert d’antan, une belle expérience doublée d’une incontestable réussite esthétique en ce lieu si enchanteur.

 

7, HOLY CROSS STREET,MDINA MDN1231, MALTA
(+356) 2145 4004 medina@xaracollection.com

L'Ile de GOZO - MALTE

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Promenades maltaises (suite)...

 

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Malte réserve encore bien des surprises et c’est vers Gozo que nous nous dirigeons en empruntant le ferry, embarcation rapide qui offrira l’occasion d’un recul sur les côtes de Malte et un abord inoubliable de l’île de Gozo sous cette lumière étonnante rehaussée d’une mer azuréenne.

 


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À peine débarqués, nous rejoignons l’un des sites les plus célèbres de l’île, les Temples Ġgantija antérieurs aux célèbres pierres de Stonehenge. Véritable saut dans le temps, nous sommes projetés entre 3 600 et 3200 av. J.-C. La légende veut que ces monuments impressionnants lorsqu’on se rapproche d’eux aient été édifiés par des géants, ce que l’on est enclin à penser au regard de la taille des pierres dont certaines font plus de cinquante tonnes…

 

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Des restes de trous et quelques traces de décorations malheureusement effacées depuis que le site a été mis à jour ouvrent l’imagination à toutes les cérémonies possibles en ces lieux chargés. Le musée qui l’accompagne retrace cette première occupation de Malte et de Gozo avec de très belles pièces témoignant de la culture préhistorique riche de ces îles.

 

 

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Un peu plus loin sur la côte, c’est à une autre expérience originale que Gozo invite avec ces marais salants près de Qbajjar Bay. Ici, c’est toujours la même famille qui cultive avec passion le sel déposé par le flux marin. Tributaire des conditions climatiques, ce travail exclusivement fait à la main nous rapproche de ces temps anciens en quelques minutes et la saveur de cette fleur de sel sur la langue est un souvenir inoubliable face à la mer immensément bleue…

 

Peut-on encore s’étonner à Gozo ?

Très certainement en découvrant le site où se trouvait l’Arche d’Azur écroulée en 2017, suite à de violentes tempêtes et provoquant la consternation de tous, mais les lieux ont gardé cependant toute leur magie et la splendeur des falaises contrastant avec l’intensité des flots réserveront toujours des instants magiques renforcés par ce Blue Hole apprécié de tous les plongeurs… 

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Il faudra conclure son périple en découvrant la ville de Victoria ainsi nommée en hommage à la reine Victoria, centre administratif de l’île de Gozo, mais surtout lieu de sa splendide citadelle dont les remparts offrent l’une des plus belles vues sur l’ensemble du paysage.

 

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En ces lieux, il faudra découvrir la belle Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Gozo dont la sobre façade baroque attire le regard du bas de cette belle volée de marches. Et si Cicéron mentionne déjà ce site, c’est surtout la fête de l’Assomption le 15 août qui donne lieu à une célèbre manifestation : la statue de la Vierge Marie en argent et bois d’un poids de 400 kg se trouve alors portée par ses habitants dans toute la ville ! Signe que le passage de saint Paul à Malte est loin d’être oublié.

 

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Lexnews remercie chaleureusement la sympathique et francophone guide Yvette Falzon pour la qualité de sa prestation et sa disponibilité.

Lexnews remercie également l'Office du tourisme de Malte pour l'organisation de ce reportage.

Kempinski Hotel San Lawrenz *****

Gozo - Malte

 

 

 

C’est par un ciel rivalisant de pureté et de nuances bleutées avec la Méditerranée que l’on aborde les rives de la petite île de Gozo, havre de paix et d’une nature préservée. Contrastes des couleurs que le soleil déclinant accentue encore, variations d’ocres et de terres poudreuses, brûlées par la chaleur. Le regard devine que les côtes libyennes ne sont pas très lointaines, à quelques vols d’hirondelles. Le carrefour de l’Europe et de l’Afrique se fait une fois de plus ressentir alors que nous débarquons du ferry et que nous nous dirigeons vers l’hôtel le plus en vue de l’île, le Kempinski Hotel San Lawrenz Gozo Malta.

 

 

 

Cet hôtel cinq étoiles offre une véritable oasis à peine quittées les petites routes serpentant dans la plaine saisie par la température. Palmiers et arbres foisonnants laissent l’impression qu’une source a été le point de départ d’une architecture déployée sous la forme de vastes bras entourant de multiples piscines. L’accueil souriant vous invitera à vous rafraîchir sur la terrasse ombragée avant de vous faire découvrir votre suite. Une vaste enfilade de couloirs rythmés par des baies vitrées donnant sur les piscines confère au lieu l’image d’un village à part entière.

 

À peine entré, c’est une suite baignée de lumière donnant directement sur le vaste ensemble de piscines que l’hôte des lieux découvre du haut de sa terrasse où des chaises longues permettent de profiter des derniers rayons de soleil. L’intérieur sobre et aménagé en teintes claires laissant la pierre et le marbre prédominer.

 

 

Il faudra pourtant se résoudre  à quitter ces lieux pour quelques brassées dans l’une des quatre piscines lovées au cœur de l’hôtel dont une intérieure et offrant chacune calme et dépaysement. Tranquillité, sérénité et chants d’oiseaux composent en effet ce décor tout méditerranéen où l’esprit vagabonde. Alors que la pénombre gagne, il sera temps de découvrir l’un des restaurants proposés par l’hôtel Kempinski.

 

 

Au matin, se sera, enfin, un somptueux petit-déjeuner qui sera proposé à l’hôte des lieux dans l’immense salle de l’hôtel où tous les goûts sont réunis pour composer un repas à part entière…

 

 

 

Encore quelques instants dans le SPA pour perdre quelques calories, encore une ou deux brassées dans l’une des piscines, avant de découvrir les beautés innombrables de l’île de Gozo au cœur desquelles l’Hôtel Kempinski figure.

La Trattoria - Kempiski Hotel Malta

Gozo - Malte

La nuit est tombée sur l’île de Gozo et une tranquillité douce et presque surnaturelle règne sur l’hôtel Kempinski après la chaleur de la journée. Senteurs exhalées d’une terre qui se repose, nuit étoilée, c’est le cadre idyllique de cette soirée passée à La Trattoria de l’hôtel surplombant le bleu nuit des piscines et palmeraies. Quelques bougies et lampions viennent ajouter au charme des lieux ; Ici, point d’éclairage violent ni musique intempestive, le restaurant souhaite préserver une ambiance romantique et estivale sur la vaste terrasse extérieure.

 

 

Accueil professionnel et souriant d’une jeune équipe, petites tables espacées où Japonais, Anglais, Italiens, Français et bien d’autres nationalités encore font chanter leurs accents respectifs. La carte de ce restaurant fait la part belle à la cuisine méditerranéenne et italienne, tout en s’autorisant quelques légères touches fusion comme ce thon rouge mi-cuit façon tataki avec une sauce à l’orange, jaune d’œuf, olives et oignons de printemps.

L’art de la pasta n’est pas en dernière place avec de délicieux raviolis aux herbes et ricotta, de fondantes focaccias à l’huile d’olive locale. Pour accompagner ces mets, un généreux Barolo Parafada Palladino 2012 rappelle agréablement l’Italie toute proche. La Trattoria invite également des saveurs locales à sa carte telle cette soupe du jour de potiron aux lardons fumés ou encore ce loup de mer légèrement pané accompagné de sa sauce méditerranéenne de tomates cerises gorgées de soleil et pommes de terre ruisselées, une pêche du jour d’une remarquable fraîcheur. Discussions feutrées comme pour ne pas réveiller la nature endormie, nuit étoilée, lueurs des bougies, ambiance sereine. Un semifreddo aux agrumes, quelques confiseries et café pour prolonger et profiter encore quelques instants de la quiétude des lieux.

 

 

Kempinski Hotel San Lawrenz Gozo Malta, Triq ir-Rokon, Gozo Malta +356 22 11 0000
www.kempinski.com/en/gozo/hotel-san-lawrenz

Azure Windows restaurant

Gozo - Malte

 

C’est assurément la dominante azurée qui marque le regard à peine arrivé à l’extrémité la plus réputée de l’île de Gozo, cette compagne plus sauvage et de villégiature inséparable de Malte . Variations des bleus en une palette extraordinaire, qu’il s’agisse de l’onde ou du ciel, tout est épuré sous le soleil maltais. La roche n’en fait que ressortir plus encore l’absolu, et c’est dans ce cadre idyllique que nous avons rendez-vous dans l’un des restaurants les plus réputés de l’île.

 

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Si l’endroit est discret et sans emphases, sa généreuse terrasse réserve l’accueil franc, sincère et chaleureux des adresses éprouvées. Vous prendrez place à l’une des petites tables dominant cette impressionnante arche ouverte dans la roche et bordant le fameux Blue Hole, l’un des sites de plongée les plus connus, profonds de plus d’une trentaine de mètres.

 

 

Alors que l’activité touristique bat son plein, nous débutons nos agapes par une mémorable assiette de fromages de chèvre frits, spécialité savoureuse de l’île et dont les accords sucrés salés avec le miel qui l’accompagne sont un régal. Régal également que cette généreuse assiette de bruschetta gorgée de soleil avec ces tomates gorgées de soleil, câpres fraîches, tomates séchées et houmous fait maison, plaisir de ces saveurs méditerranées franches et entières.

Nous comprenons pour quelles raisons Azure Windows a acquis ces dernières années une telle réputation, un lieu où la qualité du service est à la hauteur de la cuisine pratiquée par son chef comme nous le constaterons également avec cette impressionnante pêche du jour dans les eaux voisines : une sériole présentée sur une assiette avant préparation et dont toute la saveur sera mise en valeur par une cuisson impeccable avec sa sauce méditerranéenne tomates, oignons, poivron et origan frais, un plat encore une fois généreux accompagné de sa salade de crudités et ses pommes de terre ruisselées…

 

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Quelle douceur et quelle tranquillité alors que plongeurs et touristes explorent les fonds marins face à nous, légère brise sous la tonnelle de la terrasse extérieure, ciel immensément bleu. Prolongeons encore ces heures précieuses avec ces notes sucrées dont le chef décidément talentueux a le secret : une mousse aux deux chocolats et un panacotta aux fruits de la passion viendront à bout des appétits les plus féroces.

 

 

 

La perfection et la générosité règnent, en ce chaleureux lieu, en maître faisant du restaurant Azure Windows Gozo une adresse incontournable, et il faudra bien des résolutions pour quitter ces lieux que l’on se promet de redécouvrir au prochain passage dans l’île !

Triq id-dwejra, San Lawrenz, Malte
Téléphone : +356 7906 7196

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PARIS - MALTE - Pratique

Office du Tourisme de Malte

 

Pour préparer son voyage à Malte :


Le site de l’Office du Tourisme de Malte fourmille de toute sorte d’informations indispensables pour bien préparer son voyage. Choses à voir et à faire, musées, sites à découvrir jusqu’à la plongée; Il y a Malte, bien des beautés à découvrir et nombre d’activités recherchées ; vous y trouverez également tous les évènements et manifestations selon les périodes de l’année, une histoire de Malte et de Gozo, ainsi que des infos pratiques pour résider (hôtels, chambres d’hôtes…), sans oublier un grand nombre d’informations multimédias disponibles directement sur le site de l’Office.

 

Email: info@visitemalte.com
Site web:
www.visitmalta.com/fr

Onepark, la réservation de parkings en ligne


www.onepark.fr 

Organiser son voyage, c’est prévoir tout ce qui peut alléger le stress pendant son trajet. Trouver une place de parking proche de l’avion et ne pas avoir à se soucier de ces détails pratiques fait partie des plaisirs d’un séjour sans encombre.

Onepark a justement prévu un système simple et fiable en 3 étapes pouvant être réalisées avant son départ pour trouver l’endroit idéal où garer son véhicule avant de prendre son avion. Grâce à une sélection de plus de 1000 parkings en Europe, cette société dynamique propose de louer à l’avance sa place de parking en quelques clics à partir de son ordinateur ou de son mobile, l’annulation étant gratuite. Une fois cette procédure rapide et simple accomplie, il ne reste plus qu’à se garer ; Votre place vous attend et est garantie avec des infos pratiques envoyées par email.

MALTE en Livres

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Venise...là haut !

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À la découverte de l’art vénitien…

Comment une si petite île peut-elle recéler tant de trésors ? Et ils ne sont pas tous cachés ou dérobés à la vue des visiteurs, loin de là ! Le visiteur, curieux, aura certes besoin d’une carte pour les découvrir et les seuls dangers qui le guettent sont le harassement, l’égarement même parfois, toutes ces inquiétudes étant vite balayées par une extraordinaire jouissance, celle d’accéder au plus près du beau, de l’absolu condensé en un si faible espace…

 

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Le visiteur vénitien aura tout intérêt à commencer pour la peinture par la fameuse Académie de Venise (Gallerie dell’Accademia). De l’incontournable place Saint-Marc, il suffit de prendre un vaporetto et de s’arrêter à La Salute (on peut aller plus près en bateau, mais la promenade à pied est un régal par beau temps !) puis de remonter tout droit, en longeant la Fondation Gugenheim, en prenant soin de faire une pause au passage pour un petit café matinal sur l’une des terrasses ensoleillées du quartier ! L’Académie possède le plus bel exemple de la continuité de l’art vénitien sur plusieurs siècles. Près de cinq cents ans sont, ici, réunis en commençant par le XIV° siècle avec Paolo Veneziano, peintre officiel de la République et dont le Polyptyque de Santa Chiara permettra d’admirer une représentation du couronnement de la Vierge d’un raffinement extraordinaire. Toutes les subtilités et évolutions de l’art vénitien sont en ces lieux. À quoi tient cette impression de continuité et de stabilité que tout visiteur constatera lors de sa visite ?

À la différence de nombreuses autres villes d’art italiennes, Venise a joui elle-même d’une stabilité politique, et ce de sa création en tant que République au XV° siècle jusqu’à la veille du XIX° siècle. Le pouvoir en place pendant de si nombreux siècles a su ainsi préserver et encourager ces artistes, ce qui explique cette immense réunion de chefs d’œuvre.
Comment, par exemple, oublier le réalisme de cette Procession sur la place Saint-Marc de Gentile Bellini après avoir foulé quelques instants auparavant ces lieux inchangés depuis cette représentation ?

 

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Toujours de Bellini, mais du frère le plus illustre, Giovanni, ces représentations de la Vierge sont un éternel sujet de ravissement tant leurs déclinaisons soulignent leur unité. Nous croisons Cima da Conegliano dont certaines des œuvres sont en ce moment exposées à Paris, au musée du Luxembourg, ce n’est pas grave, il y a tant de merveilles à voir ici ! Carpaccio offre également des instantanés saisissants de Venise dans ses toiles, et notamment dans son Miracle de la Croix au pont du Rialto… Nous sommes saisis de stupeur devant la célèbre Tempête de Giorgone, certains d’avoir entendu un coup de tonnerre face à l’évocation de l’éclair qui déchire la toile…
Il est impossible de retracer ici toute la richesse de ces précieuses Galeries, mais il est certain que s’il est un endroit que l’on doit visiter à chacun de ses séjours à Venise, c’est bien ici !

Les Primitifs vénitiens au musée Correr…

Au fond de la place Saint-Marc, lorsque l’on ose tourner le dos à la basilique, il faut grimper les marches d’un bel escalier, par la droite ou par la gauche selon son humeur, pour parvenir dans un musée qui vous fera entrer au cœur de l’histoire de Venise : Le musée Correr. Ce dernier peut en effet s’enorgueillir de multiples trésors, et parmi eux, nous avons retenu cette incroyable collection d’œuvres de peintures des primitifs vénitiens. Il faut pour cela gravir les deux étages, en se promettant de revenir au premier étage pour découvrir la très belle collection d’antiquités. Et là, dans de multiples petites salles, claires et non surchargées, vous déambulez parmi les œuvres de Paolo Veneziano et de ses contemporains du Trecento (XIV°s.).

 

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Progressivement, l’influence byzantine s’estompe pour introduire, au gré du développement de la Sérénissime, les éléments qui préparent la future Renaissance, il suffit pour s’en convaincre de s’attarder quelques instants sur cette dramatique pietà de Cosmè Tura… Il faudra également prendre tout son temps pour découvrir l’admirable petite salle consacrée à la famille Bellini, tout au fond sur la gauche. En ces lieux, baignés par la lumière naturelle de Venise, les œuvres du père, Jacopo, et de ses deux fils, Gentile et Giovanni inondent de leur beauté l’espace qui leur est réservé. Comment partir de cet endroit sans revoir cette Vierge de Giovanni Bellini dont le regard empreint d’une ineffable résignation vous suivra longtemps, comme un songe, après votre départ…

Confrérie Scuola Grande de San Rocco

Incontournable, la Confrérie Scuola Grande de San Rocco reste toujours un moment d'émerveillement pour qui la découvre. À l'image des nombreuses autres confréries laïques sous le patronage d'un saint protecteur, San Rocco n'a eu de cesse de se développer depuis le XVe siècle qui l'a vu naître. Parmi les innombrables trésors à découvrir dans ce lieu mémorable, l'incroyable travail réalisé par le Tintoret en ces murs ne cesse d'étonner qui entre dans les bâtiments de la Confrérie.

 

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Qu'il s'agisse de la Salle de l'Albergo ou celle dite Supérieure ou encore celle inférieure, la profusion de chefs d'œuvres du Maître en un même lieu ajoute au vertige. C'est un nombre impressionnant de scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament qui se trouvent animées sous le pinceau du grand maître lui-même membre de la Scuola et qui réalisa ces oeuvres entre 1564 et 1587. L'esprit de la Contre-Réforme souffle au cœur de ces évocations, véritable programme théologique qui eut son importance en son temps et qu'il appartient à chacun de découvrir dans ce haut lieu de l'art vénitien.

Palazzo Cini


 

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Moins connu du grand public que ses aînés, le Palazzo Cini est un écrin d’art en plein cœur de Venise. Raffiné et discret, ce musée est le reflet du goût d’un grand collectionneur d’art Vittorio Cini (1885-1977). Installées dans le palais qu’il habita, cette collection reflète non seulement la qualité des choix artistiques de son propriétaire mais dégage de manière émouvante l’esprit qui l’animait tant les lieux sont encore chargés de sa présence. Pénombre propice aux plus belles œuvres d’art, des Primitifs à Filippo Lippi, Beato Angelico, Botticelli, Piero di Cosimo, Pontormo et bien d’autres encore… Intimité des lieux, œuvres étonnement à portée de main, sentiment d’un intérieur encore vivant, les parquets anciens en bois craquant sous vos pas… Le Palazzo Cini est également l’occasion d’expositions temporaires telle celle installée jusqu’au 17 septembre 2018 consacrée à d’extraordinaires architectures imaginaires, qui ont pour la plupart d’entre elles relevé du rêve et non des contingences pratiques de leurs concrétisations.

Musée Peggy Guggenheim

Peggy Guggenheim est née il y a 120 ans, un 26 août 1898. D’une famille ayant fait fortune dans l’extraction et la transformation de minerais du côté paternel et d’une famille de riches banquiers du côté de sa mère, la jeune Peggy grandit à New York jusqu’au drame du naufrage du Titanic dans lequel disparaît son père. Viendront les années de bohême à Paris avec d’autres expatriés américains et de nombreux artistes tels Constantin Brancusi, Djuna Barnes, Marcel Duchamp, Jean Cocteau…

 

 

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C’est à l’art contemporain qu’elle s’intéresse plus vivement grâce aux encouragements de son ami Samuel Beckett. Viennent alors les années d’acquisitions de toutes les œuvres possibles d’artistes qu’elle rencontre et soutient avant l’ouverture en 1952 du musée portant son nom à Venise dans l’ancien palais inachevé de la famille Venier, le fameux Palazzo dei Leoni, qu’habita précédemment Luisa Casati. Extraordinaire histoire d’un palais inachevé acheté et habité avec passion par trois femmes hors du commun...(lire la chronique du livre)

 

 

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Peggy Gugenheim disparaîtra le 23 décembre 1979, ses cendres sont déposées dans l’un des angles du jardin de son musée auprès de ses nombreux chiens. C’est en ces lieux extraordinaires que l’une des plus fameuses collections d’art du XXe siècle se trouve ainsi, aujourd’hui, réunie, dans un cadre enchanteur où les plus grands maîtres tels Picasso, Braque, Klee, Kandinsky, Dalí, Magritte, Miró, Chagall, Duchamp, De Chirico, Rothko, Pollock et bien d’autres encore vous entraînent dans ce délicieux vertige vénitien…

Pinacoteca Manfrediniana

Dans le Dorsoduro, au pied de la Salute, le visiteur aura grand plaisir à découvrir les collections Manfredini dans une pinacothèque intime et préservée du flux touristique. Lieu du Séminaire Patriarcal, les œuvres réunies en ces murs sont le fruit d’un legs laissé par le marquis Federico Manfredini (1743-1829) et compte de belles œuvres de Vivarini, Bellini, Cima da Conegliano, Lippi, Beccafumi, Guercino, toutes présentées dans une scénographie agréablement sobre et épurée.

Palazzo Fortuny

Lorsqu’il décrit les robes de Fortuny, Marcel Proust dans la Recherche ne peut dissocier Albertine des robes du célèbre couturier Mariano Fortuny et de ses souvenirs de Venise : « Pour les robes de Fortuny, nous nous étions enfin décidés pour une bleu et or doublée de rose, qui venait d’être terminée ». Le narrateur regrette de n’avoir vu cette ville, mais la présence si tentatrice de la Sérénissime se fond avec celle de la jeune femme qui « revêt » sur elle tous ses symboles de la féerie Fortuny. « Elle était envahie d’ornementation arabe, comme les palais de Venise dissimulés à la façon des sultanes derrière un voile ajouré de pierres, comme les reliures de la Bibliothèque Ambrosienne, comme les colonnes desquelles les oiseaux orientaux qui signifient alternativement ».

 

 

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Cette évocation puissante et colorée montre à quel point l’art de Mariano Fortuny (1871-1949) sut faire vibrer les plus intimes ressorts de l’émotion humaine par son art consommé de la forme, de la coupe, des plissés et des couleurs. C’est cette magie qui hante encore son palais Pesaro-Orfei et demeure pour le visiteur perceptible. L’insatiable créateur ne cessera, en effet, jusqu’à sa mort survenue en 1949, d’y collectionner tissus et autres traces du passé, amour hérité de sa mère qui elle-même collectionna toute sa vie des tissus précieux dans ces malles et coffres que le jeune Mariano découvrait émerveillé. Le visiteur sera plongé dans l’univers soyeux et inimitable du grand créateur que fut Mariano Fortuny, cet espagnol de naissance mais Vénitien d’adoption, tant la Sérénissime à l’abri de son Palais Orfei plongé dans une ambiance feutrée et sombre fut l’un de ses joyaux d’inspiration.

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Hôtels - Venise

 

Ca Maria Adele Hotel *****

 

 

Avec l’Eglise de La Salute comme seule voisine, le boutique Hôtel Ca Maria Adele a assurément retenu le cadre idéal pour installer un hôtel de luxe exclusif, véritable bijou vénitien, avec seulement douze suites, chacune décorée de manière singulière et raffinée d’une rare beauté.

 

 

Tout simplement splendide, l’hôte de ces lieux enchanteurs ne peut qu’être subjugué ! Alors que votre watertaxi vous déposera sur le ponton d’accueil privatif de l’hôtel, un service exclusivement masculin s’affairera pour vous réserver le plus bel accueil qui soit. Formalités administratives discrètement réalisées alors que vous vous rafraichissez dans le petit et intime boudoir attenant à la réception, mobiliers de style, tissus dans le goût vénitien, et cette agréable impression d’être accueillis dans l’un des palais du Doge…

 

 

Impression qui ne pourra que se renforcer lorsque vous découvrirez à l’étage votre suite, celle du Doge justement. Murs tapissés de pourpre, fauteuils à la taille de trône, miroirs et appliques précieuses se renvoyant la douce lumière distillée par votre voisine, Dame Salute, que vous pourrez admirer de jour, comme de nuit, pour vous seul… Tout est écrin raffiné en ces lieux, non point ostentatoire, mais une décoration recherchée dans le style de la Venise des Doges, époque glorieuse où l’opulence rimait avec élégance.

 

 

 

 

 

 

Petite touche originale de modernité, votre TV que nous n’allumerez que le temps d’observer un curieux spectacle : l’image d’une webcam installée sur le toit de l’hôtel et qui vous prodigue à toute heure de la journée le spectacle de la petite place et de l’embarcadère de La Salute, histoire de ne pas être pris au dépourvu si une visite s’annonçait… Envie de hauteur ? Si celle généreuse des plafonds ne suffisait pas, quelques marches et ce sera la discrète terrasse dans un goût oriental installée au sommet du palais dispensant fraîcheur et intimité pour un verre et une conversation dans un cadre rêvé.

 

 

Originalité encore que ce petit-déjeuner qui a banni le buffet pour ne répondre qu’à vos souhaits exprimés sur un carton laissé à votre porte. Le matin, dans votre suite ou dans la belle salle du piano nobile, un service élégant se met en branle pour vous présenter dans une vaisselle élégante, viennoiseries, pains et autres céréales, tout ce qui vous passerait par la tête pour composer un petit-déjeuner royal…

 

 

Avec un réel service discret et généreux, élégant et de bon goût, un séjour à l’hôtel Ca Maria Adele, déclaré l’un des plus romantiques boutique hôtel au monde, restera même pour ses hôtes les plus exigeants une expérience unique gravée dans votre mémoire…

 

Dorsoduro 111 - 30123 Venezia Italia info@camariaadele.itT +39 0415203078
www.camariaadele.it

Grand Hotel dei Dogi

The Dedica Anthology

À l’écart des lieux arpentés par des cohortes de touristes, il est un endroit au Nord de Venise préservé qui appartient à l’histoire même de la ville : Le Grand hotel dei Dogi. Installé dans le Palazzo Rizzo Patarol édifié au XVIIe siècle dans le goût des riches familles vénitiennes, le palais devint par la suite un monastère, puis une ambassade de France et de Savoie avant d’être transformé en grand hôtel.

 

 

Nous y parvenons en watertaxi par les canaux longeant la lagune du Nordi, la meilleure façon d’aborder ces lieux aux façades antiques et teintes d’ocre délicatement nuancées par les siècles. Parvenus à l’intérieur du Grand Hotel dei Dogi, faisant aujourd’hui partie du groupe The Dedica Anthology, c’est une impression d’antique demeure prestigieuse qui prédomine avec ses vastes espaces communs meublés de fauteuils et canapés recouverts de tissus crème et bordeaux dans le goût vénitien, où prédominent marbres rares et anciens, sols en mosaïques, et ces lustres majestueux de la toute proche île de Murano…

 

 

Aux étages, encore de vastes espaces, anciens salons ayant conservés leur mobilier d’époque, stucs et marbres précieux, invitent au farniente et aux songes ; on s’attendrait à voir une marquise sortir d’une porte à la dérobée…

 

 

 

Charme suranné des chambres gardant la mémoire de ces lieux avec ici encore leurs sols anciens en mosaïques, cartes géographiques d’une autre époque, touche résolument passéiste cultivant le passé des lieux. En redescendant, après le hall, le bar, et en terrasse, le restaurant de l’hôtel annoncent l’un des trésors du Grand Hôtel dei Dogi : un vaste et long jardin, unique à Venise par sa taille et ses majestueux arbres. Naguère ce quartier de Madonna dell’Orto était un endroit de nombreuses cultures, ce qui explique aujourd’hui la taille impressionnante pour Venise de ce jardin heureusement préservé des siècles. En découvrant cette perle, rocailles et bosquets se découvrent progressivement aux détours de ses méandres pour parvenir à un bâtiment qui le clôt et ouvre sur la lagune, magie de cette vue unique à partir d’un océan de verdure.

 

©Lexnews
 

Occasion d’otium dans un cadre de rêve, chaises longues installées au soleil ou à l’ombre sur la pelouse pour se remettre de ses émotions vénitiennes. Lorsque l’après-midi touchera à sa fin, un petit tour au SPA, enfin, installé au rez-de-chaussée suivi d’un apéritif au bar tenu de haut vol anticipera sur une soirée passée dans le calme et la sérénité.

Interview Martina Di Luca, General Manager Grand Hotel dei Dogi, The Dedica Anthology

 

 


Quelle est l’histoire de votre hôtel ?

Le Grand Hotel Dei Dogi,The Dedica Anthology est un palais historique, très intimiste et éloigné du flux des touristes, situé dans les murs du Palazzo Rizzo Patarol, une résidence magnifique édifiée par la famille Patarol au XVIIe siècle. Le bâtiment reflète la structure architecturale typique d’un palais vénitien de cette période, affichant le statut d’une famille prospère de marchands de la lagune et une habitation de tous les jours. A l’époque de sa construction, ce secteur correspondait aux seules terres cultivées de Venise, ce qui explique que lePalazzo Rizzo patrol ait hérité d’un si vaste jardin, chose extrêmement rare ici. Dans ce jardin se trouve une rocaille avec la statue de la Vierge Marie entourée de rochers artificiels, fontaines et buissons, signes que le palais hebergait un couvent au XXe siècle. L’hôtel associe ainsi un sens authentique de la noblesse héritée du XVIIe siècle à un style de vie moderne au service attentionné et personnalisé.

Votre jardin est en effet très étonnant par sa taille et sa richesse inhabituelles à Venise

C’est un trésor en effet bien protégé, une surprise pour nos hôtes avec un des plus vastes et magnifiques jardins botaniques privés à Venise. Il est considéré depuis des siècles comme l’une des attractions de la ville à découvrir pour les étrangers en visite. C’est pour cette raison que l’empereur François 1er d’Autriche l’a visité durant l’un de ses séjours à Venise en 1815. En 1833, Giovanni Correr a profondément transformé le jardin en suivant la mode romantique de son époque au lieu des formes géométriques des jardins italiens. Lorsque nos hôtes séjournent dans notre hôtel, ils peuvent ressentir le dévouement de nos jardiniers pour préserver cet héritage. C’est en effet un lieu très spécial que j’aime beaucoup personnellement.

 

 

©Lexnews

 

La décoration des salons est d’ailleurs également un témoignage de cette riche période

C’est en effet une période de la magnificence de Venise et de sa puissante histoire. A l’époque, « l’étage noble » était l’espace le plus important à l’intérieur du palais, où la noble famille vivait. Cet étage était agrémenté par les décorations les plus opulentes et élégantes de tout le palais. De nos jours, vous pouvez toujours admirer ces sols luxueux faits en « terrazzo Veneziano », ainsi que ces chandeliers de Murano, avec ce sens enjoué tout vénitien de la couleur pour la décoration avec tous ces détails typiques d’un boutique hôtel.

Quelles sont vos priorités pour les prochains mois ?

Le Grand Hotel dei Dogi fait partie depuis le 21 avril 2018 du groupe The Dedica Anthology, et nous avons à cœur d’y promouvoir l’image même de ce groupe à travers lui. The Dedica Anthology est une nouvelle marque d’hôtels de luxe reposant sur un éventail de cinq hôtels distincts en Italie et en Europe qui ont été associés pour représenter cette promesse d’une nouvelle gamme d’hôtellerie contemporaine. « Dedica » vient du latin « dedicare » qui signifie se dédier. “Dedica” en italien désigne la dédicace faite à la main par un auteur sur un livre qu’il destinera à un lecteur particulier, c’est aussi l’œuvre qu’un artiste désignera en l’honneur d’une personne. C’est un geste noble et personnel. C’est donc cet esprit qui guide notre dévouement pour faire de l’expérience d’un invité dans notre ville de Venise soit différente de ce qui se fait habituellement, répondant en cela aux souhaits de la marque. Nous considérons notre Grand Hotel dei Dogi comme un hommage à la ville de Venise. Je suis ravie d’avoir l’opportunité d’entreprendre ce nouveau défi professionnel en tant que General Manager de cet hôtel fabuleux qui appartient à la nouvelle promesse de l’hôtellerie italienne.

Dîner dans l’intimité

du Giardino Segreto du Grand Hotel dei Dogi

Un apéritif

au Grand Hotel dei Dogi Lounge Bar

 

 

Le Grand Hotel dei Dogi jouit d’une position excentrée et privilégiée à Venise avec son jardin luxuriant et merveilleux, qui n’a pas son pareil dans la ville, et ouvrant sur cette lagune du nord avec pour horizon Murano. Outre cet extraordinaire jardin, le Grand Hôtel dei Dogi abrite en son sein dans ce cadre enchanteur un restaurant - Giardino Segreto, installé sous une tonnelle toute de ferronnerie et accueillant en soirée ses hôtes à la lumière des bougies et lampions. Aucun bruit, si ce n’est celui de la petite fontaine toute proche et des nombreux oiseaux qui profitent de la fraîcheur des arbres adjacents.

 

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Un apéritif Bellini offre l’occasion de découvrir tous ces charmes alors que la température plus clémente dispensée par la végétation repose enfin les sens durement éprouvés par une journée vénitienne. Nous débuterons par une belle sélection de jambon de parme affiné accompagné de son melon et de gressins maison avant de déguster ces excellents scampi in saor, morue en en brandade, crevettes de la lagune, polenta et St-Jacques en gratin, un tableau varié des saveurs vénitiennes réinterprétées par la cuisine du chef Umberto Ungaro. La carte propose également une sélection de pâtes et de risotto, tels ces Tortellone à la crème de morue, poivron jaune et tomates. Les amateurs de poissons retiendront, pour leur part, ce filet de turbot aux asperges vertes et réduction de mangue pour un accord sucré sacré en réminiscence de la cuisine vénitienne. La nuit gagne sur le jardin et les oiseaux ont laissé la primeur de leur chant à celui de la fontaine. Douceur et charme de ces arbres témoins de tant de saisons et de chuchotements… Un café signature invitant vieux rhum et chocolat noir prolongera encore quelques instants l’expérience de ce si plaisant cadre avant une dernière promenade au bord des canaux vénitiens, endormis à cette heure de la nuit.


 

 

Alors qu’à l’extérieur chaleur et effervescence touristique règnent, il est un lieu étonnamment retranché de la cohue et d’une fraicheur appréciable: le Lounge Bar du Grand Hotel dei Dogi.

 

À cet endroit, vous serez accueilli comme un Doge par Bané, le responsable du bar et de la gastronomie, l’œil à tout, le geste sûr et rapide. Un Aperol Spritz pour étancher une soif certaine préparé avec un vin prosecco de qualité par l’homme de l’art réjouira d’emblée. Mobilier dans l’esprit des bars d’antan, canapés confortables avec vue sur l’incroyable et vaste jardin en plein Venise, c’est tout un art de vivre qui se trouve en quelques instants transporté, ici.

 

Vous seront alors proposés de gourmands sandwichs club dinde, bacon, œufs, tomates accompagnés de frites maisons ou encore ces savoureuses focaccia caprese avec mozzarelle de bufflonne, tomate et pistou, simplicité des préparations, excellence des produits.

 


 

©Lexnews
 

 

 

Nous avons l’impression d’échapper au quotidien en cet endroit où tout a été conçu pour le service grâce à l’efficacité et la gentillesse du Barman. Encore quelques douceurs avec ces petits fours préparés en cuisine et un café avant de découvrir le charme de ce jardin réputé, donnant directement sur la lagune nord et les îles vénitiennes.

Grand Hotel Dei Dogi
Fondamenta Madonna dell’Orto (Calle Larga Piave), 3500 - 30121 Venice
Tel +39 041 220 8111 e-mail : reception.dogi@dahotels.com
www.dahotels.com/grand-hotel-dei-dogi-venezia

Hotel Papadopoli Venezia

MGallery by Sofitel

L’Hôtel-boutique Papadopoli est une adresse bien connue des amateurs de charme préservé et de calme. Alors que train, bateau ou voiture laissent souvent le voyageur pétri des fatigues au terme de son périple, il ne reste à l’hôte de l’Hôtel MGalery Papadopoli que quelles rues et un pont à traverser avant de parvenir à bon port et de trouver verdure et calme, si rare au cœur même de Venise. Le MGallery Papadopoli évite bien des désagréments et égarements dans l’enchevêtrement des ruelles et canaux vénitiens.

 

 

En ces lieux, à l’écart des foules se tient une fière bâtisse 18e siècle qui vient de faire, avec un peu moins d’une centaine de chambres, l’objet d’une récente et élégante restauration. Avec vue sur le Canal Tolentini et les fameux Jardins Papadopoli qui comptaient naguère plantes exotiques, volières et même perroquets, l’endroit a un charme rare et privilégié à Venise grâce à l’élan donné par son sympathique directeur Pierpaolo COCCHI, francophile averti et qui vous accueillera avec une générosité sincère.

 

 

Immédiatement, vous percevrez que règnent en ces lieux une harmonie certaine et un équilibre des différentes facettes de l’hôtel. La réception ne vous harasse pas de questions, vous propose un verre avant de vous diriger rapidement vers votre chambre dont vous apprécierez le calme avec cette décoration cosy et soignée, véritable cocon soyeux où se remettre des fatigues, découvertes et promenades vénitiennes.

 

 

 

 

 

 

Un petit balcon donnant sur le canal et ce sont immédiatement vos premières impressions de voyage qui se graveront inexorablement dans votre mémoire : soleil radieux sur le canal, gondoles et petites embarcations flottant discrètement sur l’onde, passants discrets à quelques pas de là, calme et oiseaux appréciant la fraîcheur du jardin jouxtant l’hôtel, ainsi que cette église Tolentino à façade majestueuse de six colonnes corinthiennes à fronton.

 

 

 

 

Et c’est très justement que Pierpaolo COCCHI, directeur de l’hôtel, peut souligner : « Les lieux ont le grand avantage d’offrir un calme absolu tout en étant au cœur de la vraie Venise, celle de ses habitants encore présents dans les quartiers de Santa Croce et du Dorsoduro tout proche ».

 

 

Instants de fraîcheur et de repos goûtés à l’intérieur de l’hôtel, espaces élégants du bar et du restaurant dans le jardin d’hiver, le MGallery a assurément plus d’un atout dans sa poche, le premier n’étant pas le moindre, celui d’une prévenance, disponibilité et gentillesse sincère de son personnel.

Restaurant Giardino d'Inverno MGallery Papadoli

dîner dans un jardin d’hiver…

Nous sommes à Venise et pourtant partout la végétation foisonne, ici, en l’hôtel MGallery Papadoli avec la proximité de son parc, ses grands arbres, sa végétation luxuriante, et son étonnant jardin d’hiver qui offre également aux hôtes du restaurant MGallery Papadoli une diversité de plantes vertes pour un dîner en toute fraicheur par temps estival.

 

 

 

 

C’est, en effet, un ravissement que de s’installer à l’une des tables dressées avec goût entre marbres, espèces botaniques épiphytes et robes de haute couture présentées à cette occasion. Alessio Vettore, le sommelier, vous accueillera dans le raffinement de ce lieu enchanteur. Un verre de Franciacorta , du caviar de Venise sur mousse de burrata et une douce mélodie se met aussitôt en place dans ce lieu discret à la belle élégance. La dégustation se poursuit avec un tartare de loup de mer aromatisé au basilic, un plat frais avec un bel équilibre des saveurs.

 

 

Belle expérience également pour ce Saint Germain du Chef Davide Lazzarini, décidément bien inspiré avec ce velouté de petits pois, coquillages et crustacés, fraîcheurs marines et printanières agréablement associées. Le Chef sait, à l’évidence, magnifier les beaux poissons telle cette ombrine à la chair fine dont les filets sont sublimés par une crème onctueuse de chou-fleur accompagnée de flans aux épinards, un plat élégant mettant en avant l’excellence des produits pour une cuisine légère  goûteuse.

 

 

Ce sera, enfin, une crème glacée au champagne, rhum barricadé, fruits et meringues qui apportera encore une touche de fraîcheur pour conclure cet agréable dîner et cette expérience toute en délicatesse au restaurant Giardino d'Inverno du MGallery Papadoli Venise.
 

 

 

Le sommelier saura vous faire découvrir la délicatesse des vins italiens tels ce Franciacorta Saten Bosio 2017, ce Soave Classico Carnica 2014, Schiava Bischofsleiten Castel Sallegg 2017, Chardonnay Grafin de la Tour Villa Russiz 2013, Passito tenuta col sandago.

Santa Croce 245 Giardini Papadopoli 30135 Venise ITALIE
Tel : (+39)041/710400

www.accorhotels.com/fr/hotel-1313-hotel-papadopoli-venezia-mgallery-by-sofitel

Hotel La Calcina - La Residenza 818

La Calcina, un lieu qui a gardé le souvenir de cette chaux que des bateaux déversaient sur ces quais que l’on nomme Zattere. À l’époque, ce petit hôtel à taille encore humaine se nommait Pensione Calcina, c’était du temps où le fameux historien de l’art John Ruskin résidait en ces murs et arpentait ces fameuses pierres de Venise dont il laissa le récit si émouvant.

 

 

Depuis les années ont passé mais le charme opère tout autant. D’autres personnages connus en ont apprécié le calme et l’atmosphère tels les écrivains André Suarès, Dominique Rolin et Philippe Sollers qui vinrent loger des années dans la même chambre pour y écrire un grand nombre de leurs romans. Si La Calcina a su évoluer avec le temps, offrant un nouveau standing avec des suites plus luxueuses, elle demeure pour ses hôtes fidèles un hôtel atypique à Venise à l’écart des foules et offrant une autre belle expérience de la célèbre ville bâtie sur l’eau. L’élément aquatique est en effet prédominant comme souvent à Venise mais ici c’est une version plus grandiose avec la largeur majestueuse du canal de la Giudecca qui borde La Calcina et accueille à toute heure de la journée les embarcations les plus démesurées que la Sérénissime ait pu connaître. Immenses paquebots dépassant la taille de l’église dei Gesuati toute proche, majestueux cinq mats que l’on dirait sorti d’un musée de la marine, flottilles de vaporetti et autres watertaxis grouillent sur ses eaux inlassablement.

 

 

L’accueil de La Calcina, bâtiment classé parmi les hôtels historiques, est celui chaleureux des adresses à l’élégance sûre et discrètes ; votre nom est connu et un généreux souvenir accompagne votre bienvenue dans ces lieux cosy et protégés. Vous pourrez choisir une chambre classique dans le bâtiment principal ou préférer l’une de ces larges et belles suites récemment aménagées en retrait de la Residenza 818 dans la fraîcheur et le charme de la cour intérieure. Élégance d’une vieille demeure qui abritait un monastère et qui en a hérité le calme et la sérénité, mobiliers choisis avec un goût certain pour leur patine et beaux tissus, discret fond de musique classique en certains recoins, tables généreusement recouvertes de livres d’art, et ces multiples et agréables espaces retirés laissés à votre disposition … Vous êtes chez vous à Venise à La Calcina !

 

 

C’est tout un art de vivre qui se manifeste, en effet, ici avec à tout instant un service irréprochable pour vous apporter un cendrier ou un cocktail avec le même sourire. Le repos est absolu à La Calcina, la nuit tombée, plus aucun bruit, doux rêves assurés… Le matin, la magie opère de nouveau ! Soleil généreux dans une chambre baignée de lumière qui souligne le charme de ses meubles anciens, ces parquets antiques à l’odeur de cire.

 

 

Petit-déjeuner raffiné, croissants dans les règles de l’art, porcelaine et argenterie, point de buffet géant mais un appétissant choix de beaux produits pour bien débuter la journée dans l’écrin douillet du salon de La Calcina, pour un peu vous pourriez croire entendre l’accent de John Ruskin derrière votre dos… Un séjour à La Calcina restera gravé dans votre mémoire, une autre expérience de Venise dans l’intimité de ses murs.

Interview Corrado Tognon, Directeur de La Calcina


 

 

Quelle est l’origine du nom de l’hôtel ?


Les lieux de La Calcina sont historiques. A l’origine, il s’agissait d’un entrepôt où était stockée de la chaux pour bâtir des maisons, d’où le nom laissé aux lieux. Puis c’est devenu une locanda, c’est-à-dire un endroit où se restaurer et dormir. C’est en 1850 que le nom de La Calcina est définitif avec une auberge à part entière. Depuis 2013, la famille Siboué a acquis l’hôtel, un nom bien connu pour leur hôtel Le Fer à cheval cinq étoiles réputé à Megève. C’est un nouvel air pour La Calcina avec cet esprit british cher à John Ruskin qui a résidé dans nos murs. Avec ce changement, en 2014, La Residenza 818 est venue se joindre à La Calcina, un ancien monastère jusque-là occupé par des sœurs. Cela a été l’occasion unique d’associer à La Calcina un lieu plein de charme avec des suites dans l’esprit d’autrefois.

 

 

 


Bien des noms célèbres d’écrivains ont choisi La Calcina…


Le plus récent est bien entendu Philippe Sollers qui a résidé ici des années dans notre hôtel avec Dominique Rolin où ils ont tous deux écrit un grand nombre de leurs romans. Nous venons d’apposer une plaque commémorative à leur honneur. John Ruskin est bien entendu le premier personnage illustre à avoir séjourné à La Calcina. Il avait un amour particulier pour l’art italien avec Tiepolo, Tintoret… Il est arrivé à Venise et la situation géographique de notre hôtel l’a attiré, il a habité l’actuelle chambre n° 2, nous avons retrouvé l’endroit en relisant la description qu’il en avait faite. Une grande partie de ses écrits et dessins vénitiens est née dans nos murs. André Suarès a également séjourné dans notre hôtel, charmé par le canal de la Guidecca et la tranquillité des lieux. Dans cet esprit,nous avons souhaité maintenir cette tradition artistique en créant avec un ami artiste Marco Agostinelli un prix Ruskin de critique d’architecture. Cela n’existait pas jusqu’alors en Europe et la première édition a eu lieu cette année en mai. Cela a été exceptionnel avec un succès que je n’espérais pas. La presse locale et nationale se sont faits l’écho de l’évènement. Nous allons également réaliser des salons culturels pendant l’hiver en présence du grand architecte Renzo Piano, ainsi que des présentations de livre. Nous avons à cœur de perpétuer cette tradition culturelle héritée depuis un siècle et demi.

 

 

 


La restauration est également très importante


Oui absolument. Avant toute chose, notre priorité reste l’accueil. Si nous avons le cadre et la position, l’attitude de tout notre personnel reste déterminante. J’ai à cœur que ce souvenir de Venise soient positivement associé au lieu où l’on a résidé. Dans ce même esprit, la restauration reste également essentielle. Le cadre de notre restaurant La Piscina est idéal sur cette terrasse dominant le canal de La Guidecca. Nos hôtes sont devenus de plus en plus exigeants avec la mode des grands chefs,aussi proposons nous toujours des plats reposant sur la tradition vénitienne tout en incluant une dimension internationale sur certains plats. Nous veillons aux saisons pour établir la carte et faisons évoluer nos propositions en fonction du retour que nous avons de nos clients. Je n’aime pas l’anonymat de nos hôtes, je veille à ce que leur nom soit mémorisé par le personnel.

Dîner sur le canal de la Giudecca

au restaurant La Piscina – Calcina Hotel

Ce n’est pas au bord mais littéralement sur le canal de la Giudecca que nous dînerons ce soir, sur la terrasse du restaurant La Piscina installée sur l’eau, là, où tous les bateaux de Venise se sont donné rendez-vous pour un festival aquatique improvisé. Petits et grands, affichant tour à tour leurs mâts ou leur haut pavillon, c’est un véritable ballet qui nous accueille avec Marco, l’un des responsables de ce lieu enchanteur, à nul autre pareil à Venise. Installés à une jolie table d’angle face à ce spectacle unique, nous n’avons comme voisine que la Giudecca et la fabrique Fortuny, encore en activité et conservant jalousement les précieux secrets de Mario Fortuny, son fondateur.

 

 

Un apéritif Bellini pour rimer avec le rose du ciel en cette fin de journée et nous découvrons la carte de La Piscina qui fait la part belle à de beaux produits locaux, àl’Italie et aux recettes vénitiennes réinterprétées avec inspiration. Saveurs authentiques pour commencer avec ces poulpes grillés aux tomates du Vésuve marinées à l’ail et au basilic pour de belles notes de fraîcheurs marines qui ouvrent ce repas sous un soleil déclinant sur le Canal. Il faut déguster également ces gnocchis-maison aux crevettes royales et tomates cerise pour mieux comprendre combien la cuisine de La Piscina cultive l’art du bon goût italien, tradition et saveurs réunies. Le service est prévenant, sourires et bienveillance spontanés président à ce dîner dont le principal invité demeure l’élément marin omniprésent jusqu’aux vagues remuant sous vos pieds comme pour mieux vous saluer…

 

Toutes les nationalités dont les accents se font entendre ont convergé en ce lieu réputé des Zattere qu’affectionnaient tant des célébrités comme l’historien de l’art John Ruskin, l’écrivain Guy Suarès sans oublier plus près de nous, Philippe Sollers…

Nous sera servi, pour continuer ce joyeux dîner à l’air tout vénitien, ce foie de veau à la vénitienne, tradition élégante, au romarin et sauge, pignons de pin et polenta pour un ensemble heureux de saveurs appartenant à la gastronomie locale. Excellence des poissons également telle cette daurade cuite sur la peau, légumes grillés et pommes de terre au four, de beaux produits et saveurs franches dominent grâce à une préparation sans faute.

 

 

La lune s’est maintenant levée tout spécialement pour les convives de La Piscina et lampions des bateaux entreprennent une danse nocturne sur le Canal baigné de pénombre. L’heure est aux conversations feutrées et enjouées en une douce intimité. Viennent, enfin, les instants sucrés avec un tiramisu réinterprété aux notes d’agrumes, un bel accord, sans oublier ce traditionnel Affogato pour les amateurs de café. La douceur de cette soirée se prolongera encore tard à La Piscina avec une belle grappa ou encore ce délicieux Amaretto Montenegro alors que le Canal goûte complice avec les derniers convives ces heures de joyeuse légèreté…

 


 

Avec ce repas furent proposés un beau vin blanc du Frioule Pinot Grigio La Tunella et un remarquable rouge de Montalcino Antinori Pian delle Vigne 2015

Hotel La Calcina - Megezia S.r.l. - Dorsoduro 780 - Zattere - 30123 Venice, Italy
Tel. +39.041.5206466 info@lacalcina.com
www.lacalcina.com

Hôtel Saturnia

 

 

L’hôtel Saturnia est certainement l’un des plus anciens hôtels appartenant encore à la même famille depuis plus d’un siècle, celle de la famille Serandrei qui le dirige depuis quatre générations. L’histoire débute en 1908 avec Zoe Lustig et son mari Ugo Serandrei, né à Pise et vénitien d’adoption. En plein cœur de Venise, à quelques pas seulement de la place Saint-Marc, du Théâtre de la Fenice ou encore de l’Accademia et du musée Guggenheim, il jouit d’une position centrale incontestable. On entre dans ces lieux après avoir quitté à quelques pas de là son watertaxi, enfilades de ruelles et de magasins de luxe forment le décor animé de cet endroit prisé du tourisme international.

 

 

À l’intérieur, charme des demeures anciennes avec une réception traditionnelle jouxtant un bar animé à toute heure où naguère venaient prendre un verre Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre. Photos anciennes et décoration héritée des siècles passés composent un cadre charmant pour ce palais d’origine patricienne remontant au XIVe siècle et dont de nombreux traits sont encore visibles à l’intérieur, arcades de pierre, vitraux, marbres anciens.

 

 

 

 

Aux étages, salon généreux du piano nobile, décor d’une autre époque préservé du temps, élégance d’une belle suite aménagée avec goût, hauteurs généreuses des plafonds à caissons, mix de mobilier classique et plus moderne, calme absolu alors qu’au dehors l’animation de la rue bat son plein. L’hôtel Saturnia offre enfin à ses hôtes un restaurant réputé La Caravella et très prochainement l’ouverture d’un espace de fitness et de bien-être.

 

 

Interview Gianni Serandrei - Hotel Saturnia

 



Votre hotel est né d’une longue tradition familiale…


Oui, cela fait plus d’un siècle que quatre générations se sont succédé pour faire de l’hôtel Saturnia ce qu’il est devenu. Notre famille est d’origine hongroise d’un côté et toscane de l’autre. Au fil des siècles, d’une pension de famille nous sommes arrivés à un hôtel de 96 chambres.


Quelle est l’origine de cet immeuble très ancien ?


C’est une vieille demeure qui à l’origine appartenait à une ancienne famille d’un Doge, la famille Pisani. Certaines parties du palais remontent au XVe siècle…

 

 

Quelles sont vos priorités dans le quotidien de votre hôtel ?


Nos activités sont multiples et ma priorité en ce moment se porte à la fois sur la restauration avec notre restaurant La Caravella réputé à Venise. Il s’agit d’une cuisine vénitienne revisitée au goût contemporain avec un nouveau chef arrivé depuis six mois. Nous avons donné un nouvel élan au bar qui connaît une belle activité depuis que nous l’avons ouvert sur l’extérieur. Nous travaillons également à l’installation d’un nouveau Spa, centre de forme avec Hammam et petite piscine jacuzzi au style oriental. Notre priorité reste le service avec notamment une très belle terrasse qui offre un solarium avec vue sur La Fenice. Nous comptons une centaine d’employés à gérer au quotidien. Avec mon frère et mes deux sœurs nous veillons à la bonne marche de tous ces aspects.

 

 

Quel style avez-vous souhaité pour la décoration de votre hôtel ?


J’ai souhaité imprimer un nouveau style de la décoration intérieure pour l’hôtel en lui donnant un style 1900 et Art Déco qui correspond plus à l’esprit des murs et aux attentes actuelles de nos clients qui viennent souvent des Etats-Unis, de l’Angleterre et de France. J’avoue être un peu lassé du baroque…

Dîner dans la cour jardin du Restaurant Caravella

Un Aperol Spritz pour débuter ce dîner à l’heure vénitienne en terrasse de l’Hôtel Saturnia. Au cœur de Venise et à quelques pas de la Piazza San Marco, ce lieu préservé du flux touristique offre une gastronomie vénitienne revisitée grâce à plus d’un siècle d’hôtellerie en ces lieux.

 

 

Vicenzo avec ses 28 ans de service dans les lieux vous accueillera avec professionnalisme et chaleur. Dans cette cour ouverte sur le ciel et préservée du monde, nous débuterons ce dîner vénitien par un risotto aux fleurs de courgettes et gambas et ses saveurs gourmandes d’associations crémeuse et onctueuse.

 

 

l faudra également déguster cette bouillabaisse vénitienne qui associe le meilleur de la lagune à un bouillon qui ravit le palais. Moules, gambas, crevettes, poissons s’accordent pour un ensemble équilibré.

Délices également que cette friture de mer ou encore ce loup de mer cuit sur la peau, julienne de poireaux, pignons de pin et gambas. La cour du jardin est comble en cette soirée caniculaire et Nicola saura vous conseiller un Sauvignon Vié di Romanz du Frioule pour accompagner idéalement tout ce repas en fraîcheur.

 

 

 

La nuit est tombée sur la cour de la Caravella, les étoiles pointent sur la voûte vénitienne alors que des notes de citron en crème dans son nid de chocolat blanc, petite sucette de sorbet et meringues déclinent les saveurs acidulées de l’agrume. Un café et une belle grappa termineront idéalement cette soirée passée au cœur de Venise.

 

Calle Larga XXII Marzo, 2398, 30124 Venezia VE, Italie
Téléphone : +39 041 520 8377
www.hotelsaturnia.it

Ca’ Pisani Design Hotel

Entre l’église dei Gesuati et l’Accademia, à quelques pas seulement du musée Peggy Guggenhein l’hôtel Ca’ Pisani cultive l’art de la décoration en un style Art Deco dans un palais datant du XIVe siècle. Jouant habilement de ces contrastes, c’est un boutique hôtel de taille humaine qui a fait l’objet d’une rénovation complète au début des années 2000.

 

 

 L’architecture intérieure tout en soulignant les structures antiques de l’immeuble est l’occasion d’abriter une décoration de bon goût avec du mobilier d’époque des années 1930 et 1940. Des œuvres du grand artiste du mouvement Futuriste ialiten Fortunato Depero sont présentes dans l’hôtel de même qu’une gouache d’Ugo Sissa, un artiste longtemps actif à Venise. L’art est omniprésent en ces lieux, aussi est-ce avec un plaisir certain que l’hôte du Ca’ Pisani Hotel déambulera dans les étages jusqu’à cette terrasse dominant l’immeuble et pouvant être privatisé pour un dîner d’amoureux avec vue sur les toits de Venise…

 

 

 

Luxe de détails discrets et raffinés, la décoration s’attache à tous ces éléments qui laissent l’impression d’un ensemble objet de tous les soins. Calme et tranquillité sont au rendez-vous de cet hôtel où la salle de petit-déjeuner s’étendant jusqu’à une terrasse extérieure offre la possibilité d’ une copieuse collation à l’heure où les touristes ne sont pas encore apparus.

Interview Fransceco D'Este - Directeur de l'hôtel Ca Pisani

Quelle est l’histoire du lieu dans lequel nous nous trouvons ?

Notre hôtel qui a ouvert au début des années 2000 est installé en plein cœur du quartier des artistes, un lieu un peu en retrait de la foule touristique et réputé notamment pour ses musées, L’Accademia toute proche, le musée Peggy Guggenheim et de belles églises comme les Gesuati, La Salute… sans oublier La Dogana. Cet immeuble appartenait à la famille Pisani, une très grande famille vénitienne.
 

 


Parlez-nous du style bien particulier de votre hôtel ?

Nous avons opté en effet pour un style début du XXe s., Art Déco ouvert aux tendances artistiques diverses telle que le Futurisme avec Marinetti et d’autres artistes célèbres. Chaque chambre a une identité propre avec des meubles chinés jusqu’en France pour donner ce style unique de notre hôtel. Nous avons conçu un boutique hôtel de 29 chambres avec des hôtes qui viennent du monde entier notamment pour découvrir les proches musées. Nous avons souhaité, par ailleurs, que cet hôtel attire également les Vénitiens, et ne soit pas seulement un hôtel international, c’est pourquoi nous avons souhaité garder une taille humaine à ce lieu.

 

Design Hotel Ca’ Pisani
Dorsoduro 979/a 30123 Venezia
ph. +39 041 2401411 info@capisanihotel.it
www.capisanihotel.it

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Venise, des restaurants, cafés et bar...

Apothéose culinaire au restaurant Quadri - Venise

Décor de théâtre, Piazza San Marco, sa basilique et son campanile. C’est, en effet, un décor presque irréel qui accueille l’hôte du Quadri tant ces images pourtant familières composent du 1er étage où ce tient l’antre sacré demeure une expérience unique. Quelques marches gravies pour y parvenir et le promeneur vénitien entre dans ce Saint des Saints, le restaurant Quadri appartenant à la famille Alajmo avec le chef Silvio Giavedoni aux commandes des cuisines.

 

 

 

Décoration raffinée par Philippe Starck parvenant à repenser totalement les lieux tout en préservant son âme héritée des siècles passés, décoration selon l’esprit des tentures vénitiennes avec quelques clins d’oeil tels ces discrets portraits des frères Alajmo que l’on reconnaît, ici ou là et ces grands miroirs de bois bruts rythmés par des animaux naturalisés, cabinet de curiosités digne du Siècle des Lumières. Les fenêtres donnent sur l’un des plus charmants spectacles qui soit avec la place Saint-Marc pour soi, l’exclusivité de l’excellence.

 

 

 

 

Une équipe dynamique, prévenante et non dénuée d’un certain humour se met en place, Marco Cicchelli, Matteo Gianolla et le sommelier Ignazio Russo. De fines mises en bouche sont alors présentées dans le raffinement et la couleur, verres de Venise, quelques notes de As Time Goes By en fond musical, Ignazio déploie tout son art pour suggérer une véritable symphonie de vins qui accompagnera ce menu en quatre actes, Goldoni n’est pas très loin…

 

 

Nous commencerons ces agapes toutes vénitiennes du célèbre Quadri par un carpaccio d’asperges et œufs mimosa revisités au thon, carpaccio de betteraves sauce ail noir et cette fondante focaccia vénitienne à la morue et petits escargots de mer pour un premier acte tout en nuances et subtiles propositions. Pour le deuxième acte, le choix du chef s’est porté sur un risotto d’asperges et poivron vert associé à un nuage de betteraves, une douceur crémeuse rassurante, alors que la petite soupe de poissons et raviolis métamorphose comme par magie les saveurs de la lagune.

Surprenantes tagliatelles de fromage cacio, enfin, assaisonnées de sauce aux oignons, câpres et café, viennent clore ce deuxième acte en d’inoubliables réminiscences vénitiennes. Troisième acte, crescendo ! Mémorable homard et crème de pistaches, langoustines frites à l’origan et superbe filet de Saint-Pierre, artichauts, chips au riz blanc sur une crème de tournesol, sans oublier ces succulents artichauts de l’île vénitienne toute proche, St Erasmo. Un festival de saveurs maîtrisées, jeux de miroirs entre mémoire gustative et associations visuelles, magie théâtrale transposée au goût qui confirme toute l’excellence de la cuisine du Quadri.

 

 

Le Quadri propose, en effet, une cuisine vénitienne repensée au XXIe siècle avec une force d’équilibre et de subtiles audaces, une harmonieuse polyphonie culinaire mise parfaitement en écho avec les vins suggérés. Un prédessert sous la forme originale d’un apéritif framboises fraîches écrasées, vodka et gingembre offre une pause rafraichissante avant de découvrir ces desserts aussi délicieux que créatifs tels cette tartelette aux deux prunes, ce fin sorbet fraise et sureau, sans oublier ces cannolo de ricotta et marmelade de poivron aux fèves de tonka et cacao et pour conclure cette originale pipette de tiramisu, clin d’œil à la créativité des frères Alajmo…

 

 

 

 

Par cette association subtile d’un service prévenant et raffiné, d’un cadre exceptionnel donnant sur l’un des lieux les plus emblématiques de Venise et d’une haute gastronomie, d’une subtilité originale et fidèle à l’excellence de la fête vénitienne, l’expérience du Quadri demeure pour ses hôtes assurément unique !


 

 

 

Le talentueux sommelier Ignazio Russo propose des associations originales de vins italiens : Franciacorta Dosaggio zero 2014 Arcari e Danesi, Lambrusco di Sorbara Charmat Naturale Gino Friedmann 2016 Cantina di Carpi e Sorbara, Vitovska 2015 Zidarich, Timorasso Costa del Vento 2015 Vigneti Walter Massa, Cerasuolo d'Abruzzo 2016 Valentini et ce mémorable Raspberry dream cocktail.

Un apéritif au Gran Caffè Quadri de Venise...

Sous un soleil irradiant la place Saint-Marc, les arcades des Procuratie Vecchie abritant le célèbre Caffè Quadri laissent l’impression d’un espace préservé du temps, plus encore que de la chaude température estivale. Abandonnant pour ces raisons, l’idée d’un verre en terrasse, c’est dans les admirables salles d’époque que nous nous réfugions avec un certain plaisir non dissimulé, pour y être accueillis par l’aimable et sympathique Vanni Bonotto, intarissable sur l’histoire de ces lieux ouverts en 1775.

 

 

Un classique Aperol Spritz par ces temps de canicule et de savoureux snacks et sandwiches variés - que l’on nomme ici des "cicchetti" - sont tout spécialement conçus par le prestigieux chef Max Alajmo pour le Gran Caffé et préparés sur place. Bonheur et plaisir de déguster ces petites préparations entre fresques anciennes et banquettes moleskine dans l’un des plus anciens cafés de la Sérénissime alors qu’au-dehors un flot interminable se presse sur l’une des places les plus connues au monde.

 

 

C’est Giorgio Quadri de retour de Corfou avec son épouse grecque qui eut l’heureuse idée d’ouvrir le premier un lieu pour déguster une boisson chère et rare à l’époque, le café.

Ce sera le début d’une longue histoire que la famille Alajmo perpétue encore avec toujours autant de brio et créativité au XXIe siècle. Et si les stucs aux tons pastels verts et jaunes ont vu tant de clients célèbres tels Stendhal, Byron, Alexandre Dumas père, Richard Wagner, Marcel Proust et entendus tant de confidences, cette délicieuse tradition toute vénitienne n’a pas pour autant de nos jours pris une ride et les cocktails variés proposés par la carte du Caffè Quadri et préparés avec amour par le barman Leonardo Cisotto sont l’occasion d’un saut dans l’élégance d’un temps inoubliable.

 

 

Autres touches originales et si italiennes, ces petites pizzas Romana dont la pâte a été cuite à la vapeur puis saisie au four pour un croustillant aérien avec sa burrata et tomates. Petites sardines in saor aux oignons marinés et pignons, brandade de morue et polenta, boule de riz panée, gratin d’aubergines et autres régals enchantent le palais avec cette vue sur la Piazza et son impressionnant Campanile.

Le Quadri est une expérience hors du temps qui prolonge à toute heure de la journée avec excellence le bonheur des instants vénitiens…

 

Piazza San Marco, 121 30124 Venezia (VE)
tel +39 041 5222105 quadri@alajmo.it
www.alajmo.it

Un inoubliable apéritif

au Café Florian…

Le soleil inonde la place Saint-Marc dont les seules arcades prodiguent encore un peu de fraicheur en ce milieu de journée. C’est dans le cadre merveilleusement intime que nous allons déguster un cocktail au fameux Café Florian, illustre institution qui vit le jour, grâce à Floriano Francesconi , dans ces lieux bénis en 1720 ! Et oui, bientôt 300 ans pour cette belle et si célèbre Maison vénitienne. Nous entrons, l’aimable direction nous a réservé une place dans la salle des Hommes illustres, récemment restaurée et qui date de l’époque du milieu du XIXe siècle.

 

 

 

Aussi réjouis qu’honorés nous prenons place. Commence alors un ballet de réminiscences invitant aux songes. Que d’hommes célèbres venus goûter au charme des lieux ! Impossible de ne pas ressentir un certain vertige, accentué rapidement par le généreux cocktail Bellini servi avec élégance par un personnel en livrée blanche.

« Le Florian cultive depuis ses débuts une proximité avec les arts », ainsi que nous le rappelle le sympathique directeur artistique Stefano Stipitivich accompagné de Christiana Rivolta du département des ventes.

Goldoni est entré, ici, alors qu’il était encore enfant et Casanova arpentait ces salons, le seul café, à l’époque, à admettre la présence féminine ! Wagner a mis la dernière main à son Tristan et Iseult ici même, et Oscar Wilde n’aura de cesse d’apprécier le raffinement des lieux alors qu’un tour de gondole sur les canaux de Venise lui donnait l’impression d’avoir fait une promenade « dans les égouts à bord d’un cercueil »… Mais, tout Venise est en ce Café , et si la Sérénissime sait si bien envoûter, le café Florian pour sa part, devint rapidement le point de convergence de l’élite intellectuelle venue, ici, chercher l’absolu, l’oubli ou encore la quintessence de l’otium, cette oisiveté antique dont la traduction française souffre encore tant de préjugés rédhibitoires.

 

 

 

Marcel Proust recherchait Albertine disparue dans les reflets des miroirs du Florian. À cinq heures sous le chinois était le cri de ralliement initié par Henri de Régnier, ce qui en langage ordinaire signifiait : « Rendez-vous à cinq heures au Florian dans la salle orientale ! » Nous sommes assurément assis sous le regard d’hommes illustres et si nous ne portons pas de longues moustaches comme le faisaient ces prestigieux ancêtres, nous portons cependant un toast à leur mémoire avec ce délicieux cocktail.

La tradition et le service se perpétuent, ici, tout le monde s’assemble comme c’était la coutume aux siècles passés où hommes de lettres, personnalités politiques, ambassadeurs ou encore Vénitiens anonymes s’asseyaient souvent côte à côte, sur les mêmes banquettes de velours rouge.

 

 

 

C’est encore le cas de nos jours où vous pouvez très bien être face à une célébrité du grand écran, des responsables financiers ou de jeunes gens en jeans et en basket s’inquiétant de la portée du wi-fi… Le mythe opère toujours de sa magie, et de ce fait, renouvelle une réalité qui n’est pas près de se ternir.

 

Le Florian offre toute une gamme de boissons et de petites restaurations. Avec notre cocktail de savoureux petits sandwichs nous sont également servis délicatement sur de belles assiettes et un plateau en argent, quel bonheur des yeux et du palais ! Lorsque vos joues auront pris un peu de ce rose Tiepolo, vous aurez peut-être la surprise de découvrir cet original « pastis » servi avec de la glace pilée posée dans une passoire en argent sur votre verre taillé spécialement pour la boisson, une manière subtile de distiller comme au siècle passé la traditionnelle boisson si « Marseillaise » sans la noyer ! Pour les plus gros appétits, l’assiette de saumon sauvage avec sa crème et ses petits toasts grillés réjouira les palais les plus exigeants, le saumon est savoureux et mérite d’être dégusté. Il sera grand temps, enfin, de goûter aux savoureuses pâtisseries et au fameux café du Florian.

 

 

Un autre plateau d’argent arrivera alors avec votre précieux breuvage dans une belle tasse en porcelaine avec des gâteaux plus séduisants les uns que les autres, tiramisu en version semifreddo, sphère d’agrumes au cœur de framboises… alors que la musique de l’orchestre au-dehors distille des airs classiques ou plus modernes. Si l’envie d’un verre d’exception vous prenait, il faudra alors jeter son dévolu sur l’un des digestifs les plus exclusifs du Florian, le mythique cognac Louis XIII servi dans son verre en cristal, un grand moment vécu… Le charme opère comme dans un rêve, sensation de souvenirs doucement enfouis qui ressurgissent comme par enchantement, le temps d’une visite au Florian…Mais là, réside toute la magie vénitienne du si célèbre Café Florian!

 Caffè Florian Piazza San Marco, 57 – 30124 VENEZIA
servizi@caffeflorian.com Ph. +39 041 520 56 41
www.caffeflorian.com

Souper au pied de la Fenice

avec le restaurant Taverna La Fenice

Soirée encore tout estivale sur Venise avec ses canaux vénitiens irisés des couleurs de soleil déclinant et la majesté du Théâtre de la Fenice, voisin du prisé Restaurant la Taverna La Fenice. Nous prenons place à l’une des jolies tables dressées en terrasse, terrasse si agréable avec son air un brin british, accueillis avec gentillesse par Magnolia, sommelière au restaurant. Un apéritif Martini et pèche blanche qu’accompagnent un mix de légumes en crudité, huile d’olive et sélections de gressins, ouvre l’appétit et la curiosité de découvrir une carte renommée.

 La chaleur est définitivement installée sur Venise, mais la fraîcheur de ces lieux reculés du tumulte des foules pourtant voisines invite à un doux farniente, valeur estimée et non décriée de ce côté-ci des Alpes. Une friture légère de fleurs de courgettes et légumes primeurs suivie d’un esprit de pommes de terre accompagné de viande ou champignons des bois et servi dans un verre à Martini donnent le « la » de la cuisine de la Taverna La Fenice : élégance, légèreté et saveurs sublimées. Saveurs délicates également avec ce tartare de gambero rosso de Mazara sur crème de choux fleur, une générosité des associations.

 

 

 

La Taverna La Fenice cultive assurément l’art de vivre à la vénitienne avec un service prévenant, discret et à l’écoute et une belle sélection de vins italiens notamment du Frioule et de Vénétie qui complète cette partition idéale.

Clin d’œil encore à la gastronomie vénitienne avec ce succulent foie de veau taillé à la vénitienne sur polenta. Les amateurs de crustacés seront, quant à eux, comblés avec ces mémorables linguines au homard, une préparation parfaite sublimant le noble crustacé. Dans la pénombre, les bougies et lanternes de Murano ont maintenant joyeusement pris le relais et c’est un véritable décor de théâtre qui prédomine avec ravissement.

 

 

Des desserts légers telles cette soupe de mangue et glace aux amandes ou encore cette glace aux pistaches siciliennes prolongeront encore ces instants rêvés. Il faut prendre son temps en ce lieu privilégié qui a su préserver avec prévenance l’art de vivre vénitien à quelques pas seulement de l’un des plus célèbres endroits de la Sérénissime, mais offrant toutes la sérénité et la discrétion des belles soirées .

RISTORANTE TAVERNA “LA FENICE”
San Marco, 1939 30124 – Venezia, Italia
tel +39 041 5223856
http://ristorantelafenice.it

Zanze XVI,

l’élégance discrète de la gastronomie

Un restaurant de haute qualité vient juste de fêter sa première année, une valeur montante située dans le quartier de Santa Croce pour vivre une expérience de Venise, loin des foules. C’est en effet au bord du Rio de la Cazziola e de Ca’ Rizzi qu’a pris place dans un local classé ce petit restaurant à l’élégance discrète. Jeune restaurant mais reposant sur une équipe déjà riche d’une expérience de la haute gastronomie puisque son chef Luca Tartaglia a servi pour L’Astrance à Paris ainsi que pour Alain Ducasse…

 

 

C’est fort de cette maîtrise dans les plus belles cuisines internationales que ce chef sympathique et humble a décidé de proposer dans ce lieu au sobre raffinement une version épurée et sincère de la haute gastronomie. Nicolo de Pol, le sommelier, vous accueillera avec élégance et une maîtrise du français remarquable. Nous commencerons ce déjeuner aux belles promesses par un bar cru en lamelles présenté avec ses pommes de terre miniatures et câpres alors qu’une infusion à base des peaux de pommes de terre l’accompagne en théière. Avec ce consommé, la saveur fine et délicate du poisson cuit doucement s’exprime en toute délicatesse en de doux accords terre-mer.

 

 

 

Nous sommes à Venise au bord d’un de ces multiples canaux qui rappelle à tout instant la présence de l’eau et du lointain, évasion que ces « sarda in Saor » réinterprètent avec brio : une crème de raisins, des sardines, oignons marinés un mois dans de l’eau de rose ; l’ensemble, véritable tableau floral, nous sera servi de manière originale avec un cocktail, tout spécialement préparé au shaker, de liqueur de cannelle, un voyage au long cours assuré !

Saveurs franches et goûteuses encore avec ces pâtes Calamarata, beurre et gingembre, excellence de l’art de la pasta qui est, ici, également cultivé. Alors que le soleil donne au plus fort à l’extérieur, le restaurant Zanze XVI est un havre de paix où il fait bon goûter à l’excellence vénitienne, créativité et tradition associées pour le meilleur.

 

 

 

 

Le service en salle offre cette qualité des belles maisons confirmée par cette morue à la vapeur proposée selon une déclinaison savoureuse de betteraves, radis noirs tiédis, ail confit, un plat franc mettant en avant la qualité des produits retenus. Pour conclure ce repas savoureusement inspiré, une meringue et glace de lait sur Chantilly et écrasé de fruits rouges offrent de belles et fraîches saveurs venant prolonger le bel équilibre de l’ensemble du menu. Assurément, Zanze XVI est une adresse qui fait et fera encore bien parler d’elle à Venise, un lieu à découvrir !

 

 

 

 


Le sommelier Nicolo de Pol vous proposera de belles sélections de vins pour accompagner ce repas tels ce Zenti Arrubia, - Orro -Valle del Tirso de Sardaigne 2016, Grüner Veltliner Strasser – Arndorfer – 2015, Arbis blanc Cormons Venezia Giulia – Borgo San Daniele – 2015, Jurançon Lapeyre – Jean-Bernard Larrieu, 2014.

Santa Croce n°231 30135 Venezia
T +39 041715394 E info@zanze.it
https://zanze.it

Anniversaire du restaurant Local Venise

Le restaurant Local souffle cette année ses trois bougies ! Cela fait, en effet, trois ans que cette enseigne de qualité et de goût a ouvert au cœur du Castello. Nous sommes accueillis par Benedetta et Luca Fullin, son frère. Les lieux sont conçus avec un minimalisme de bon aloi, sol en mosaïque refait à l’ancienne, mobilier artisanal de design italien. Le Chef Matteo Tagliapietra est originaire de l’île de Burano dont il a gardé les racines culinaires, mariant terre et mer dans un esprit vénitien de rencontre occident et orient. Pour accompagner cette rencontre, enfin, Jacopo Rosa, le sommelier, vous conseillera un voyage dans les plus belles vignes d’Italie avec un accord met-vin idéal.

 

 

 

Premières impressions de bons augures, ces mises en bouche venant stimuler immédiatement les papilles faisant d’ores et déjà la démonstration que le Chef a travaillé pour des restaurants étoilés de Londres, Copenhague ou encore Venise, ce dont témoignent ces sardines sur crème de pignon ou ce miniburger de brandade de morue. Les Saint-Jacques marinées, salicorne, tomates cerise confites soulignées d’une ligne déshydratée de courgettes ravissent le palais par ces associations douces et soyeuses. Son secret ? Il vous sera susurré que le Chef a épousé une Japonaise ce qui explique cette autre source d'inspirations culinaires telle cette galette de riz sur mesclun et autres petits légumes, frais et revigorants.

 

 

Le service en salle assuré par Alberto, prévenant et élégant, souligne la qualité de la table du Local, une adresse qui manifeste un goût certain pour une excellence accessible. Belle présentation des mets avec notamment ce trait allongé de filet de sole aux billes de citrons, épinards et noisettes sur crème de pommes de terre.

L’ambiance est au rêve, installés dans la fraicheur de la salle du Local bordant ce petit canal arpenté seulement par quelques gondoles, à rythme régulier, en une douce mélodie. Espagne, Chine, Japon, nombreuses sont les nationalités qui convergent vers ce lieu qui a acquis depuis son ouverture une solide réputation de qualité dans le raffinement de chaque détail, pains bio, huile d’olive des Pouilles savoureuse…

 

 

Retour maintenant aux sources de Burano avec cette recette de risotto de go, un poisson local de la lagune, lague nori et katsuobushi, la bonite traditionnelle japonaise pour des associations heureuses de saveurs marines au long cours. Une belle tradition sublimée également par une préparation sans faute pour cette anguille associée à un miso de mangue et radis aux saveurs franches et de caractère pour un plat au bel équilibre.

 

 

 

 

 Pour finir, ce sera la Barena, cette région plus méconnue de la lagune au nord de Venise, qui sera conviée avec un dessert original à base de chocolat en rochers et glace, une heureuse réinterprétation de la géographie locale et une belle manière de clore cette découverte gastronomique en plein cœur de Venise !



Le sommelier Jacopo Rosa s’y entend à merveille pour proposer une visite des beaux vignobles italiens : Verdiso Sui Liveti 2016, Gregoletto, Cocai 2016, Vignale oi Cecilia, Terra Minuta 2015, Valentina Passalacqua, Lu Cuntaden Rosé 2017, Rabasco, Friulano 2015, Borgo del Tiglio, Amarone dell Valpolicella 2011, Malvasia delle Lipari Passito 2015, Hanner.
 

Local, Castello 3303 , 30122 Venice
+39 041 2411128 info@ristorantelocal.com
www.ristorantelocal.com

Tradition et excellence gastronomiques

à l’Osteria Da Franz

L’Osteria Da Franz a pris le nom d’un jeune soldat austro-hongrois, Franz Habeler, qui adopta Venise et décida de s’y installer en créant un restaurant où déguster les produits typiques de la lagune et de ses îles. Par la suite, le père de Maurizio Gasparini, le Chef Gianfranco Gasparini reprit cette tradition après avoir travaillé dans les plus grands hôtels européens. Il n’en fallait pas moins pour faire de cet endroit discret et intimiste, à l’entrée quelque peu en en retrait, l’un des lieux les plus réputés pour ses produits de la mer.

 

 

 

Maurizio Gasparini vous accueillera avec amabilité et un français impeccable dans son petit écrin qui a gardé le charme des restaurants d’antan. A l’évidence, les nombreux fidèles et habitués viennent en ce lieu « d’initiés » avec un plaisir certain d’y bien dîner ou déjeuner sans artifice de design dernier cri. Professionnalisme et élégance règnent ici et c’est avec de belles mises en bouche, crème de basilic en chips, que vous débuterez votre repas accompagnées d’un verre de Prosseco, crème de basilic en chips,. C’est tout l’art de recevoir à la Vénitienne qui se met alors en place avec un service prévenant et à l’écoute de ses hôtes.

 

 

 

Il vous faudra déguster ces tout petits calamars sur crème à l’encre de seiche et fruits des bois pour apprécier toute le savoir-faire de la cuisine de Da Franz. Réinterprétation habile de plats traditionnels, la sardine al sor et la brandade de morue en croquants de polenta développent, elles aussi, une palette de saveurs originales et savoureuses pour ces goûts traditionnels revisités avec créativité.

Le risotto de petits pois au ragoût de seiche et billes de citron est un régal et une réussite pour l’équilibre de sa préparation, un plat signature à retenir assurément.

 

 

On ne s’étonnera pas alors d’entendre accents canadiens, américains anglais et italiens converger dans cette rassurante atmosphère intimiste du Franz qui n’accueille que 36 couverts. Bel esprit encore de tradition gastronomique pour cette anguille de la lagune, idéalement grillée et soulignée par une crème de moutarde, un plat lui aussi au goût exquis.

L’Osteria Da Franz a bâti sa réputation sur cette alchimie toujours délicate à réussir et maintenir de cet équilibre subtil entre tradition et modernité maîtrisée reposant sur des produits locaux choisis et de qualité, et alliée à un service hors pair dans la grande tradition de l’hospitalité italienne. Nul étonnement alors que la réputation de ces lieux dépasse les frontières italiennes, ce dont témoignent un nombre impressionnant de photographies de célébrités ayant choisi ce restaurant durant leur séjour à Venise. De délicieux instants sucrés accompagneront encore l’hôte de l’Osteria Da Franz jusqu’en fin de soirée avec ces redoutables sélections de gâteaux au chocolat, glaces aux fruits rouges et mignardises, c’est toujours un regret que de quitter un tel lieu et seule une promenade au clair d’une lune vénitienne sur fond de lagune endormie pourra se substituer à ce cadre au temps suspendu.

 

 


Maurizio Gasparini recommanda avec ces mets un Sauvignon Primosic, un Ribolla Gialla Ronco delle Betulle et un Valpolicella Classico Bonacosta Masi 2016.

Salizada San Antonin 3499, 30122 Venezia (Castello), Italia
Tel: 0039 041 5220861 email: info@hostariadafranz.com
www.hostariadafranz.com

Bar Il Mercante

Il Mercante est l’un des bars les plus en vue à Venise. Installé face à la célèbre église de Frari au cœur même de la ville, il est difficile de manquer les lieux lorsque l’on s’approche de cette belle place à la nuit tombée tant est grande l’affluence jusque tard le soir de ce lieu historique qui a abrité un café dès 1870, le Caffè dei Frari.

 

 

Dénommé aujourd’hui Il Mercante, il est dirigé par Alessandro Zampieri et est né de l’envie de proposer aux hôtes un agréable voyage à partir de l’expérience des plus grands navigateurs des temps anciens, ceux qu’a connus notamment la Sérenissisme avec le succès que l’on sait.

 

 

 

C’est donc avec l’esprit de curiosité et de découvertes qui guidaient ces célèbres marchands que ce bar prisé à la décoration réussie préservant les éléments traditionnels hérités tout en intégrant un nouveau design a ouvert en 2016. Depuis, Il Mercante propose de délicieux cocktails élaborés à partir de ces inspirations au long cours.

 

 

Hospitalité et raffinement de la carte des cocktails sont les maîtres mots de ce lieu où l’on prendra un verre assis à l’une des petites tables au rez-de-chaussée ou plus discrètement sur l’un des confortables canapés à l’étage autour d’un lustre de lumière plongeant sur les deux niveaux. On choisira alors un cocktail au titre énigmatique Bellini doesn’t play in Copenaghen pour une réinterprétation originale du classique cocktail vénitien. en invitant les saveurs scandinaves de l’eau-de-vie aquavit , pêche fraîche écrasée, citron et liqueur d’écorce d’orange, un délicieux voyage. Humour également que ce Fake Martini qui convoque rhum, citron et olive pour une recette dynamique et savoureuse. Les clins d’œil ne manquent pas au Il Mercante pour prolonger agréablement les soirées accompagné ou entre amis dans ce cadre chaleureux.

 

Fondamenta Frari, 2564, 30125 Venezia VE, Italie
Tél: +39 041 476 7305
www.ilmercantevenezia.com

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Concert Teatro La Fenice, Venise,  Quartetto di Cremona, 19 juin 2018.

Programme
Mozart "Lodi" K80
Debussy Quartetto in sol minore
Beethoven Quartetto op.132

 

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La Fenice, nom à lui seul symbole de Venise, et si l'image du phénix renaissant de ses cendres est facile, tout visiteur ne pourra qu'être étonné par la splendeur des lieux alors que nous avons tous en mémoire les terribles images de ce théâtre néoclassique du XVIIIe ravagé par les flammes pour la troisième fois de son histoire... Cet écrin à musique, ce boudoir pour voix et instruments dont la magie opère instantanément bien avant d'en avoir franchi le seuil une soirée de gala, tient à la fois du rêve et de la passion qu'eurent les Vénitiens pour la musique. Rossini, Bellini, Donizetti sans oublier le grand Verdi eurent leurs heures de gloire en ces murs et, de nos jours, la Fondazione Teatro La Fenice di Venezia tient également à honorer des concerts de chambre avec des ensembles de dimension internationale tel le Quartetto di Cremona, fondé il y a presque 20 ans, et réunissant Cristiano Gualco (violon) Paolo Andreoli (violon) Simone Gramaglia (alto) et Giovanni Scaglione (violoncelle). C’est dans une salle comble que s’ouvre cette soirée avec le quatuor n° 1 en sol majeur K. 80 de Mozart alors que le musicien se trouvait non loin de Venise, à Lodi exactement, en Lombardie, en 1770. Œuvre de jeunesse, Mozart n’avait que quatorze ans, ce quatuor manifeste déjà tout le génie du compositeur qui s’exprime alors que le jeune garçon ne passe qu’une seule nuit à Lodi en allant de Milan à Parme, et qui donna naissance à trois des quatre mouvements, le dernier ayant été ajouté ultérieurement. Peut-être inspiré par un quatuor de Giuseppe Sammartini, le jeune Mozart offre déjà une déconcertante facilité dans la composition, avec ici ou là quelques chromatismes enjoués pour des œuvres qui n’étaient destinées qu’à être jouées en privé.

Après cette belle interprétation soulignant la fraîcheur juvénile de Mozart, c’est avec Debussy et son quatuor à cordes en sol mineur daté de 1893 que le programme de cette soirée se poursuit, un hommage au centième anniversaire de la mort du compositeur. L’œuvre puissante et émouvante fait écho au quatuor de Grieg et annonce la modernité du siècle à venir. Tumultes et envolées alternent avec des moments de douces introspections, pizzicati, ostinato, tons graves au violoncelle bouleversent les codes de la composition de son temps. Le Quartetto di Cremona s’entend à merveille pour rendre cette tendre fougue avec un accord implicite pour chacune des transitions, une complicité manifeste quant à cette œuvre tempétueuse. Applaudissements sans réserve pour cette belle interprétation, le public nombreux salua longuement les artistes avant une courte pause permettant de goûter sur la petite place du Teatro le charme de ce début d’été vénitien. Reprise du concert avec le quatuor à cordes n° 15 en la mineur op. 132 de Ludwig van Beethoven composé entre 1823 et 1825. Œuvre tardive du compositeur qui disparaîtra deux ans plus tard , ce quatuor révèle une profondeur remarquable qui fut saluée à l’époque. Comprenant inhabituellement cinq mouvements au lieu des quatre traditionnels d’un quatuor, l’œuvre déploie tout le génie de son auteur qui émut le poète T.S. Eliot confiant : « j'aimerais être capable de mettre en vers quelque chose de cela avant de mourir ».

 

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Le troisième mouvement est un véritable chant d’action de grâce selon l’intitulé du compositeur convalescent, après avoir été gravement malade. Les premiers accords sombres et lents laissent place à la lumière divine et à l’espoir, des nuances que surent rendre à merveille les musiciens sur scène, longuement applaudis une nouvelle fois au terme de ce concert réussi. Une soirée passée à La Fenice ne s'oublie jamais et c'est une des nombreuses raisons qui font de cet espace un lieu unique que rien ne saurait réduire.

Bortoletti

la tradition artisanale vénitienne

 

 

C’est en 1980 que la Fonderie artistique Bortoletti a été fondée par quatre frères ayant hérité de la passion de leur père pour le bronze et la sculpture. Cet élan pour l’artisanat et les arts a eu pour cadre l’écrin rêvé de Venise où cette maison a vite gagné en réputation en raison de l’excellence de ses créations et la collaboration avec deux artistes réputés : Elio Martella and Agostino Venturini. Ce nouveau tournant assura à la marque Bortoletti des créations de toute beauté pour chaque produit alliant héritage du passé prestigieux de la Sérénissime et apport des temps modernes. L’artisanat est au cœur de ce travail réalisé exclusivement à Venise pour des produits uniques. Le bronze, le verre de Murano, les cuirs d’excellence, chaque matière se trouve travaillée selon des critères ancestraux pour un résultat admirable à l’heure de la mécanisation en série. Hommage à l’artisanat vénitien réputé depuis des siècles, chaque création Bortoletti est la garantie d’un objet beau et utile à la fois, conçu pour durer et être admiré ! Que ce soit lors d’une visite à Venise dans la boutique, devenue célèbre et incontournable, située à Marcon ou à partir de la boutique en ligne, les créations Bortoletto offrent un choix illimité d’idée-cadeau de bon goût.

Bortoletti perpétue avec sa chacune de ses créations l’excellence vénitienne de l’artisanat d’art. Les Stylos élaborés par la marque puisent en effet leur source d’inspiration dans le passé qui a fait la grandeur de la Sérénissime. C’est un hommage à la France et à la monarchie qui ont présidé à la création du magnifique stylo-plume « Couronne », l’emblème royal trônant au sommet du capuchon. Cette couronne associée à la fleur de lys répétée sur le corps du stylo en un harmonieux dessin est une référence luxueuse au symbole de la royauté hérité depuis les Carolingiens.

Bortoletti tient par cette référence à un illustre passé à défendre les valeurs héritées et notamment celle du stylo-plume tant menacé par des stylos usuels et les nouvelles technologies. Avec cette réalisation en bronze ayant fait l’objet de tous les soins par cette fonderie de l’excellence artisanale, les traditions sont et seront encore, pour les amoureux des belles écritures, entre de bonnes mains !


Avec la parure loupe et coupe-papier Bortoletti, c’est l’art du verre et de la fonderie qui se trouve conjugués. Chaque objet est entièrement fait main, aucune reproduction en série, mais une réalisation artisanale remarquable provenant des ateliers de la marque à Venise même. Le bronze finement ciselé avec de délicates incisions en forme serpentines sur la lame et circulaires sur la tranche de la loupe est du plus bel effet. Le verre de Murano enchante le regard avec cette belle couleur turquoise en hommage aux reflets de la lagune sous un soleil d’été. Belles finitions également avec ces passementeries ajoutées pour un ensemble raffiné qui décorera un bureau, un secrétaire ou une table basse pour un quotidien original et enchanteur.

C’est encore l’art du cuir qui est sublimé par Bortoletti avec ce carnet fait main. Un carnet, bien à soi, loin des séries, avec sa remarquable qualité et son esthétique à nulle autre pareille. De taille généreuse (14x21 cm), le cuir issu de peausserie superbe est protégé à chaque coin par de belles décorations en bronze, un motif médiéval repris pour le fermoir de la sangle qui protège ce luxueux carnet dont les pages en papier épais garantissant une écriture sans défaut sont ainsi protégées pour recueillir toutes les confidences et mémoires, vénitiennes peut-être, de son heureux propriétaire !

 

www.bortoletti.com

Venise Pratique

Worldwide Group Limousine pour vos transferts à Venise

 

Worldwide Group a acquis une solide réputation dans le domaine de services de transferts et limousine haut de gamme tant en Italie que sur un plan international depuis une vingtaine d’années. Son extrême compétence et la qualité de ses services lui ont valu d’avoir été retenu par de nombreux voyageurs venus du monde entier notamment des Emirats. La réussite de cette entreprise repose sur plusieurs éléments dont le premier d’entre eux est l’excellente logistique qui garantit des réservations des trajets très précis et adaptés selon les besoins de chaque voyage, qu’il s’agisse de loisirs ou d’affaires. L’équipe réactive, 24h sur 24h, sait s’adapter aux changements de dernières minutes : retards de vol, changement de destination, pour chacune de ces modifications un email de confirmation est très rapidement envoyé confirmant l’heure et le lieu retenus.

Le nom et le numéro du chauffeur vous sont également communiqués, ce qui peut être précieux, et le jour J, c’est lui qui vous accueillera dans les meilleures conditions à l’aéroport avec une pancarte à votre nom pour mener vos bagages à la limousine, essentiellement des véhicules haut de gamme Mercedes de moins de deux ans. Elégants et polyglottes, les chauffeurs à la conduite irréprochables seront vous mener à bon port en temps voulu, en l’occurrence aux portes de Venise, où un relais peut-être prévu avec un watertaxi. Worldwide Group propose également toute une gamme de services de protection rapprochée pour le transport de personnalités et assistance spéciale VIP. Pour toutes ces raisons, Worldwide Group a été retenu fournisseur officiel de services de Limousine pour la compagnie Emirates Airline dans toute l’Italie et la Suisse ces 20 dernières années.

 


 

www.worldwidelimousine.it

Limousine in Venice, l’excellence du watertaxi vénitien


Limousine in Venice est une jeune société de bateaux à moteur opérant sur Venise et la lagune. Ayant déjà acquis une solide réputation pour sa ponctualité et l’excellence de ses services, cette société dynamique dirigée par Simionato Sebastiano propose une gamme étendue de qualité de services et déplacement à Venise, qu’il s’agisse d’un transfert en provenance des aéroports, déplacements dans Venise même et ses îles ou visites et tours de la lagune. Avant chaque rendez-vous d’une ponctualité irréprochable, vous recevrez un email de confirmation et à l’heure convenue d’arrivée, votre magnifique embarcation vous attendra sur le ponton privatif de votre hôtel ou à l’une des stations indiquées au préalable. Cette société a su s’équiper de superbes embarcations, bateaux au vernis rutilant, chromes brillants et moteur vrombissant. Élégance et discrétion du service pour embarquer, tout est fait pour réserver votre attention au plaisir de découvrir Venise, sur l’eau, rien que pour vous… Ponctualité et prévenance, adaptabilité en cas de changement d’horaires ou de lieu, Limousine in Venice offre assurément cette expérience unique de déplacement dans des conditions optimales, évitant foule et labyrinthes vénitiens.

Les embarcations sont toutes récentes et répondant aux critères les plus exigeants de sécurité et de technologie avec sièges en cuir et minibar. Limousine in Venice, complétant ses services watertaxis, a par ailleurs conçu de multiples offres de découverte de Venise à bord telles « Les canaux de Venise » permettant de découvrir Grand Canal et les plus petits canaux de la ville au raz de l’eau, confortablement assis avec une bouteille de prosecco… d’autres thèmes sont également proposés tels les îles de la lagune, les fabriques de verre ou un romantique coucher de soleil sur Venise…
Incontournable pour garder un souvenir inoubliable de Venise, Limousine in Venice est la société à retenir pour son prochain voyage dans la Sérénissime !

 

 

 

 

www.limousineinvenice.com
 

Venise en Livres & Guides

Olivier Lexa « Monteverdi et Wagner, Penser l'opéra » Archives Karéline, Broché - format : 13,5 x 21,5 cm, 352 pages, 2018.

 


Curieuse association pour ce titre - Monteverdi et Wagner, Penser l'opéra, retenu par Olivier Lexa dans son dernier essai paru. Rapprocher le nom de Wagner à celui de Monteverdi peut, en effet, surprendre si l’on songe à tout ce qui sépare les deux musiciens sur pas moins de deux siècles. Cependant, associant histoire de l'art, histoire culturelle et esthétique analytique, l’auteur - metteur en scène, dramaturge et historien - rapproche avec brio ces deux compositeurs quant à leur goût commun pour la musique et le théâtre, et bien sûr, leur rôle essentiel pour l’opéra. En effet, si Monteverdi jette le premier les bases de ce que sera l’opéra moderne, Wagner, pour sa part, en repoussera à l’extrême les limites avant la modernité. La pensée néoplatonicienne qui les anime tous deux inspire fortement leurs rapports à la création musicale et à l’art, médium entre réalité quotidienne et réalité supérieure. Tous deux théoriseront leur art, Monteverdi pour répondre aux attaques dont il était l’objet quant à la modernité de sa musique, Wagner produisant de nombreux écrits théoriques. Le rapport au temps, la rédemption par l’amour, nombreux sont les thèmes qui rapprochent les deux musiciens, similitudes parfois évoquées par le passé par des analyses comme celles de Pierre Boulez mais jamais étudiées de manière exhaustive, ce que fait avec science et pédagogie Olivier Lexa dans ce livre qu’il a su ne pas limiter aux seuls musicologues, mais au contraire a souhaité laisser toujours accessible. L’ouvrage « Les règles de l’art » de Pierre Bourdieu a manifestement inspiré l’auteur ; ce dernier a également retenu l’exemple des œuvres et les nombreuses analogies entre Monteverdi et Wagner pour développer dans un second temps un historique de la pensée de l’opéra depuis ses origines au XVe siècle jusqu’à la période contemporaine. À partir d’une approche pluridisciplinaire et d’une réflexion sur ce qui constitue une œuvre d’art, Olivier Lexa a souhaité approfondir cet espace philosophique après Hegel, Novalis, Schopenhauer, Kierkegaard, sans oublier Nietzsche qui consacra un essai bien connu sur Wagner. Analysant le rapport à ce genre musical de penseurs comme Adorno, Barthes, Deleuze, Foucault, Bourdieu, il invite à une conception pleine et entière de l’opéra. L’auteur souligne en effet les limites de l’enregistrement d’œuvres qui n’ont jamais été conçues pour s’abstraire du rapport visuel et de leur dimension théâtrale. Nous entrons ainsi dans ces pages inspirées au cœur d’une philosophie de l’opéra moins connue que celle instrumentale et que l’auteur illustre idéalement avec ce livre à partir des exemples comparés de deux géants de la musique.

“The Unfinished Palazzo: Life, Love and Art in Venice” by Judith Mackrell, Thames & Hudson, 2018.

 


Dans le même esprit que son précédent ouvrage « Flappers: Six Women of a Dangerous Generation », Judith Mackrell a retenu pour son dernier livre “The Unfinished Palazzo”, un lieu ayant réuni à lui seul le destin de trois femmes hors du commun, trois femmes ayant laissé leur nom dans l’histoire du XXe siècle pour leur esprit de liberté et leur singularité extrême : la marquise Luisa Casati, Doris Castlerosse et Peggy Guggenheim, trois vies liées à ce Palazzo dei Leoni de Venise, bordant le Grand Canal et curieusement jamais achevé. Projeté au XVIIIe siècle par la famille Venier, ce bâtiment devait s’inspirer des deux architectes Palladio et Longhena mais des difficultés matérielles obligèrent à laisser la construction, une première fois, inachevée. Luisa Casati s’en portera acquéreur au début du XXe siècle et fit de ce lieu un endroit mémorable notamment pour ses soirées extraordinaires et souvent excentriques… mais ne put, elle-même en achever la construction. La muse de Gabriele d'Annunzio ne reculait pourtant devant rien pour faire de sa vie une véritable œuvre d’art.

 

 

 

 

 

Plus près de nous, l’Américaine Peggy Guggenheim fut elle aussi bien connue pour avoir imprimé au lieu une marque très personnelle articulée autour de son amour de l’art moderne dont elle conçut avec un goût certain l’une des plus grandes collections du siècle et aujourd’hui abritée dans ce même palais attirant des visiteurs du monde entier. Enfin, Doris Castlerosse est peut-être la femme la moins connue de cette fascinante histoire retracée par Judith Mackrell dans ces pages au style alerte. Née en 1900, Doris Castlerosse fut l’épouse de Valentine Browne, 6e Comte de Kenmare. Femme mondaine, elle reçut dans ce palais de Venise à l’occasion des soirées également mémorables un nombre incessant de gens du monde, noblesse, stars du cinéma… À l’issue de cet ouvrage, le lecteur comprendra mieux en quoi ce lieu fut le reflet d’une certaine conception de la vie de ses propriétaires successifs, de ses trois femmes anticonventionnelles et résolument décidées à construire leur vie selon un dessein singulier. Pour cela, il fallait un Palais vénitien qui soit unique, et l’histoire du Palais Palazzo dei Leoni de Venise, au travers ou grâce à ses trois femmes, le fut assurément.

L'Association Chorus

et la visite des Eglises de Venise

Venise en toute simplicité

avec l’Office du Tourisme de Venise !
 

L’association CHORUS a pour objet de préserver les églises de Venise (ainsi que les autres églises du Patriarcat) et de valoriser leur dimension culturelle, historique et spirituelle au plus grand nombre. Ces églises sont de véritables musées, parallèlement à leur rôle de lieu de culte. Cet impressionnant patrimoine exige une préservation et une conservation lourde sur un plan matériel, raison de cette contribution demandée qui ne saurait d’ailleurs suffire à elle seule à l’entretien d’un tel patrimoine. Chorus a également pour but de diffuser une information détaillée à l’attention de ses visiteurs, ce qui n’est souvent pas le cas dans une église isolée où des tableaux restent muets faute de renseignements. L’association va même plus loin en développant études, recherches, conférences ainsi que des débats sur ce patrimoine artistique exceptionnel. Il ne faut pas oublier que toutes ces églises comptent en leur sein des tableaux dignes des plus grands musées internationaux.

 

Eglise de Saint Stéphane - La Céne de Jacopo Robusti dit Le Tintoret


Ce sont dix-sept églises parmi les plus belles de Venise qui relèvent ainsi de l’association Chorus et le Chorus Card tout spécialement prévu pour les visiter s’avère indispensable pour profiter de cette richesse répartie sur tout Venise, un itinéraire culturel à suivre grâce à la carte prévue sur le site de l’association détaillant chacune des églises ainsi que leur collection. Attention, des horaires bien précis sont prévus pour visiter ces églises, vérifiez tous les détails sur le site de l’association Chorus qui est exemplaire en terme d’information et en français de surcroît !
 

www.chorusvenezia.org


 

Venise est à la fois une petite île et un labyrinthe inextricable où le visiteur peut se perdre, ce qui est souhaitable et même conseillé afin de découvrir des chemins hors des sentiers battus, mais cela peut néanmoins se révéler préjudiciable si l’on a peu de temps devant soi pour son séjour…


Aussi, aux fins d’éviter cela, l’Office du Tourisme de Venise dispense au visiteur toute une gamme d’informations et cela avec la bonne humeur et une sympathie certaine à l’égard des Français ! D’une information pratique sur l’acqua alta aux musées les plus cachés de la ville, cette institution aura toujours une réponse à vos questions que ce soit sur le site (malheureusement en anglais ou en italien) ou bien par téléphone (en français, sans aucun problème !).

 

L'Office du Tourisme de Venise propose également tout un éventail de cartes ou pass pour faciliter vos envies, promenades ou découvertes lors de votre séjour : Ainsi, pour voyager tranquille, sans avoir à garder sur soi de la petite monnaie pour le transport par vaporetto (ainsi que les bus avant Venise), la carte VeneziaUnica, avec des formules allant de 1 à 7 jours (billets également de 75 mn), s’avère indispensable : www.veneziaunica.it

 

Contact :

Office du Tourisme de Venise
IAT Venezia Unica
Venezia, Piazza San Marco 71/f –

orario di apertura: 9.00 – 19.00
info@veneziaunica.it – www.veneziaunica.it
CallCenter (+39) 041 24 24 
 


ENIT, Office National Italien de Tourisme
www.enit.it  et www.italia.it 
 

Parkcloud la solution facilité

pour le stationnement dans les aéroports

 

Quel parking choisir dans un aéroport, à quelle adresse, faire en sorte que tout soit prévu avant même de voyager pour ne plus avoir à penser à ces détails lors de son retour, c’est à ces différentes questions que répond Parkcloud, le service web d’une redoutable efficacité grâce à son puissant moteur de recherche qui permet de choisir le stationnement selon des critères clairement indiqués. Une fois indiqué le lieu de son aéroport sur le site web de Parkcloud très intuitif,

tout une sélection de lieux de stationnement, coûts, durée se trouve immédiatement indiqué à partir d’un vaste réseau de la société dans 2139 parkings à travers 41 pays du monde entier. Il suffit de choisir la solution adaptée et de réserver afin d’obtenir confirmation de son stationnement pour la durée indiquée par email. A partir de là, à son arrivée au parking, un ticket avec le code indiqué dispensera de tout paiement à son retour.


ParkCloud
customer.service@parkcloud.com
0033 (0)170718498 www.parkcloud.com

©Lexnews

 

Escapade Trouville - Hôtel Les Cures-Marines

 

1912, la Belle Époque à Trouville, une Belle Époque à retrouver aujourd’hui le temps d’un été, le temps d’un week-end. 1912, comme par pressentiment, les projets sont à l’insouciance, un oubli vertigineux dans les fêtes et ces prémisses de loisirs appelés à un bel avenir, tout d’abord pour une élite, anticipation de ce qui allait advenir pour la suite du siècle. 1912, c’est aussi la date d’inauguration des Cures Marines, un incroyable projet venu à terme avec la réalisation du plus grand Casino d’Europe, un casino associant salles de jeux, salons de lecture, un restaurant, un café, un théâtre de 900 places et… ces fameux bains chauds d’eau de mer dans cette Cure marine unique. « Les Cures Marines forment un bâtiment historique créé en 1912 avec cette ambition de faire des lieux le plus grand théâtre au monde. Nous avons souhaité en reprenant,  il y a quatre ans, ce bâtiment historique faire des Cures Marines un lieu d’accueil et de service de qualité associé à une thalassothérapie et une restauration gastronomique. », souligne le directeur de l’hôtel Émile Viciana.

 

 

Il faut dire que les lieux avaient déjà une histoire ayant déjà attiré un premier tourisme balnéaire célébré par les peintres au XIXe siècle sous l’impulsion de l’artiste Charles Mozin qui a tant célébré ce port de pêche avant que la célébrité retienne le nom d’Eugène Boudin célébré par Baudelaire. Les bains deviennent alors une pratique prisée par une élite grandissante et virent la naissance des cabines, toilettes de bain et usages nouveaux …

Alexandre Dumas par sa plume contribue également à vanter les mérites de ce village normand, nommé Trouville, où la mer, La Touque et le vert se rencontrent si agréablement et où il résidera à plusieurs reprises, notamment à l’auberge de la mère Ozeraie et qu’il relate dans ses Mémoires. L’écrivain voit les lieux comme l’île de Robinson Crusoé dont il pense être le premier à découvrir les charmes venant de Paris, vite déchanté en découvrant que les peintres l’ont devancé… Quelques années plus tard ce sera au tour de Flaubert de découvrir ces lieux et de constater, selon lui, l’hideux spectacle de ces dames se baignant en des tenues ridicules ! Après moult débats et polémiques, le projet d’un nouveau Casino prend cependant jour et sa réalisation prend l’allure d’un palais sur la mer tant sa taille et son ampleur sont inédites pour l’époque.

 

 

 

 

Le 29 juin 1912 exactement, le nouveau Casino est inauguré, début d’une longue histoire, une belle et longue histoire aujourd’hui perpétuée avec bonheur par le MGallery Cures Marines, un hôtel cinq étoiles reposant sur une recherche et un souci d’élégance et de services inhérents au lieu grâce à l’admirable décoration réalisée par l’architecte d’intérieur Jean-Philippe Nuel. Confort et esthétique ne sont pas toujours facilement conciliables mais, ici à Trouville, l’hôtel Les Cures Marines est parvenu à cet équilibre idéal perceptible immédiatement dès l’accueil de l’hôtel. « L’architecte d’intérieur de luxe Jean Philippe Nuel, en effet, a réussi à métamorphoser ces lieux avec sa touche personnelle bien perceptible dans tous les espaces de notre hôtel », souligne encore Émile Viciana, le directeur de l'hôtel.

 

 

Un chasseur prend en charge votre véhicule, vous êtes aimablement dirigé vers la réception tout en découvrant sur votre droite la majestueuse salle qui abrite dorénavant le bar et la brasserie avant de vous diriger vers votre suite aux étages. Après avoir longé ces longs couloirs aux épaisses moquettes, calmes et discrets, vous découvrirez votre suite donnant sur la mer et la fameuse promenade avec ses planches longeant les élégantes demeures trouvillaises.

 

 

Raffinement de la décoration des suites avec l’élégance et sobriété des matières naturelles avec lin, laine, satin, et ce doux camaïeu pastel entre bleu et gris, tendre reflet enchanté de la baie de Trouville. Silence et repos sont les maîtres mots dans ces calmes espaces que l’on pourra quitter pour rejoindre le fameux Institut Thalassa Sea & Spa dont le nom aurait tant plu à Marguerite Duras et sa ville inspirée de Trouville « S. Thala » dans son roman Le Ravissement de Lol V. Stein…

 

 

 

La tradition de l’hydrothérapie est en effet en ces lieux élégants honorée avec plusieurs étages dédiés aux bains d’eau de mer dotés de jets d’eau et douches, hammam, sauna, ainsi que de nombreuses cabines prodiguant une carte variée de soins personnalisés. Ainsi que le souligne Émile Viciana, directeur de l’hôtel Les Cures Marines : « Nous avons la chance d’avoir une thalassothérapie assez grande sur trois niveaux qui propose toutes les prestations de soins sur une gamme suffisamment large pour attirer curistes occasionnels ou plus réguliers ». Il ne faudra pas oublier la salle de sport et même un espace de cryothérapie.

 

 

 

L’hôtel M Gallery Les Cures Marines célèbrent enfin et surtout la gastronomie en une déclinaison de propositions allant du fameux restaurant étoilé dirigé par le talentueux chef Johan Thyriot jusqu’à la brasserie L’Ephemer qui vient de rouvrir dans une belle déclinaison de saveurs locales sublimées par la créativité du chef, sans oublier le bar d’Eugène intérieur ou extérieur en terrasse face à la mer, à moins de préférer l’intimité d’un room service toujours disponible.

 

 

L’expérience d’un séjour passée à l’hôtel MGallery Cures Marines restera inoubliable pour cette précieuse association d’expériences toutes sublimées par la passion partagée en ces lieux de l’accueil, de l’esthétique et du raffinement.

Le 1912 – Les Cures Marines - Trouville

1912, année des projets gigantesques, année tragique avec le départ sans retour du plus grand paquebot, le célèbre Titanic, mais aussi l’inauguration du plus grand casino qu’ait connu l’Europe avec les Cures Marines de Trouville. L’impression de grandeur perdure encore et c’est avec cette mémoire que nous entrons dans le désormais incontournable restaurant étoilé du chef Johan Thyriot, valeur montante de la côte normande. Les lieux offrent une habile réinterprétation de cet esprit Belle Époque au cœur de la IIIe République, une association de camaïeux de gris rehaussé de quelques touches bleutées, douces évocations de la mer si proche, compagne discrète dont le bleu se fond avec le ciel par temps apaisé, plus grise, mais tout aussi belle d’autres fois…

 

 

C’est en cette singulière compagnie que convoitent tous les regards lorsque nous prenons place à l’une des tables dressées avec sobriété pour ne pas voler la vedette à la reine des lieux, et accueillis avec élégance et discrétion par le maître d’hôtel et sommelier Julien Neveu. Les miroirs jouent avec les reflets de la mer qui a décidé de se retirer au loin en ce début de diner, une discrétion qui sied au lieu et laisse place à une sélection de mises en bouche délicates présentées avec prévenance par le chef de rang Luigi, toutes en douceur comme cette crème de foie gras et son sésame ou encore ce sabayon de sous-bois morilles et blettes en un crémeux accord. Immédiatement la magie opère, le goût du chef pour l’excellence des produits, les herbes et les accords subtils d’épices s’associent et se confirment avec ce mémorable tourteau et café, la pince du crustacé étant croûtée à l’arabica et la chair en rémoulade sublimée par à un fin bouillon infusé à la coriandre de mai, un plat raffiné et subtil.

 

 

Enchantement également pour ce mariage du petit pois primeur et agrumes sur un caillé de vache parfumé au Cumbawa, une ode à Dame nature du plus bel effet gustatif… La cuisine du 1912 a acquis une belle maturité et une identité nette vers cette excellence du produit magnifié par une discrète touche pour l’inconnu, l’exotique rêvé, mais non asséné. Sublimation encore de l’artichaut et du vernis avec cette marinière au beurre noisette et foin, un délicat accord crémeux. La mer se confond avec le ciel à cette belle heure de la soirée, une fusion unique pour un dégradé de bleu, de gris que seules les plus belles marines ont su capter dans ces contrées, scènes de plage immortalisée par Boudin un demi-siècle avant que les Cures Marines n’ouvrent.

 

 

La salle du 1912 est maintenant comble en ce milieu de semaine de printemps normand, signe que l’adresse fait parler d’elle à l’international tant les langues se conjuguent en cette soirée, échos renouvelés de ces mêmes heures d’insouciance plus d’un siècle en arrière en ces mêmes lieux… Le rouget cuit à l’unilatéral et souligné par le poivre de Saigon blanc est un régal avec cette note d’ail des ours et mousseline de jeunes poireaux alors que les asperges vertes jouent, elle aussi, un subtil et savoureux mariage avec le ris d’agneau pour cet autre plat conçu par le brillant chef avec cette note d’orange et pâte de citron confit, une cuisine de caractère dans la souplesse et la douceur.

 

 

Vient maintenant le temps des douceurs sucrées du talentueux chef pâtissier Sébastien Gamot alors que la nuit s’endort sur la mer sans que nous l’ayons remarquée, signe que la cuisine du 1912 sait rivaliser avec les beautés des lieux. Le chocolat est à l’honneur tout d’abord et au pluriel avec de fines feuilles croustillantes et un sablé breton en un ensemble qui donne l’esprit de la célèbre fève sans ses excès, une habile manière de prolonger les accords sensibles déclinés précédemment dans leurs versions salées. Même dialogue dans la légèreté et la sublimation des herbes et du fruit avec cette crème brûlée au thym citron, compotée de rhubarbe et sorbet aux baies de Bataks, où chaque touche répond à l’accord général, paisible et présent, une grande maturité dans les nuances sublimées du goût.

 

 

La nuit enveloppe Les Cures Marines et ce sont avec de belles mignardises et un Calvados hors d’âge que nous terminerons cet enchanteur dîner perpétuant cette tradition du rêve et de l’excellence initiée en ces mêmes lieux il y a plus d’un siècle.

Avec ces mets, le sommelier a élaboré un accord mets/vins tout en subtilité avec un Sancerre Henri Bourgeois 2015, un Vacqueyras Tradition 2016, un Bandol Fontbrune 2016 et un élégant Chinon Pierre Sourdais.

Interview Chef Johan Thyriot restaurant 1912 Trouville

 

 



Depuis quand êtes-vous à la tête du restaurant 1912 ?


Je suis arrivé voici maintenant deux ans et demi, un an après l’ouverture de l’hôtel. Tout juste un an après mon arrivée, nous avons eu l’heureuse surprise de décrocher notre première étoile, étoile qui a été renouvelée cette année.

 

Quel a été votre esprit en arrivant et qu’avez-vous souhaité imprimer en ces lieux ?


J’aime travailler les produits locaux, essentiellement sur des circuits courts, or je me suis trouvé dans un groupe à échelle quasiment planétaire. Cela a été l’occasion d’une rencontre de points de vue, de nombreux échanges avec le directeur Monsieur Viciana qui m’a donné carte blanche et m’a laissé imprimer ma vision des choses au 1912. C’est un élan qui a particulièrement bien fonctionné et qui s’est étendu à la brasserie et aujourd’hui au bar. Ma manière d’aborder la cuisine gastronomique a coïncidé avec les exigences diététiques de nombreux hôtes faisant une thalassothérapie dans notre hôtel. Je n’ai pas eu à faire de formation en cuisine diététique, il se trouve que ma cuisine est saine ! (Rires). Ma signature repose essentiellement sur les herbes aromatiques et les poivres rares ; par ailleurs, nous avons investi dans un potager en partenariat avec la mairie de Trouville qui a mis à ma disposition un lieu, une serre où nous pouvons cultiver nos propres herbes et légumes bio. En contrepartie, j’interviens dans les écoles primaires et maisons de retraite. Je trouve que le retour est exceptionnel, car nous avons fidélisé des parents avec leurs enfants. Une anecdote amusante d’une mère qui m’a témoigné qu’avant ces rencontres son enfant était un habitué des fast-foods, mais depuis il les avait totalement désertés ! Pour moi, c’est la plus belle des récompenses, cela vaut autant qu’une étoile…

 


Comment évolue votre carte ?


J’aime changer ma carte en fonction des saisons, ce qui est une priorité pour moi. Parallèlement, mes collaborateurs me font remarquer lorsque ma cuisine évolue, c’est quelque chose que j’ai beaucoup de mal à percevoir moi-même, car je ne fais jamais deux fois la même assiette ! Ma signature est de ne justement pas en avoir et j’avoue ne pas trop aimer ces cuisines qui refont les mêmes recettes année après année. Je tiens à cette liberté. J’ai réduit volontairement ma carte de 15 à une dizaine de propositions, ce qui m’a permis d’aller un peu plus loin dans la recherche et maîtrise de chaque plat. Il me faut réaliser une offre qui puisse être compatible à la fois avec nos clients restant une semaine en thalassothérapie, nos autres clients séjournant le temps d’un week-end, sans oublier les hôtes extérieurs avec une tranche d’âge de 10 à 80 ans. Pour ces raisons, je suis particulièrement ravi de travailler avec le chef pâtissier Sébastien qui termine idéalement les menus que je compose avec des recettes s’accordant parfaitement avec ma philosophie gastronomique, une manière de terminer un repas avec des desserts travaillés mais non déroutants, une approche saine et très équilibrée. On a l’impression que c’est la même personne qui a cuisiné du début jusqu’à la fin. Ce qui est une belle prouesse pour un chef pâtissier en si peu de temps.


Vous venez d’ouvrir une belle brasserie jouxtant le restaurant étoilé.


L’ambition pour nous est d’avoir un nouveau lieu de restauration élégante tendant vers le haut de gamme ainsi qu’un bar beaucoup plus cosy. Le cadre est très joli avec une identité esthétique créée par Jean-Philippe Nuel, différente de celle de 1912 et pour laquelle nous avons été associés. Nous proposons une carte allant de la brasserie parisienne avec une belle sole meunière par exemple jusqu’à des plats plus sophistiqués se rapprochant de ma signature culinaire. Nous intégrons également des soirées spéciales notamment le vendredi soir avec un buffet fruits de mer et le brunch le dimanche midi.

 

 

 

 


Le chef pâtissier Sébastien Gamot


Quel a été votre parcours et comment s’est créée votre identité en pâtisserie ?


J’ai fait beaucoup de restauration en commençant chez Ladurée puis au Plazza Athénée avant de rejoindre le Byblos à Saint-Tropez, puis Yann Alléno, Pierre Hermé. C’est au contact de ces grandes maisons et en travaillant avec les plus beaux produits que progressivement j’ai pu bâtir une identité et certaines recettes tout en donnant la priorité à une nécessaire adaptation en fonction de la cuisine du chef pour lequel je travaille. Pour la brasserie, j’ai conçu un buffet de desserts avec tous les jours cinq desserts à la carte fixe. Je propose différentes pâtisseries qu’il s’agisse de celle correspondant à un restaurant gastronomique étoilé aux 1912 à des pâtisseries plus boutique pour la brasserie.


Quelles sont vos préférences en matière de desserts ?


J’ai tendance, actuellement, à créer peut-être plus facilement un dessert en boutique qu’un dessert à l’assiette. L’expérience chez Pierre Hermé a certainement compté en cela. L’entrecroisement des réflexions en étoilé implique d’autres références qui sont très complexes et sur lesquels je travaille avec Johann. Le cadre de l’hôtel les Cures Marines est idéal pour développer cette créativité.

 

Brasserie L’Ephemer – Cures Marines - Trouville

 

 

Le bar d’Eugène – Cures Marines - Trouville

 

C’est dans la vaste salle tout récemment rouverte de l’hôtel les Cures Marines ayant fait l’objet d’un remarquable travail de décoration et d’aménagement que nous découvrons la brasserie L’Ephemer, également dirigée par le chef étoilé Johan Thyriot. Pour ce bel et nouveau lieu, le chef a souhaité une cuisine associant les beaux produits locaux, la mer et les poissons bien entendu venus tout directement du port à quelques mètres de là, mais aussi les œufs et produits laitiers normands des fermes avoisinantes. Bien-être, santé, signature culinaire et tradition revisitée sont les maîtres mots de cette brasserie installée au cœur de l’hôtel des Cures Marines dans le lieu même qui accueillait naguère les hôtes du plus grand Casino de l’Europe. Hauteur de plafond, jeux de miroirs et vases de porcelaine bleu de Chine sur murs de briques anciennes, décorations florales sur fond de bleu gris, signent l’excellence de la décoration du talentueux architecte Jean-Philippe Nuel qui a su donner un nouveau et beau visage familier à l’héritage des lieux.

 

 

 

Nous débutons notre déjeuner par un soleil radieux et une popote de tomate pour lui rendre hommage où la douceur a remplacé toute acidité, puis une poêlée de crevettes grises au poivre de Penja fumé, une bien agréable manière de contempler les éléments marins de notre table bordant l’immense porte-fenêtre à l’allure d’orangerie. Saveurs franches et sincères également que cette soupe de poisson de roche du jour présentée avec ses croutons, rouille et gruyère, perpétuant ainsi cette tradition bien ancrée dans le célèbre petit port de pêche de Trouville. Le poisson est, bien sûr, à l’honneur dans la carte de l’Ephemer avec notamment cette généreuse sole meunière au beurre fondu et ses légumes printaniers pois et pommes de terre primeurs. Le regard hésite entre la mer d’un bleu profond sous ces rayons de soleil et ces nuances bleutées distillées avec une esthétique tout aussi prenante de la salle de l’Ephemer. Que de personnes ont naguère traversé ces espaces pour se rendre à un bal, au jeu ou au théâtre, époques où il était fréquent de changer de toilettes plusieurs fois par jour, robes longues et crinolines, temps perdu et retrouvé… Une assiette de fromages dans ce pays normand s’impose avant de découvrir ce buffet de dessert supervisé par le talentueux chef pâtissier. Une délicieuse tarte au citron meringuée viendra clore cet agréable moment passé à la brasserie Ephemer, un lieu élégant et adapté à toutes les rencontres formelles ou informelles, mais toujours tournées vers l’excellence avec « effet mer » garantie !

Complétant idéalement l’offre gastronomique de l’hôtel des Cures Marines, le bar d’Eugène est une invitation à la détente autour d’un des nombreux cocktails proposés à la carte dans ce lieu enchanteur. Une décoration tout récemment réalisée, lors de la rénovation de cette salle grandiose jouxtant la brasserie l’Ephemer.

 

 

Hauteur généreuse de plafond et parallèlement intimité de ces teintes sombres rehaussées de couleurs et associations florales, il y est loisible de prendre un verre en journée ou en soirée, au bar ou plus confortablement autour de l’une des tables basses disposées dans la grande salle baignée de la lumière marine.

 

 

 

 

Par beau temps, la terrasse extérieure est l’occasion de se rapprocher plus encore de l’élément marin avec vue directe sur l’onde et ses bateaux, petits et grands, qui croisent au large sur ce lieu, point de départ de la fameuse ballade sur les planches en direction des Roches Noires, réminiscence proustienne et durassienne, autour d’un long drink servi dans la tradition et l’héritage des moments précieux partagés.
 

 

 

Cures Marines Trouville Hôtel Thalasso & Spa-MGallery by Sofitel
boulevard de la cahotte 14360 Trouville sur mer FRANCE  Tel : (+33)2/31142600

https://www.accorhotels.com/fr/hotel-8232-cures-marines-trouville-hotel-thalasso-spa-mgallery-by-sofitel 

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Anvers, ville diamant !

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Promenades anversoises

La gare d'Anvers-Central, emblème magnifique, est assurément la plus belle manière d’aborder la ville, à peine descendu du train, à deux heures de Paris. Conçue par l’architecte Louis de la Censerie, elle compte parmi les plus belles gares du monde avec sa profusion de marbres et son inspiration lointaine du Panthéon romain. Le voyageur ébahi ne sait plus s’il se trouve dans un musée ou dans une gare, repères désorientés, propices aux découvertes… C’est justement un tout autre univers, à quelques pas de là, qu’offre le quartier des diamantaires d’Anvers où ateliers et boutiques oeuvrent pour le plus beau minéral, visite qui sera complétée par le tout nouveau musée DIVA doté des toutes dernières technologies interactives pour retracer l’histoire du précieux bijou. Surprise aussi que ces communautés juives vêtues de parures traditionnelles, chapeaux venus des temps anciens, impression d’avoir soi-même traversé l’espace-temps et de découvrir la ville au XVIe siècle.

 

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Si le promeneur souhaite renforcer cette impression, deux musées incontournables l’attendent, magnifiques musées n’ayant pris aucune ride depuis cette renaissance humaniste. Tout d’abord le musée Rubens, la maison où le peintre vécut et qui a été préservée jusqu’à nos jours. L’artiste est la figure majeure de la ville et compte parmi les peintres les plus célèbres du baroque flamand. On ignore souvent qu’il fut aussi diplomate, créateur et collectionneur, ce dont témoigne sa riche maison en un parcours captivant proposé à la visite. Nombreuses sont les œuvres maitresses que l’on connaît dans les manuels et qui sont présentées « à portée de main » dans ce cadre très intimiste : le fameux autoportrait du peintre, celui non moins célèbre d’Antoine van Dyck, son contemporain, L’Annonciation et Adam et Ève de Rubens et bien d’autres chefs-d'oeuvre. Il faut poursuivre par une promenade dans l’agréable petit jardin d’où l’on peut admirer la maison.

 

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Non loin de là, le musée Plantin - Moretus prolonge cette ambiance unique de ce XVIe siècle anversois où l’humanisme conjuguait les savoirs en un prodigieux tourbillon de connaissances. Christophe Plantin est l’ancêtre de neuf générations d’imprimeurs, et son nom est associé au commerce de livres, gravures, cartes et même dentelles. Amis des plus grands savants, ses éditions comptent parmi les réalisations les plus appréciées de son siècle, ce dont témoigne l’impressionnant musée qui retrace la vie et le siècle de cet homme d’affaires connu dans l’Europe entière de son époque. Classiques latins, atlas, Bible de Gutenberg, et autres merveilles jalonnent un parcours qui pourrait bien retenir une journée entière si d’autres trésors de la ville ne se faisaient encore attendre au-dehors…

 

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Il faudra profiter de la proximité du Maagdenhuis, le musée de la maison des vierges, qui fut en son temps un orphelinat pour filles à partir de 1552 jusqu'en 1882. C’est une vie frugale qui est évoquée dans ce musée discret et hors du temps où des trésors sont tout de même accrochés notamment des œuvres de Rubens, Jacob Jordaens, Van Dyck… Autre lieu, autre décor avec le museum de Reede installé au bord de l’Escaut, non loin de la cathédrale.

 

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Dans ce bâtiment au design contemporain réussi et dédié à l’art graphique, ce ne sont de véritables trésors de Goya, Rops et Munch qui sont proposés à la visite en une scénographie sobre et raffinée. Les célèbres Caprichos de Goya aux visions ténébreuses, l’énigmatique Félicien Rops et les visions tremblantes d’Edvard Munch sont ainsi réunies en un lieu paisible et calme, à découvrir absolument…

 

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Saut dans le temps avec la fameuse cathédrale gothique d’Anvers, immense navire de 117 m de longueur bordé des plus belles façades de maisons des riches corporations au fil des siècles. Le musée royal étant encore en rénovation, de nombreux chefs d’œuvres ont été accrochés et rappellent l’âge d’or de l’école d’Anvers de Quentin Metsys à Pierre Paul Rubens. De ce dernier, les œuvres incontournables ne manquent pas telle l’incontournable Assomption, apothéose chromatique pour ce thème marial, mais également la singulière Érection de la Croix traversée d’un mouvement diagonal fulgurant sans oublier l’émouvante Descente de Croix dans le bras droit du transept. Il faut de là traverser l’inoubliable Grote Markt, cette Grande-Place avec ses façades des maisons de corporations datant des XVIe et XVIIe siècles surmontés de statues dorées et dont les fenêtres vitrées sont un véritable tableau de jour comme de nuit, sans oublier la fameuse fontaine de Brabo conçue par Jef Lambeaux et qui rappelle la légende de Silvius Brabo qui tua le géant Druon terrorisant les habitants.

 

 

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Direction maintenant l’église St Charles Borromée située sur la ravissante place Henri Conscience et décorée notamment par Rubens. La nef d’un blanc immaculé rehaussé d’or contraste avec le bois sombre des lambris. Si les œuvres de Rubens ont pris le chemin du musée de Vienne, il règne encore en ces lieux une ambiance inoubliable faite de recueillement, un écrin à l’abri du temps et de ses changements. Encore quelques pas et c’est une autre église qui attend le visiteur. Dédiée à saint Jacques, elle est assurément un lieu incontournable pour bien des raisons. Point de départ des pèlerins vers Saint-Jacques-de-Compostelle, l’église abrite également le tombeau du peintre Rubens décoré par l’oeuvre de l’artiste Marie entourée de Saints. Cette vénérable église recèle encore bien d’autres trésors telle cette superbe toile La vocation de saint Pierre de Jacob Jordaens.

 

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Très proche, l’intime et merveilleux musée Rockoxhuis, cet ami de Rubens, bourgmestre d’Anvers et humaniste raffiné dont le musée retrace les gouts et l’époque entre 1560 et 1640. C’est une période bénie des arts et le mobilier réuni – admirables cabinets d’ébène – céramique et une sélection de peintures qui compte notamment des Rubens, Van Dyck, Patinir, Jordaens, Teniers le Jeune, Pieter Brueghel le Jeune, présentée en une scénographie raffinée et précieuse où même des musiques d’époque sont proposées à l’écoute…

 

 

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De là, il ne faudra que quelques minutes à pied pour remonter vers le MAS, musée polymorphe où l’histoire du monde est évoquée à travers le prisme d’Anvers. Ce sera aussi l’occasion de flâner autour des bassins décidés par Napoléon, quartier des docks et de transition avec l’immense port voisin.

 

Promenade maritime dans le port d’Anvers

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Arrivés au ponton du Londonbrug, à quelques mètres de ce fameux pont capable à marée haute de se mettre au garde-à-vous pour laisser passer péniches et bateaux entrant plus à l’intérieur, nous embarquons sur un bateau appartenant à la Compagnie Jan Plezier qui depuis des années sillonne les eaux du deuxième port d’Europe. Par une belle journée ensoleillée, c’est une heure trente de découvertes exceptionnelles qui attendent les hôtes de cette promenade incontournable dans les méandres d’un port que l’on présente souvent et à juste titre comme le supermarché de l’Europe tant les denrées alimentaires, matériaux de construction, pétrole, voitures et autres transitent, arrivent et repartent dans ce méandre de quais, pontons et halls de stockage. Bateaux, entrepôts, trains, grues, camions jouent ici comme des jouets multicolores d’un troisième millénaire.

 

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Munis d’audioguides vivement recommandés pour bénéficier de toutes les précieuses informations fournies pendant l’excursion, c’est sur le pont agréablement installés autour d’une petite table que l’on visite les lieux, inaccessibles autrement au public.

 

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Nous longeons des supertankers, des quais immenses sur des kilomètres, des grues plus hautes que des immeubles, signes de la démesure des lieux. Après avoir traversé nombre d’écluses et leurs modernes pont-levis, lorsque l’on réalise après une heure trente que nous n’avons vu qu’1/5ème de sa superficie, cela donne une petite idée du gigantisme du port d’Anvers.

 

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Une croisière portuaire agréablement impressionnante ! Organisé avec professionnalisme et efficacité, ce tour du port d’Anvers est incontournable à qui souhaite comprendre la ville, indissociable depuis longtemps de cette activité maritime séculaire.

E-mail info@janplezier.be Londonbrug 2000 Antwerpen www.janplezier.be

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‘t Zilte Restaurant **

Adresse incontournable d’Anvers, ‘t Zilte est au sommet du Museum aan de Stroom (MAS) littéralement « Musée sur le cours d'eau », célèbre bâtiment conçu par l’architecte néerlandais Willem Jan Neutelings au cœur du bassin Bonaparte. Lorsque l’on parvient sur ce site, par une belle fin de journée de printemps, celui-ci se pare des allures de Riviera avec ces yachts et bateaux multicolores, c’est un air de vacances qui domine les lieux. Mais, c’est assurément vers cette tour de Babel des temps modernes faite de verre et de grès rouge indien que les regards convergent. Au rez-de-chaussée, un ascenseur privatif réservé aux hôtes du restaurant ‘t Zilte vous emporte dans les airs jusqu’au dernier étage ouvrant sur une vue époustouflante.

Vittorio Lot, le sympathique directeur de salle vous accueille avec prévenance, s’enquiert immédiatement de vos souhaits, et vous propose de prendre un apéritif sur cette étonnante terrasse ouvrant sur un horizon illimité. Comment refuser une si agréable proposition avec ce soleil déclinant sur L’Escaut qui capte le regard de cette hauteur ? Ce sera un accueil et un début de belle soirée inoubliables . Une coupe de Champagne Brut rosé Victor & Charles, Belgique oblige, et un défilé de mises en bouches signent déjà un prélude digne des plus belles compositions. Mousse d’asperge, crevettes grises et roquette, boulettes de porc Teriyaki,… chaque miniature culinaire est en soi l’appel d’un doux voyage en des compositions florales ouvrant vers le lointain. Il faudra bien se résoudre à entrer dans le saint des saints et quitter cette idyllique terrasse protégée des vents et des intempéries d’ailleurs absents en cette soirée printanière, notre table élégamment dressée nous attend au cœur du ‘t Zilte, le restaurant du brillant chef Viki Geunes, récompensé par deux étoiles.

Tables au vernis immaculé, confortables fauteuils gris perlé, ambiance minimaliste sublimée par de vastes espaces, les lieux ont un charme manifeste qui présagent le meilleur. Il faut dire que Viki Geunes a acquis une solide réputation d’excellence dans tout ce qu’il aborde. Précis, perfectionniste, à la fois rigoureux et ouvert à la création, on devine chez cette personnalité attachante, une interrogation perpétuelle d’excellence, une quête jamais inassouvie, à la fois moteur et élan d’une cuisine internationale saluée par les plus grandes distinctions. Un geste précis et une inspiration toute personnelle venant servir avec finesse l’intelligibilité des mets proposés telles ces petites sardines fraîches fourrées au crabe, et entourées d’une feuille d’algue, oseille, concombre salé et raifort glacé soulignant ces accords aussi frais qu’esthétiques.

 

 

 

 

Même délicatesse pour cette langoustine sublimée par une feta adoucie et une association poire et radis, décorée par des fleurs de cerisier, tableau minimaliste fort apprécié notamment des convives venus de l’Extrême-Orient… C’est à peine si le regard peut quitter ces plats aussi beaux à regarder que délicieux à savourer et il faudra toute la prévenance du personnel et les conseils avisés du sommelier Tom Ieven pour apprécier l’ensemble de l’équilibre de ce restaurant prestigieux où tout a été pensé : vins en accord pour sublimer la cuisine du chef, délicatesse des pains levés à la bière, brioches à fondre de plaisir et même de tendres fougasses…

De superbes poissons sont à l’honneur dans la cuisine Viki Geunes avec un délicieux turbot sur lit d’asperges vertes, poireau et un surprenant accord boisé de morilles et ail des ours, une subtilité de caractère. Le bar avec son médaillon de courgette et artichauts est, lui aussi, magnifié par sa bouillabaisse nordique, fraîcheur de produits d’excellence. Nous avons l’impression d’un rêve éveillé alors que la nuit est tombée sur Anvers et que du haut de notre tour de verre, c’est un scintillement ininterrompu de petites lumières de tout côté. Les desserts du chef pâtissier Maxine Van Meirvenne ne sont pas en retrait, bien au contraire avec cet accord subtil de chocolat, mangue, fruit de la passion et rhum en un merveilleux tableau. Fraîcheur printanière, aussi, avec cette crème nantaise décorée de fraises, litchis et roses qu’une bière originale aux fruits rouges accompagne.

 

Nous sommes dans des hauteurs vertigineuses, au sens propre et figuré, avec le restaurant de Viki Geunes où chaque détail signe une composition parfaite jusqu’aux mignardises qui rivalisent avec leurs sœurs aînées les desserts ! Prendre encore un café, une liqueur aux herbes et flâner sur cette terrasse avant de redescendre sur le bassin Bonaparte et de prolonger encore cette magie au U’, plus exactement U Eat & Sleep Antwerp, un bar-restaurant-hôtel devenu très rapidement prisé pour ses ambiances festives et ses onze chambres. La magie des incontournables de père en fille !

Le sommelier Tom Ieven propose un beau tour d’Europe pour une sélection de vins invitant l’Autriche avec un Weissburgunder – Judith Beck 2017, l’Italie et un blanc de Morgex et de la Salle – Vevey Marziano 2016, l’Italie, mais en Toscane, avec ce Etabeta – Fattoria Kappa 2016, la France et un Bourgogne blanc – Domaine de la Douaix 2014, l’Espagne et un Exceptional Harvest – Ximenez Spinola 2016 ; et pour finir la Belgique avec cette bière singulière Caractère Rouge – Rodenbach.

Hanzestedenplaats 5- 2000 Antwerpen 0032(0)3.283.40.40 info@tzilte.be
https://tzilte.be

Restaurant The Glorious *

 

The Glorious est avant tout une enclave unique au sud d’Anvers, à quelques pas du musée des Beaux-arts dont la réouverture est si attendue. En une petite rue calme, l’hôte du Glorious entre dans un restaurant élégant tant sa décoration a fait l’objet de tous les soins avec à la fois cette recherche dans ses détails et l’élégance de ses teintes sombres et or. Nous prenons place à l’une des tables joliment dressées tout de blanc immaculé vêtues, alors que Steve rappelle la philosophie des lieux et de la cuisine du chef Johan Van Raes, plusieurs fois étoilés et qui a décidé de faire au Glorious d’Anvers un restaurant où son amour des beaux produits et son expérience dans les plus grandes maisons lui ont permis de développer sa touche personnelle.

Une touche faite de discrétion et d’élégance avec un attrait certain pour la gastronomie classique. Le succès ne s’est pas fait attendre et une étoile est, déjà, venue récompenser cette approche en 2013. À l’heure du déjeuner, quelques tables accueillent des convives anversois, habitués des lieux. Nous débutons ces agapes avec des mises en bouche fraiches et douces, mi-cuit de saumon et crème d’asperges souligné par de l’ail sauvage, poulpes et encornets en feuilles de betteraves et chorizo.

Pour continuer cette belle mise en appétit, nous sera servi un savoureux tartare de bar sauvage, crème de wasabi, fenouil et pomme Granny Smith, des associations de saveurs douces et sans heurt. La vaisselle est étincelante, jeux de reflets entre argenterie et cristal… Un verre de vin de Saumur de Loire Chateau Fosse-Seche, un vin élégant accompagnant idéalement ces premières notes gastronomiques.

Un pigeonneau accompagné d’un foie de canard cuit au four, légumes primeurs et son jus nature aux baies de genièvre fait la démonstration que lorsque l’excellence d’un produit se trouve en les mains expertes d’un chef expérimenté, des saveurs que l’on pensait pourtant connaître peuvent encore surprendre le palais… surtout lorsqu’il est sublimé par un St-Emilion 2015 Château Godeau.

Autre met magnifié par l’art du chef Johan Van Raes, ce Rouget grillé accompagné de sa crème de brocoli, palourdes et relevé discrètement par une sauce au paprika doux rôti, un régal avec ce vin blanc Bodega Espinosos du Nord du Portugal, qui met en valeur ces associations de poissons et coquillages. L’ambiance intimiste du restaurant The Glorious est propice aux conversations feutrées, alors qu’au-dehors, à quelques pas de là, le fleuve L’Escaut dispense ses beaux reflets déjà évoqués par Pline l’Ancien, heures précieuses…

Avec le dessert, le chef a décidé de nous faire voyager avec un baba non point au rhum, mais au limoncello, un sorbet de mangue et une crème de citrons de Menton, des plats dont la présentation est digne des belles natures mortes de la peinture flamande. Avec ce dessert un Gewuztraminer Domaine Phirmann, Phalz in Germany, joue les associations subtiles entre sucre et fruit, une belle manière de conclure ce déjeuner anversois dans l’excellence et le raffinement.

 

DE BURBURESTRAAT 4A 2000 ANTWERPEN - TEL: 03/237.06.13 - MAIL : INFO@THEGLORIOUS.BE
http://theglorious.be

Graanmarkt 13

Graanmarkt 13 n’est pas seulement un lieu unique à proximité de la maison Rubens, il est aussi une personnalité attachante en la personne de son chef, le sympathique Seppe Nobels. L’endroit attire spontanément par l’apparente simplicité de sa décoration, une sobriété mettant en avant l’essentiel, le raffinement et l’approche sublimant les produits retenus par son chef. Seppe Nobels voue, en effet, une passion sans limite pour les plus beaux produits et notamment les fruits et légumes.

 

 

Si vous avez la chance d’être invité par le chef à découvrir le sommet de l’immeuble du Graanmarkt, après avoir traversé le showroom où une ligne de vêtements et d’accessoires attire le regard, vous serez étonné par le jardin de simples couvrant la terrasse dominant la ville et d’y surprendre des ruches installées sur ce promontoire ! Bravant les petites bestioles dérangées par le maître des lieux, le chef n’hésitera pas à vous faire goûter au miel directement prélevé sur le rayon encore chaud, une expérience inoubliable…

 

 

Nous découvrons aussi lors de cette escapade impromptue toutes les herbes cultivées et directement employées dans la cuisine du Graanmarkt, certaines bien connues, d’autres plus mystérieuses telle cette herbe à l’étonnante saveur d’huîtres, mystères de la Création. Nous redescendons à l’étage inférieur où toutes les tables sont occupées en ce dîner de semaine, ce restaurant ne désemplit pas. Nous comprendrons pourquoi en découvrant la cuisine du chef, dès ce carpaccio de betteraves rouges et jaunes, pop corn, chili et coriandre sans oublier les graines de sésame. Chaque produit déploie le meilleur de ses saveurs, magie des légumes et herbes d’antan redécouvertes.

 

 

 Le service jeune et prévenant sait faire face à l’affluence, sans heurt et vous présentera une carte minimaliste qui privilégie des recettes du jour, garantie de fraîcheur. L’agneau des Pyrénées est un régal avec ce chou braisé au pistou alors que la sole de Douvres aux câpres accompagnée de différents légumes et salades enchante le palais. Cette farandole de légumes se déployant sur la table en un vertigineux balai ravit les sens et le convive apprend à redécouvrir des saveurs et des associations qu’il avait oubliées ou ignorées.

 

 

 

Les associations subtiles des saveurs et des textures de Seppe Nobels subliment, en effet, sans les trahir salades, radis, carottes, betteraves et autres légumes, et si le rond de serviette a gravé ces mots « Demain est si loin ! » nous comprenons mieux maintenant l’invite du chef à ce Carpe diem épicurien. Encore quelques saveurs après ce festival culinaire, avec cette rhubarbe et crème citron accompagnée de sa meringue, un dernier clin d’œil à l’art de magnifier ce que Dame Nature nous a légué, une belle leçon à découvrir et surtout à partager!

 

 

 

Graanmarkt 13 2000 Antwerp
Tel +32 (0)3 337 79 91 welcome@graanmarkt13.be
https://graanmarkt13.com

Restaurant RAS

Véritable navire perché au-dessus de l’Escaut, RAS est à la fois un lieu au design raffiné et surtout l’occasion de partager des recettes proposées au quotidien en un style bistronomie élégante. Nous gravissons un escalier d’écoutille comme pour aller dîner sur l’avant-pont, avec le fleuve pour compagnon de tablée…

 

 

Un coucher de soleil sur l’Escaut en plein cœur de la ville du haut de ce promontoire invite à commencer cette soirée avec un velouté d’asperges de saison, doux et crémeux alors que ces croquettes aux crevettes et zestes d’orange, persil frit, sauce cocktail à la Rodenbach sont l’occasion d’une entrée en matière fondante. Notre regard se pose sur cet antique entrepôt du Congo, témoin du temps révolu des colonies en Afrique, combien de denrées exotiques ont dû transiter en ce lieu… Dernier rayon d’un soleil de printemps, quelques vagues irisent discrètement la surface de L’Escaut qui a décidé de déployer en cette soirée sa palette de bleu et de gris anversois pour mieux souligner ses courbes généreuses, ce fleuve a tant à nous raconter.

 

Nombreux sont les habitants à avoir choisi le RAS pour ce dîner qui tombait le jour d’une fête des Mères, bouquets et autres cadeaux égayant les tables. Le service alerte nous présente un filet de Coucou de Malines cuit à basse température, artichaut, courgette, croquettes à l’ail, jus à la truffe/romarin, une saveur fine pour cette poule originaire de Belgique.

 

 

Le filet de bar ravit également avec ses tomates confites, olives de Taggia, petit calamar, pommes de terre ‘Belle de Fontenay’, de beaux produits travaillés en une élégante simplicité. La salle est comble alors que la pénombre a gagné sur les flots et que la ville d’Anvers brille de tous ses feux. Notre croisière immobile poursuit agréablement son chemin avec un crumble de pistache et de rhubarbe marinée et une crème brûlée aux fruits rouges.

 

 

 

Encore quelques songes d’horizons lointains et de fières embarcations avant de regagner la terre en longeant les quais de ce fleuve décidément omniprésent. La soirée au RAS est un beau voyage qui mérite d’être choisi pour s’évader, le temps d’un dîner…

Ernest Van Dijckkaai 37 2000 Antwerpen
+32 (0)3 234 12 75 info@ras.today
www.ras.today

Anvers - Hôtels

Hotel Franq – Anvers

 

A quelques pas seulement de la fameuse cathédrale d’Anvers et jouxtant le centre historique de la ville, c’est en une rue paisible et discrète que le boutique hôtel Franq a fait l’objet d’une récente rénovation dans un élégant bâtiment néoclassique abritant naguère une banque. Seule une belle grille en fer forgé menant à la salle des coffres demeure encore préservée laissant flotter comme un parfum de trésors et secrets. Transformée dorénavant en cave à vin, elle indique encore l’histoire première des lieux aujourd’hui dédiés à l’accueil hôtelier.

 

 

A dessus, ouverte aux hôtes, la grande salle du patio brille de ses colonnes de marbre, niches et décorations de stuc, tableaux d’art contemporain… Ici ou là sont disposés des objets de décoration d’un goût certain, design urbain chic au cœur d’Anvers. Un peu plus loin, c’est la surprise de découvrir dans ce cadre intimiste un jardin soigné où tables et chaises sont disposées afin de goûter à la beauté des lieux avec au fond du jardin cette petite maison anversoise, véritable bijou datant de l’époque où le fameux Rubens résidait à quelques pas de là et qui enchante le regard.

 


 

À l’intérieur, la salle de restaurant jouxte le salon bibliothèque et le bar offrant aux hôtes tout au long de la journée et en soirée la possibilité de déjeuner ou dîner ou de prendre une collation ou un verre dans un cadre intérieur ou extérieur raffiné et discret.

Aux étages, cet hôtel décline en ses chambres un luxe discret où photographies d’art et objets artisanaux font bon ménage en une touche minimaliste. Une baignoire avec vue plongeante sur la rue aux immeubles antiques sera l’occasion d’un repos bien mérité après avoir déambulé dans les rues d’Anvers et avoir découvert les nombreux trésors qu’abritent ses musées.

Au matin, c’est dans la salle du restaurant que vous sera servi un généreux petit-déjeuner avec charcuteries, fromages, œufs à la coque ou en omelette, une variété de pains et viennoiseries, miel de saison et confitures, un choix gourmand pour bien débuter la journée. L’hôtel Franq offre l’expérience d’un hôtel de charme à dimension humaine en plein cœur de la ville.

Restaurant Franq – Hotel Franq

Le boutique-hôtel Franq abrite en son sein une perle cachée, le restaurant Franq, du même nom donc, dirigé par le chef étoilé Tim Meuleneire, qui y propose une cuisine élégante dans l’écrin de l’hôtel face au jardin ouvrant sur l’une des plus anciennes maisons d’Anvers. C’est justement sur la terrasse de la cour jardin que nous débuterons par un Campari orange accompagné de délicieuses mises en bouche avec ce flan d’anguille, kroepoek de sepia, tempura crevette nobashi et mix cake thon crème avocat, un régal de saveurs aux notes exotiques qui enchantent le palais alors que la douceur printanière baignant Anvers ne laisse pas de surprendre…

 

 

Après cette entrée en matière, nous sommes invités à entrer au restaurant par Pieter, le dynamique responsable de salle, qui nous propose une généreuse salade d’asperge accompagnée d’un espuma de mozzarelle, relevée de sésame et de bonite, une véritable décoration florale dont la fraîcheur réjouit immédiatement par ses accords tendres et aériens et qu’accompagne un vin de Touraine Sauvignon blanc 2016.

 

 

 

Le regard découvre cette cuisine ouverte où s’active une équipe visiblement mue par le souci de perfectionnement du chef, chaque assiette faisant l’objet d’un soin précis et méticuleux quant à son dressage. Les lieux sont baignés d’une lumière miellée, la décoration des espaces, enchante par un bel équilibre avec la verte chlorophylle extérieure et ces arbres fruitiers en espaliers…

 

Il faut avoir également goûté à cette sole cuite lentement avec sa chapelure au parmesan et ses rouleaux d’épinard et pommes de terre qu’une sauce aux champignons souligne. Pour ce plat, le sommelier a retenu un Côte de Provence Fleur de l’Amaurigue 2016, un vin surprenant et très aromatique, idéal avec ces associations de saveurs. L’entrecôte de bœuf Galloway est, elle aussi, un régal de saveur avec ces petits pois primeurs et cet assaisonnement d’oignon et graines de moutarde, un plat qui valorise la qualité de la viande et que vient agréablement souligner une version rouge du domaine Fleur de l’Amaurigue, un vin d’une belle finesse.

 

 

Le service est digne des belles maisons, élégance et prévenance sont de mise au restaurant Franq. Comme suggestion du jour pour clore ce déjeuner, ce sera un soufflé Grand Marnier dont la préparation nous permettra de goûter encore au charme du jardin alors que le soleil domine sur Anvers. À peine fait le tour du jardin, un généreux dessert nous attend tout aérien par sa légèreté et sa saveur, accompagné d’un frais granité de pamplemousse. Ce sont des heures que l’on souhaiterait prolonger dans cet écrin de tranquillité, le restaurant Franq est une gemme cachée au cœur d’Anvers qu’il faut découvrir pour un déjeuner ou un dîner de qualité.

 

 

Hotel FRANQ Kipdorp 10 - 12 2000 Antwerpen Belgium
T. 0032 3 555 31 80
www.hotelfranq.com

Hôtel Le Tissu

En plein cœur du centre du diamant, c’est l’ancien presbytère de l’église Saint Joseph qui est aujourd’hui reconverti offre aux hôtes d’Anvers en un élégant boutique hôtel aux services personnalisés. C’est le cabinet d’intérieur DMG qui en est aujourd’hui le propriétaire et dont le siège trouve résidence au rez de chaussée de l’hôtel dans une des ailes du presbytère. C’est donc tout naturellement que les architectes ont ainsi rénové avec un goût sûr les lieux et proposent cinq suites luxueuses, chacune différente quant aux couleurs et décoration choisie et recherchée, faisant de ce boutique hôtel l’objet et la meilleure vitrine de tout leur art de la décoration.

 

 

 

Nous entrons dans les lieux par une porte discrète de cette calme rue non loin du Stadtspark. Si tôt la porte refermée, c’est tout un lieu qui s’ouvre et enchante au premier regard, partout des éléments de décoration sont disposés avec un raffinement certain, festival de tissus, mobiliers anciens et modernes, patines et vieux pavages… L’accueil est chaleureux et on vous montrera les espaces communs dont vous pourrez profiter à toute heure du jour et de la nuit, le grand salon avec ses confortables fauteuils et canapés, ses livres et revues, la grande salle de travail avec sa vaste table en bois et ses échantillons de tissus pendus tout autour et laissant danser l’imagination, et surtout ce merveilleux jardin de l’ancien presbytère accolé à l’église et privatif avec ses buis et plantes en pots, ambiance feutrée à la tombée de la nuit en dégustant une tisane ou un café toujours mis à disposition des hôtes, lieux intime surtout pour un calme petit-déjeuner aux première heures d’Anvers.

 

 

Aux étages, c’est la découverte d’une suite spacieuse tout de blanc et de crème revêtue, un grand lit est recouvert de coussins et de plaids inondé de lumière. Une vaste salle de bain décorée avec des meubles en bois naturel offre le confort d’une douche à l’italienne, équilibre des teintes et des formes. En tout lieux , le silence est d’or, héritage d’un passé lié à la méditation.

En redescendant, le matin, c’est un somptueux petit-déjeuner préparé individuellement pour chaque hôte, point de buffet anonyme en ces lieux… Assiette de fromages, de charcuteries, œufs à la coque, pains et viennoiseries, salade de fruits aux multiples saveurs (pas moins de 8 à 9 fruits différents !) et jus d’orange frais tout juste préparé, sans oublier ces petits gâteaux et autres mueslis …

 

 

L’hôtel Le Tissu cultive une approche personnalisée, dans la discrétion et le calme. La clé du jardin vous sera agréablement laissée à discrétion, porte que vous refermerez derrière vous la nuit tombée lorsque les bras d’Orphée vous appelleront… vous avez l’impression d’être chez vous, en plein cœur de la ville.

 

Et comme sut le dire si bien Baudelaire...


« Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l’ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l’âme en secret
Sa douce langue natale. »

 

Le Tissu Résidence Brialmontlei 31 2018 Antwerpen
T: +32 3 281 67 70 info@le-tissu.be
www.le-tissu.be

Anvers

en peinture

Till-Holger Borchert « Peinture flamande de Van Eyck à Rubens » 360 illustrations couleur, relié sous jaquette, format 30 x 39 cm, nombre de pages 498 pages, 2014, Citadelles & Mazenod, 2014.

 


Till-Holger Borchert, spécialiste réputé de la peinture des Pays-Bas et conservateur en chef du Groeningemuseum de Bruges, a réalisé avec « Peinture flamande de Van Eyck à Rubens » aux éditions Mazenod un somptueux ouvrage, véritable promenade d’art avec les plus grands artistes de ce courant de peinture. Par sa connaissance intime de ces peintres qu’il fréquente depuis longtemps et ses différentes fonctions de conservateur et de commissaire d’expositions ( « Jan van Eyck, les primitifs flamands et le Sud » en 2002 et « De Van Eyck à Dürer – les primitifs flamands et l’Europe centrale » en 2010-2011), l’auteur a retenu à juste titre un dialogue au cœur de ces œuvres. Grâce à des détails extraordinaires révélés par le grand format de l’ouvrage et la qualité des illustrations, c’est tout l’art du détail caractérisant la peinture flamande qui se trouve placé au premier plan de ce livre d’art. L’auteur en avant-propos rappelle d’ailleurs ce jugement repris par le grand historien de l’art Aby Warburg « Le diable est dans les détails… », ce qui s’applique notamment aux arts plastiques… Rares sont les observateurs d’œuvres d’une telle richesse ayant le temps, la patience et l’acuité d’en découvrir les infimes contours et recoins lors d’une visite dans une exposition ou un musée.

 Aussi Till-Holger Borchert se fera-t-il dans ces pages, le temps d’une lecture, le guide de cette intimité, qui exige recul et connaissance, ce que l’auteur transmet avec une générosité sans bornes et invitant d’ailleurs son lecteur à faire suivre cette découverte par celle des œuvres in situ, une approche incontournable pour lui. C’est une sélection d’une quarantaine de chefs d’œuvres qui ont été retenus pour leur importance, richesse symbolique et caractère de la peinture flamande. Le livre débute naturellement par Jan Van Eyck, celui qui fut considéré comme le père de l’art pictural flamand pour le réalisme de ses détails et la beauté de ses paysages. L’Agneau mystique du peintre étudié en ouverture donne une idée de la démarche entreprise par Till-Holger Borchert qui n’est pas sans rappeler celle d’un cinéaste : vue éloignée du polyptyque fermé puis ouvert, avant d’entrer dans le cœur de l’oeuvre en une succession de gros plans éclairés par une « voix off », celle de l’historien de l’art. Il ne manque que la musique pour que l’expérience soit complète, une belle leçon. Plutôt que de privilégier un nombre incalculable d’œuvres, l’auteur a fait choix de retenir une sélection réduite mais donnant lieu à une initiation entière et complète.

 

 

Ainsi au fil des pages, l’historien de l’art fera-t-il défiler pour le lecteur de ces chefs-d’œuvre déterminants pour l’art européen, des toiles effarantes de Jérôme Bosch qui semblent encore plus psychédéliques avec force détails proposés par l’auteur, au dramatisme puissant de Rubens avec La Descente de Croix de la cathédrale d’Anvers, sans oublier la joie transmissible de Jordaens avec Le roi boit ! Une expérience unique au cœur de l’intimité de la peinture flamande.

Anvers Pratique

Guide Vert Michelin Anvers Week-end
 


Le Guide Vert Michelin Anvers Week-end accompagnera avec profit celles et ceux partant à la découverte de cette ville qui a beaucoup à offrir sur un plan culturel, touristique et gastronomique. Allant à l’essentiel et prévoyant une visite de la ville le temps d’un week-end ou de trois jours, les « coups de cœur » et « immanquables » permettent d’immédiatement de repérer les lieux incontournables présentés avec les informations essentielles, le tout dans en un petit format de poche fort pratique et appréciable. Quartier par quartier, ce sont musées, églises, institutions et curiosités qui sont ainsi décrits afin de faire son choix et itinéraire. Adresses de restaurants, hôtels, shopping, idées sorties sont sélectionnées avec le sérieux qui caractérise depuis des décennies les fameux guides. Pour aller plus loin, une histoire d’Anvers, quelques grandes lignes sur l’art, l’architecture, les incontournables diamants complètent ce guide indispensable à la découverte de la ville et de son port.

Antwerp City Card

 

 

 

Pour visiter la ville en toute tranquillité, il est recommandé de se procurer l’Antwerp City Card, une carte offrant l’entrée gratuite dans les principaux musées publics et églises de la ville (une seule entrée par musée) et le transport gratuit dans les transports en commun. Disponible en validité 24, 48 ou 72 heures, l’Antwerp City Card offre également la possibilité de réductions dans de nombreux magasins de la ville. Indispensable pour une découverte réussite et sans soucis de la fameuse cité anversoise.

 


www.visitantwerpen.be/fr

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Escapade Deauville -Trouville

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Hôtel Barrière L'Hôtel du Golf Deauville

 

Sur les hauteurs du mont Canisy, c’est encore un doux rêve qui accompagne le visiteur en ces lieux, celui qui fut cher au marquis de Lassay qui avait décidé sur son promontoire à la vue imprenable de bâtir un château pour sa tendre épouse. De la demeure de style Louis XV, il ne reste plus qu’un pan de mur, et de ces fastes d’antan qui virent la Comtesse du Barry y donner de somptueuses fêtes que le souvenir accordé par les ruines. Mais la légende rappelle que le phénix renait toujours de ses cendres et François André, fondateur du groupe, repère la beauté des lieux avec sa vue imprenable sur la mer. Après le fameux Casino, Le Royal et Le Normandy, c’est un autre hôtel qui verra le jour en 1929 grâce à l’architecte Georges Wybo qui après avoir conçu le Casino imagine ce nouveau bâtiment dans le plus pur style Art déco.

 

 

A celui-ci, un golf, devenu compagnon incontournable, lui donnera son nom, l’Hôtel du Golf. Lové au creux du Mont-Canisy, il deviendra rapidement l’un des plus beaux golfs de France grâce à sa conception due aux architectes Tom Simpson et Henry Cotton - oui ! de bien grands noms - qui le dessinèrent sur pas moins de 70 hectares. Trois neufs trous répondant à un code couleurs, rouge, blanc et bleu pour trois parcours selon les souhaits de chacun. Ayant vue sur la mer et sur la campagne, ce parcours attire rapidement les plus grands joueurs internationaux, des compétitions prestigieuses ainsi qu’une clientèle internationale fortunée attirée par la beauté des lieux. Après le tragique épisode de la Seconde Guerre mondiale qui endommagera l’hôtel et verra le Golf transformé en potager, une nouvelle vie s’offre à cet Hôtel et à son parcours attirant milliardaires, têtes couronnées et artistes. En 1962, Lucien Barrière, le neveu de François André, prend la tête du Groupe et modernise les lieux en restaurant l’hôtel et en agrandissant le Golf, permettant ainsi à l’Hôtel du Golf de garder encore aujourd’hui tout le prestige de son histoire.

 

 

 

Ce qui marque en premier l’hôte de l’hôtel du Golf à son arrivée, c’est la tranquillité qui règne sur les lieux où seul le vert de la chlorophylle dispute au bleu du ciel par beau temps, ce qui arrive plus souvent qu’on ne le pense en Normandie… À peine entré, vous remarquerez tous ces joueurs déjà en tenue prêts à aller batailler sur les greens réputés. En grimpant aux étages, le ravissement gagne en découvrant l’une des Suites de l’hôtel avec une vue incroyable sur la mer, le seul point d’altitude sur la côte normande à offrir un tel panorama… 180° de nuances de bleu et à ses pieds une palette de vert à faire pâlir d’envie un peintre.

 

Aucun bruit, si ce n’est de temps à autre un coup sec lancé d’un club faisant écho au chant d’un merle. La chambre a fait l’objet d’une décoration sobre et raffinée, élégance due à l’art de la décoration de Chantal Peyrat, architecte d’intérieur qui a présidé à la récente rénovation de l’hôtel. Un confort chic a été retenu pour l’aménagement des chambres où apparaissent discrètement colombages et boiseries, de sculpturales têtes de lit en chêne brossé et cuir patiné, espaces décorés de vert et d’orange avec profusion de coussins et de plaids et quelques touches de modernité bienvenues avec les photos normandes de Patrick Braoudé…

 

 

En redescendant, le lobby offre ses vastes espaces qui rappellent le passé prestigieux de ce palace avec ses sculptures géantes de chevaux, ses originales pommes de verre soufflé, fresques et portraits d’hôtes illustres, la modernité côtoie ici la tradition avec bon goût. Les services sont innombrables, un choix et une qualité qui séduiront notamment les familles pouvant laisser la garde de leurs enfants pour des animations à toute heure de la journée grâce à un accompagnement personnalisé et responsable. Le golf a bien entendu la prééminence avec un parcours réputé non seulement pour sa technicité mais également pour son esthétique incontestable. Ce parcours parmi les plus anciens ne laisse de séduire champions et célébrités, il n’est pas rare en effet d’y voir un illustre acteur américain au moment du Festival du film américain de Deauville. Ce parcours dessiné par Tom Simpson alterne les difficultés entre mer et campagne, vents et tracés techniques…

 

 

Le Club House complète idéalement cette offre golfique avec un lieu dans la plus pure tradition anglaise. Des courts de tennis, une piscine extérieure chauffée à 28° pendant la belle saison, un SPA incluant soins, hammam et sauna, ainsi qu’une salle de fitness avec vue directe sur la mer complètent idéalement cette palette inspirée de services pour cet hôtel à la vue imprenable et dédié au repos et au savoir-vivre.

 Restaurant Le Lassay

Hôtel Barrière L'Hôtel du Golf Deauville

 

A qui ne connaitrait pas le mont Canisy à Deauville, il est une heureuse occasion de découvrir le site en se rendant à l’Hôtel du Golf, ainsi nommé car il est entouré, et les connaisseurs le savent bien, d’un des plus beaux parcours de la région normande. En ce promontoire dominant l’ensemble de la côte fleurie à cent dix mètres au-dessus de la mer, les lieux furent stratégiques pendant la Seconde Guerre mondiale avec la construction de batteries qui faisaient partie du fameux dispositif du mur de l’Atlantique. Depuis ces sombres années, les lieux ont repris leur calme, leur beauté et leur destination initiale tournée vers la baie Deauvillaise, sa plage et ses planches. Une petite route serpente entre les parcours du golf, avec une herbe verte à souhait et une hauteur idéale d’où admirer également Trouville et sa côte menant jusqu’à Honfleur, cette baie tant aimée de Marcel Proust, de Margueritte Duras ou encore de Françoise Sagan et qui en cette douce soirée d’automne sombre discrètement dans la pénombre. Nous entrons dans le vaste hall qui précédent la salle du restaurant Lassay.

 

 

L’animation est à son comble en cette soirée pourtant de semaine automnale, mais les amateurs de golf et de détente connaissent les lieux, Français, Belges et autres contrées internationales prisent ces lieux à seulement quelques minutes du centre de Deauville mais à l’écart des foules. Après avoir dégusté un Americano au bar chaleureux et admirablement tenu par son responsable Philippe, nous nous dirigeons vers la vaste salle du restaurant Lassay qui affiche complet en cette soirée. Ici, le chef Tommy Georges officie avec talent, privilégiant une cuisine invitant les plus beaux produits pour une cuisine à la fois saine et en même temps créative. Maxime Raux et Jérémie Boukouar, responsables de salle, vous guideront vers votre table, idéalement placée contre l’immense baie vitrée dominant toute la Côte, avec ses lumières scintillant comme autant de frêles bougies.

Un foie gras parfaitement assaisonné qu’accompagne un chutney de figue avec sa brioche ouvre les agapes. Les amateurs de saumon fumé de qualité seront également ravis par la proposition du Lassay d’y adjoindre cette mousse de raifort et petits toasts, un ensemble savoureux. Les premières impressions sont souvent les plus justes et le Lassay cultive un art gastronomique alliant excellence des produits, associations raisonnées et sans heurts, avec cette touche de créativité qui sied aux belles cuisines. Cette impression est encore renforcée par un remarquable bar cuit sur la peau avec ses olives taggiasca et son tian de courgettes, aubergines et tomates pour une petite touche de soleil en cet automne normand. Un peu d’exotisme encore pour ceux qui ne choisiraient pas ces alléchantes Saint-Jacques avec un Tagine d’agneau aux amandes et fruits secs, un parfait accord sucré-salé pour cette viande fondante et succulente.

 

 

 

Avec ces mets de qualité, un admirable Bourgogne Aloxe-Corton 1er cru du Domaine Latour 2007 nous sera servi, un vin généreux et puissant, nuancé par une finesse qui accompagne idéalement ces différents mets proposés par le Chef. Les conversations sont animées en cette soirée alors qu’à l’extérieur la nuit enveloppe l’ensemble du Mont Canisy gardant cependant un clin d’œil sur cette agréable perspective la baie de Deauville et Trouville illuminée comme un collier de guirlandes. Ce décor de rêve admiré des hauteurs méritait des desserts à leur égal, ce fut le cas avec une tarte au citron meringué ou encore ces crêpes généreusement flambées au Calvados Hors d’âge… Encore un café, un doigt de Calvados de la Maison Dupont 15 ans d’âge. Avant de nous éloigner, nous regardons la façade de l’Hôtel du Golf illuminé de tous ses feux nous promettant d’y revenir y passer une nuit et découvrir ce fameux parcours qui lui a donné son célèbre nom.

 


Déjeuner au Bar le Green

 Hôtel du Golf

 

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Alors que l’on quitte le vaste hall de l’hôtel du Golf pour se diriger vers le bar Le Green, c’est un décor typiquement british ou plus exactement écossais qui attend le visiteur en ces lieux...

Au mur, reproduction de motifs tartans, fauteuil et canapés confortables, une impressionnante collection d’alcools et des moquettes épaisses agrémentent un club où il fait bon prendre un verre, voire même y déjeuner avec régal. Une vue imprenable sur la côte et Deauville ne lassent pas de surprendre entre deux pommiers en fleurs et partout ce gazon d’un vert immaculé du golf de l’hôtel.

De belles sélections de saumons accompagnés de blinis, toasts grillés et billes d’agrumes enchantent le palais à l’heure de l’apéritif ou en entrée. Idéal également cette crème de thon à partager en tapas avec ses toasts qu’accompagnera agréablement l’un des multiples cocktails préparés dans ce bar réputé.

 

 

Le service est prévenant et professionnel et si vous décidez de déguster l’un des plats proposés qu’il s’agisse d’un généreux croque-monsieur avec ses frittes campagnes et sa salade ou ce dos de cabillaud cuit sur la peau et sa ratatouille, couverts en argent, nappes blanches et service dans la tradition de l’hôtellerie accompagnent ces mets simples et savoureux. Pour les amateurs, une très belle collection de Calvados est enfin proposée, ainsi que de vieux whiskys pour prolonger l’expérience, entre deux rayons de soleil…

Hôtel Barrière L'Hôtel du Golf Deauville

Mont-Canisy 14800 DEAUVILLE
Tél. : 02 31 14 24 00
www.hotelsbarriere.com

Brasserie Le Central - Trouville

 

 

 

Il est une brasserie emblématique de Trouville qui attire tout au long de l’année et depuis des décennies une foule d’habitués et d’hôtes de passage : tout simplement l’incontournable Le Central. Son nom en dit long sur sa position non seulement géographique au cœur de la ville mais également au plan affectif, presque sentimental que lui accordent volontiers ses habitués. Il est vrai qu’il règne en cet endroit à l’accueil toujours chaleureux comme l’esprit d’une pension de famille où beaucoup se connaissent, ont plaisir à se retrouver, voire même faire 200 km depuis Paris de manière inopinée et sans prévenir pour fêter un anniversaire impromptu… C’est cela l’esprit Central, une décoration 1930 qui a bravé les temps, des affiches vintage qui n’ont pas pris une ride au-dessus des banquettes de moleskine rouge, ces jeux de miroirs sans âge qui jouent de leurs éternels reflets, sans oublier ces comptoirs en bois dont la patine évoque les générations qui se sont succédé, et se succèdent encore avec bonheur dans cette brasserie.

 

 

 

L’animation règne à toute période de l’année, sans que le service ne soit débordé, plaisir d’un sourire comme celui de la serveuse Daniati qui tout au long du dîner ne sera que gentillesse et attention. Une coupe de champagne accompagnée des fameuses crevettes grises chaudes, si prisées de Marguerite Duras, en apéritif avec ses tartines grillées et déjà la magie de cette éternelle brasserie opère comme elle le fit en son temps pour le célèbre écrivain qui y avait sa table du temps où elle habitait quelques centaines de mètres plus loin aux Roches noires…

Cette époque est révolue mais la tradition d’accueil du Central n’a pas pris une ride et c’est avec un sourire non affecté que l’on vous servira également une belle assiette de fruits de mer, crevettes roses, bulots, crabes, écrevisses, langoustines… à déguster à deux ou en solitaire mais toujours en fraicheur avec pain croustillant, beurre salé ou doux et un Petit Chablis 2015 La Chablisienne plaisant et idéal avec les produits de la mer présentés. L’œil parcourt ces affiches vantant les mérites d’apéritifs la plupart disparus ou perdus dans la mémoire collective, partout les conversations vont bon train, nul besoin de « mettre de l’ambiance » au Central, elle est constitutive des lieux et un convive même solitaire ne s’y sentira jamais esseulé.

 

 

Vient le dilemme du choix d’un magret de canard préparé au miel et thym ou bien cette pêche du jour avec ce délicieux bar de ligne préparé avec sa sauce crustacée, pleurotes, petits légumes ou frites pour les plus gourmands. Des plats généreux qui régalent les appétits les plus féroces alors qu’au-dehors de nombreux convives ont fait le choix de dîner en terrasse couverte chauffée. Encore un petit creux pour le dessert ? La légèreté de ce Paris Brest tout juste monté viendra ravir les amateurs de recettes d’antan alors que les gourmands de délices glacés jetteront leur dévolu sur ce dessert glacé de Luc, le réputé Maître artisan glacier de Trouville qui fournit le restaurant avec ce parfait accompagné de sa glace passion. Nous sommes comme sur un petit nuage au Central alors qu’au-dehors la nuit est tombée et qu’il ne pleut pas ! L’occasion de faire une longue promenade jusqu’aux Roches noires et de croire entendre quelques accords d’India Song…
 

158 Boulevard Fernand Moureaux, 14360 Trouville-sur-Mer
Tél: 02 31 88 13 68
www.le-central-trouville.com

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De Thessalonique

à Halkidiki

 

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Préambule

i les images de Grèce surgissent subrepticement avec leur cortège de mer azuréenne, de marbre blanc et de plages baignées de soleil, il est d’autres lieux plus secrets au nord de ce pays où mythologie et histoire se confondent et où l’accueil et le bonheur de vivre restent préservés des affluences touristiques. Ce diamant caché, ainsi qu’on le présente souvent, n’est pourtant qu’à moins de trois heures d’avion de la France, et ne demande qu’à émerveiller de ses facettes multiples les amateurs d’histoire, d’art, de gastronomie et de convivialité. En ces lieux, Poséidon a abandonné son célèbre trident qui s’est métamorphosé en trois doigts que forme la Chalcidique, et qui a non seulement vu naître le célèbre Aristote, mais protège encore de nos jours les moines du Mont Athos. Plus au nord, l’art byzantin a posé ses plus beaux jalons dans l’antique Thessalonique dont les fières basiliques rythment encore la vie urbaine du XXI° s. ville qui a également vu arpenter dans ses ruelles l’infatigable saint Paul avec ses fameuses lettres aux Thessaloniciens… Omniprésence également d’Alexandre le Grand avec ces belles plaines encore riches de cultures fruitières. Ici, le temps a cessé d’égrener ses secondes et les armées du conquérant laissent encore résonner le bruit de leur marche fière, prête à faire tomber l’idée même de frontière, rêve éternel de l’humanité… Mais cette région attire également pour la beauté de son paysage, entre vignes, cultures fruitières, et collines escarpées autour desquelles se nichent ici ou là des monastères d’une austère beauté. C’est une autre Grèce à laquelle invite Thessalonique et sa région, partons à sa découverte, pour un voyage singulier et pluriel à la fois.

Promenade au cœur de Thessalonique

 

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Peut-être faudrait-il commencer pour ressentir le pouls de cette ville singulière, faite de contrastes diurnes et nocturnes, par une promenade le long du quai qui borde la ville comme un ourlet ouvert sur les ondes. Nulle digue, nulle barrière entre terre et mer, les Thessaloniciens savent depuis la création de ce port antique que ces deux éléments sont matriciels et ne peuvent être séparés. Le soleil éclatant rend encore la mer plus bleue, des embarcations à la mesure des ambitions humaines troublent les règles de la perspective par leur gigantisme.

 

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La statue d’Alexandre le Grand, le Théâtre Melina Merkouri, la fameuse Tour Blanche se succèdent avant cette longue enfilée d’immeubles de l’avenue Nikis, face à la mer, pour la plupart nés au XX° s., à l’exception de ces quelques rescapés du terrible incendie de 1917 qui prennent l’allure de vénérables ancêtres… Oui, c’est en marchant, au rythme des vagues qui terminent leur course à nos pieds que l’on remonte le temps, que l’on imagine ce port de commerce, rival de la grande Constantinople. Aujourd’hui encore, ce port, omniprésent lors de cette promenade, jette tels de fiers étendards ses grues vers le ciel. Rien n’a changé, ou presque…

 

 

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Pour plonger dans ces racines historiques et culturelles évoquées, deux musées s’imposent. Le musée archéologique de Thessalonique tout d’abord. Remarquable par son parcours didactique et l’esthétique de son architecture, œuvre de Patrocle Karantinos, il est d’ailleurs classé monument historique. Tout est fait en ce lieu pour replacer dans son contexte ce port antique appelé à de grandes destinées. De la Macédoine préhistorique jusqu’au trésor de l’or des Macédoniens, un riche parcours initie le néophyte et passionne le spécialiste sur l’émergence de la Macédoine et l’importance croissante de Thessalonique au fil des siècles.

 

 

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C’est aussi la Grèce antique, ses héros et ses dieux, ses mythes et sa vie quotidienne qui défilent dans des vitrines idéalement présentées par une muséographie claire et passionnante. Au terme de ce vertigineux parcours, alors que l’on pense avoir tout vu, une surprise attend le visiteur, un véritable trésor, les ors de la Macédoine présentés dans la pénombre pour un feu d’artifice d’orfèvrerie inimaginable.

 

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Le musée de la culture byzantine est l’autre musée incontournable pour comprendre la ville et ses richesses culturelles. A quelques pas du musée archéologique, c’est une autre expérience qui attend le visiteur, un musée tout aussi original et conçu selon des principes muséologiques modernes. À la manière du palais de Knossos, et en un labyrinthe conçu par l’architecte Kyriakos Krokos, le musée invite à découvrir ses riches collections du christianisme antique – saint Paul prêcha dans la ville – la période byzantine ou postbyzantine avec la mise en valeur des sites de ville de Thessalonique et de la Macédoine.

 

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C’est un livre d’histoire vivant qui défile sous nos yeux en une présentation claire et avenante, chaque espace étant séparé par une montée progressive dans ce labyrinthe. De merveilleuses icônes, des céramiques jaunes et vertes, sculptures fresques et mosaïques font revivre, ici, ce passé glorieux de la ville et de la région.

 

 

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Avec ces évocations à l’esprit, il faudra alors déambuler au gré des ruelles et des grandes artères telle la rue Egnatia du nom de la célèbre voie romaine qui, jadis, traversait la ville et tous les Balkans. Au hasard de ses découvertes, le visiteur de Thessalonique réalisera combien cette ville est un musée à ciel ouvert avec ces précieux témoins de la période romaine, byzantine et ottomane.

Hagios Demetrios est certainement la première église à visiter, tout d’abord parce qu’elle est le sanctuaire du saint le plus important de la ville, Demetrios, un soldat romain converti au christianisme et martyrisé avec son compagnon Nestor au début du IV° s.

 

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C’est depuis toujours un lieu de pèlerinage important et il suffit de voir avec quelle vénération ce pope que nous croiserons fera plusieurs fois le tour des reliques du saint pour prendre conscience qu’Histoire et sainteté ne font qu’un en ces lieux.

 

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La Rotonda ou église Saint-Georges invite elle aussi à remonter le temps et à retrouver ce passé romain qui la reliait à l’arc de Galère, qui n’était d’ailleurs non pas un arc de triomphe ainsi qu’on le croit souvent, mais une porte, ou tétrapyle, distant de là de quelques pas. Galère la voyait comme son futur mausolée, elle sera vidée de son passé païen et deviendra une église sur décision de Constantin.

 

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Les traces de ses antiques mosaïques émerveillent encore le regard tout en haut de cette voûte immense et laissent deviner quelques lointains témoins sous la forme d’oiseaux brillants de leurs tesselles multicolores… Un minaret attenant rappelle le passé musulman de la ville, entrecroisement des cultures, avec toujours cette même élévation des prières vers le ciel.

 

L’église Sainte Sophie offre encore une autre ambiance, celle de ses murs sombres d’un vert antique où la patine laissée par les bougies de cire d’abeille et les encens ajoute au charme des lieux. C’est l’un des lieux de culte le plus ancien de la ville, VIII° s., une première église ayant été fondée au même endroit au IV° s.

 

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Elle n’a pas cessé d’être l’enjeu des religions qui ont jeté leur dévolu sur ces travées. Catholique, byzantine, de nouveau catholique, mosquée et enfin orthodoxe depuis 1912… La riche décoration de ses chapiteaux intérieurs, ses mosaïques, et surtout la sérénité qui se dégage de ses voutes, font de cette basilique un havre de paix en plein cœur de la ville et de sa canicule.


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L’Église de l’Acheiropoiètos est l’occasion d’une autre expérience. Née sur d’anciens bains romains dont les traces sont encore visibles sous les vitres de la nef nord, peu d’éléments restent de sa splendeur si ce n’est d’admirables chapiteaux corinthiens qui à eux seuls vaudraient la visite si les mosaïques qui les jouxtent ne rivalisaient leur beauté sur les arcades.


Nombreuses sont encore les découvertes à faire à Thessalonique, longer l’ancienne agora romaine, flâner sur l’incontournable place Aristote au charme suranné, construite après le terrible incendie de 1917 par l’architecte français Ernest Hébrard, et aujourd’hui encore point de rencontre de toute la ville ; Peut-être certains entendront-ils encore Aristote, dont la statue trône, y enseigner l’éthique à Alexandre ?

 

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Il faut également se perdre dans les méandres du Marché central, l’agora Modiano, qui laisse l’impression d’entrer au cœur de l’orient, sans oublier bien entendu la ville haute dont l’ascension est une épreuve par temps de canicule avec sa citadelle imprenable qui offre une vue inoubliable sur la ville.


Pour conclure, une visite insolite au musée du judaïsme ouvrira les portes d’un passé révolu de manière tragique, celle de la présence des Juifs depuis les premiers temps de la ville jusqu’à cette année terrible de 1943 où une communauté de 53 000 Juifs de Thessalonique sera balayée par le vent impitoyable de l’Histoire, et dont le musée fait revivre la présence de manière émouvante.

L’hôtel Hyatt Regency Thessaloniki

havre de paix au cœur de la modernité

C’est une bien agréable impression qui saisira l’hôte du Hyatt Regency Thessaloniki. À peine arrivé dans cet hôtel distant de quelques minutes seulement de l’aéroport international de Thessalonique, il aura le rare bonheur en plein cœur de la vie moderne d’être immergé dans un ilot de verdure et de tranquillité où le chant des oiseaux concurrence en volume celui des cascades d’eau.

 

 

Dans ce vaste ensemble, il trouvera partout de petits et grands espaces où s’isoler, pour le travail comme pour le repos, à l’intérieur comme à l’extérieur. C’est à peine si l’on remarque en ressortant les zones industrielles, un système de navette gratuite reliant l’hôtel chaque jour au centre de la ville en très peu de temps. Mais avant d’explorer la richesse culturelle de la grande ville portuaire, l’hôte du Hyatt Regency Thessaloniki aura bien du mal à s’extraire de ce petit paradis où la luxuriance de la végétation s’associe partout à une décoration sobre et raffinée avec cette touche Hyatt bien spécifique de modernité urbaine.

 

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Dès l’entrée, le hall de réception donne cette impression favorable des grandes maisons, canapés et fauteuils confortables, hauts plafonds, éléments de décoration invitant des artistes grecs réputés, et, omniprésent, un sourire affiché pour un accueil irréprochable. Nous sommes accompagnés à notre suite après avoir parcouru de longs couloirs bordés de vitres donnant sur la vaste piscine et le parc de l’hôtel où la végétation luxuriante fait partie du décor.

 

 

La suite spacieuse donne directement sur une terrasse privative extérieure où il fait bon de se reposer sur un transat ou autour d’un verre, bordée de larges pelouses assurant une fois de plus ce calme olympien où il fait bon de se reposer sur un transat ou autour d’un verre (...)

(...) La suite est équipée des toutes dernières technologies de la communication et un WiFi disponible à tous les endroits.

 

 

À peine ressorti, c’est l’immense piscine qui surprendra le regard et cette curieuse cascade surgissante de rochers dignes des Titans que l’on dirait tout droit issu de la mythologie grecque !

Fraîcheur, ombrages, et espaces retirés permettent de profiter de la baignade sans les inconvénients d’une trop grande promiscuité alors même que transats et parasols s’alignent dans un savant garde-à-vous. Un personnel jeune et prévenant vous apportera un verre d’eau aux heures les plus chaudes de la journée, à moins que vous ne préfériez prendre une collation légère au grill qui borde la piscine. Envie de soins du corps ?

 

 

Le Club Olympus porte bien son nom et offre également tout ce que l’on peut rêver en un seul espace : une large piscine intérieure, jets hydromassage, sauna et hammam, soins, salle de fitness…

 

À l’extérieur, ce sont des courts de tennis et de squash qui s’offrent aux plus sportifs. Idéal pour les familles avec des enfants en bas âge en raison de la priorité donnée à la sécurité, idéal aussi pour le business alliant vastes espaces de travail suréquipés dans un cadre idyllique ou en étape relais vers, notamment, la côte d’Halkidiki et ses environs, les hôtes de l’hôtel Hyatt Regency Thessaloniki apprécieront le degré d’excellence du service, la qualité de sa restauration, la prévenance de son personnel et surtout ce calme absolu qui y règne à si peu de distance de la ville ou de l’aéroport !

 

 

 

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Soirée idyllique au restaurant Ambrosia

du Hyatt Regency Thessaloniki

L’Oceana - Hyatt Regency Thessaloniki

 

Dans un cadre enchanteur dominant l’ensemble de la vaste piscine de l’hôtel, nous prenons place à une table joliment dressée près de l’impressionnante cascade et rochers dignes d’Encelade… Musique d’ambiance, ciel immaculé avec un soleil enfin déclinant après une journée caniculaire, fraîcheur des embruns de la cascade et des chants d’oiseaux omniprésents composent le tableau offert par l’ équipe dynamique du restaurant Ambrosia du Hyatt Regency.

 

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Nektarios Pochos, le prévenant et sympathique maître d’hôtel, nous accueille avec un très agréable Spritz ; nous prenons notre temps et découvrons avec curiosité la belle carte méditerranéenne proposée par le chef Apostolos Altanis originaire de Thessalie. Nous commencerons par un carpaccio de poulpe, parfaitement assaisonné de crème de fèves de Santorin, câpres, radis et œufs de poisson, et par une salade de quinoa et persil plat aux grosses crevettes, tomates et gelée de citron ; des entrées idéalement choisies et proposant une palette de saveurs élégantes faisant écho au décor luxuriant de palmiers, pins, oliviers…

La terrasse de l’Ambrosia est comble ce soir en raison du temps estival, de la prévenance du service et de la générosité de la cuisine. Avec ces mets Nektarios a judicieusement retenu un Sauvignon blanc Alpha Estate Kthma du nord-ouest de la Macédoine doté d’un bouquet floral et d’une finesse au palais, idéal avec la gastronomie proposée. Nous découvrirons également ce crémeux risotto aux courgettes, safran et citron avant de déguster une savoureuse Moussaka, avec un bœuf mitonné en ragoût fondant associé au fromage Metsovone.

 

 

Tout est équilibré en ces lieux, ambiance festive et intimité, un service d’une rare gentillesse, et ce cadre inoubliable avec dorénavant la nuit environnante ne laissant percevoir que l’éclairage turquoise de l’immense piscine qui nous fait face, alors que la cascade, elle-même illuminée, rafraîchit l’atmosphère. Le chef Apostolos Altanis excelle également dans la cuisine des poissons avec cette délicieuse fricassée de maigre accompagnée de salade cuite, purée de racine de céleri et sauce citron, équilibre et justesse des saveurs. L’instant des desserts sera également une belle expérience gustative avec des douceurs sucrées inventives faisant appel à tous les sens. L’esprit de citron et celui de pêche sont déclinés à partir de fruit reconstitué avec une coque en chocolat blanc et fourrée d’une mousse au fruit complétée de yuzu pour le citron et d’abricot pour la pêche, un régal !

Nous prolongeons encore cet instant de bonheur avec un café grec, un digestif Mastika de Chios décliné en version doux ou sec selon les goûts, lors de cette soirée rêvée sous le ciel étoilé de Thessalonique…

Bordant l’agréable et belle piscine de Hotel Hyatt Regency, et avec sa large pergola protégeant des ardeurs du soleil grec à l’heure du déjeuner, l’Oceana est l’endroit où se rendre pour une restauration légère et savoureuse à la fois, à partir de menus et recettes élaborées et supervisées par le chef Apostolos Altanis.

 

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Après une matinée passée entre lecture, baignade et bronzage autour de la piscine extérieure de l’hôtel, une petite table sous les ombrages offrira rafraichissements et collations légères n’excluant pas pour les plus gourmands une gastronomie plus opulente. C’est ainsi qu’en débutant par un frais Tatziki parfaitement préparé accompagné d’un jus d’orange fraîchement pressé et de pain grec tout chaud fait maison, le regard se pose et se repose sur cette nature environnante qui fait oublier que nous ne sommes pourtant qu’à quelques kilomètres de la grande ville de Thessalonique, et moins encore de son aéroport.

 

 

 

Un service jeune et prévenant vous apportera un poulpe tout juste grillé des cuisines ouvertes visibles de la terrasse, accompagné d’olives, tomates, salade pour un régime méditerranéen sain et savoureux. Les plus gourmands jetteront leur dévolu sur cet impressionnant Hamburger maison avec son steak de première qualité, ses assaisonnements à la carte et ses grosses pommes frites…

 

 

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Quelques fruits frais, un café turc et l’heure de la sieste sous un parasol compléteront ce farniente idéal au cœur de l’Hôtel Hyatt Regency Thessaloniki !

 

 

Hyatt Regency Thessaloniki
13 kilometres Thessaloniki-Perea
Thessaloniki, Greece, 57001,
Tel: +30 231 040 1234
https://thessaloniki.regency.hyatt.com

 

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Dîner traditionnel au restaurant Rouga

au cœur de Thessalonique

A celui qui souhaiterait s’immerger au cœur de la ville de Thessalonique et se dépayser en quelques instants lors d’un dîner, on ne peut que recommander de se diriger vers la rue Karipi, un labyrinthe de ruelles marchés antiques, artisans et restaurants. Tout semble en effet cohabiter ici harmonieusement, vestiges de l’antiquité, splendeur byzantine, influence ottomane, sensibilité du judaïsme dont l’émouvant musée n’est qu’à quelques pas…

 

 

Il faut avouer que l’on a l’impression un peu d’entrer dans un décor de cinéma, il ne manquerait presque que l’ordre intimé « Action ! » par un réalisateur invisible pour que nous nous croyions les acteurs d’un jour, d’une soirée d’ailleurs particulièrement chaude et dont les nuages annonciateurs d’éclairs ajoutent au charme. Dans la rue Karipi, c’est un spectacle étonnant qui attend les visiteurs, une rue piétonne de petites échoppes de tissus d’antan reconverties en restaurants où des collections de volières sont suspendues par un fil entre les maisons dont les corniches sont habitées par de bien curieuses figurines tels des étendards de l’excentricité.

 

 

 

Tout cela compose une ambiance festive, décalée, propice aux découvertes et notamment celle de Rouga, une adresse bien connue non seulement des Thessaloniciens, mais également des touristes internationaux qui ont inscrit ce restaurant dans leur programme. Le souriant Giannis nous accueille avec sa mère qui n’hésite pas parfois à prendre le fourneau, surtout lorsqu’il s’agit de perpétuer la tradition. On vous sert en amuse-bouche une généreuse anchoïade avec deux boules de pain blanc pour ouvrir l’appétit. Il faudra après déguster ces mezzés typiques qu’offrent les lieux pour comprendre la palette de gouts et de textures de la cuisine grecque traditionnelle : savoureuses Ntolmadakia, ces célèbres feuilles de vigne, une Marathopita, galette fine d’épinards, de fenouil et oignon…

 

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Alors qu’un coup de tonnerre au loin lance le « la », deux musiciens font leur apparition. Bouzouki et guitare entament alors des accords parfois légers, parfois sombres, une déclinaison d’émotions fidèle au cœur grec qui bat au rythme de la vie dans ces lieux. Nul folklore cependant, mais un souci de partage sincère, apprécié tant par les touristes – toutes les langues se parlent en cette soirée – que par les habitants de la ville qui aiment à se donner rendez-vous chez Rouga.

Comment venir au Rouga et ne pas déguster cette fameuse Moussaka maison dont la recette est léguée de génération en génération dans cette famille, avec une onctueuse béchamel préparée à l’instant, et où viande, aubergine et pommes de terre composent un plat généreux que l’on déguste dans son pot de terre cuite à peine sorti du four… Les cuisines offrent également de beaux plats de crustacés et fruits de mer avec ces calamars grillés et assaisonnés aux herbes fraiches, ces monumentales assiettes de fritures de grosses crevettes, poulpes, calamars…

 

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Une pluie bienvenue tombe pour rafraichir l’atmosphère, il en faut plus pour décourager les convives qui s’en amusent avec les musiciens en verve cette soirée. Le temps encore d’un café grec, d’une dernière conversation entamée avec Giannis, et cette soirée restera gravée dans nos mémoires comme celle d’une expérience sincère et fidèle à l’âme de Thessalonique.

 

Karipi 28, Thessaloniki 546 24, Grèce
Téléphone : +30 231 024 1727

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Danaï Beach Resort

au cœur de la nature égéenne

 

Après avoir quitté l’urbanisme actif de Thessalonique, en se dirigeant plus au sud entre plaines et montagnes, des paysages arides alternent avec des cultures fruitières, rythmées ici où là par des éternels oliviers, leitmotiv de la Grèce et de la Méditerranée… Camaïeu d’ocre sur fond de ciel d’un bleu azur immaculé, nous traversons ces paysages qui ont vu naître le Stagirite, ce philosophe plus connu sous le nom d’Aristote alors que notre voiture choisit le « doigt » du milieu, Sithonie, parmi les trois promontoires qui forment la Chalcidique.

 

 

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Mer Égée, pins et rochers forment maintenant un écrin, paysage de rêves encore préservé de la main redoutable de l’homme et béni des dieux, nombreux en ces lieux proches de l’Olympe, montagne voisine à vol d’oiseau. Un vaste portail que garde un vigile que l’on dirait sorti de la fameuse guerre de Troie s’ouvre comme par magie. Au Danaï, tout a été pensé de main de maître pour que la nature serve les rêves les plus doux des hommes et qu’en échange, ces derniers la servent sans l’asservir.

 

 

 

L’hôte de ce vaste ensemble réalisera alors que ce sont des amoureux de la terre et de la région qui ont patiemment, en famille, réuni des lots pour en former un tout cohérent, à l’image d’un village grec. Ici, ruelles et petit centre villageois alternent avec de beaux immeubles ne dépassant pas quelques étages afin que la vue sur la mer ne soit jamais contrariée. Plusieurs niveaux suivant la pente naturelle des lieux ajoutent à la variété et à l’intimité.

 

 

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L’accueil est, ici, dans la grande tradition de l’hospitalité grecque, avec coupe de Champagne et serviette rafraichissante à l’abri d’une vaste terrasse donnant droit sur la mer, un accueil comme un prélude… Les Suites, vastes et fraiches, donnent également pour la plupart sur la mer à perte de vue, seuls quelques pins et autres végétations méditerranéennes ponctuent le paysage de touches de couleur autre que le bleu omniprésent.

 

 

 

Tout a été fait et pensé au Danai pour que le repos des hôtes soit maximal : vaste literie confortable, marbres blancs, mobiliers raffinés et œuvres d’art aux murs composent un ensemble à la fois harmonieux et discret pour ne pas s’imposer aux éléments naturels d’une rare beauté.

 

 

 

Le silence est impressionnant en ces lieux pourtant visités par des familles avec enfants. Nul cri, nul tumulte ou tapage mais le calme des flots et des éléments seulement interrompu par quelques cigales ou oiseaux. On serpente parmi les chemins pour se rendre invariablement vers la plage qu’service irréprochable aménage chaque jour avec transats, parasols ou encore vastes tentes, et s’enquière avec un naturel désarmant de vos préférences sans aucune affectation.

 

 

 

Lorsque les rayons dardent un peu trop, il sera alors temps de regagner quelques mètres plus haut la restauration du Sea Horse Grill pour de beaux plats légers et savoureux, réservant pour la soirée la table enchanteresse de l’Andromeda. Bar, piscine extérieure, salle de fitness, Spa et bien d’autres activités sont prévues au Danaï, cet havre de paix où les éléments naturels attirent le regard et les sens pour une expérience inoubliable.

 

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Interview Kimon Riefenstahl - Managing Director
 

 

Quelle est l’histoire de votre hôtel ?

"C'est une affaire de famille qui a commencé il y a plus de 30 ans. Ma mère a, en effet, commencé par construire quatre appartements. Puis, c'est un peu par hasard que tout cela commencé. Alors que des amis étaient venus et ont été charmés par l'endroit, elle a décidé d'ajouter quatre autres chambres. Et, ainsi, chaque année, de nouvelles constructions ont eu lieu. Notre famille a fait l'acquisition, progressivement, d'arpents de terre selon les opportunités. Aujourd'hui, nous comptons 60 chambres & suites et 145 membres du personnel. Nous avons la chance d'avoir une grande diversité de suites et de chambres car ma mère est architecte de formation et a donc veillé personnellement à l'ensemble des constructions et décorations".
 

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Vous avez cherché semble-t-il à reproduire l'esprit d'un village dans votre complexe hôtelier ?

"Absolument, c'est exactement ce que nous avons cherché à réaliser. Nous avons installé des boutiques, une cave à vin célèbre dans la Grèce entière, tout a été fait pour que nos hôtes retrouvent cet esprit de la Grèce concentrée ici dans ces ruelles que nous arpentons.
(Notre hôte nous ouvre la porte de la vieille cave et nous donne une bougie allumée en raison de la faible lumière pour ne pas déranger les vins)
Dans cette cave ou nous nous trouvons, vous pouvez remarquer que nous avons installé une table à laquelle sont invités nos hôtes pour des repas au cours desquelles ils pourront découvrir les plus belles bouteilles que cet endroit recèle. Les champagnes millésimés les plus connus sont rangés d'un côté, d'un autre côté reposent les vins les plus précieux du monde entier, un autre protège les Bourgognes rouges alors qu’un peu plus loin un endroit est réservé aux vins grecs, notamment aux beaux vins de Chalcidique".

 



La décoration de vos chambres et suites a à la fois une grande diversité et en même temps trouve son inspiration en une source commune.

"Oui, nous avons tenu à cet effet afin d'éviter une impression d'éclectisme. De même, nous avons tenu à préserver l'intimité de chacun nos hôtes. Un grand nombre de personnalités viennent ici se reposer, aussi nous avons dû tout mettre en œuvre pour les préserver de toute intrusion dans leur vie privée. C'est pourquoi vous pourrez trouver ici un grand nombre d'espaces clos par des murs végétaux ainsi que ces petites villas qui peuvent être totalement privatisées. Certaines villas, comme celle que je vous montre, peuvent voir leur toit entier s’ouvrir pour profiter pleinement de la nature (avec une télécommande les rampants du toit se mettent alors à s’actionner immédiatement…). Vous voyez que la décoration est ici encore différente avec ces touches de brun foncé alternant avec le blanc immaculé. Cette villa sera d’ailleurs privatisée ce soir pour un client russe fortuné tenant à être à part du reste de nos clients. Nous organisons régulièrement ce genre d’évènements tels des diners privés aux chandelles sur la plage, des visites au Mont Athos ou encore des sorties en mer…"

 


Quels sont vos projets pour le Danaï Beach Resort ?

"Le secteur dans lequel nous nous inscrivons est très compétitif et évolutif. C’est pourquoi nous travaillons sans cesse à de nouvelles idées étroitement associées aux attentes de nos clients, la moitié d’entre eux étant des familiers de l’hôtel. Nous avons tout d’abord rénové un grand nombre de suites et de villas depuis deux ans, afin de leur donner une allure plus moderne et dynamique, avec des nouveautés comme le fait d’introduire des baignoires dans les chambres et plus seulement dans les salles des bains. Deuxièmement, il y a une grande attente de nos clients pour une expérience individuelle personnalisée. Nous offrons par exemple la possibilité d’avoir une privatisation totale d’une partie de la plage avec accès exclusif à la mer, nous organisons également des expériences de sorbet à la plage réalisés en direct en présence de nos clients ou encore des expériences musicales au petit-déjeuner pour varier les expériences vécues. Au début de la saison, nous offrons même des petits déjeuners directement sur la plage avec une dizaine de tables installées sur le sable, une expérience inoubliable…

 

 

Nous faisons également venir des chefs gastronomiques régulièrement dans nos murs pour des évènements sur mesure. Nous donnons enfin une priorité à notre cave avec quatre sommeliers en charge d’une collection de vins variée et attractive. Les clients de nos villas nous demandent de plus en plus de services individualisés directement dans leur lieu de résidence en toute intimité. Nous venons de mettre en place un nouveau bar qui s’appelle le Philosophy Bar car, comme vous le savez, Aristote est né non loin d’ici et notre chef barman est une encyclopédie sur la question !"

Diner à l’Andromeda

du Danai Beach Resort

Saveurs grecques traditionnelles

au Sea Horse Grill - Danai Beach Resort

Nous descendons la ruelle bordée de boutiques et d’arbres taillés, évocation d’un petit village grec traditionnel, pour nous rendre au restaurant Andromeda, du nom de l’épouse de Persée qui la sauva dans la mythologie grecque du monstre marin qui devait la punir de l’affront fait au dieu Poséidon par sa mère Cassiopée. Une superbe terrasse ourlée d’une balustrade d’un blanc immaculé et ombrée de vénérables pins surplombe la mer d’un bleu azur. Face à nous, un yacht a élu résidence pour quelques jours, quelques acteurs célèbres y font une pause discrète, nous les comprenons.

 

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Une équipe souriante et efficace se met en place, vous apporte une coupe de champagne, quelle autre boisson conviendrait à un lieu si divin ! Nous commencerons ce repas avec le soleil déclinant sur l’horizon et un velouté de chou-fleur avec crevettes grillées et pistaches, suivi d’une salade aux tomates cerise du jardin du Danai même, mozzarelle fumée et pistou, comme un rappel de cette Méditerranée qui s’offre à tous nos sens. La température est estivale, sans excès, l’ambiance sereine, pas un bruit de voiture, seul le ressac de la mer accompagne une légère brise bienvenue. Le chef sommelier Apostolos Plahouras a retenu pour accompagner ce repas un vin grec Estate Kyr-Gianni Gianakohori 1995, un vin délicat qui au nez développe un large éventail de fruits rouges et noirs, avec des notes de vanille et chocolat. En bouche, c’est une puissance nuancée par des arômes subtils de fruits pour une belle longueur en bouche.

 

 

Un saumon grillé sur la peau est idéalement présenté sur un lit de crème d’avocat, fenouil sauvage et radis, avec quelques notes d’agrumes pour égayer les papilles et souligner la fraîcheur du poisson. Le filet d’agneau préparé aux artichauts de Jérusalem, avec ses fines galettes de pain et sa sauce aux raisins et pommes vertes est également, quant à lui, un régal de saveurs sucrées salées. La nuit est maintenant tombée sur Halkidiki, seules les bougies et une magnifique lune éclairent en un paysage romantique la terrasse du restaurant Andromeda. Un dessert grec avec un gâteau au citron, crème yuzu, pastilles de citron et glace au yaourt terminera cette soirée.

A l’heure où le soleil est à son zénith et que la mer n’a pas pris une ride dans son bleu manteau, quelques cigales guident nos pas vers le Sea Horse Grill, le restaurant qui borde la plage du Danai Beach Resort pour une pause gourmande.

 

 

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Une équipe élégante propose en ces lieux une large variété de mets traditionnels grecs à l’heure où les transats sont tournés vers la mer. Assis à l’abri du soleil sous une tonnelle, c’est un spectacle enivrant que de contempler cette palette de bleu qui se décline sous vos yeux et chaque heure renouvelée par les effets de la brise et la position de l’astre lumineux. Tatziki, caviar d’aubergine, moussaka, houmous, petites sardines marinées et autres marinades de tomates renouvellent le plaisir simple et savoureux des mézés grecs. Un verre de vin Papaioanou Estate Nemea – Region Mikroklima accompagne agréablement ces mets, un vin tannique et rond.

 

 

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Le régime méditerranéen a fait ses preuves et le Sea Horse Grill privilégie des produits frais et sains où fromage de chèvre, olives, tomates et pain rappellent cette nourriture qui était celle des héros de l’Iliade. Encore un gratin d’aubergine au fromage, de petits beignets d’épinard et pour finir un café grec à l’abri de la tonnelle face à la mer, il n’en faut pas plus pour rêver aux héros et dieux de la mythologie…

 

 

63088 Nikiti
Sithonia – Halkidiki – Greece
Telephone: +30 23750 20400
www.danairesort.com

Exécutive Security Services

Transport Limousine Thessalonique

 

 

 

Exécutive Security Services est la société de transport en limousine incontournable pour tous les déplacements à Thessalonique et en Macédoine. Créée et dirigée par Gregoris Moisiadis, cette société repose sur une expérience acquise depuis de nombreuses années dans le transport de personnes, allant des VIP, affaires, artistes, athlètes ou encore touristes exigeants et désireux d’obtenir un transport fiable et informé sur les destinations incontournables de la ville et de la région.
Exécutive Security Services offre une flotte de véhicules de berlines de luxe régulièrement renouvelée ; ses chauffeurs sont formés non seulement à une parfaite maîtrise des destinations courantes ou plus originales, mais également à l’accueil et à la communication avec les clients. D’une ponctualité remarquable notamment pour les transferts aéroportuaires, la conduite est également l’objet de toutes les attentions afin de privilégier la découverte de la ville et de ses environs.

Les services ne s’arrêtent pas au transport, mais incluent également de nombreux conseils sur les lieux à visiter, les références culturelles et gastronomiques incontournables afin de ne pas passer à côté de ce qu’il faut voir dans cette région décidément très riche. Exécutive Security Services réalise régulièrement des voyages dans l’ensemble de la Macédoine et même au-delà en Bulgarie, Turquie ou encore dans les Balkans.

 

 

La gentillesse et la dimension humaine au cœur de l’expérience d’Executive Security Services ont valu à cette dynamique société la reconnaissance de nombreux clients internationaux qui gardent précieusement cette adresse pour leur voyage à Thessalonique et en Macédoine.


E.S.S – Executive Security Services & V.I.P Transportation
30, Sahtouri str. – P.O BOX 1140
570 01 Thermi, Thessaloniki, Greece
Mobile: +30 6932 470151 & +30 6941 646017
Website: www.executive-security.gr
e-mail: info@executive-security.gr 

 

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Florence

gemme de la Toscane

 

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Ouverture

 

La Toscane a revêtu, en ces jours, sa livrée de printemps. Le vent fait ondoyer la richesse des prés en une déclinaison de verts, tendres ou profonds, céladon ou fugaces selon les effets du soleil. À l’approche de la ville aux pierres et briques antiques, les vibrations de l’air trahissent l’accumulation de la mémoire. Celle des hommes et des générations qui ont converti cette richesse en abondances architecturales, œuvres d’art passées à la postérité, long fleuve qui a pour nom Arno et dont les teintes ocre s’harmonisent avec les palais qui le bordent, à moins que cela ne soit l’inverse…
Au pied des Uffizi, des antiques demeures et de ses majestueuses églises, les pas sont comme amortis par les ruelles florentines, le bruit assourdissant des visiteurs s’estompe au gré des heures, il y a toujours un lieu pour s’isoler à Florence et renouer avec l’Histoire qui chuchote à chaque coin de ruelle. C’est l’instant rêvé pour être l’invité de cette ville, c’est le moment délicieux pour se perdre et se retrouver dans ses enchevêtrements de palais, de basiliques et de chefs-d’œuvre. Le promeneur croit avoir entendu quelques réflexions chuchotées par Dante en revenant de Santa Croce, ce n’était semble-t-il qu’un vol de martinets enjoués par le printemps. Des pancartes composent un jeu de piste pour retrouver les traces de ces illustres ancêtres, mais il suffit de prêter l’oreille à tous les possibles pour qu’entre fracas opposant Guelfes et Gibelins, nous continuions tranquillement notre chemin dans cette cité au cœur de lys et y découvrir ce qui nous importe. Giotto croise votre regard lorsque vos yeux s’élèvent au sommet du majestueux campanile qu’il conçut, nous qui le pensions occupé à la seule représentation des sourires des anges. Florence oscille entre les hauteurs majestueuses de l’art et de la foi, entre le foisonnement de ses ruelles ou son fameux Ponte Vecchio qu’un long fleuve traverse suivant les siècles en un jeu de lumière incessant.

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Hôtel St Regis

point de vue unique sur l’Arno…

L’hôtel St Régis compte très certainement parmi les résidences d’exception ayant vue directe sur l’Arno. Légèrement en retrait de l’afflux touristique, il est pourtant au cœur du centre historique.

 

 

L’environnement architectural n’est qu’Histoire en ces lieux, sur cette place Ognissanti, sur laquelle le fameux architecte Brunelleschi reçut commande de la famille Giuntini d’y bâtir, il n’y a pas moins de quatre cents ans, une résidence dont le St Régis a hérité et fait sienne depuis. D’importants travaux ont eu lieu, il y a peu, afin de redonner à cette superbe résidence tout le style et le panache les plus proches de la construction initiale. Sur cette même place de l’hôtel se dresse également, discrètement, une belle église franciscaine, la Chiesa di Ognissanti. Connue des amoureux de l’art pour son célèbre crucifix réalisé par Giotto au XIVe siècle, récemment restauré, ses très beaux portraits de saints, celui de Jérôme peint par Domenico Ghirlandaio à la fin du XVe siècle et celui de saint Augustin par Botticelli, l’église demeure également connue pour y renfermer la sépulture du même Botticelli et de son fameux modèle Simonetta Vespucci. Nous sommes ainsi en plein cœur de la Renaissance et c’est avec ces références que nous découvrons le St Regis, palace cinq étoiles célèbre pour le raffinement de sa décoration, perceptible dès le hall d’entrée franchi.

 

 

Chasseurs et réception privilégient un accueil chaleureux, tourné exclusivement vers la satisfaction du client qui bénéficiera tout au long de son séjour d’un service de butler à l’ancienne, avec carte de visite et appel toujours possible pour régler les moindres détails. L’esprit des lieux inspire l’amoureux des beaux objets avec une décoration se faisant écho de l’humanisme florentin de par sa bibliothèque, ses œuvres d’art choisies avec goût, ainsi qu’un mobilier associant style et objets contemporains dans une douce harmonie. Inspiré des demeures patriciennes d’antan, le St Régis parvient à cet équilibre subtil d’un raffinement confortable, un style praticable et habitable et non d’apparats malgré les nombreuses tentures, dorures et fauteuils de style qui en font sa griffe inimitable. Pour toutes ces raisons, le St Régis reçoit depuis deux siècles les plus grands noms attirés par le calme, le charme du lieu, et sa vue imprenable.

 

 

Un bel ascenseur vous mène à votre suite spacieuse donnant directement sur l’Arno et disposant d’un généreux balcon où l’on pourra prendre agréablement une collation en cherchant à discerner les infimes variations des reflets du ciel sur l’onde… Les hauts plafonds éclairés par des lustres étincelants, un lit royal à baldaquin trône au milieu de la pièce aux accords de violine et de gris. Et face à lui, surprise, une baignoire à l’ancienne avec son miroir sur pied permettant de prendre un temps de repos tout en regardant le Ponte Vecchio, luxe suprême… Gravures et miroirs aux encadrements généreux, parquets à chevrons ajoutent à l’opulence des lieux. De confortables canapés, fauteuils et une pléiade de tabourets et petites tables ajoutent à ce confort classique aisance et plaisir.

 

 

Une fois écartées les lourdes draperies, vous découvrirez le spectacle de l’Arno étendant son cours sous vos yeux. La tranquillité est de règle ici et aucun bruit ne parviendra à vos oreilles tant les portes sont lourdes et isolées. Envie d’un SPA ou d’une limousine pour un achat en ville ? Tout est prévu en ces lieux enchanteurs pour qu’en quelques instants les meilleurs soins vous soient apportés. Au matin, le petit-déjeuner au balcon de l’immense salle du restaurant offrira tous les délices souhaités, pains, viennoiseries, gâteaux, omelettes et autres céréales, tout cela servi dans de la porcelaine avec élégance et prévenance. Un séjour passé au St Régis perpétue cette tradition de l’excellence florentine sous les auspices bienveillants de l’Arno !

 

Diner au Winter Garden By Caino à l’Hôtel St Régis de Florence…


C’est sous les lustres de la grande salle du restaurant de l’Hôtel St Régis de Florence que nous sommes accueillis par le responsable de salle Andréa qui orchestrera de main de maître cette découverte de la cuisine du chef, Michele Griglio, en partenariat avec la chef Valeria Piccini associant traditions culinaires de Toscane et cuisine internationale pour un restaurant étoilé au Michelin.
 


L’immense salle du restaurant évoque immédiatement ces fêtes fastueuses d’antan, un transport des décennies en arrière, à une époque où la magnificence était chose courante. Malgré le gigantisme du lustre, l’ambiance en ces lieux charmants n’est pas écrasante, bien au contraire, il y règne une douce intimité renforcée par la pénombre et la lueur des bougies que fait danser le piano enjoué de ce musicien au répertoire vintage du meilleur effet. L’équipe de salle se met en branle et tournoie autour de vous, maître d’hôtel, sommelier et chef de rang, toute cette équipe étant chargée de traduire et de transmettre l’art du Chef qui œuvre en ces lieux, le jeune et dynamique Michele Griglio, originaire de la région de Turin.

Nous débutons ce dîner par un magnifique homard légèrement cuit à la vapeur et servi sur un gaspacho de tomate et d’avocat en une jolie présentation florale, une fraicheur printanière bienvenue après les froidures de l’hiver. Une autre préparation régale le palais avec cette rascasse rôtie et préparée de manière originale dans une fleur de courgette et accompagnée d’une crème de courgette. Les accords sont tendres et délicats, la saveur des poissons soulignée par une préparation subtile des légumes.

 

 

Les accords de musique ajoutent au charme de ces instants, le pianiste anticipe les attentes et égrène des airs familiers propices au bonheur partagé. À la manière d’une valse oubliée, difficile de ne pas songer à toutes ces tables qui naguère ont dû entendre elles aussi des accords vibrants aujourd’hui disparus, mais l’heure n’est pas à la nostalgie, place aux instants festifs et à l’art de la pasta honoré de main de maître en ces lieux avec des raviolis « gnudi » à la ricotta, parmesan et herbes finement hachées pour un accord crémeux sans artifices. Les tortelli de rouget sur une crème de pois cassés et de poutargue sont également un régal avec leur préparation antique et précieuse à base d’œufs de mulet.

 

 

Les espaces sont déjà bien occupés en cette soirée, certains préférant les lumières de l’imposant lustre alors que d’autres convives ont recherché l’intimité des petits espaces protégés tout autour de la salle. L’équipe talentueuse valse autour de vous dans de belles livrées d’un blanc parfait, vos plats disparaissent et de nouvelles assiettes les suivent en un tourbillon de porcelaine et de cristal… Encore de belles découvertes avec ce loup de mer préparé à l’acqua pazza avec sa sauce tomate, une préparation originaire du sud de l’Italie et dont les apparentés avec une soupe légère de poissons sont manifestes, une belle manière de mettre en avant la fraicheur du poisson. L’échine de porc est braisée à très basse température avec du fenouil, framboises et un délicieux crumble de Finocchiona, le salami toscan explorant les associations subtiles sucrées salées.

 

 

L’heure est encore à la fête avec les desserts notamment cette tarte au citron déstructurée avec sa meringue ferme accompagnée de sa version plus moelleuse alors qu’une crème de citron et une glace du même agrume composent un ensemble équilibré. Une belle grappa, un café et des mignardises tentatrices prolongeront longtemps encore ces heures précieuses passées au restaurant Winter Garden by Caino avant une promenade nocturne au bord de l’Arno en direction du Ponte Vecchio, ce fidèle compagnon nocturne…
 

(Vin conseillé par le sommelier : Alto Adige Pinot Nero DOC “Barthenau Vigna S. Urbano” 2012 - Hofstätter
un vin 100% pinot noir d'un rouge intense, tanique frais et aromatique idéal avec les mets proposés)

The St. Regis Florence Piazza Ognissanti 1, Florence, 50123, Italie

Téléphone: (39)(055) 27161

www.stregisflorence.com

Gallery Hotel Art

Lungarno Collection

L’expérience Lungarno Collection est une occasion unique de goûter au savoir-vivre italien et à celui de l’excellence cultivée depuis des décennies par l’univers Ferragamo. Avec des hôtels et des suites de luxe, c’est en effet une manière de vivre raffinée ou excellence rime avec confort qui est proposée dans toutes ses déclinaisons par Ferragamo et Lungarno Collection.

 

 

Avec le Gallery Hotel Art, un boutique Hotel tout orienté vers l’art, c’est la culture et le luxe discret qui est offert en une version intimiste. Michele Bönan, l’architecte florentin renommé, a présidé à la conception de ce lieu tendu vers l’art, la mode et l’élégance, éléments indissociables de la marque Ferragamo. Le style et le design ont ainsi été dans les priorités pour la conception de cette résidence élégante à cent mètres du célèbre Ponte Vecchio tout en étant légèrement en retrait de la foule incessante qui sillonne l’une des merveilles les plus connues de la ville. De nombreux vernissages et évènements de la mode ont ainsi lieu en ces murs, l’Hôtel étant en effet connu pour abriter des expositions de renommée internationale et dont les vernissages connaissent un succès où les people sont nombreux…

 

 

Et, en ce moment, vous aurez le privilège de prendre votre petit-déjeuner en compagnie d’œuvres originales d’Andy Warhol et de Steve Kaufman son ami, l’exposition Andy Warhol Forever présente en effet seize des œuvres les plus iconiques du célèbre artiste du pop art américain provenant de la Rosini Gutman Foundation. Imprimant dans ces clichés passés à la postérité les profonds changements de la société américaine avec la consommation de masse, la reproductibilité des images et leur multiplication, l’artiste a immortalisé le portrait de Marilyn Monroe au destin tragique dont deux sont accrochés aux murs de l’hôtel ! D’autres œuvres célèbres également figurent dans les espaces de la réception et les couloirs menant à la bibliothèque telle la série Ladies and Gentlemen avec ses drag queens d’un club de New York ou encore ces fameuses représentations des conserves de soupe Campbell. L’exposition sera également l’occasion de découvrir certaines œuvres de l’artiste Steve Kaufman, ami et assistant de Warhol qui le surnommait SAK et qui a su dans cette même inspiration poursuivre et développer une narration et un style personnel.

 

 

Le Gallery Hotel Art place l’art de vivre au premier plan avec des suites d’une sobre élégance aux matériaux nobles, lin, cachemire, boiseries asiatiques et pierres de Toscane telle la Penthouse San Miniato. L’hôte pourra découvrir cette belle et agréable suite à l’équilibre parfait alliant raffinement des décorations, aménagement des espaces et cette impressionnante terrasse privée donnant sur la ville entière au dernier étage de l’hôtel ; Une suite qui offre l’expérience rare de vivre Florence à l’écart des bruits tout en profitant des monuments qui l’ont rendu célèbre. De jour comme de nuit, le Duomo, le Palazzo Vecchio, le Bargello, toutes les églises de Florence s’offrent en ce haut lieu à la contemplation des hôtes, et il n’est pas un clocher jusqu’à la lointaine San Miniato al Monte, ayant donné son nom à la suite, qui ne soit observable.

 

 

Il faut avoir fait également cette expérience unique d’un feu d’artifice, un soir de 25 avril, jour de la Libération italienne, bien confortablement installé dans son fauteuil pour comprendre que le Gallery Art Hotel privilégie toute une gamme d’émotions, à jamais gravées dans sa mémoire. Envie de repos et d’intimité, nous descendons dans la vaste chambre où tout a été prévu pour un confort maximal : grand lit, bureau, minibar, dressing, et salle de bain permettant de prendre une douche tout en regardant les toits de ville jusqu’à la fameuse coupole de Brunelleschi sans être vu ! Les expériences seront nombreuses au Gallery Art Hotel et la non moindre d’entre elles sera assurément la prévenance et la gentillesse de son personnel, disponible et souriant, à toute heure de la journée ou de la nuit…

Restaurant Caffè dell'Oro Lungarno Collection avec vue sur l’Arno…

Le Caffè dell'Oro est l’un des rares restaurants à donner directement sur le si célèbre et beau Ponte Vecchio et l’Arno, les emblèmes de la ville les plus connus. Lorsque la pénombre gagne, les petites édifications qui rythment le pont laissent l’impression d’une création de conte de fées lorsque la couleur miellée de ses façades laisse ressortir l’âge vénérable de ses boutiques. Nous prenons place à l’une des tables élégamment dressées de la marque Lungarno Collection du groupe Ferragamo propriétaire de cet établissement. Invariablement, les yeux s’attardent sur l’onde qui reflète fidèlement l’architecture de cet édifice construit au XIVe siècle et siège de la joaillerie depuis la Renaissance.

 

 

 


L’aménagement intérieur des lieux est à la fois urbain et privilégie un agréable confort avec ces fauteuils tapissés de beige et ces tables généreuses. Tapis et boiseries viennent apporter une touche de chaleur aux briques blanches. En ces lieux urbains, le nouveau chef étoilé Peter Brunel en collaboration avec le chef résident, Gilberto Vannini, qui officie également au restaurant Borgo San Jacopo de l’autre côté de la rive laisse une large part à la créativité italienne réinterprétée afin de satisfaire une clientèle internationale. Une mise en bouche raffinée sous la forme d’une mousse de pommes de terre associée à des œufs de poisson accompagne un Americano, bien venu, alors que le regard demeure rivé sur le point de vue unique du Ponte Vecchio.

 

 

 

 

Un carpaccio de bœuf très finement préparé avec ses mini artichauts, noix et olives fait la preuve d’une cuisine à la fois simple et raffinée avec ces associations héritées de l’antique tradition culinaire méditerranéenne aux accents internationaux, tout comme ce délicieux saumon fumé à l’aneth relevé d’une moutarde à l’orange en billes de couleur parsèment l’assiette.

 

 

 

La salle est comble en cette soirée de weekend et les accents du monde entier se conjuguent pour donner un air d’insouciance à cette ambiance festive. Les touristes ne cessent de faire crépiter le flash de leur appareil photo, ajoutant aux scintillements des lumières sur l’antique pont. Un poulpe grillé aux cèpes et aux pommes de terre ravit le palais par ces associations réussies terre – mer alors que les raviolis au potiron et parmesan jouent la carte crémeuse d’une préparation généreuse.

 

 

 

Le service est prévenant, francophone de surcroît, et a à cœur de conseiller de beaux vins italiens tel ce Sauvignon Winkl Terlan du Trentin-Haut-Adige au nord-est de l’Italie ou encore ce Vernaccia di San Gimignano Panizzi, un vin équilibré avec une belle acidité. Il restera encore des découvertes à faire au Caffè dell'Oro avec des desserts gourmands tel ce Tiramisu réinterprété avec ses traditionnels gâteaux secs Amaretti ou encore ce chessecake aux agrumes et aux châtaignes pour ajouter au charme de cette fin de soirée en compagnie du Ponte Vecchio !

 

Vicolo dell’Oro, 5 50123 - Florence
Téléphone ++39 055 27263 gallery@lungarnocollection.com
www.lungarnocollection.com

L’Hotel Brunelleschi

ou l’Histoire de Florence vécue…

Nous ne sommes qu’à quelques dizaines de mètres d’un des lieux les plus célèbres de la ville de Florence, le fameux Duomo et son Baptistère, et pourtant il règne un calme olympien dans cette toute petite Piazza Santa Elisabetta où nous avons rendez-vous avec l’Histoire !

 

 

 

 

Le cœur historique bat en effet en ces lieux à plein régime. L’hôtel Brunelleschi est installé dans l’ancienne tour byzantine de la Pagliazza construite au milieu du VIe s. et de l’église San Michele in Palchetto. Dans les fondations antiques de la tour, aujourd’hui visibles en un petit musée privé accessible aux hôtes de l’hôtel, on a retrouvé un bain datant de l’époque romaine… Nul étonnement alors que le célèbre romancier Dan Brown ait fait de ce lieu non seulement sa résidence lors de ses séjours dans la ville, mais surtout qu’il l’ait cité à deux reprises dans ses best-sellers mondiaux le Da Vinci Code et Inferno.

 

 

 En ces lieux chargés d’histoire, c’est un dédale de couloirs, de vieilles pierres admirablement restaurées en une association harmonieuse avec éléments modernes et design réussi qui accueillent avec chaleur les hôtes. Les éléments anciens du précédent hôtel ont été réhabilités avec goût et élégance en des jeux de miroirs accrochés aux murs, des éléments placés ici ou là pour un effet charmant, à nul autre lieu pareil. Malgré ce passé le plus ancien omniprésent dans ces murs, la modernité est partout dans les 96 chambres et suites équipées de tout le confort moderne d’un hôtel de luxe : télévision par satellite, WiFi, minibar… « Notre priorité est de permettre à nos hôtes de vivre en ces lieux uniques une expérience humaine et artistique authentique » souligne Claudio Catani, le dynamique General Manager de l’Hôtel Brunelleschi. « Nous sommes convaincus du caractère essentiel d’une authenticité du service et non d’un standard de base. Pour cela, nous aimons donner à notre équipe la liberté de prendre des décisions en ce sens, une latitude exclusivement orientée pour cette expérience née de ce rapport humain ».

 

 

Et toute personne ayant séjourné à l’Hôtel Brunelleschi pourra témoigner que ce ne sont pas là que vains mots. Qu’il s’agisse du responsable de la réception qui prendra la responsabilité d’un changement de chambre pour une meilleure adéquation de l’attente des clients, ou du responsable du restaurant établissant avec rigueur et prévenance un repas dans les règles de l’art, tout est en effet orienté vers une prévenance et personnalisation du service. Lorsque l’hôte du Brunelleschi empruntera les différents ascenseurs pour grimper au sommet de l’hôtel et atteindra la Pool Suite, une surprise l’attendra. En effet, située au plus haut, en duplex, cette généreuse Suite offre tout d’abord un salon décoré avec goût et une vaste salle de bains avec une immense baignoire – jacuzzi en marbre.

 

 

Une fois l’escalier intérieur du duplex gravi, d’autres ravissements l’attendent encore avec cette chambre donnant sur le Duomo quasi à portée de mains et cette terrasse privée équipée d’une baignoire hydromassage extérieur… Il sera difficile de quitter ces lieux après une telle expérience, observer de nuit le Duomo avec sa fameuse coupole qui a donné le nom à l’hôtel est un songe qui restera gravé à jamais dans la mémoire.

Osteria della Pagliaza - Hotel Brunelleschi

 


C’est encore une rencontre avec l’Histoire que propose l’Osteria della Pagliaza de l’Hôtel Brunelleschi située dans une ruelle toute florentine à deux pas du Duomo. Niché au cœur d’une antique tour byzantine dont les fondations remontent à l’époque romaine, cet élégant restaurant propose une cuisine aux accents italiens interprétée avec raffinement dans ce cadre unique où vieilles pierres et mobilier tendance font bon ménage. Alessandro, le serveur, saura vous accueillir comme dans les meilleures maisons avec une distinction et une prévenance appréciées.

 

 

Il pourra vous conseiller - en français ! – cet œuf poché irréprochable avec sa crème de parmesan et truffe, idéalement proposé avec un verre de Champagne Perrier Jouet Brut… Grand classique de la cuisine italienne, le poulpe est ici rôti à basse température sur un lit d’épinards et une sauce tomate accompagné d’un Chianti classico tanique et fruité sans excès. De notre place, nous pouvons observer cette petite place où la terrasse de l’hôtel a disposé ses parasols et ses petites tables dont profitent ses hôtes. Peut-on imaginer avec une telle tranquillité qu’à quelques mètres de là seulement, le fameux Duomo et son non moins illustre baptistère sont assaillis par une horde de touristes internationaux ?

 

 

 

 

Nous goûtons à cette tranquillité avec ces murs vénérables, cette histoire florentine omniprésente en pensant que Dante a foulé cet endroit à maintes reprises, suivis en cela par tout ce que l’histoire de l’art compte d’artistes prestigieux… Il faut avoir également dégusté, en ces lieux privilégiés, l’ombrine à la ligure avec ses tomates séchées, fruits de mer et ragout d’aubergine pour apprécier toute la saveur de la cuisine de l’Osteria della Pagliaza avec cet équilibre idéal entre saveurs franches de la tradition méditerranéenne et notes inventives.

 

 

Les desserts seront au diapason de ce repas, un fondant Tiramisu – Italie oblige – avec ses biscuits Amaretti et des cubes de gelée au Vermouth pour une touche moderne ou encore ce délicieux gâteau aux cantuccini et poires cuites au Vino Santo viendront conclure idéalement ce repas passé au cœur intimiste de la Florence médiévale.

Alessandro saura également vous conseiller un beau voyage avisé parmi les vignobles italiens lors de votre repas avec un Chianti Classico 2015 Peppoli Estate by Antinori Sangiovese Toscana, un Pinot Bianco 2014 by Villa Russiz Friuli Venezia Giulia et un Bruciato 2015 Bolgheri DOCG by Guado al Tasso.

 

HOTEL BRUNELLESCHI FIRENZE Piazza Santa Elisabetta, 3 Firenze 50122

Tel. +39 05527370 info@hotelbrunelleschi.it

www.hotelbrunelleschi.fr

© Lexnews

L’Enoteca Pinchiorri

ou le Paradis de la gastronomie florentine…

Au numéro 87 de la Via Ghibellina, à Florence, se tient l’une des adresses mythiques de la ville, emblème de la haute gastronomie italienne et internationale. En effet, c’est, ici, au cœur de la ville ayant connu le célèbre poète Dante Alighieri, de cette rue chargée d’Histoire et d’histoires arpentée par les plus grands artistes de la Renaissance italienne que se tient fièrement l’Enoteca Pinchiorri.

 

 

C’est un superbe palais qui abrite ce restaurant trois étoiles au Michelin avec ses fenêtres protégées d’antiques ferronneries et ses deux piliers en marbre qui entourent la vénérable entrée. Par ce début de soirée et avec la douceur printanière, un parfum de légèreté règne sur Florence et l’accueil dès les marches franchies est celui des grandes maisons, dirigée ici même par le Chef Annie Féolde, première dame à avoir reçu les célèbres trois étoiles en Italie, et de Giorgio Pinchiorri dont la renommée de la cave a fait le tour du monde. Cette cave est un moment d’émerveillement pour qui a eu le privilège de sa découverte.

 

 

Sa notoriété tient aux choix sûrs opérés par son propriétaire Giorgio Pinchiorri bien avant que l’économie mondiale ne s’y intéresse. Véritable mythe, nous comprenons pour quelles raisons cet endroit fait écarquiller les yeux de tout amoureux de vin à sa seule évocation. Alors que des trésors se trouvent à portée de main, vous ne savez plus où donner de la tête. Les vins les plus renommés Pétrus, Mouton-Rothschild, Lafite, Romanée-Conti sont non seulement présents mais très souvent dans des échelles de dates vertigineuses. L’Italie et la France sont au banc d’honneur bien entendu, mais d’autres pays du monde entier y ont également une ambassade de choix.

 

 


Mais le ravissement gagne aussi dès que nous rejoignons notre table dans cette belle salle carrée à la décoration classique. Une carte des eaux occupe votre attention alors que le chef de salle vient s’enquérir de vos préférences. Nous commençons cette dégustation par un loup de mer associé à une crème de pommes de terre mimosa, une sauce persil rehaussée d’échalotes, avec un équilibre immédiat des saveurs. Le Saint-Pierre préparé avec une pâte à l’encre de seiche et ses pousses d’épinards accompagné d’une sauce Béarnaise et d’une gelée de camomille est également un régal de saveurs gourmandes où chaque produit fait écho aux autres associations.

 

 

 

Notre repas commence décidément sur une note élevée et le service est en parfait accord avec ce haut degré de maîtrise culinaire. Tenue et maintien irréprochables, prévenance et élégance sans affectation.

Toutes les tables des salles de ce restaurant prestigieux sont, bien sûr, réservées et les convives souriants demeurent surpris par cette alchimie entre perfection du service, cuisine de très haut niveau accessible aux sens et cette douceur toute italienne dans les attentions.

 

 

Italie encore dans l’art de la pasta ici pratiqué de haute volée avec ces tagliatelles aux scampis et herbes aromatiques, haricots verts et pancetta. L’onctuosité et la rondeur de la préparation réserveront bien des surprises aux convives de l’Enoteca ! Préparation singulière et raffinée encore avec ces Agnolotti fourrés de polenta blanche accompagnés de son ragoût de « chiocciole vignaiole », une variété locale de petits escargots. Les conversations dans toutes les langues du monde vont bon train dans cette salle désormais complète, les vins et la gastronomie dans cette alliance impeccable ajoutent au charme du lieu, et signent une indéniable réussite.

 

 

Il faut avoir également dégusté ce porcelet cuit sur la broche avec ses racines de persil en papillote, sauce verte et citron pour apprécier toute la rigueur et l’équilibre des mets associés, chaque plat étant, en ces hauts lieux, une surprise en soi. La cuisine d’Annie Féolde rassure par ses réminiscences d’une gastronomie ancestrale toujours gratifiante mais n’hésitant pas par son audace parfaitement maîtrisée à sortir des sentiers battus. Les surprises sont loin d’être terminées à l’Enoteca Pinchiorri avec cet original semifreddo de gorgonzola qui clôt, et en douceur, les saveurs salées en anticipant la part sucré du repas.

 

 

Un nuage de blanc de neige et de meringue en prédessert suivi d’un inoubliable baba au citron, limoncello et lait d’amande et de verveine atteint des niveaux de légèreté sans excès de sucre. Puis viendront encore le plateau de chocolats déclinés dans toutes les versions pour accompagner joyeusement un café et une vieille grappa, un rêve qui ne s’arrête jamais, même une fois le seuil du restaurant passé, pour de longs souvenirs inoubliables…
 

 

Pour accompagner ce repas, nous découvrirons ce gemme méconnu en France d’un Leonia Rosè 2012, un vin inspiré d’un séjour en Champagne au XIXe siècle avec un vin de pinot noir remarquable avec les hors d’œuvre alors que nous restons toujours en Toscane avec ce vin de la même maison Frescobaldi, un Gorgona 2015 marqué par les embruns marins proches et une belle minéralité et une longueur en bouche remarquable. Nous franchissons les Alpes avec ce mémorable Clos de la Roche 2009 DomainePonsot, un vin d’une toute petite superficie, noble et robuste à la fois. Retour en Toscane avec ce vin D’Alceo 2008 Castello di Rampolla avec une association moins familière en France de Cabernet et Petit Verdot qui offre un vin à la force tempérée par ce dernier raisin.

Enoteca Pinchiorri
Via Ghibellina, 87, 50122 Firenze, Italie
Téléphone : +39 055 242757
https://enotecapinchiorri.it

Cibréo

ou le bonheur gastronomique partagé

C’est une belle promenade dans la Florence de la Renaissance auquel invite l’entrelacs de ruelles pour rejoindre le restaurant dénommé Cibréo, cette adresse incontournable bien connue des gastronomes avertis. Situé non loin de Santa Croce, la maison de Michel-Ange, les marchés colorés de Sant-Ambrogio et son église du même nom dont les origines remontent jusqu’au V° siècle, c’est toujours un plaisir que de s’y rendre.

 

 

En ces lieux règne en effet une belle et haute institution dirigée avec sourire et générosité par le grand chef Fabio Picchi. Parmi les différentes adresses gastronomiques que propose Cibréo, le restaurant est certainement le phare et l’expérience incontournable à faire lors de son séjour à Florence. Vous aurez peut-être la chance de croiser le maître des lieux Fabio Picchi à la barbe fleurie ou bien sa compagne et comédienne Maria Cassi qui arpente souvent les lieux entre deux tournées internationales. Giulio, son fils, vous accueillera également probablement, et vous ne le regretterez pas, sauf si vous êtes d’humeur morose, tant la bonne humeur alliée à la générosité, à l’humour et à la bienveillance président en cet endroit magique, plein de surprises et de découvertes !

 

 

Le décor est planté, le meilleur reste à venir… Dès les premiers instants, Giulio s’assiéra à votre table car, ici, nulle carte mais des suggestions proposées en fonction des saisons, du marché et surtout de vos envies et attentes ; fin psychologue, Guilio établira avec vous d’un commun accord le menu après quelques précisions et suggestions, une belle manière humaine du partage et combien plus parlante qu’un menu de papier… Alfonso, francophile élégant et prévenant, commencera alors à disposer tout autour de vos assiettes, en une valse toute de légèreté gourmande, une multitude de petits antipasti qui vous feront écarquiller les yeux à la manière d’un enfant le matin de Noël. En ces lieux bénis de traditions, de savoir-faire et de générosité, tout est appétissant, coloré, savoureux… flanc de yaourt au citron, toast de foie de volaille, salade de fèves fraiches, carottes marinées, crème d’amande, mie de pain et huile d’olive, artichauts marinés avec lesquels Consuelo, la sympathique sommelière, vous proposera un mémorable Franciacorta « Freccia Nera » 2012, en accord parfait.

A qui souhaite déguster une véritable soupe de poissons dans les règles de l’art, qu’il vienne découvrir celle du Cibréo où chaque ingrédient est dosé, nulle surcharge d’épices ou autres artifices, mais ces saveurs rares de réminiscences…

 

 

Même impression avec ce Minestrone qui renouvelle l’art de cette soupe traditionnelle en de belles émotions de légumes idéalement préparés. Décidément, tout est affaire de générosité aux cuisines du Cibréo, cette dernière se transmettant joyeusement et instantanément dans les assiettes et le contentement des convives. Le carpaccio d’Ombrine avec sa purée de céleri et son huile d’olive vierge ravit également le palais par la fraicheur de beaux produits. Arrive encore une surprise des fourneaux du Cibréo, d’étonnants artichauts renversés sur un œuf poché avec sa purée de pommes de terre et une belle chicorée de Trévise. Tout n’est qu’équilibre et raffinement accessibles aux sens et à l’expérience.

 

 

Les desserts prolongeront encore cette même expérience de partage avec ce cheese-cake au fromage blanc fermier et sa marmelade maison d’oranges amères, cette tarte aux framboises printanières et panna cotta, sans oublier ce gâteau au chocolat… Tout au long du repas Consuelo vous suggéra avec attention de beaux vins italiens pour accompagner ces mets : un Vermentino « Montalti » 2015, un Chardonnay « Castello di Ama » 2014 et un Cabernet Sauvignon Merlot « Di Vajra » 2015 avant une dernière grappa tout aussi remarquable que ne fut ce délicieux déjeuner.

 

Cibrèo ristorante Via del Verrocchio, 8r Firenze
Tel. : 055 234 11 00 e-mail : info@cibreo.com
www.cibreo.com

Dîner au restaurant Boccanegra

sur un air de musique…

En plein cœur de Florence, dans une rue où la proximité du Teatro Verdi offre l’animation d’un endroit enjoué, il est un lieu où la restauration est érigée en art… sur un air de musique… À la nuit tombée, alors que tous les Florentins s’apprêtent à sortir par cette belle soirée printanière, nous découvrons une adresse dont le nom ne peut qu’attirer le mélomane amoureux de l’opéra italien « Simon Boccanegra », titre d’une œuvre de Verdi composée pour la Fenice d’après l’œuvre du poète espagnol Antonio García Gutiérrez.

 

 

Le décor de ce lieu par son seul nom empli déjà de promesses se révèle plaisant avec ce mobilier ancien, cette patine des temps qui ajoute au charme du décor du Palazzo Salviati-Quaratesi, un palais datant du XIVe siècle. Nous débutons ce repas par un flan d’artichauts accompagné de foie de volaille, un accord subtil entre ces saveurs qui aiment s’associer.

 

À la manière d’un flanc onctueux à base de Pecorino di fossa, une autre préparation gourmande nous est servie associée à des pêches cuites au Sangiovese et à un chutney d’oignons. Avec un verre de Chianti Castello dei Rampolla 2014 Classico, un accord de fruits rouges et un équilibre en bouche…

 

 

La morue en croute avec ses pistaches et ses haricots verts primeurs est également un moment de cuisine équilibrée, aux associations inspirées pour un plat rassérénant. Plus enlevé, le risotto à la chicorée et crème safranée joue la carte de l’audace avec ses saveurs plus acidulées.

La salle est déjà bien occupée en ce début de semaine, les lieux sont réputés pour sa carte et de sa cave. Les desserts offrent également de belles découvertes telle cette tarte aux oranges fraiches et nappée d’un sabayon et de chantilly. Le temps passe trop vite au Boccanegra et cafés et digestifs tenteront de retenir encore quelque temps ces instants passés en ses murs.

 


Via Ghibellina, 124/R - 50122 -

Tel 055 200 10 98
www.boccanegra.com

 

La Cucina del Garga

une atmosphère à nulle autre pareille

La Cucina del Garga n’est qu’à quelques pas de San Lorenzo et c’est dans un restaurant aux allures de galerie que vous entrerez, accueilli en personne par le Chef Alessandro Gargani, maître des lieux, de retour au pays après huit années passées à New York ou par sa mère Sharon , une sympathique Canadienne qui est elle-même cuisinière et n’hésite pas à transmettre son art à son fils notamment pour les desserts...

 

 

 

 

 La disparition de son père et le mal du pays ont eu raison de ses expériences internationales, et depuis quelques années déjà, c’est aux cuisines de son excellent restaurant italien qu’il a donné toute sa priorité, priorité partagée avec les nombreux liens tissés avec les artistes de Florence et de l’étranger qui exposent chez lui et viennent chaque semaine partager leur expérience autour d’une table généreuse !

On le voit, ici, l’ambiance est à la communication et à la bonne humeur, sa cuisine inventive et stimulante gagne chaque année en renommée.

 

 

Partout des œuvres d’art, des tableaux les plus abstraits s’exposent au milieu des nombreux témoignages d’amitié et d’enthousiasme laissés par des clients. Ici, pas de tra-la-la, les convives ont plus le sentiment de dîner chez des amis que dans un restaurant classique.

 

 

Mais, nulle équivoque, chacun sait aussi qu’il y découvrira chaque jour une cuisine savoureuse préparée à partir d’ingrédients frais et rigoureusement choisi par le Chef en personne à 5 heures du matin au marché local tels ces artichauts sautés à l’huile d’olive et au citron ou cette soupe traditionnelle toscane, la Riboletta avec ses légumes cuits longtemps à feu doux pour des saveurs généreuses. Le Chef Alessandro excelle dans l’art de la pasta, un incontournable en ces lieux, bien sûr, avec cette généreuse assiette de spaghetti maison aux scampis et aux calamars …

 

 

Autre saveur, autre bonheur également que ces tagliatelles aux asperges vertes et truffes pour des accords subtils parfaitement équilibrés. Viendra l’heure des desserts avec le fameux Chesse-cake de Sharon accompagné de sa crème de mascarpone et framboises pour terminer ce dîner aux notes italiennes joyeuses et légères.
 

La Cucina del Garga Srl
Via San Zanobi 33-R 50129 Firenze
Tel 055 475 286 info@lacucinadelgarga.it
www.garga.it

Pandemonio

ou l’art de la Trattoria

Véritable immersion dans l’art traditionnel culinaire italien, Pandemonio est une affaire de famille où tout commence toujours par un accueil chaleureux avec cette agréable impression d’être, ici, entre amis. Les lieux sont d’ailleurs fréquentés principalement par des familiers, habitués fidèles de ce restaurant tout en longueur, très animé le soir avec une clientèle à la fois florentine et de touristes.

 

 

Pandemonio offre au déjeuner une ambiance plus calme, entre deux visites à la si célèbre Cappella Brancacci de l'église Santa Maria del Carmine, voisine à quelques pas de là. Les fresques de Masolino, Masaccio et Filippino Lippi occupent encore tous vos sens lorsque vous entrez par cette longue enfilade de salles vers le patio, logeant les multiples témoignages d’une clientèle fidèle depuis des décennies à cette institution locale. L’accueil est familial et la patronne de la maison, Giovanna, que tout le monde nomme la « Mama », veille avec énergie et attention à ce que l’ensemble du service soit voué à la satisfaction du client, ce que nous constaterons avec le soin apporté à ces petits gestes qui relèvent de la tradition.

 

 

Pour commencer, il faut à tout prix avoir gouté à ces antipasti maison avec assortiments de charcuteries locales, ces délicieux toasts de foie de volaille, et son tendre jambon…

Comment résister à ce médaillon d’aubergine confite à la tomate et généreusement accompagné de pecorino ? à eux seuls, ils pourraient bien constituer un repas savoureux ! Mais ce serait faire injure à la maison Pandemonio et à la spécialité florentine de la Taglietta servie ce jour avec ses artichauts de saison, une viande parfaitement préparée et gouteuse.

 

 

La cuisine italienne s’estime avec des plats simples comme ce risotto idéalement préparé avec ces premières asperges vertes de saison et parmesan. Aucune saveur inutile, pas d’artifices faciles, de beaux produits, une manière de les associer et de les préparer irréprochables. Encore des tentations avec ces desserts faits maison tel ce cheese-cake avec son coulis de fraises, ce Tiramisu fondant ou encore ce gâteau au chocolat.

 

 

Avec cet excellent repas, l’hôte de Pandemonio aura à cœur de découvrir les vins italiens retenus par la maison tel ce vin de Toscane Il Bruciato Guado al Tasso idéal avec la qualité de la viande proposée. Pandemonio est sans conteste une adresse qui perpétue une belle tradition culinaire italienne, généreuse à partager avec le plus grand nombre.
 

Trattoria pandemonio
via del Leone 50/r 50124 Firenze Italia

tel +39 055/224002
www.trattoriapandemonio.it

Promenade

musées & églises de Florence

© Lexnews

Florence rime avec art et beauté, c’est un fait entendu. À qui fait l’expérience – tôt dans la matinée – de gravir les marches des Offices, ce palais bâti par Vasari au XVIe s. et consacré à ce que la peinture italienne a de plus précieux, c’est assurément la promesse d’une succession de découvertes en redécouverte de chefs-d’œuvre infinis. Avec, bien sûr, la toute nouvelle présentation aujourd’hui retenue par les Offices des si célèbres Botticelli en une salle plus lumineuse et aérée, mais aussi les premières sections consacrées aux Primitifs toujours trop rapidement survolées lors d’une première visite, quelle profusion de chefs-d’œuvre, quelle joie !…

 


La cour intérieure du Bargello est à elle seule également une œuvre d’art avec son incontournable musée, le temple de la sculpture renaissance avec les œuvres éternelles de Donatello, Michel-Ange, Verrocchio…

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Le Palazzo Pitti avec la Galerie Palatine est aussi toujours un enchantement avec ses salles d’un autre âge, des accrochages à l’ancienne où de grands maîtres se retrouvent comme coincés dans des angles, presque relégués alors que les cartels se succèdent avec des noms illustres : Raphaël, Titien, Rubens, Pierre de Cortone, Caravage… Une découverte encore dans ce même musée à

l’étage supérieur (Galerie d’art moderne) avec les œuvres du XIX° siècle italien et notamment des maîtres de l’école Macchiaioli tel le talentueux Cristiano Banti.

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Surprise, et parenthèse avec l’art classique, pour le remarquable musée du Novecento, ouvert en 2014, donnant sur la piazza de Santa Maria Novella, un lieu très agréable dans cet ancien palais reconverti et aujourd’hui consacré aux œuvres du XX° s. avec Chirico, Severini, Casorati, Venna, Magnelli, jusqu’à l’art contemporain.
Saut vertigineux dans l’Histoire avec la visite du musée étrusque et égyptien, calme et à l’écart des foules.

 

L’art étrusque a une place de choix dans la capitale de la Toscane qui correspond à l’antique établissement de cette civilisation qui a tant donné aux Latins vainqueurs. Nombreux témoignages tels la Chimère d’Arezzo, L’Arringatore (ou l’Orateur), les centaines de bronzes, sans oublier la partie consacrée à l’Égypte antique avec des pièces issues des fouilles de

Champollion et de fragiles tissus coptes protégés de notre lumière du XXIe siècle dans des tiroirs presque secrets que l’on se doit d’ouvrir soi-même !

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À quelques pas de là, l’incontournable et toujours si émouvant Couvent San Marco avec ses cellules de moines toutes décorées des fresques de l’Angelico, notamment celle de Savonarole avec quelques souvenirs de son séjour en ces murs. Éblouissement toujours avec la petite salle au RDC qui regroupe une vingtaine d’œuvres lumineuses sur fond d’or de Fra Angelico dont la fameuse ronde des Anges lors du Jugement dernier.

Autre lieu, autre éblouissement avec Santa Maria Novella pour la Croix de Giotto, La Trinité de Masaccio, et tant d’autres chefs-d’œuvre qui en font un musée à part entière, sans oublier ses deux cloîtres un peu plus austères, il est vrai,…

 

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L’Église de Santa Croce pourra sembler

quelque peu plus souriante avec ses fresques de Giotto dans la chapelle Bardi, le crucifix de Cimabue, les tombes de Machiavel, Galilée, Michel-Ange, Rossini, Vasari, Ghiberti, Vittorio Alfieri et Niccolò Ugo Foscolo, sans oublier le cénotaphe de Dante Alighieri. Le cloître et les salles avoisinantes recèlent également des trésors où il est agréable de déambuler.

 

 

Plus intime et à l’écart du monde, il faut absolument entrer également dans l’Église d’Ognissanti avec sa célèbre Croix de Giotto, Ghirlandaio et saint Jérôme ou encore le saint Augustin de Botticelli ; le Maître italien repose ici en toute discrétion, non loin de la noble Simonetta Vespucci, célèbre pour sa beauté et qui lui

 inspira tant de ses œuvres…

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La visite du Duomo (Santa Maria del Fiore) s’impose, bien sûr, avec, sous l’immense coupole édifiée par Brunelleschi, les fresques du Jugement dernier peintes par Giorgio Vasari et Federigo Zuccaro sur 4 000m², une véritable Bible tout en peinture.
La Galleria dell’Accademia compte parmi les hauts lieux de la sculpture et de la peinture avec son fameux David de Michel-Ange et ses fascinantes sculptures non finito… Les salles de l’étage supérieur sont à tort souvent négligées lors des visites éclair alors même qu’elles recèlent une profusion de trésors de peintres primitifs italiens, notamment ces magnifiques fonds d’or de Lorenzo Monaco.

 

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Mais, la palme cette année revient très certainement et sans hésitation au nouveau Museo dell’Opera dirigé par son talentueux directeur Mons. Timothy Verdon ; un musée tout récemment rouvert après une refonte complète de ses espaces et de son parcours et qui met en valeur, par une scénographie soignée et réfléchie, sa riche statuaire (d’origine du Duomo) placée en « situation réelle » sur une façade reconstituée, sans oublier la Piéta de Michel-Ange tellement plus agréablement présentée…

 

A devouvrir le Museo dell'Opera :

 

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Florence Transfer Chauffeur Service

Florence Transfer Chauffeur Service assure tous types de transport en limousine, transferts aéroport et d’organisation de voyage en Toscane depuis de nombreuses années avec une satisfaction clientèle maximale. Créée en 1994 et dotée d’un portail performant sur le Web, Florence Transfer Chauffeur Service offre une large palette de services. Une ampleur géographique tout d’abord puisque cette agence n’est pas seulement spécialisée dans la ville de Florence, certes première destination touristique en Toscane, mais est également à même d’organiser toutes sortes de voyages vers d’autres destinations, qu’il s’agisse de Pise, Sienne ou encore vers les plus beaux vignobles de la campagne environnante…

 

 

 

 

Cette société dotée d’une flotte de véhicules haut de gamme (Bentley, Mercedes Class S et Viano Mercedes…) propose également, bien sûr, des transferts plus classiques de et vers les aéroports de Florence et de Pise, des courses avec chauffeur privé dans Florence et villes de Toscane ainsi que des tours dans les fameux vignobles du chianti…

Florence airport shuttle garantit une qualité des transferts où pour chaque déplacement le conducteur est à l’avance sur le rendez-vous avec pancarte signalétique, chauffeur polyglotte qui n’hésitera pas à vous donner toutes les informations quant aux lieux visités, l’histoire de la région et ses spécialités. Courtoisie et prévenance sont également au rendez-vous dans tous les services proposés par Florence Transfer Chauffeur Service , un chauffeur pouvant même vous attendre à la sortie d’un spectacle ou d’un restaurant en soirée ou bien organiser une visite impromptue de ce tout petit village toscan dont vous avez toujours rêvé…

 

 

Contrairement à bien des transferts improvisés, Florence Transfer Chauffeur Service possède une licence permettant à tous ses véhicules de rouler dans le centre historique de Florence pour parvenir à votre hôtel, aux musées ou aux plus belles églises de la ville, un point non négligeable à ne pas sous-estimer. Cette société décidément dynamique a même mis en place une excursion express à partir du port de Livourne pour les croisières faisant halte dans ce port, une manière de profiter de la découverte de Florence dans les meilleures conditions. Pour chaque rendez-vous pris avec Florence Transfer Chauffeur Service, une réponse est envoyée dans les 24 heures avec tous les détails afin d’organiser en toute tranquillité votre voyage en Toscane.


www.transfercs.com  transfercs@gmail.com

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Crète

entre cimes élevées et plages idylliques

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Ouverture

 

À peine arrivé en Crète, impossible à qui a découvert le roman de Nikos Kazantzakis « Zorba », et le film éponyme, de ne pas penser à ces plages où le narrateur et son turbulent personnage communiaient à l’immensité étoilée. L’âme et le corps dansent au rythme chthonien et stellaire chez l’un des plus grands poètes de l’âme crétoise, regardent le monde des pointes des pieds et embrassent les complexités de cris sauvages qui rappellent les temps immémoriaux où seuls les corps exprimaient les émotions. Effusion des sens qui brûle les cœurs les plus glacés, la Crète a bravé la modernité. Mais ces regards tendres et farouches à la fois demandent à gagner leur confiance, parallèlement à l’incontestable hospitalité crétoise. Position paradoxale d’insulaires amenés aux échanges et aux brassages, volontaires ou plus souvent subis, les Crétois aiment leur singularité, celle de leur cuisine, de leurs danses et de leur musique, même l’Église crétoise est indépendante de celle de Grèce… Et pourtant, tous les effluves de l’orient, les épices comme les accords de musique trahissent une curiosité vers l’étranger, une écoute que les ardeurs du soleil ne parviennent pas à estomper. Pays de contraste entre cimes élevées et plages idylliques. À l’image d’Ulysse évoquant son Odyssée chez Homère, toute âme sensible reconnaîtra qu’« Au milieu de la vaste mer est la belle et féconde île de Crète », un éternel labyrinthe duquel on ne souhaite jamais s’échapper.

 

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Elounda Gulf Villas & Suites

 

 

Après avoir sillonné entre ciel et mer, montagne et rive éternellement bleue, nous parvenons en un lieu paradisiaque qui a pour nom Elounda Gulf Villa, un ensemble de résidences de luxe face à la fameuse baie d’Elounda. L’impression première qui domine une fois franchi le portail de l’enceinte de cet ensemble hôtelier né d’une passion familiale est celle d’un havre de paix où nulle voiture ne circule, si ce n’est de petits véhicules électriques comme ceux utilisés sur les parcours de golf. Seuls les échos de la mer, du vent parfois, et de la nature toujours, parviennent à nos oreilles alors qu’un rafraîchissement accueille les nouveaux arrivants que nous sommes sur ce site lové entre montagne et mer.

 

 

Une de ces fameuses petites voitures nous transporte jusqu’à notre villa qui domine le vaste domaine et offre une vue imprenable sur la baie et cette mer d’un bleu entre turquoise et azur. Dès la porte ouverte, les espaces de ce lieu unique sont remarquables. Un vaste séjour-cuisine décoré avec goût et élégance donne sur une piscine à débordement avec jacuzzi attenant à l’usage exclusif des occupants de la villa et une vaste terrasse privée. Transats, table de jardin en teck, pergola pour s’abriter lors des heures les plus chaudes composent un décor que l’on dirait irréel tant le raffinement et le soin apporté aux détails enchantent.

 

 

Avant de se laisser tenter par un bain avec la mer Égée comme unique voisine. Nous descendons d’un étage, découvrons une salle de sport avec tapis de course et un appareil de musculation, une vaste salle de spa avec sauna, hammam, grand jacuzzi et salle de bains, tous ces soins étant séparés par des cloisons et une fois de plus exclusivement réservés à la villa. Une vaste chambre, suivie d’une seconde, complète ce cadre idyllique et l’on se dit secrètement qu’il sera bien difficile de s’échapper d’un tel paradis… Après avoir pris un bain avec ce vis-à-vis unique sur la mer Égée et la fameuse baie d’Elounda d’un turquoise presque irréelle, si une petite faim vient à pointer, un numéro à composer, un choix à faire sur la carte laissée près de l’appareil et quelques minutes après la sonnerie retentit à la porte de la villa.

 

 

Un jeune crétois, dynamique et stylé dresse une table sur la terrasse sous la pergola, présente de généreuses salades crétoises, sandwichs clubs et autres saveurs méditerranéennes avec un de ces vins dont la Crète a le secret et qui réchauffe le cœur, même si la température est déjà plus que généreuse… Ce n’est que le point de départ d’expériences innombrables, il faut imaginer cette même terrasse à la nuit tombée, lorsque la pénombre a gagné et que le ciel crétois laisse apparaître une voûte constellée d’étoiles, un verre au bord de la piscine éclairée et qui perpétue ce bleu azur même en plein cœur de la nuit. Il faudra bien de temps à autre quitter ce havre de paix, pour découvrir ces petits chemins qui couvrent l’ensemble du domaine et qui, en toute tranquillité et sécurité, permettent à toute heure du jour et de la nuit de découvrir les essences méditerranéennes dont le parfum enivrant dépayse les hôtes d’Elounda Gulf Villa. En cours de promenade, nous verrons les espaces consacrés au Spa et à la salle de Gym, l’espace surveillé spécialement dédié aux enfants, un peu plus bas, autour d’une vaste piscine, les salles des restaurants qui, du petit-déjeuner au dîner, offrent une cuisine raffinée à partir des plus belles expériences de la gastronomie crétoise.

 

 

Si l’on se décide finalement à quitter l’enceinte du complexe hôtelier, d’autres surprises attendent les hôtes de ces lieux rêvés : une plage privée distante de quelques kilomètres est réservée aux hôtes d’Elounda Gulf Villa. Un transport en voiture est disponible à tout moment et vous dépose sur une plage privée où tout à fait l’objet ici également d’un aménagement raffiné, mobilier de plage, parasol, bar à cocktail, tout est prévu pour que ce séjour se poursuive selon le même degré d’excellence.
 

 

Interview Anthi Kadianakis, Directrice Elounda Gulf Villas & Suites

 

 

Comment Elounda Gulf Villas & Suites est-il né ?


Notre hôtel a une origine familiale et l’a conservée depuis. Nous sommes originaires d’Héraklion mais très tôt mes parents sont tombés amoureux de cet endroit. Cela a été le point de départ de cet hôtel qui est devenu depuis un Small Boutique Hotel avec 18 villas et 15 Suites. Ma mère s’est chargée de la décoration et mon père, qui était un ingénieur civil, a veillé à la construction des espaces. Chaque membre de la famille a à cœur d’être présent pour accueillir et rencontrer nos hôtes durant leur séjour. Notre hôtel a donné la priorité aux services personnalisés grâce à sa petite taille. C'est un point essentiel car nous veillons à connaître chaque hôte séjournant chez nous afin de répondre le mieux possible à ses attentes. Il n'y a pas d'anonymat et à chaque niveau du personnel, nous demandons à ce que cette dimension personnelle soit respectée. Nous souhaitons que nos hôtes aient le sentiment d'être chez eux, sentiment renforcé par la fameuse hospitalité crétoise. Dès que vous avez un Resort de très grande taille, cette dimension est quasiment impossible à atteindre. Le meilleur signe de cet état d'esprit et que nous avons un très grand nombre de personnes revenant année après année dans notre hôtel et parfois même jusqu'à deux fois par an !

 

 

Comment s’organise un séjour dans votre hôtel et quels sont les services que vous mettez en avant ?


Notre clientèle vient des Etats-Unis, de France d’Angleterre et de Russie notamment. En raison des attentats en Europe et des arrivées d’immigrants en Grèce, la Crète a bénéficié d’un nombre important de réservations en raison de la sécurité et de la tranquillité de notre île. Nous offrons parallèlement à des villas et des suites très intimistes, les services d'un hôtel de luxe cinq étoiles. Nous avons ainsi un club pour enfants dont le design a été réalisé par une compagnie internationale anglaise bien connue et pouvant accueillir des enfants allant de quatre mois à douze ans permettant ainsi aux parents de profiter des installations sans avoir à se soucier de leur progéniture.

 

 

Nous avons aussi deux restaurants, l'un pour lequel nous cherchons à privilégier un menu crétois très recherché par notre clientèle, la cuisine crétoise étant connue internationalement pour ses bienfaits. Nous faisons en sorte de proposer des produits locaux choisis pour leur fraîcheur et leurs saveurs. Nous avons également un autre restaurant Le Daphné, plus gastronomique et international avec une dimension fusion. Nous veillons également à ce que le petit déjeuner soit particulièrement soigné avec différents espaces et options allant des traditions internationales aux spécialités crétoises les plus locales. Le séjour de nos hôtes varie entre une à deux semaines, parfois même un mois, nos villas étant particulièrement bien aménagées pour accueillir une famille tout entière durant leurs vacances.

 

 

Qui plus est, les lieux sont très sécurisés avec une surveillance permanente, ce qui est rassurant pour les familles arrivant avec de jeunes enfants. Notre spa permet également de profiter de soins personnalisés avec cette possibilité unique d'avoir ce service sur place dans votre villa. Pour nos hôtes ayant choisi une suite, une grande piscine est également disponible près du restaurant, les villas ayant, quant à elles, chacune leur propre piscine privée. Nous avons enfin une belle plage privée donnant directement sur la mer avec toutes les installations nécessaires pour profiter d’un bain de mer dans cette baie réputée dans le monde entier. Il y est possible de pratiquer toutes les activités nautiques et de louer un bateau pour profiter de la mer.

 


Votre hôtel a également une position idéale sur le plan géographique.


Oui, ce qui caractérise en effet notre hôtel, c'est également son incroyable situation géographique. Quel que soit l'endroit où on se trouve, l'ensemble de la côte et de la mer est visible à tout moment. Notre positionnement géographique dans un des lieux les plus réputés de la Crète permet à notre clientèle de rayonner à partir d’ici vers tous les centres touristiques ayant rendu fameux notre pays. Le petit village d’Elounda, qui est tout proche, permet d’avoir une idée de ce que pouvait être un village de pécheurs traditionnel crétois autrefois. Il y a également de nombreuses tavernes typiques qui pratiquent une excellente cuisine traditionnelle. Agios Nikolaus est également célèbre pour son lac et les promenades au bord de mer.

Restaurants Elounda Gulf Villas

Elounda Gulf Villas cultive l’art de l’excellence dans toutes ses variations. La gastronomie a une place de choix avec cette attention portée aux plus beaux produits, alliant tradition et modernité, décontraction et style. Trois déclinaisons sont offertes aux hôtes d’Elounda Gulf Villas : le restaurant Argo, le restaurant Daphni qui s’inspire de la cuisine crétoise en une réinterprétation plus gastronomique et enfin l’expérience inoubliable d’organiser un déjeuner ou un dîner privé dans sa villa…

 

 

Argo a fière allure avec ses tables disposées tout autour de la piscine avec vue sur la fameuse baie d’Elounda, un rêve de carte postale à la nuit tombante, où l’azur se fond dans les teintes violacées d’un soleil couchant qui ne cesse d’attirer le regard. C’est bientôt l’azur de la piscine qui prend le relais au pied des tables sobrement dressées avec des bougies pour seul éclairage intimiste. Certaines soirées, c’est un ensemble discret de musique traditionnelle qui fera entendre les mélodies de la musique crétoise immortalisée par le fameux Míkis Theodorákis. Le service prévenant vous apporte selon votre choix un ouzo, ou une liqueur de mastic, à moins que les préférences ne se portent vers les cocktails internationaux également proposés.

 

 

Une brise légère fait virevolter les flammes des bougies alors qu’un délicieux risotto de homard au basilic et tomates bio est présenté en une généreuse assiette, la présence vénitienne n’étant jamais loin dans ce pays qui a connu ses influences sur une longue période. Influence italienne encore avec ces fondants raviolis à la sauge et mousse de parmesan en un équilibre délicat des saveurs. L’ambiance est feutrée, les tables suffisamment écartées pour préserver l’intimité de jeunes couples en voyage de noces ou encore celle de convives d’un âge plus avancé goûtant l’excellence et la douceur des lieux. Le filet de saumon avec ses légumes en carpaccio démontre combien la cuisine de l’Argo privilégie les beaux produits avec un poisson goûteux et des légumes retenus pour leur saveur gagnée au soleil de Crète. Le filet de porc cuit à basse température offre quant à lui une délicieuse expérience sucrée salée avec cette association miel et purée d’aubergine où l’Orient n’est, lui aussi, jamais loin non plus en Crète… Le service apporte toutes les informations souhaitées sur l’origine des mets et des vins tel ce remarquable cru de Santorin Thalassatis à la belle minéralité.

Le dîner se poursuivra tard encore avec un chaud-froid au chocolat et glace vanille, une agréable manière de prolonger encore cette soirée sous les accords de bouzouki, de lyra et de luth sous la voûte étoilée qui invite au rêve des épopées homériques avant de regagner sa villa pour une douce nuit crétoise.

Daphni invite à l’excellence d’une cuisine crétoise réinterprétée selon des inspirations internationales.

 

 

Une salle élégamment décorée avec ses teintes miellées surplombe la piscine. En ces lieux un délicieux thon rouge délicatement mariné est présenté avec art en une émulsion moléculaire alors que des Saint-Jacques sont également proposées avec une truffe d’été et une émulsion de betterave. L’élégance et la fraîcheur sont invitées à cette table qui, sans dénaturer de beaux produits, sublime leur excellence en une réinterprétation dynamique. D’exquis spaghettis au homard qu’une sauce légèrement citronnée vient relever offrent d’inoubliables instants de douceur à cette table décidément inspirée. Il faut également avoir goûté ce loup de mer grillé accompagné d’un gratin de blettes pour réaliser combien la cuisine du Daphni a atteint un bel équilibre entre tradition et novation, sans jamais oublier ce qui fait l’âme de la cuisine crétoise avec des poissons d’une fraîcheur remarquable, des légumes offrant en retour tout ce que le soleil crétois leur a donné.

 

 

La douceur de la nuit accompagnera encore les convives tard dans la soirée avec ces desserts gourmands et gourmets sous la forme d’un crumble déstructuré à la pomme et à la cannelle accompagné de glace et de raki au miel.
Déjeuner ou dîner en privé dans sa villa est à tout instant possible à Elounda Gulf Villas. Un appel téléphonique et quelques instants après la sonnette de la porte de la villa retentit. Un jeune homme discret et sympathique vient dresser selon votre souhait votre table à l’intérieur ou sur la terrasse au bord de votre piscine surplombant la baie d’Elounda en un décor de rêve. Bougies, couverts et nappe composent une douce atmosphère idyllique que viennent renforcer des plats allant de la gastronomie la plus simple avec ces généreuses salades crétoises ou ces sandwichs grecs jusqu’aux préparations plus sophistiquées préparées dans les cuisines du restaurant. Une bougie, un verre de champagne et des mets de qualité concourent à une soirée inoubliable, pour vous seuls.

72053 Elounda, Crète, Grèce +30 2810.227721
info@eloundavillas.com
www.eloundavillas.com

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St. Nicolas Bay Resort Hotel & Villas

On parvient à l’hôtel St. Nicolas Bay Resort Hotel & Villas après avoir longé la fameuse baie de Mirabello et le petit village de pêcheurs d’Agio Nikolaos, réputé pour son lac dont la profondeur fut longtemps inconnue. Ici règne une atmosphère estivale où tous les éléments convergent vers la nature, montagne, mer, soleil, azur sans taches. Le moindre regard porté sur le paysage laisse l’impression d’une carte postale, les couleurs mêmes semblent accentuées par une main invisible. Et pourtant, à peine franchi l’imposant portail d’entrée, jouxtant l’une des plus anciennes chapelles orthodoxes de Crète, c’est bien à un univers réel mais tout aussi enchanté auquel nous sommes conviés.

 

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St Nicolas Bay (traduction anglaise d’Agio Nikolaos), est un vaste domaine patiemment élaboré depuis des années, et sans cesse amélioré par son directeur, Costas Sp. Zarbalas, un homme élégant, au regard bienveillant qui a connu bien des générations d’hôtellerie. C’est grâce à cette expérience que le domaine offre immédiatement cette impression de naturel, d’espace ayant déjà vécu, et propice à cet abandon et douce détente crétoise. La riche végétation soigneusement entretenue dévoile un véritable village crétois à part entière avec ses Suites et chambres, sa plage aménagée privée avec services de bain, sa piscine surplombant la mer Égée, son spa, ses nombreux restaurants et terrasses-bar, et même sa petite chapelle…

 

 

Nous découvrons notre Suite, sous la forme d’un ensemble de vastes pièces, une terrasse avec seulement quelques marches, donnant accès directement sur la mer. Quel émerveillement, à peine éveillé que de plonger dans cette eau toujours tempérée et tonique, aucun bruit de voiture, seuls le vent, le soleil comme compagnons. Le St Nicolas Bay a résolument opté pour cette découverte d’une nature généreuse, connue depuis des millénaires pour offrir ses bienfaits non seulement au corps, mais également à l’esprit, et indéniablement quelques journées au St Nicolas suffisent à dissiper tracas et soucis, et à remettre à leur juste place les complexités de la vie. Il faut dire que pour offrir cette insouciance, et parfois même indolence, toute une équipe a été mise en œuvre pour que chaque maillon de la chaîne hôtelière soit optimal.

 

 

Un petit-déjeuner en terrasse, sous les oliviers donnant sur la piscine, et au-delà, la mer, avec son buffet rassasiant toutes les envies possibles, locales ou internationales, son service impeccable et souriant, un sourire et une efficacité que l’on retrouvera également sur la plage privée comme au bar pendant la journée ou lors d’une langoureuse soirée. Envie de Spa, c’est alors une expérience haut de gamme au Poseidon Spa qui est également proposée tout au long de la journée dans des espaces remarquables, à l’esthétique épurée et raffinée, par un personnel formé tout spécialement à cet effet. Un massage relaxant aux huiles essentielles qui se conclut avec une vue idyllique sur l’étendue bleue de la mer restera longtemps en mémoire, perpétuant ainsi ses bienfaits. Une belle salle de sport équipée, saunas, hammam et bien d’autres soins du corps complètent ces gammes de soins toujours possibles en ces lieux où l’on se réconcilie avec soi-même.

 

 

En se promenant dans les chemins serpentant tout au long du domaine, nombreuses seront encore les découvertes, outre les trois restaurants et terrasses-bar, ici, un petit musée des arts populaires et traditionnels crétois où l’on pourra librement découvrir ces instruments agraires heureusement préservés de l’oubli, ces tapis et ces cruches rescapés d’avant la modernité, là une galerie de bijoux et de créations contemporaines, un peu plus loin encore un espace dédié aux enfants. Les expériences seront nombreuses encore au St. Nicolas Bay Resort Hotel & Villas mais la plus précieuse d’entre elles sera cette expérience humaine faite de générosité et de bienveillance, que l’on rapportera dans sa mémoire, aussi fidèlement que ces heures de sérénité passées dans ce lieu unique.
 

 

Interview Costas Sp. Zarbalas, General Manager du St Nicolas Bay Resort Hotel & Villas

 

 

Quel est le parcours qui vous a mené à la direction de cet hôtel ?


Après avoir fait une école hôtelière en Angleterre, puis à Lausanne, et après mon service militaire dans la marine, j’ai commencé à travailler à Athènes dans une compagnie hôtelière qui appartenait à la Banque Nationale de Grèce. On m’a proposé alors de reprendre la direction d’un hôtel en Crète, ce qui me paraissait un peu à l’époque comme un exil pour un jeune homme travaillant dans la capitale. J’ai accepté malgré tout, mais en demandant que le contrat initial n’excède pas une année. Je suis alors arrivé en Crète pour diriger le Minos Beach Hotel, et finalement, j’y suis resté 15 ans !

 

 

 

Comme directeur général du Minos Palace qui se situe tout à côté d’un autre hôtel Héraklion. J’ai ensuite dirigé un hôtel au nord de la Grèce pendant quatre ans avant de travailler sur le site même où nous nous trouvons le St Nicolas Hotel. Mon ami, George Alexandrakis, architecte et propriétaire, m’avait proposé de le rejoindre et de travailler avec lui sur un petit hôtel…petit hôtel qui allait devenir le St Nicolas Bay d’aujourd'hui où nous nous trouvons. Nous avons établi ensemble un plan sur 15 ans, lui avec ses compétences en architecture, moi avec mon expérience hôtelière. Nous avons commencé par 16 chambres et un tiers de la réception existante. Chaque année, pendant l’hiver, nous avons ajouté cinq à six chambres, et nous avons achevé pour l’an 2000 tout ce que vous voyez aujourd’hui !

 

Quel type d’hôtel souhaitiez-vous réaliser ?


Nous avions à cœur de réaliser un hôtel grec sur une île grecque, et non un ensemble hôtelier selon des standards internationaux. Tout ce que vous voyez ici a été dessiné par mon ami George et nous avons fait appel à l’artisanat local. À partir des années 2000, nous avons ajouté un Spa, les nouvelles technologies dans les chambres, etc. en gardant toujours à l’esprit la priorité donnée à la dimension humaine et en employant des gens du pays. Nous avons toujours pensé qu’il était important d’impliquer les personnes sur leur propre terre, à donner le meilleur d’eux-mêmes, et en même temps d’offrir le meilleur miroir de la Crète à nos hôtes internationaux. Nous avons réussi à créer un esprit d’équipe qui a pris conscience de ce que nos clients attendaient de leur séjour ici. Pour vous donner un exemple, quant à la cuisine, nous avons établi un rang de préférence allant des ingrédients locaux de Crète, et à défaut de Grèce, avec des produits frais. Mais pour certains produits comme le bœuf par exemple, nous retenons que ce qu’il y a de meilleurs, et dans ce cas hors de Grèce avec l’angus. Nos plats évoluent avec les saisons et nous avons même introduit les sushis avec du poisson grec du jour. Les pains, les gâteaux sont tous faits dans nos murs, tout cela a été établi en concertation avec notre Chef Anastasio qui travaille avec moi depuis 11 ans. Nikos, le chef de réception, travaille avec moi depuis 38 ans… Tout cela répond à une relation de confiance sur la longue échelle comme vous pouvez le constater !

 


Cette dimension humaine semble au cœur de votre métier et de votre hôtel.


L’hôtellerie est selon moi la combinaison de connaissances, de discipline et d’organisation. Mais il faut savoir composer avec les mentalités, et ici, en Crète, le facteur personnel est essentiel. Vous apprenez à vous faire respecter non pas parce que vous êtes le directeur, mais en fonction de votre propre valeur. Dans ce même esprit, nous avons cherché à être autonomes financièrement, c’est pourquoi nous avons fait des tranches de travaux, étape par étape. Cela a peut-être un peu ralenti, certes, les choses, mais cela nous a également grandement servis avec la crise financière grecque qui sévit depuis des années.


Vous avez une clientèle de plus en plus internationale et variée.


Auparavant, les clients d’hôtel de luxe avaient beaucoup plus de la cinquantaine, depuis une dizaine d’années, les choses ont changé avec une clientèle également jeune et qui voyage à l’international. Lorsque j’ai commencé mon métier dans l’hôtellerie à Athènes, les clients des cinq étoiles étaient des princes, des rois, de richissimes hommes d’affaires, de nos jours tout le monde est roi et réclame cette même attention !


Vous avez alors à proposer cette expérience unique au plus grand nombre.


Absolument. En tant qu’hôtelier, vous devez proposer une expérience dans un endroit de rêve, au bord de l’eau, dans une île grecque, avec du personnel grec et une générosité et disponibilité sans réserve. C’est l’attitude demandée à tous les membres de notre équipe, du jardinier au plus haut responsable. Nous avons de plus en plus de clients venant d’Asie sans oublier ceux des pays arabes, russes… Ce sont à chaque fois des mentalités différentes. Nous essayons, dans la mesure du possible, de leur faire connaître des choses qu’ils ne connaissaient pas de la mentalité et de la culture crétoise.

Restaurants St. Nicolas Bay Resort Hotel & Villas

Le St. Nicolas Bay Resort est un univers à part entière aux multiples facettes et la gastronomie se décline au pluriel en ces lieux enchanteurs. Pas une expérience ne sera identique ici tant les différentes suggestions de lieux et de cuisine renouvelle l’art de la gastronomie crétoise en autant de déclinaisons inspirées.
Parmi les nombreuses propositions, le restaurant Minotaure est sans conteste le choix gastronomique par excellence grâce à l’expertise et à l’art du fameux chef Anastasio qui connaît bien la France pour y avoir travaillé auprès d’Alain Ducasse.

 

 

Le cadre est idyllique avec sa piscine d’azur sur fond de soleil couchant avec à l’arrière-plan les petites lumières de la ville d’Ágios Nikólaos. La mer compte également parmi les invités, celle-ci ayant quitté le turquoise de la journée pour revêtir un bleu d’encre à cette heure de la soirée. Nous prenons place à l’une des petites tables dressée avec goût au bord de la piscine éclairée. Un personnel élégant et efficace suggère une coupe de champagne rosé et des mises en bouche inventives sous la forme de câpres fraîches en tempura, fromage de chèvre crétois et tomates fondantes. La soirée est comme un rêve, les lumières tamisées, la température idéale, les couleurs chatoyantes composent un écrin idéal pour les suggestions gastronomiques du Minotaure, un labyrinthe dont on aimerait ne jamais sortir. Nous débuterons les agapes par des papillotes de crevettes en tempura présentées avec des petits légumes croquants, savoureuses à souhait. La cuisine d’Ágios Nikólaos cultive également les arts gastronomiques de l’Asie avec de savoureux makis auxquels il sera difficile de résister tant leur fraicheur et leur saveur poussent la gourmandise à finir cette assiette pourtant plus que généreuse…

 

 

Y avait-il une musique de fond d’Henry Mancini ou avons-nous rêvé après coup ? Peu importe, les hôtes du Minotaure sont bercés de toute manière par une douce mélodie, celle de l’excellence d’une cuisine et d’un service parfait ainsi qu’en témoigne ce délicieux bœuf black angus cuisiné élégamment avec une sauce au vin, pommes de terre sautées et légumes grillés à la crétoise qu’accompagne un Cabernet Sauvignon Aspros Lagos Douloufakis, un vin tannique long en bouche. Ce restaurant honore également les produits de la mer avec la pêche du jour pour ce loup de mer grillé et servi avec ses légumes vapeur pour une cuisine saine préservant les saveurs des produits, idéal avec ce Moschato Spinas Rous Estate. Le restaurant du Minotaure met les petits plats dans les grands avec un service de plats sous cloche et sauces servies dans des aiguières en argent, l’élégance avant tout préside en ces lieux qui sait également préserver l’art des traditions. Encore quelques délices sous la forme d’un café renversé avec une glace vanille et caramel, encore quelques regards portés vers la voûte céleste et la piscine avant de regagner sa suite après une promenade dans les jardins au charme crétois enchanteur du St. Nicolas Bay Resort.

 

 

 

Autre esprit, autre cuisine avec le restaurant Kafenio situé à quelques centaines de mètres seulement du Minotaure. C’est en effet dans l’esprit d’une taverne typiquement crétoise que ce charmant lieu a été conçu. Tout a été réuni ici avec goût pour proposer dans ce cadre idéal une cuisine locale, comme la Crète a su et sait encore l’offrir dans ses petits villages. Une chapelle minuscule et encore active, de beaux arbres, un four à pain qui servira de cuisine pour les grillades, des murets blanchis à la chaux et de petites tables en bois peintes de toutes les couleurs, rien ne manque pour cette promesse d’une soirée crétoise enchantée. Nous prenons place à l’endroit le plus romantique qui soit bordant la corniche surplombant la petite plage.

Une petite table éclairée par une bougie pour ajouter au charme des lieux, la mer, les vagues, les cigales, quelques accords de musique traditionnelle et un apéritif composent ce décor de rêve.

 

 

 

Le Kafenio a beau être le lieu d’une restauration plus traditionnelle, la qualité du service est ici, comme au Minotaure - au rendez-vous avec cette prévenance et élégance qui caractérisent le St. Nicolas Bay Resort Hotel & Villas. Nous commencerons cette soirée crétoise par une généreuse assiette de mézés : fattouche, hommous, tabboulé, kébbé, caviar d’aubergines et autres feuilles de vigne, un ravissement de mets plus savoureux les uns que les autres. Pour les accompagner, outre les accords de bouzouki, un généreux vin rouge du monastère de Toplou à Sitia. L’heure est à l’insouciance sous le ciel crétois constellé d’étoiles. Les lampions se reflètent sur les flots, une brise légère atténue la chaleur estivale, tout est propice à l’évasion. Encore des mets traditionnels avec cette aubergine farcie et gratiné au four à bois, un régal de saveurs fondantes ou encore ce poulpe grillé accompagné d’une savoureuse crème de fèves fraîches.

 

 

La musique rythme discrètement les conversations intimes jusque tard dans la nuit, le temps de profiter d’un café grec et de pâtisseries traditionnelles où miel, amandes, sésame et autres douceurs invitent à prolonger encore ces heures précieuses… Un cocktail au Bonaccia Bar au bord de l’eau. Pourquoi ne pas prolonger la nuit crétoise encore un peu ? C’est ce à quoi invite avec bonheur Yannis, Poséidon des temps modernes, et responsable de ce bar idyllique avec ses pieds dans l’eau avec ses transats, ses fauteuils et canapés confortables bordant la plage du St Nicolas Bay Resort. Ici, la générosité n’a d’égal que le professionnalisme de celui qui sait suggérer des cocktails selon la personnalité de ses hôtes, un art souvent ignoré et pourtant loin d’être si aisé. Dans le même esprit, Nikos le Dj’ rythmera la soirée en fonction de l’âme des personnes présentes, tour à tour tendance ou vintage selon les âges. Et pourquoi ne pas commencer, par exemple, cette agréable soirée aux promesses délicieuse avec un Mai tai avec ce savant mélange de rhum, de Cointreau, de citron vert et d’orgeat, une boisson fraîche avec du corps qui évoque ces horizons lointains d’où fut ramené cet alcool tiré de la canne à sucre.

 

 

Pour les amateurs de café, Yannis excelle dans l’Espresso Martini en un délicat dosage de vodka, de liqueur de café et café, idéal comme digestif. Le barman a un cœur d’ange dans un corps de colosse aussi ne sommes-nous pas surpris de voir voltiger un plateau avec ce Morhito Strawberry alliant la force du rhum cubain à la douceur de la fraise, une expérience inoubliable qui fait danser les étoiles jusqu’à tard dans la nuit…Une équipe et un bar, à la hauteur du St. Nicolas Bay Resort.

 

Thessi Nissi P.O. Box 47, Gr-72100 Aghios Nikolaos Crete, Greece
Tel. +30 28410 90200 Reservations@Stnicolasbay.Gr
www.stnicolasbay.gr

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Minos Beach art hotel

Le Minos Beach art Hotel offre l’expérience exceptionnelle d’une rare proximité avec les éléments naturels, le soleil, la mer, le ciel éternellement bleu sur cette île de Crète bénie des dieux. À peine franchi le seuil de la vaste demeure faisant office de réception avec ses œuvres d’art multiples qui seront un fil directeur tout au long du séjour, nous découvrons un vaste domaine de plusieurs hectares aux jardins luxuriants parsemés de suites, de recoins abritant plages et rochers.

 

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Après avoir été accueillis par le sympathique directeur Manolis Giakoumakis et un agréable rafraîchissement, un petit véhicule électrique nous emporte vers notre villa en bordure de mer… Nous y découvrons une piscine privée, une terrasse avec sa tonnelle ombragée pour les heures les plus chaudes, chaises longues, tables, tout a été prévu pour un repos face à la mer et à cette baie où l’eau s’ingénie à reproduire les nuances turquoise les plus incroyables.

 

 

Une cigale a même été prévue au programme, elle nous accompagnera de son chant tout au long du séjour. L’intérieur offre des espaces décorés avec sobriété dans des teintes écrues. En ces lieux, tout a été conçu pour n’offrir que des heures de repos et de détente, aucun vis-à-vis, si ce n’est les pins, la mer, et notre cigale décidément bien bavarde.

 

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Envie de fraîcheur ? Une tête dans la piscine ou, à quelques pas de là, trois marches à descendre pour se baigner dans la mer Égée, un rêve accessible à toute heure du jour et de la nuit, petit rocher aménagé de parasol et de chaises longues qui n’attendent que vous. Lorsque le repos est atteint, l’hôte du Minos Beach art hotel réalisera combien cet hôtel ne porte pas ce nom innocemment.

 

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C’est une véritable galerie d’art à ciel ouvert qui a été en effet disposée, çà et là, selon le bon goût et le talent de la propriétaire, Gina Mamidakis, également présidente de la G. & A. Mamidakis Foundation. Cette fondation depuis de nombreuses années œuvre pour promouvoir l’art et la culture en Grèce avec le concours des meilleurs artistes internationaux.

 

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Persuadée, avec raison, que la Grèce est au carrefour des civilisations, elle n’a eu cesse de réunir une collection dont une partie est exposée à ciel ouvert au Minos Beach art Hotel. Ainsi, l’hôte des lieux pourra à toute heure du jour et de la nuit être au contact d’œuvres d’art contemporain réalisées par des artistes reconnus internationalement et qui prennent une dimension radicalement autre dans ce cadre idyllique.

 

 

Nulle barrière, nul surveillant, chacune des œuvres peut être vécue, admirée et méditée à chacun de ses passages, une véritable réussite. Le rocher jaune hérissé au bord de la jetée de Carlo Ciarli, l’étonnant séchoir métallique de Giogos Kypris, sans oublier l’étonnant moulin revisité par Theodoros deviennent alors les compagnons silencieux de notre séjour, ou encore cette œuvre récente Hanging Gardens et Lost Ears de Kostas Ioannidis qui prend la forme d’une oreille immergée dans la mer près de l’hôtel avec des effets sonores sous-marins, une idée porteuse pour être à l’écoute de la nature…

 

 

Les expériences seront nombreuses au Minos Beach Art Hotel où bar et de nombreux restaurants accueillent les autres avec cet excellence d’un art de recevoir à la crétoise.

 

 

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Restaurants Minos Beach Art Hotel

Au Minos Beach Art Hotel, la restauration se décline au pluriel selon les envies d’un soir ou du jour. Tour à tour gastronomiques ou traditionnelles, les envies ne tarissent pas dans ces diverses propositions renouvelées au quotidien.

 


Le restaurant La Bouillabaisse offre une gastronomie raffinée du haut d’une terrasse qui surplombe la baie d’Agios Nikolaos. Les éléments naturels prédominent dans cette nature offerte à étendue de vue. Les déclinaisons de bleu vont à l’infini au fur et à mesure du soleil couchant alors que la ville d’Agios Nikolaos s’éclaire en autant de petits lampions. Nous prenons place à l’une des tables dressées sur cet éperon de verre qui domine la mer. La cuisine inventive et créative débute par une mise en bouche fraîche et agréable avec cette verrine de potiron et de mangue. Suivent de petits calamars et moules marinés et une tapenade de roquette savoureuse avec ces pains crétois faits maison.

 

 

L’ambiance est feutrée avec ces petites tables alignées dans la pénombre crétoise et qu’éclairent de petites bougies favorisant l’intimité des conversations. Le restaurant honore bien son nom avec une bouillabaisse réinterprétée où les plus beaux poissons et crustacés sont réunis en une soupe légère et goûteuse. Encore un beau produit de la mer avec ce poulpe mariné avec des fèves fraîches, un régal avec ce sorbet à la poire qui l’accompagne. La lotte fait également l’objet d’une préparation raffinée avec cette crème de potiron, ces champignons et oignons sucrés et une purée à l’encre de seiche. La viande est également à l’honneur avec un agneau tendre et savoureux pour cette préparation avec purée d’artichauts, potiron et brocolis. La mer est omniprésente en cette soirée crétoise et le pianiste qui distille quelques notes nostalgiques a fort à faire avec la force tranquille des flots qui nous font face. Cette soirée se conclura par une assiette de douceurs aux accords de glace au yaourt sur un lit de crème de myrtille accompagnées de petites éponges sucrées que l’on dirait tout droit sorties de la mer crétoise…

Autre restaurant du Minos Beach Art Hotel, L’Ambrosia qui cultive l’art d’une gastronomie crétoise revisitée dans le cadre enchanteur d’une terrasse bordée d’arbres anciens. A la tombée de la nuit, face à la piscine de l’hôtel, les tables de l’Ambrosia sont appréciées pour l’hospitalité à la crétoise et la cuisine généreuse qui y est proposée. Nous débuterons par une soupe crétoise froide, idéale par cette chaleur estivale. Puis la carte du jour suggère de belles crevettes grillées à la sauce huître, un régal de fraîcheur pour ces produits de la mer de première qualité.

 

 

Les tables sont toutes occupées en cette soirée où les hôtes du Minos Beach Art Hotel ont décidé de profiter de ces instants de quiétude méditerranéenne. Encore une spécialité grecque avec ces triangles farcis aux épinards et au fromage de chèvre, saveurs de cette cuisine préparée avec des légumes mûris au soleil de Crète. Il faut également découvrir ces poissons de roche proposés en une cuisson gardant toutes leurs saveurs avec cette sauce citronnée et ces petits légumes. L’Ambrosia a fait le choix d’une cuisine élégante tout en rappelant les classiques de la cuisine crétoise, un choix habile au regard des suggestions proposées. La soirée ne se terminera pas de sitôt si l’on s’arrête à ce buffet de desserts qui réjouira les plus gourmands avec ces gourmandises locales, tiramisu et autres tartes au citron…

 

 


 

Autre expérience encore, et autre lieu au Minos Beach Art Hotel avec le Terpsis Cretan restaurant qui, comme son nom l’indique, cultive l’art de la cuisine crétoise traditionnelle. Avec un choix quotidiennement renouvelé de salades crétoises, buffet méditerranéen, spécialités locales, et plat du jour, le Terpsis Cretan restaurant est l’endroit idéal pour se restaurer légèrement entre deux bains de mer juste à quelques mètres avec cette merveilleuse baie d’un bleu céruléen que l’on dirait décidemment irréel.

Ag. Nikolaos, 72 100 Crete, Greece T. +30 28410 22345 – 9
E. info-minos@bluegr.com
www.minosbeach.com

Sur les flots crétois

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Angelos, avec son père Petros, ont à cœur depuis des années de perpétuer l’antique tradition maritime crétoise en proposant de faire découvrir les trésors du golfe de Mirabello avec la fameuse île de Spinalonga sur l’un de leurs bateaux.

 

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Avant même de poser le pied dans l’embarcation, c’est déjà d’aventures et d’évasion dont il est question en rencontrant les deux hommes dont le regard et les sourires en disent long sur ces années passées sur l’onde crétoise, au plus près des éléments. Gentillesse, prévenance, respect président en ces lieux. Nous embarquons avec notre pilote, George, un homme qui apprend à vous découvrir avant même que vous ayez commencé à engager la conversation.

 

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Il commencera par vous faire découvrir les incontournables de cette baie incroyable avec cette eau dont la transparence étonne au point d’apercevoir du bateau le fond marin à plusieurs mètres de profondeur. Les amateurs d’endroits secrets, à l’écart des flux touristiques, seront ravis car George vous emmènera dans ces endroits cachés, ensoleillés ou à l’abri des vents, d’une beauté parfois époustouflante, et le plus souvent gardés précieusement secrets.

 

 

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www.spinalonga-windsurf.com

 

 

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Outre, bien entendu, la fameuse île de Spinalonga, occupée depuis la plus haute antiquité et surtout connue pour avoir abrité l’une de dernières léproseries (elle ne fermera qu’en 1957) à l’endroit de la puissance forteresse vénitienne construite au XVIIe siècle, le bateau filera vers les horizons crétois où, après avoir dépassé ce triste témoignage de souffrances et de relégation, la nature reprend ses droits avec une mer qui s’étend à perte de vue, alors que les falaises abruptes de la côte sauvage ne laissent apparaître qu’une nature indomptée, calme par cette belle journée d’été, mais que l’on imagine sans peine déchaînée par grands vents.

 

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Impossible de ne pas penser à l’Odyssée d’Homère, à ces navigateurs des temps antiques qui se réfugiaient dans des endroits semblables et qui ont résisté à l’usure de la modernité. George est un guide comme on en fait rarement, avec les mots justes, les silences encore plus évocateurs. Qu’il s’agisse de l’étonnante île des oiseaux où il est interdit d’accoster afin de préserver leur habitat protégé ou de cette cité engloutie d’Olous, un des ports les plus importants de Crète et disparu sous les eaux après l’éruption du volcan de Santorin, Georges naviguera ainsi entre flots, mythes et beautés secrètes.

 

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Nous apercevons sous les flots cristallins encore les restes de ce qui fut une cité prospère, bel exemple d’impermanence… Encore une trace avec un reste de temple, une religion qui ne s’est pas étrangement pas totalement éteinte, et dont le héros du roman de Nikos Kazantzakis garde encore de nos jours quelques disciples en ces temps pourtant de modernité exacerbée. Quel dépaysement, découvertes de la Crète et de son histoire… C’est à un beau voyage qu’invite cette société de navigation s’adaptant également aux demandes individuelles (location sans chauffeur de bateau et location de plus petites embarcations) ; Assurément, l’un des meilleurs moyens de découvrir l’âme crétoise, vue côté mer, vue côté cœur !

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Lato Boutique Hotel Héraklion

Le Lato Boutique Hotel jouit d’une position imprenable sur le port et la mer d’Héraklion, à l’image de la forteresse vénitienne de la ville qui lui fait face. À peine installés dans l’une des Suites récemment rénovées, nous ne pouvons que profiter de cette vue imprenable sur l’un des ports les plus anciens de la Méditerranée. Il est peu d’endroits en effet en ces lieux où l’on puisse avoir un tel panorama, de jour, comme de nuit, à partir de notre terrasse.

 

 

Quel bonheur en effet de pouvoir de celle-ci à loisir contempler cette forteresse vénitienne, un des points cardinaux de la Crète. Il faut avouer que la construction impressionne immédiatement, de loin, comme de près, avec ces puissantes édifications chargées de résister aux éléments comme aux invasions incessantes depuis le Moyen-Âge, qu’il s’agisse des Byzantins, des Arabes, Vénitiens ou Ottomans. La forteresse de Koules datant du XVIe siècle a été conçue par l’architecte maniériste de l’école véronaise Michele Sanmicheli (1484-1559) et la robustesse n’est pas la dernière de ses qualités si l’on en juge l’épaisseur des murs de ses remparts.

 

 

De la chambre spacieuse et agréablement aménagée, c’est également toute la vie du vieux port qui s’offre à l’hôte du Lato Boutique Hotel, un verre d’ouzo à la main à l’heure de l’apéritif. Et par une belle nuit d’été, il sera peut être possible de profiter d’un concert de musique traditionnel où lyra et Iaouto rivalisent avec les voix humaines entraînantes, avec en prime un feu d’artifices sur le rempart…

 

 

 

Les expériences ne manquent pas en ces lieux où la mer prédomine avec un horizon sans fin d’azur et de flots confondus d’où seul de temps à autre un ferry surgit tel un monstre des mers pour accoster au port. Cela fait plus de 35 ans que le Lato Boutique Hotel offre ce spectacle tous les jours de l’année à ses hôtes avec un accueil à la crétoise.

 

 

Il faudra également découvrir le restaurant Herbes du Jardin sur le toit du Lato Boutique Hotel pour son point de vue panoramique unique sur l’ensemble du vieux port et de la forteresse et sa cuisine crétoise proposant poissons locaux, viandes savoureuses et légumes de saison. Qu’il s’agisse d’une soupe de potiron aux noix de cajou et parfumé au thym, d’une poêlée de calamars à l’huile d’olive vierge et basilique ou de poulpes marinés présentés avec une crème de fèves fraîches, la cuisine du restaurant Herbes du Jardin cultive le goût des associations savoureuses et simples, sans sophistication excessive. Un morceau d’agneau préparé avec une sauce au vin et thym accompagné d’une purée d’aubergine ou un loup de mer grillé au poivre de Madagascar avec sa purée de fève et citron offrent des instants de sérénité inoubliable à la nuit tombée que les petites lumières des bateaux du vieux port égayent dans la chaleur de la nuit crétoise.

 

 

 

 

 

15 Epimenidou, 712 02, Héraklion, Crète, Grèce.
Phone : +30 2810 228103 www.lato.gr

A la découverte des vestiges de la Crète antique

du musée archéologique d’Héraklion à Cnossos…

 


Incontournable lors de son séjour en Crète, la découverte du Musée archéologique d’Héraklion. Ce célèbre musée est à lui seul une visite dans l’histoire non seulement de l’île, mais de celle de la Grèce et de toute la Méditerranée antique. A découvrir de préférence avant sa visite du site de Cnossos pour une meilleure compréhension. Le musée se trouve au cœur même de la ville, à quelques pas du port, et a bénéficié d’une entière rénovation dans la présentation de ses collections. Installées dans le superbe bâtiment créé à la veille des années quarante du siècle dernier par l’architecte Pátroklos Karantinós dans le style Bauhaus, les collections couvrent sept millénaires de l’histoire grecque jusqu’à l’époque romaine.

 

© Heraklion Archaeological Museum

 

Le cœur du parcours réside bien entendu dans les collections spécifiquement minoennes et notamment les fresques mondialement connues de Cnossos, celles visibles sur le site étant des reproductions. Qu’il s’agisse de la fameuse Parisienne ou de la fresque « Prince aux lys » reconstituées avec une interprétation plus que personnelle par Gillieron, ces objets tant vus en reproductions se trouvent, là, face au visiteur pour lui raconter une partie de leur histoire et de leurs confidences.

 

© Heraklion Archaeological Museum

 

La déesse aux serpents est également présente, envoûtante si l’on pense aux témoignages si vivants de ces divinités chtoniennes parvenues jusqu’à nous… Que l’on flâne au gré des salles, nombreuses, de cette histoire antique ou de manière plus systématique, le fameux disque de Phaistos, contesté par certains, ou encore cet athlète sautant sur un taureau font partie de la conscience collective crétoise et on ne demande qu’à rêver devant eux, avec eux...

 

© Heraklion Archaeological Museum

 

http://heraklionmuseum.gr

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C’est avec ces témoins en mémoire que l’on pourra se rendre sur le site de Cnossos distant du centre d’Héraklion que de quelques kilomètres. Le milieu de journée est propice à un site moins visité mais à un thermomètre plus élevé…

 

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L’impression générale est celle d’une présence plus figurée que réelle tant les reconstitutions demandent parfois un peu d’imagination. Que l’on adhère ou que l’on critique le travail réalisé par Arthur Evans, le site reste cependant incontournable pour qui aime l’Histoire antique. Le parcours libre permet de se faire une idée - après la visite du musée d’Héraklion – de ce que pouvaient être les dimensions et les usages du plus important palais minoen jamais découvert.

 

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Autrefois capitale de la Crète, le site est associé au mythe du roi Minos, fils légendaire de Zeus et d’Europe, du terrible Minotaure et du fameux labyrinthe pour le perdre. Mythologie et histoire s’entrecroisent donc sur cette terre brûlée par le soleil crétois alors que le paysage d’oliviers et de collines proches laisse l’illusion d’une nature presque inchangée, éternelle. Et si les reconstitutions imaginées par Arthur Evans peuvent laisser parfois dubitatifs, les pierres encore présentes parlent pour elles et offrent un parcours généreux pour qui sait l’accepter.

 

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Le meilleur de l'olive

Crete Olive est une jeune société créée en 2012 et qui a acquis ses lettres de noblesse depuis en privilégiant l’excellence des produits proposés à partir d’un choix drastique de partenaires. Nikos est un des cofondateurs de l’entreprise et sait à merveille parler de ces trésors qui ont fait la réputation de la Crète depuis des millénaires.